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CHO

CHO

CHO

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àqui voudrait. Elle signifie aujourd'hui Resotu-
tion de faire une chose au risque de tout ce qui
peut arriver, et l'on supprime presque toujours
le dernier membre de la phrase. ~) La gelée n'est
bonne que pour les choux, Les premiers froids
sont désagréables, mais ils rendent les choux
,plus .tendres. Arg:, Chou. colossal, Entreprise
destinée à tromper.le public par des promesses
ridiculementalléchantes Fam., Mon chou, mon
chouchou, Mot do. tendresse qu'on n'emploie
guère en général qu'en parlant aux enfants.
« lIé bien, mon chou, étais-tu donc? nous
t'attendons. ))(Carmont., <;)
)) Certaines plantes ou parties de plante, qui ont
plus ou'moins de ressemblance avec le chou,
Chou de cocotier, Chou-palmiste, etc. ~) Assem-
blage de coques de rubans, en forme de chou.
«Un petit bonnet de nuit orné'dé touffes de
rubans jaunes, appelées techniquement des
choux, » (Dumas fils, ~ MM.); camélias, 136.)
Il TAPiss. Kœud que l'on forme avec t'étoffe
par le haut d'une draperie. Au jeu de quitte,
faire chou blanc, Ne rien abattre, et fig., N'ar-
river à aucun résultat dans une entreprise. Bi.As.
Meuble de très peu d'armoiries. Arg.typog.
Etre dans les choux. Etre en retard pour son
travail. ~j Fam. Feuille de chou, Petit journal
sans importance. CHOu,adv.,C/tOtt, C/MM-M/
Se dit pour exciter un chien à quêter; et C/'Oft-
pille pour exciter le chien se jetér sur le gibier.
s. m. C/iOM-ptMe, Chien qui ne quête que sous le
fusil.-F. G. ÂROHT.– feMtMe~ < c/)OM. Or-
nements fréquemment employés dans les édifices
gothiques des xv. et xvi° siècles. Ils garnissent
les rampants des pignons et des gabies, l'extra-
dos des arcades, tes arêtes des pyramides, etc.
Les sculpteurs imitèrent surtout la feuille du
chou frisé. t! Jtoi. G. de plantes dicotylédones,
fam. des crucifères, gr. desitypogynes, série des
cheiranthees, s.-série des brassicinées fleurs à
sépales dresses'ou étalés, les latéraux très sou-
vent dilatés en sac a la base pétales onguiculés,
étamines libres; siiiquo allongée, arrondie ou
tétragone; style persistant à son sommet plus ou
moins allongé, ensiforme ou rostré à sa partie
supérieure, terminé par une surface stigmatifère
tronquée ou bilobée (Ilaillon). Herbes, parfois
arbuscules, vivaces ou bisannuelles; feuilles gla-
bres, d'un vert glauque; lieurs jaunes ou blanches
en grappes simples; habitent les régions tempé-
rées de l'hémisphère nord, même les Indes. Ont
surtout de l'importance au point de vue alimen-
taire les anciens lourprétaientmiile vertus cu-
ratives. Les variétés intéressant l'agriculture sont
bisannuelles et de deux sortes dés la première
année, les unes montent en tiges sans Heurir, leur
feuillage sert en hiver de nourriture aux bestiaux
les autres forment de leurs feuilles serrées une
pomme charnue de laquelle sort la tige pour
porter graine (Cossin). La culture du chou
demande une terre fraîche, profonde, d'une cer-
taine consistance et riche en sels de phosphore
et d'azote, tels que les marais et marécages as-
sainis le repiquage leur est particulièrement
favorable. Les choux à pommes se sèment au
printemps pour être coupés en automne ou en
été pour la récolte du printemps suivant: c/tOM
f<'e choux < Ils dégénèrent très faci-
lement par le mélange des poussières séminales
aussi doit-on isoler le plus possible les pieds
porte-graines; il convient même, au moment de
la Heur, de les entourer de canevas; la semence
reste féconde pendant quatre ou cinq ans, en
faut de 200 a 250 grammes pour la pépinière
d'un hectare (Gossin). Les réservoirs d'accumu-
lation de réserves alimentaires qui rendent ces
légumes si nourrissants varient beaucoup sui-
vant les espèces et les variétés dans te chou-
navet, c'est la racine qui en est le siège dans
le chou-rave, la portion inférieure de la tige;
dans le chou moe))ier,ia tige; dans le cl)ou:
cabus, les cotes des- feuilles dans le chou de
)!ruxet)cs,'tes bourgeons latéraux; dans le chou-
fleur, l'inflorescence (liaillon). C/tOM: pom-
tXM/W.s'e~ou de Milan (hntM'ica o var. &«<-
< à feuilles cloquées, vert foncé, réunies eh
tête ou pomme plus ou moins serrée, tt y en
a de variétés hâtives, paraissant én juin, mais
en général ils pomment au commencement de
l'hiver; le e/tOtt est une variété
produisant a l'aisseite des feuilles de petits bour-
geons latéraux ou petits choux très estimés; on
distingue encore le chou des t~WMs, a tête
longue, dorée, etc. C/iOM.f; M/ ou pommés
b. o~HCfH, var. f;tf~ a feuilles charnues,

