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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 3, CHILINE-ETRE / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k201377n

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 3, CHILINE-ETRE / sous la dir. de Paul Guérin

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CHR CHR CHR 45

teste, à la mode du pays (qui est faict comme
un cresmeau). ? (Marg. d'Ang., //e~< LXIX.)
Linge dont t'év&que essuie le front do ceux qu'il
vient de confirmer. Il Toile dont on recouvre un
autet qui vient d'être consacré.

CUREMËS Personnage de la comédie latine,
créé par Térence dans i'/7eatf et
reste le type du père trop rigoureux.

CHREKËCMKtJKm s. f. H!ST. Chez tes
Francs, Coutume selon laquelle tout homme
libre, condamné à une amende ou composition
trop forte pour lui, pouvait céder ses biens à un
parent qui prenait à son compte le payement
de l'amende. Cet'usage s'appelait aussi tbt du
<'«<<)?, parce que, durant les cérémonies de cette
cession de biens, le cessionnaire portait un bâ-
ton à la main.

CMKMSE.S. f. (xp!]lt;). AXTfQ. GR. Partie
de la mélopée qui se rapportait à la mélodie.
CMRËStMOK. s. m. (du gr. xp~dt~o;, usuel).
thf).o)f. Signe abréviatif, formé d'un y,, sur-
monté d'un p, en marge d'un manuscrit pour
appeler l'attention.

CURESMOTMETKS S. m. pl. AXT. GR.
Prêtres qui étaient chargés de donner les sorts
a tirer.

CIIRESTIEN DE TXOYES. Fameux trouvère
champenois, sous le règne de Louis Vil, entre
1140 et 1150, à Troyes, m. vers 1193. Après avoir r
exercé sa plume facile à traduire t'/bt d'enfer
d'Ovide, puis, suivant l'heure et l'occasion, a
façonner des couplets aimables, it porta plus
liaut son ambition et créa des œuvres de longue
baleine ~e;'cef<:< le C B;'ec et /de,
Cliget, ~/tew( de la Charrette, le Chevalier
«M /,MM. Dit ~f'jt GtttHftttMe ouB<< < Guillaume
'<4n~ a été attribué, est d'un autre
Cbrestien'. Avant ces divers ouvrages, il avait éci'it
un /{omfM dtt roi J/ et (<')'.se« <<[ KomJe qui
fut matheureusement perdu, comme sa traduction
d'Ovide. H est possible ennn que le /'t;'
dont l'auteur' n'est pas connu, appartienne à
Chrestien. Mons possède le manuscrit le plus
complet du chef-d'œuvrede Chrestien :fe<'cef
le Gallois, publié par l'otvin, 1865-71, 6 vol 1
ih-S", Le Chevalier de ~< C7«t;')'e«e ouvre le
cycle de Lancelot <~f Lac, œuvre fort. impor-
tante, puisque, en dehors de son intérêt propre,
elle marque la date initiale d'un groupe consi-
dérable de la tittérature'du moyen âge'. D'a-
près le rapport des deux contes de la C~f"')'e«e
en vers et du roman en prose de /, f
Lac, au moyen de rapprochements' fort ingé-
nieux, et par des déductions savantes et tout à
t'ait décisives, Gaston t'aris a pu établir catégo-
riquement t'antériorité (tes romans en vers sur les
romans en prose dans les récits de la Table ttonde.
/.t /!oHiff)M dou Chevalier au ~Mm, Keller,
Tubingen, IMt /fo)ttf[)M dou Chevalier au
/.i/on. voit Chrestien < -7'rOMS;'I)' Hottand,
Hanovre, 1862, in-8"; id., éd. LaYittemarqué,
tendres, 1838; /.Hmce <<: C/'m')'eHe,Jonck-
bioet, la Haye, 1850, in-1"; ~e /fowa)t C/'e-
M~te<-( la C~an'eHe.Tarbé, Reims, t84.U,in-8'
Cf. //M<. «M. de la XV; Motand, ~oé~
/'<' t; Hottand, ~e&e)'6.M<;e)t f 7'MtM
und :oet seMer ~'er/.e, liaiiovre, 1847, pet.
ih-8". M. W. Focrster prépare une édition
complète de Chrestien de Troyes. A déjà paru
C von 6'/t/'ts voit Troyes, tiaite, Max
Kiemeyer, 1881, in-8". F. G.

