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tuyaux en métat, dont l'un était t'embouchuro
ett'autretepavitton.
usité que' dans cette phrase, Faire chorus/en
parlant De plusieurs personnes qui répètent en
chœuretat'unisson ce qu'une d'elles vient de
chanter. –« Sur ta tin du repas, on a chante; ta
galerie a fait chorus, » (iiachaumont, ~)/
cret, T. XXtX, p. 225;'é(t. t786.) Fig. et fam-,
Faire chorus, Donner son assentissement a une
opinion, à des éloges, etc.– « U est singuticr
et déplorablé d'entendre la muttitude des idiots,
et même tés bons esprits et les bons cœurs,
faire chorus avec les misérables intéressés au
desordre. ))(M"de Mirabeau, 7'/teor.(~e<'tM~o(,
X[''entrct.)–F.L.
Grégoire de Tours'et dans lés capitulaires avec
)ë sens de chose. On a longtemps prononcé
chouse, même quand t'orttfogr.'du mot fut nxco.
En 1698, M. de Soule recommande de ne plus
dire'chouse, /'emteeoM(e, mais cAoM.ettiecote.
C/tOMe se dit encore dans le' Berry). Désigna-
tion indéterminée de tout ce qui est inanime.
« tn'cadhuna cosa. » (Serot..de S
ix° s.) « Chiose. » (Marbbde, Z.~M<
Bib)'nat.,fdstat: 14,470, f"llr s.)
');. Siti~rie
ComtfX S: Pot <;OK<)'e les C«t'i)tt)M, Schcter, 7')'f)H!
Mj/M,p.3H;xtVs. s.
)) L'auteur des choses, l'auteur de toutes choses,
Dieu. Les choses humaines, les choses du
monde, i'ensëmbte de ce qui existe et de ce qui
se fait parmi les hommes. « Le remède est
de n'estimer tes choses du monde précisément
que ce qu'elles vaient.' 0 (La Bruyère, )), 64, H.)
Dieu.)) (Racine, tv, 409, H.) Il Choses
de flot, choses de mer, Tout ce que la mer re-
Jettesurtosbords. Il Toute chose, tout au monde.
« Car enfin, ma bonne, de bonne foi, vous
m'etes'toutes choses. :)(Sevigne, a Gr~w.,23 dé-
C'est la même chose, )t n'y a pas de différence.
instant.–((Uaroncontro par hasard M°" de
Courcelles )~ voir, l'adorer, n'a été qu'une
Ce sont deux choses, Ce sont des choses très
différentes.–«Ce sont deux choses, de dire et
de faire. » (Bouchet, gérées, xxxui; xvf s.). Il
Autre chose, Une chose différente. Autre chose
a été dit. (Acad.) C'est autre chose, C'est dif-
férent. Il Autre chose s'emploie comme Quel-
que chose avec la prép. de et un adjectif au
masc. Avez-vous autre chose de curieux a nous
dire? (Acad.)!! Il Aller au fond des choses, Les
examiner avec grand soin.- D'une man. anal.,
Le''bout des choses. Prov. A chose faite con-
seil pris, Il n'est plus temps de demander con-
seil, quand ta chose sur laquelle on devait dé-
Ubérer est faite. !j Faire bien les choses, faire
les choses de,bonne grâce, S'acquitter conve-
nablement d'une obligation, d'une corvée, et
aussi, Payer convenablement ce qui doit être
payé, faire les dépenses nécessaires. « Voilà
un oncte qui fait bien tes choses. » (Danc.,
Wot~. de Jat)., xxxv.) Il Dire à quelqu'un bien
des choses, beaucoup de choses, des choses
obtigeantes, Lui faire ses compliments.
« Dites mille belles et bonnes choses pour moi
à tous les habitants de votre royal ch&teau. »
(Coutanges, Z.e«. à ~e' 4 mars 1695.) Il Dans
un sens opposé, Réprimander, dire des injures.