formant pomme serrée, un des plus usités dans
l'alimentation; une de ses variétés sert a faire la
choucroute. Les choux rouges, qu'on mange
confits ou en salades, ont été employés en thé-
rapeutique sous formé de sirop contre tes inflam-
mations pulmonaires; ces choux se sèment en
pépinière un mois avant t'instant de ta planta-
tion, la graine étant peu enterrée et très pressée.
Le repiquage''doit se faire' à 1 mètre d'espa-
cement pour le gros'cabu d'Alsace; à 80 cent.
pour le cabu moyen pour préserver les pommes
du froid on les serre les unes contre tes autres
dans de petits fossés d'un pied de profondeur et
on les couvre de paille pendant les fortes gelées.
Choux t'ef< bu non pommes (6'. acec/to~,
cos< tige cylindrique'et étancee, feuillés no
pommant pas; atteignent en automne jusqu'à à
mètres de hauteur. On distingue le c/fOM c«-
t'a~e; très répandu en Bretagne, à feuilles
grandes,'ovates et tisses; le c/t. MoeM moins
élevé sur tige le chou tmMC/iM du Poitou, tige
élevée de 1 m. 50, à feuilles tisses, pointues en
fer de tance; variété très productive; les pousses
se mangent au printemps sous le nom de bro-
colis-asperges (Gérard) les choux /t'Me< verts
et rouges de Flandre, etc. Cytou.);afe~. On
'distingue le blanc, le violet ou .commun et te
chou-rave à feuilles découpées au-dessus .de
la racine se trouve un renflement d'un excellent
goût que l'on recette'à ta moitié de sa crois-
sance. C/tOK;< (b. to avec leurs
trois variétés, tendre, demi-dure et dure, dont
les inflorescences sont un mets délicat, ont été
importés en Frànce'de l'Orient, au xvit° siècle;
tes brocolis n'en dînèrent que par leur pomme
beaucoup moins serrée, ils viennent surtout en
!tatie.– Les c/tou~t'a~e).' ou turneps servent a la
nourriture'du bétail, ainsi quetechoua'faucher
ou des vaches dit encore. chou-vache (b. pabu-
<«)'~f). Yoy. NAVET, NAVETTE, )tAVË; C/tOtt M-
lard, Voy. AKABETTE c/t. carotte, Yoy. CoLO-
CASE; c~t. de C/tme, Voy. ME)icuM!ALE et BKtiUE;
ch. de mer, Voy. LtSEftON ch. Mo-t~, Yoy.
'CRAMDE; C/tOM-pa Yoy. I'ALM)EK; C/tOM-
pot~'e, Yoy. CouET. M. M. CcLTUftË.
Le chou se sème en' pépinière (février), puis se
transplante aux mois de mai, juin ou juittet,
dans l'ouest de la France. Après les prépara-
tions culturales voulues, les jeunes ptants sont
piqués à remplacement définitif a O'°,8a d'é-
cartement en tous sens. Le chou yégète tant
que la température est à peu de degrés au-dessus
de zéro, et continue ainsi a grossir pendant une
grande partie de l'hiver. On le laisse en place
jusqu'en février et on le récolte au fur et a me-
sure des besoins..La récotte, qui commence
trois mois après la transplantation, comprend
deux cueillettes de feuilles et le coupage; ces
deux cueittettcs se font avant l'hiver. Un hec-
tare de choux donne première cueillette,
12,000 kilos ;'deuxième cueillette, 10,000 kilos en
troisième tieù, coupage général des tiges au com-
mencement, du printemps, )8,000 kilos ;totat,
40,000 kilos (Jules ttien'e), Crand-Jouan). Comme
la récolte est étagée, elle a t'avantage de se
répartir sur. un grand nombre de jours. On
estime que 100 kilos de 'choux représentent
20 kilos de bon foin. La conservation des têtes
de choux se fait très facilement pendant l'hiver
'si, après avoir-arraché toutes les feuilles, on a
soin de les mettre dans la paille la tète en bas
et ta racine en t'air. Les trognons,.qui restent
en terre après la récolte, sont soulevés par'ta
charrue et servent de combustible. M. R.
Le chou se consomme à l'état frais ou conservé.
'(Yoy.CHOucMouTE.) )) CutStNK~ On l'associe
généralement, dans l'alimentation, ataviande
ou aux œufs, et it n'est digestif qu'à condition
'd'être préparé avec une grande quantité de beurre
ou de graisse. Les espèces dont on fait te ptus
.habituellement usage sont le chou vert, te chou
blanc, le chou roM'/e et' le c/tOM f /
Pour les choux de tiruxettes, après les avoir
éptuchés, les faire cuire un quart d'heure à l'eau
bouiitante avec un peu de sel, du poivre, 'du
bouitton, puis les servir dans du beurre ou de
sauce blanche. Pour farcir les choux, choisir des
choux bien pommés, les tavcr, tes'faire blan-
chir pendant un quart d'heure dans t'eau bouil-
-tante, puis en retirer le cœur. Hacher du lard
gras, et. du- veau que t'on assaisonne avec des
jaunes d'œuf, du poivre et du sel, puis faire
cuire dans une casserole avec oignons,'carottcs,
bouquet garni. () On appelle c/iOMune'patisserie
faite avec de la ~«te a c/tOtM;, partagée en mor-

