CHO 'CHO ./CHO 37 havircvient'a choquer'cette barque, it)abri- sera. (Acad.) « Il allait chocquaht sa teste contrôla muraille. » (Montaigne, ), 23; xvf s.) )j Fig. Offenser: Vous choquerez sa vanité. « Le péché choque les trbis'principatcs et plus signalées perfections des trois divines personnes. Car. c'est une: faiblesse contre la puissance du Père, une ignorance contre la sagesse durits, et-une malice contre la bonté du Saint-Esprit. » (P. t.ejeune, ~ermoM.f, éd. Migne, I, p. 202.) j)Fig. Déplaire. Cho<)uer)a vue. Choquer l'oreille. (Acad.) « Quand les des autres ne -nous nuisent pas; il 'est rare'qu'ils nous cho- quent beaucoup.)) (M' Hiccoboni,0'MWM, T. Y, 13.) )) Cela choque ie bon sens, la bienséance, t'honneur, Cela est contraire au bon sens,a:)a bienséance, ai'.honneur.))Abso).–«Lajustice envers les réprouvés est moins énorme et doit moins choquer que-ia miséricorde envers.les é)us:N()'ascat,e)t.<éd.Havet,T.Lp.3(!3.) ))M,\n.–Choquer un cordage tendu, Le ~ter avec précaution. Choquer du cabie, En fiier dehors. Il Syn., ;Choquer, //eur Heurter,
c'est choquer fortement, vio)emment. On. choque
les verres a table; en heurtant des verres on
les casse.'Au fig., même différence: tiest bien
difncite de ne choquer personne; mais on peut
au moins ne heurter personne; une simple
affectation choque; l'égoïsme heurte. (La Fave.)
(( C/'o<)Me' << o/y'ense)'. Choquer, c'est
heurter contre ce qui est établi, accoutumé, en
usagè, l'ébranler; tendre à je renverser. Biesser l'
désigne une impression ou une atteinte beau-
coup pfus forte: Offenser marque une impression
on une atteinte piusfaibie que blesser. On se
choque decequ'on trouve.étrange; on se blesse
de ce qu'on prend à cœur; on s'offense de ce
.qu'on regarde comme un outrage.
CIIOQUET (Lo)j)S). Poète français du xvt' s.
L'.4tMM~;Me ~e.iHM:c< ./e7) Zebetlee, etc..
J'aris, 15'H, in-f, mystère faisant suite aux .4cie.s
des /tHdi)'e. de Grosban. Très rare.
CHOQUET. DE LINDU (AxTO~'K). )712-n90.
Jngénieur de la marine, né )!rest. Des-
e)'tp
û<'Mr.f
CMOOt'ETTE. s: f. (~ocon de ver à-soie de
mauvaise quaiité: Soie de ce cocon.
CHOQUETTE. s. f. )'icard, Petite souche; pe-
tite bùche. Jeu où l'on .tient le doigt baissé
quand onprononce'c.emot.'
CMOnA. Forteresse ruinée, de construction
romaine et d'origine gauloise, située dans le
dép.de rYonne,comm. de Saint-More, cant.
et à 13 kil. N. de Yézéiay, sur une colline 'de
242 m. d'aitit.dominant)a Cure, qui.portait
jadis elle aussi le nom de. C/t~'a. Vestiges de
sept tours en hémicycle. A. S.
CHORUS (MtCHEt.). 177~806. Poète et pré-
dicateur de la cour de Suède. Q?Mfre.<; 18)5.
CBOKACE. s. m. (ko-ra-g'; (du gr. x°po;.
choeur, et conduire). AxïfQ. GH. Partie
théâtre dans les portiques, derrière la scène:
C'est là qu'on disposait- quelquefois des chœurs
de musique, et .qu'on gardait tes accessoires.
~) Mobilier,'décors,.costumes scéniques.)~ /1
Funérailles d'une jeune vierge qui étaient
suivies du-choeur, de ses compagnes:)) Espèce
de ressort dans .tes machines hydrauliques.
CHOKAet~tjE: adj: 2 g. (c/iOM~e). AxT)Q.
ça.– Qui tient"du' chorége; qui regarde ce
magistrat. )) Pn;c/iO)'af/tf;Me, Voy: CHORKt-H.
j) Par extens.,Quj: fait-partie d'un'chœur.
M"C)émence,artiste'choragique. » )) (Mérimée.)
tMORACUE. s..m. Xout.. G. d'insectes co-
léoptères cryptopentamères, fam. des.bructiidcs
corps ramassé, court, palpes. sétacés; articles
des antennes 1.et Prennes en massue tri-arti-
<:u)ée; chaperon iong; cuisses très épaissies, en
.massue, propres au saut; Petits charançons
sauteurs vivant sur tes arbres fruitiers, l'aune,
j'aubépine; larves avcugios et apodes. Ch.