CHUKSTtEK (GuiD.ALMK). Médecin de Fran-
çois t" et do MenriH,néaOrtéans,m. vers 1560.
M~f[ sur les en'eMX H;ta(owt Or-
léans, 1536, in-8,,rare.

CHKESTtËN (FLOKEXT). Littérateur calviniste,
fils du précédent, a Ortéans en 1541, m. à
Vendôme en 1596. Précepteur de Henri de Béarn,
depuis Henri IV, garde de sa bibtiothcquo a Ven-
dôme. Un des auteurs de la Satire ;Vettt~ee,
on lui attribue spécialement la harangue du
cardinal de Pettevé. Dèst'an 1563, it imprimait a
Orléans, sous le pseudonyme de La Baronnic,
une ~e;MM.s'e a weM'M'e Pierre de 7!oM
yfëtre, f/e)! vendômois et paye /M
Avec Jacques Grévin, il bâtit le Temple de /!oM-
.sard, ce fameux 7'etHp de la Calomnie, comme
t'appette Ctaude Binet, étaient bafouées la
personne et la vie du chef de la Pléiade; il eut
le bon goût de reconnaître ensuite son maître en
Konsard.–Ses traductions en vers latins des
CKëpes, de la /'(!);, de /, avec de bons
commentaires, ont été imprimées .dans l'édition
d'~rt.! de Kuster, 1710, in-f'. Le Juge-
t))eH< de /'«7't~, dialogue joué à Enghien, Paris,

1567, in-8"; tes ()tM<<'e~tt;)'M~e~t!~mene
d'O~x'ett, traduits en vers français, Paris, 15i5,
in-4"; ies QM«(MtM ( 7't&MC, traduits envers
grecs et latins, etc.– Cf. Niceron, ;Mem., T. tX;
t:oujet, ~tb/tof/t. /')'ftt)caMe, T. Xit: C. Lenient,
la Satire au xvi" siecle, L Il, c. iv. F. L.
CHRESTIËN (AXDH6-JEAN). 1758-1810. Médecin
français. Docteur de la faculté de Montpetticr,
sa réputation commença en l'an VI dans une
épidémie de petite vérole. –U préconisa l'em-
ploi de l'or en médecine Sa .c Mb'b-
~ep (18)1) est encore consuttée aujourd'hui.
Membre non résident de l'Académie de médecine
en 1820.