« Mon mari me dit cent choses en colère,
avec beaucoup de raison. » (M"° de La Guette,
~em., Bibl. elz.) Loc. adv., Avant toute
chose, sur toute chose, Avant tout, par-dessus
tout. « Songez sur toute chose a vous réta-
blir. » (Sévigné, tu, 332, H.) « Les autres
curés eurent soin, avant toutes choses, de s'in-
struire à fond du sujet de leur querelle. » (Ra-
cine, P.-R., )v, 485, H.) Chose se dit quel-
quefois Des personnes. « Exigerait-on si peu
d'une chose [d'un esclave] qui serait sans dé-
faut?B(Lal!ruyÈre,68,H.))jSeditaussi
parfois Des animaux. « Les bêtes mêmes ont
sentiment du bien qu'on tour fait. Tant les
choses mêmes qui ne savent que c'est d'obliga-
tion ne sont pas inexpugnables à la continua-
CHOHUS (ko-rus')'. Mot latin (chœur), qui n'est
CHOSE s. f. (lat. causa, cause, employé par
~ucuncchoscHoh'ie.
)! Les choses de Dieu, ta religion. « [Dès
qu'elle] l'eùt entendu parler des choses de
cembre 1671.) Appeter les choses par tour
nom, Parier franchement et sans réticence. Il
Une m&mo chose, comme on dit L'an'aire d'un
même chose. » (Sévigné, Lett., 25 dcc. 1676.) !j
tion dp les' obliger. ))(Maihorbe,)),'6,.H.)J)
Piur.)es choses, Les événements,;
Leciei sur nos souhaits ne règle pas tes choses.
'-Corneiiie,om)x'e,dM3,tv,93,H. Ji..
!j Emp). part. et qui n'est pas a imiter, Qualité.
«.Jamais il-n'avait eu de sensible joie ou de
vioiente.douieur que par ce fils, qui avait des
choses admirabies. » (Sévigné, m, 302, H.) Il
Chose s'emploie souvent d'une manière excla-
mative comme le neutre tatin..
La chose pub)iquo, l'Etat. « Lucu!)us.reçut
de sa chose publique l'autorité de commander
qu'il eut,' et Cimon la donna à ia sienne. »
(Amyot, Compar. de Ctm. av. /.MCMM., xvf s.)
REM. Cette manière de parler serait incor-
recte aujourd'hui; it faudrait dire Son gouver-
nement. CAoM publique est toujours employé
maintenant dans un sens impersonnel: D'une
manière analogue. « Encore huit années de
la chose ministériene! c'est un peu long. (Cha-
teaubriand, Det'm. av. élect.) La chose,
Ce dont il s'agit. « Ce discours. est telle-
ment hors de la chose qu'il n'en approche pas
seulement. ))(Ma)herbe, !t, 9, H.) Loc., La
chose parle d'elle-même, )i y a évidence, il n'y
a pas besoin de plus d'explication. jjCRAMM.
Chose Se dit. par opposition a Personne. Cela
se dit également des personnes et des choses.
(Acad.) )) Ce qui est en fait, en réaiité, par op-
position à Ce qui est un mot. « Nous avons
inventé )e mot; est-ce donc que lachosen'exis-
tait pas auparavant? » (F. Sarcey, '~ot e< la
Chose, p. 106.) Par extens.; en tittér., Pensées
de valeur, notions réelles et positives. Ouvrage
plein de choses,t')ein de faits, d'idées. Dans le
sens contraire, Style vide de choses. « Moins
on dit 'de 'paroles de lui,: et. plus on dit de
choses. ))(t''6neion,'Ba;. de Dieu, 2° p., tv.) Il
Dire le' mot et la chose, Se laisser.aller à quel-
ques plaisanteries un peu libres. JuRispR.