ceaux de la grosseur d'un œuf et garnie de
morceaux d'amandes ou de pistaches, 'ou gtacee
de gros sucre; les choux cuits à four doux; on
introduit dans l'intérieur des confitures, de la
frangipane ou de )a crème fouettée, jj M .s
c/tOM.t;, faite avec de la farine que l'on met
lentement, en remuant, dans de i'eau bouillante
dans laquelle on a fait fondre du beurre et un
peu de sucre et de sel. Ajouter un peu de zeste
de citron râpé, y incorporer des œufs. )j C/)OM-
/ HOR'Ttc. et CmstNE. Le chou-fleur se
sème au milieu de septembre, au midi; quand
le plant est levé, on le repique sous cloche, en-
touré de paillassons pour lui faire passer l'hiver,
car i) no supporte'pas 3 degrés de froid. Au
printemps on te ptante sur une plate-bande, jus-
qu'à ce que l'état de la température et le degré de
déyetoppementdu plant permettent' de'le mettre
en'place au mois de mars; on le récolte en
mai et juin: )) faut au çhou-fleur un soi plutôt
téger que fort, beaucoup de fumier et des
arrosements très abondants: on ménage autour
de chaque pied un petit bassin pendant l'été
on verse de l'eau deux fois par jour. Pour les
conserver, les suspendre par la queuo'au moyen
d'une ficelle à des tringles de bois, de manière
qu'Us ne se touchent pas. On fait cuire
les choux-fleurs à la sauce blanche, a ta crème,
frits et gratinés au fromage. 'l'our les assaison-
ner a la sauce blanche, choisir des têtes
fermes, les couper en morceaux, les laver, et les
faire bouillir dans de l'eau avec du sel. Les re-
tirer torsqu'its se ramottisseni. et les dresser sur
un plat avec la sauce. four les choux-fleurs au
gratin, quand ils sont cuits on les dresse sur'
une sauce au beurre dans taqueito on aura mis
du'fromage parmesan ou du gruyère râpe
on les saupoudre de mie de pain et on arrose
avec dn beurre fondu, puis on tour fait prendre
une couleur foncée.