CHKESTOMATHtt: s f. (kres-to-ma-ti;
du gr. ypT);7TOjidt9e[a; de ~pt] intéressant,
utile, et (mO~v, apprendre). Choix de morceaux
tirés d'auteurs reputes classiques. C'était aussi
le titre d'un ouvrage de Proclus, cité par Photius,
il' enumérait les noms de tous les poètes
cycliques et la patrie de chacun d'eux. ~) CHMES-
TOMATHtK FKAX~AfsK. Ouvrage de M. Vinet.
CMXtSTUS. Sculpteur grec, de l'époque ro-
maine. Auteur du bas-relief du. m. Pie-Cié-
mentin ~ceme < ~e/t~tCM de M
CMMËTtEK, ma~E adj. (kré-ti-in;– lat.
c/t)'Mi de C~nstiM). Qui est baptise et qui
fait profession de la foi de Jésus-Christ. Le
monde chrétien. (Acad.) « Pro deo amur.et
pro Christian pob)o.))(.S'grMeK<;tx's.)–«Que)
est cet aveuglement dans une âme chrétienne? »
(llossuet, ~tote de Cott~.) Le Uoi Très Chrétien,
Sa Majesté Très Chrétienne, Le roi de France.
« Henauit fait remonter au premier roi de
la seconde race iaqua de Roi Très
Chrétien, qui ne fut conférée expressément, qu'a
Louis XI, en H.69, lorsqu'il abolit )a pragma-
tique sanction de Chartes VU. » (tsambert, /fec.
des <7He. lois, T. t", préf. <:).) Qui appartient
aux chrétiens, qui est particulier aux chrétiens.
La moraie chrétienne. Les frères de la Doctrine
chrétienne. (Acad.)–«La littérature finit par
faire comme les autres puissances d'ici-bas: elle
devint chrétienne, non sans hésitations, non sans
profanations, non sans retours. s (Ozanam,
(E);f<'eff,Yt, p. 17.) Il Cela n'est pas chrétien,
Cela n'est pas conforme a ia charité. Prov. et
fig., Parier c))rétien, Parier ciairemcnt. Parlez
chrétien, si vous voulez qu'on vous entende.
(Acad.) « Partez-vous Christian, mon ami, ou
langage patetinois?)) ():abe)ais,L. )I, c.)x.)
Il Substant. Les chrétiens sont obligés a une
grande pureté de vie. (Acad.) C/tre < la
cet)t
c/n'etteM. En Portugal, Les chrétiens du pays,
pour les distinguer des ;Ynm'e<;)M; c/;)'<;
Maures et Juifs qui embrassèrent le christia-
nisme pour échapper au bannissement sous
Emmanuel le Fortuné, en 149G. j) Chréliens <
.S'M Nom d'une se'cte chrétienne de Mésopo-
tamie, qui faisait remonter son origine à saint
Jean-itaptiste. C/ < ~T'/tootas, Nom
donné à d'anciens chrétiens que les premiers
conquérants portugais trouvèrent répandus
autour de Calicut, et qui se prétendaient issus
de ceux que saint Thomas avait convertis dans
son apostolat des Indes. Ils sont nestoriens du
rite chaldéen, et relèvent du patriarche nesto-
rien de l!aby)one.j)Cmtt:nHxs (e/th.s' Nom
que se donne une secte qui se forma.aux Etats-
Unis au commencement dux! siècle, et qui n'a
d'autre croyance que la Bible. !j l'op. et provinc.,
Personne quelconque. « tt eût pu faire,
sans se gêner, i'œuvre de quatre des plus forts
chrétiens sa journée. » (George Sand,
~;)/ XIII, veii)ée.)!!Adj.
D'homme, de l'espèce humaine. Loc. provinc.
« A son âge, pourv.u qu'on trouve à qui par-
ler, on ne regarde pas si c'est à une tête de
chèvre ou à une Ilgure chrétienne. » (George
Sand, Petite ~Me~e.) Arg. Etendue d'eau.-
Allusion à l'eau du baptême. « Lait trois
fois chrétien. » (Privât d'Anglemont.) ~o)t-
chrétien, Sorte de grosse poire. Yoy. I!nN-
CMHËTtEX.– F. L. HtST..KC(:LËS. -7- te fut
vraisemblablement à Antioche, vers l'an 43, que
l'on appela les tidètes chrétiens. Ce nom leur
fut donné par les Romains ils appelèrent les
partisans du Christ C/tj-M comme ils appe-
laient les partisans de César. C(Bï«n ceux
de Pompée, /'ot)tpetttK; t) n'est pas probable
que les chrétiens se donnèrent eux-mêmes ce
nom car ils s'appelaient communément les
f
ne furent pas non p!us tes Juifs qui t'récrcnt