Tout ce qui est distinct ;des personnes et des
actions, et qui peut être de quoique usage à
l'homme.-Les personnes, les-choses et les ac-
tions.' Jugement passé en force de choses,
Chose jugée, Décision qui ne peut plus être
réformée par aucune voie tégate. Il Bien, pro-
priété, possession. « Le seigneur féodal
se peut prendre à la chose, pour les profits de
son fief. » (Co~unt. de ~a; 1668, art. 2.t.)
« Amasser quelque chose à vendre du blé aux
entrepreneurs des vivres. » (Vo)tairé, .VstMOt;)
s. m. Quelque chose, Certaines choses. « U
traite sérieusement [une petite anaire] comme
quelque chose qui est capital. » (La Bruyère,
322, Hach.)~Lorsque quelque chose est suivi d'un
adj., cet.adj..doit toujours être mis au masc.
avec la prép. de. « Je croyais que le nom
seul de Néron faisait entendre quelque chose
de plus cruel. )) (Racine, Brit., 1" préf., ff, 2't2,
H.) ~Autref-, Quelque chose était du fèm. on
ce sens.
Je vous voulais tantôt proposer quelque chose, e,
Mais ii n'est plus besoin que je vous la propose.
Corneiiio.i)/eM<96t,tv,i9t,H.
fj On pouvait même supprimer la prép. de.
« Seulement pour vous offrir quelque chose un
peu moins indigne de vous être onert. )) (Cor-
neille, ~p. d7/orace, Ht, 259, H.) Il Quelque
chose, Difucutté, brouille. « Elle croira, et
avec apparence, qu'il y a quelque chose entre
le vidame et moi. » (M"' de Lafayette, Prtnc. de
C Il Faire quelque chose, Obtenir
quelque succès. f) Faire quelque chose, Avoir
une profession. )) Loc. C'est quetque chose, )i y
a quelque mérite, quoique intérêt. ~j Etre de
quelque chose à quelqu'un, Etre de sa parenté.
Par extens., Tenir au cœur de quelqu'un.
« Vous voyez. combien le nom de comédienne
m'est de quelque chose. » (Sévigné, n, 177, H.)
Il Quelque chose, Naissance, position distin-
guées. « Je ne vois pas le sujet de me dé-
faire d'un homme qui est un homme de quelque
chose. » (Marivaux, /sMM. c ti, 11.) Il
Etre quelque chose, Faire partie du gouverne-
ment ou de l'administration à un titre quel-
conque. « Je ris un. peu des-folles ambitions
de mon ami Prudhomme et de sa manie d'être
quelque chose, comme il dit. » (Monnier, Cr.
et Déc. de /«H/f., 1, 6.) fj Loc., Quelque
Choscétrangcu'aime)'
Molict'C,Ec.(<(JS/SH~N6S,V,4.
a. v.l.m.J~m.v.v. .vv ri. n_l'pu
près.
Ju'sutStttdt5'ct'
Maistnpnscxucst-ithdtpout'~m'dcrdcssect'ct'-?"
-Ucstouches,Mtfoft.t)!«)'tt',u,3.
~js. tn.Pou de chose, Chose inutile, sans va-
teur.–aLepcudochosoqupDieucroitdon-
ner aux hommes, en leur abandonnant les ri-
chesses. (La liruyo'o. 1,253,M.))) De peu de
chose, D'une famille qui n'a rien de bien relevé.
« C'était un Liégeois de très peu de chose. ?
(Saint-Simon, ~/eM.m,X)v.)~Grand'chose,;
Quelque chose qui a de t'importance.'tt Il
ne s'emploie guère que dans des phrases né-
gatives. « C'est grand chose, que je tremble
en t'attegresse et crain que soubs te miel ne soit
caché le poison. o (Larivoy, Fidèle, ),.5,
x\ s.) « Cette flotte ne fit pas grand'chose,
quoiqu'elle fùt de cinquante-deux vaisseaux. »
(ttacine,r /«x< \158, tt.) )) On trouve
C;'<;w qui est très légitime, puisque
dans t'ancienne langue Chose était a la fois
masculin et féminin.
t Rtdonncroitbiun~rnndcctto~c
Pom'pouvou'cucct'eman~er.