CHOOA. Tribus arabes d'Afrique, dans
ttornou, le Baghirmi, le Soudan et le voisinage
.du lac Tchad, Ils ont peu de ressemblance avec
les Arabes du Nord. Grands; physionomie bette
et ouverte, nez aquilin, yeux bien fendus, peau
un peu otivatre; quelques-uns presque blancs.
Ils vivent sous la tente comme les Touaregs et
sont pasteurs. Leur vie est devenue sédentaire.
tissent au nombre d'environ 200,000, et four-.
'nissent a t'armée du suttan de itornou )5 à
20,000 cavaliers. On croit voir en eux des des-
cendants de la tribu koreïchitoémigréo d'Arabie
en 63t (dixième année de t'hégire).

CMOUAK. s. m. Nom donné a des bandes
qui, dans l'ouest de la France, firent la guerre
de partisans contre la ttépubtique, des la fin de
l'année 1792, et plus tard en 1832 contre la mo-
narchie de Louis-t'hiiippe. –« Dans les charmes.
de la Bretagne, je ne mets pas au dernier rang
les histoires de'chouans, » (L. Veuittôt, pa et
<< xiv, 1.) A été employé comme s. f. « Elle
se lit chouanne. » (P. Févat.) ~j ttfsT. On appelait
Chouans les contrebandiers ou faux-sauniers
du Maine, parce qu'ils imitaient la nuit le cri-du
cM-/tM pour s'appeler, ou celui de la
chouette. Le nom de Chouan fut donné particu~-
iiÈrcment à Jean Cottereau, qui, avec trois de
ses frères, faisait la contrebande du sel de !!re-
tagnedans le Maine et dansl'Anjou;on l'appelait
Jean Chouan, et de lui est venue la 6'AotM
guerre de partisans qui se confond par certains
'points avec ia guerre de Vendée.Le premier ins-
tigateurde cette insurrection fut te marquis de ta
Rouairie (1792) découvert; ii s'enfuit et mourut
bientôt après. Jean Chouan reprit l'entreprise,
et la chouannerie devint un mouvement, royaliste
et catholique, avec un caractère plus populaire
que celui de la Vendée. Los premiers chefs, avec
tes frères Cottereau, furent Treton, dit Jam~e
o!'at-jyeK<,Taii)efer, Tristan-L'hormite, Coquercau,
Xubois-Guy, l'allierne, Turpin. Cachés dans tes
bois, ils sortaient pour faire aux bleus ta guerre
de partisans. Disséminés au nombre do]00,000 en
ttretagne, dans' le Maine, la Normandie et au
delà-, ils donnèrent la main à la C;' ~e~ee
etcombattirent avec etto sous Charette et d'Auti-
champ; Jean Chouan, cerné par )teaufort dans
ta foretduPertro;tnourut frappé d'une balle. La
ttourdonnaie, ttoutainviiiiers, Magnan, Ceorgcs
Cadouda), Scépcaux, et surtout le comte de l'ui-
saye, lui succédèrent; mais Quib.cron porta io
coup fatal à la cttouannerie; elle alla s'affai-
blissant par tes ott'orts victorieux ile ttoche et
les traités signés à la Jaunais par Charette, a la
MabitaisparCormatin, lieutenant de Puisayo. Les
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