ce nom, qui leur eût paru. trop honorable
ils se servaient ordinairement, pour désigner
les chrétiens, des termes de ~Va.Mreens, Mt-
AftT <;HHËT)EN. -,L'art chrétien est
dans les catacombes de Home. tt comprend
trois périodes la premiëre repond à fage pri-
mitif du christianisme la deuxième a produit en
Orient styté byzantin, on Occident te style.
latin et le style roman; dans la troisième et la
plus brillante règne le style bgiva). A ce moment
l'art délaisse complètement les traditions an-
tiques pour revêtir une forme nbuvette, toute
chrétienne d'expression la pensée qui domine
dans les monuments du xnr siècle, c'est l'élan-
cement vers le ciel. Et cette architecture nou-
velle, si improprement appelée gothique, naît
au sein de la franco, étevéo par dos ouvriers
et des artistes français. La sculpture crée de son
côte un type nouveau et essentiellenient chré-
tien, par lequel elle est en harmonie avec les
temples qu'elle décore la beauté plastique était
tout dans la statuaire païenne; dans les statues'
du moyen âge, c'est l'expression du sentiment
moral qui est prédominante. Enfin un art tout
français encore, la peinture sur verre, se déve-
loppe dans le même temps et concourt magni-
fiquement a ta décoration des édifices. Et main-
tenant, après les grands architectes, vont venir
.tes grands peintres.: ces derniers surgissent en
Italie dès la lin du xin" siècle. Aux xvn" et
x\in' siècles, tes chefs-d'œuvre du moyen âge
ont été méconnus et mutités. Mais te Xix° siècle,
qui les a devinés et compris, les protège et les
restaure. Les archéologues et les architectes de
nos jours en ont étudié tous-les détails les
travaux de MM. de Caumont.et Viollet-le-Duc,
notamment, ont contribué il les faire apprécier.
Ces merveilles de l'art chrétien ont inspiré toute
une génération de poètes, et, pour glorifier la
cathédrale, cette « vaste symphonie en pierre ».
Victor Hugo a écrit A'utre-Mme < 7'afM.
Des études sur f~tt'i c/t;'e ont été. publiées par
MM. Uio (4vol. in-8", 1867), Cartier (!n-8", 1875),
et lecomte (legrimoüar(l de Saint-Laurent (6 vol.
in-8", 1872-1875). Voy. AftCUfTKCTUHE, )<;nt)OG)tA-
PtitH, l'KtfTURE, ScuLpTUM.– Cf. tiourassé, ?i;
c/teo/OT/tec/o'eitemme, Tours, in-8", 186t; Hiibsch,
7~'e ««c/tWiHtc/te Atrc/tett, Cartsruhe, 1863;
liayet, /iec/t. ~0)M' servir à de peint.
e<< etc., Paris, 1879; Kraus,
Die c/trMt~c/te Kunst-in .i'/treM, /<'it~e~(em ~tm-
/;B)M/<;n, Leipzig, 1873; Didrond et Durand, J/n-
'nMe< f c/tre~emme. Am. S.
€))) (t'HUjppH). Avocat au parlement
de Grenoble. P/m'teMrt' doMMe~ es ~ou-
t'erame.! coit)'.< et pi:)' e)Mem&~e es
sièges présidiaux (lit roj/oMme de f;'a)Me, etc.,
Lyon, '1566, in-8"; rare.

CHttEt'IEN (t'Htnp)'E). l'oète, à t'oiigny
(Jura), m. en ]601. Lucanici ce)i etc.,
paMphtet violent contre le prince d'Orange, Be-
sancon, )588.
CHttKT)KN.(NicoLAS, sfEUft DKSCf'tOfx). Poète
français. Tragédies trad. de l'italien de Chia-
brera, le /!ffft.<. ( Ce~/ta/e.

CHRETIEN (GiLLKS-Lou)s). 1751-18) t. Mu-
sicien français. Violoncelliste a la chapelle de
Louis XVt, puis à celle de Kapotéon. –e«t'e
SMr mMs~ue, 1807; la ;)/M.ttf/Me e'tM< comme
xCteKCe M eeWaMte et cottme N<'<, 1811.
CHUKTtEK (Do)t ToussA~T DU PLESSIS). His-
torien français. Yoy. PLESsts.

CH)tËT)EKNËMHKT. adv..D'une manière
chrétienne. Vivre chrétiennement. « Chré-
tiennement étevé, it. était devenu incrédutepour
satisfaire ses passions, s (L. Veuillot, C et là,
X,))i.)~).Anc-, Parler chrétiennement comme
on dit Farter chrétien, c'est-à-dire, Farter claire-
ment.– « A parler. chrétiennement, » (H. Es-'
tienne, ~t/)o<. yoK)' //e/'o<< 11-M, ëd~ Liseux.)
C))KiËTtEB!KEK. v. a. Mot de la vieille langue,
sous les formes e/H'e.t. Ct'es~'eoe)', cres-
chrétien, baptiser.; au rén.,Se
faire chrétien au neut., Devenir chrétien.
Dames et damoisctes a fait chrestienno'.

J. iiod., Sax., ccxt, Miche) xu" s.

CHKËT)EKKEK)E. s. f. Quartier de chrétiens,
par opposition à Juivorie, Quartier juifs.
Cf. Ed. Drumont, ~MMce juive; T..t", p. 357.
CH)tË'm:a;TK. s. f. (vx fr. c/ti'e.<
(fOtte, /;er. c/t)'(. -rtat. c/M'Mh'a-
)t< Ane. Christianisme. foi de chrétien,
caractère de chrétien.

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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