!)'Aubigne,E<<;r,od.Ct).ne.td,p.57.
Il Fam., Chose se dit en place D'un terme, d'un
nom qui ne revient pas a l'esprit. « Chose,
ce Romain qui retourna chez les Carthaginois i,
pour tenir sa parole. » (Sévigné, f), 468, U.) Il
l'op., Etre tout chose, Etre mal dispose, soit
pour la santé, soit pour l'humeur; Etre tout
intertoqué. « Lorsqu'on a eu quelque
temps un portefeuille rouge sous le bras, on se
trouve tout chose quand on l'a perdu, comme
un Anglais saris parapluie, » (Mérimée,/)tcom-
nue, !t, 146.)– F. G. )) Arg. ;)/0)M(eurc/)0!e,Lo
chemisier, dans l'argot des débiteurs. (.4~
des de&t 51.) –Dignité~ « Vois-tu, For-
tuné, si tu avais la moindre chose, tu ne ferais
pas ce que tu fais. » (Cavarni.) Indignité.
((.C'est ce g.ueusard d'italien quiaeu la chose
de tenir des propos sur Jacques. ))(Hicard.)
LÉosL.–C/tOM~Mj/ee. L'exception qui résulte
de l'autorité de la chose jugée a été introduite
pour empêcher que l'on ne remit sans cesse en
question ce qui a été définitivement jugé.
Comme l'ordre public est intéressé à ce que
cet inconvénient n'ait pas lieu, il semblerait
que l'exception de la chose jugée devrait tou-
jours être considérée comme d'ordre public.
Mais il n'en est ainsi qu'en matière crimineiie.
En matière civile, cette exception n'est que
d'intérêt privé. En maMere civile. L'excep-
tion de la chose jugée est une présomption té-
gale qui dispense de toute preuve celui au
prout duquel elle existe, et oblige lé juge, mais
qui ne peut être suppléée d'office. « L'autorité
de la chose jugée n'a lieu qu'à ['égard de ce.qui
fait l'objet du jugement. H faut que la chose
demandée soit la même, que la demande soit
fondée sur la même cause, que la demandesoit
entre les mêmes parties, et formée par elles et
contre elles en la même qualité. » (C. civ.,
art. 13515.) L'absence d'une seule de ces quatre
conditions suffirait pour faire évanouir l'auto-
rité de la chose jugée. Les sentences passées en
force de chose jugée peuvent seulement être
attaquées par la voie de la requête civile dans
les cas énumérés à l'article 480 (C. p. c.). -En
matière enMMteMe, Toute personne absoute,
acquittée ou déjà condamnée, ne peut plus être
reprise ni accusée A raison du même fait non
M~M.M (C. Inst. crim., art. 460). Mais le
renvoi en vertu d'une ordonnance de non-lieu
ne fait point obstacle a de nouvelles poursuites.
Au criminel, l'exception de la chose jugée est
d'ordre public; elle doit donc être suppléée
d'office par le juge. !) ne peut y avoir do re-
cours contre les condamnations passées en
force de chose jugée que par la voie extraor-.
dinaire de la revision dans les cas prévus par
les articles 443, 4M et 445 du Code, d'ins-
truction criminette. En m a~mt-
nistrative, Les décisions qui no sont plus
susceptibles d'aucun recours produisent aussi,
quant à la question administrative et entre ·
tes parties, l'effet de la chose jugée; mais
la décision administrative sur un litige ad-
ministratif ne préjuge point une question de
propriété qui s'y trouverait impliquée, et n'em-
pêcherait pas la partie intéressée de la sou-
mettre aux tribunaux civils. La décision sur