~SAepponM. Kirby, de France, d'Italie, d'Anglè-
terre, d'Allemagne, où .habite une seconde es-
pèce,'C/i. ~Mh'tc/Mt~e.! Fahr ou piceus Schm.
eMORAltotjn. adj. 3. g: (ko-ra-i-k). MÉTRIQUE
~NC. –Se dit D'un vers qui renferme des chorées.
CIIORAL, ALE. adj. (ko-ra)). Mus. Qui
a rapport aux chœurs: Société choraie, Société
quis'assembfp pour chanter, des chœurs. )j s.
m. Uneespèc': de chant retigieux. Les chorais
des )ut)'ériens sont une véritab)e psatmodic.
~Acad.) « Celui du centre a fait un signal, et
ils se sont mis a chanter un 'choral, le plus
~'rave,icp)usuohte,unecomposition du vieux
Bach.* ))'(Taihe,-T 'o/)M). ~e C/'attffM~e,
p. 62.) B.-ÂXTS. –'Z.eC/to; de Z,M Ta-
b)eau de M. Chartes Marcha); m. du Luxembourg.
CMOKAHSTK. s. m. Suisse romande, Fri-
bourg, Enfant de chœur.
t:MO«ASMtEKS. (C/tOnM))!)'t). GÉOG. ANC.
Peuple scythique, au N.-O. de )a Sogdiane, .près
de t'Oxus~ Lac Chorasmiqu'e, La mer d'Ara).
CMOmCLE 's. m. (c/tOMu7 c/tOt'aM~ei).
AxT. GH. ET KOM. Musicien qui accompagnait
tes chœurs ou les chanteurs sur la double nùte,
CHOKXA MOttSAHS. s. f. (du tat. 'c/ton
corde, et ~ôr dos). Voy. NoTonoRDE.
CMOXD tPSE s. m. (tat. c/torf~sus gr.
ydp.Sct~os, de xop~T; intestin). L'itéus.
OtORDEtLE s. m. Xou).G. d'oiseaux, o. des
passereaux, groupe des fissirostres,' fam. des
caprimutgidés ailes longues et aiguës, 2' p'enne
plus développée; queue courte, souvent four-
chue, a pennes fortes et raides; tarses et doigts
courts, épais, ongle médian fortement recourbe
et dentelé. Oiseaux crépusculaires, corpsattongé,
grande tête, plumes petites et raides, les deux
Amériques.– 6'/t0)'( t't/f/mtftmM~ Shaw,
0°',5S environ, noir brunâtre, varie de brun clair,
de roux et do b)anc.. Vit exclusivement d'in-
sectes: Voy. ExGnuLEV'KNT.
<:t)OKt:AS (de y.ofpo;, porc). Surnom de Ve-
nus, a Troie, parce qu'on lui sacrifiait'un porc.
CHOKEE. s. f. (ko-ree; –gr. y.opEta; danse).
Maiadic'qui consiste en des mouvements conti-
nuels, irregutiers et involontaires. La c/VM,
danse de Sf'M ou ~e .S'Mi-W'/t, du nom
d'une chapoUe sise près d'Ulm, en Souabe, où
tes habitants de la contrée venaient, vers la
fin du x\' siecte, implorer l'intervention du
saint pour obtenir la guérison dé cette matadie,
est une sorte de névrose qui se traduit essen-
tiettcmcnt par des troubles psychiques, sensitifs
et moteurs. Ces derniers sont les plus impor-
tants. Vers la fin du xrv*' siècle, on vit se. dé-
velopper en Europe une sorte de maladie épi-
dcmique et démoniaque, a forme convulsive,
a laquelle on donna le nom de chorée. ('est
surtout dans les Pays-)!as, les provinces )!he-
nancs, l'Allemagne, qu'elle se développa. Les
gens atteints avaient dcs mouvements désor-
donnés, des visions extatiques ou terrifiantes,
parfois même de véritables accès de fureur. On
les considéra comme des .possédés, et on tes
traita par les exorcismcs. l'aracetse adjoignit
au traitement moral un traitement thérapeutique
consistant surtout dans un régime tonique et
catmant.– Matgré les travaux du savant méde-
cin, la chorée restait toujours une maladie énig-
matique; ce fut au xvn"sièc)equeSydehhamen
donna te'premier une description exacte; mais
c'est seulement en 1809 que fut'écrite la pre-
mière monographie que possède sur cette an'ec-
tion notre littérature medicate. Ce travail re-
marquable fut t'œuvre d'un simple praticien, le
docteur Bouteilles de Manosqùe. Depuis, la
chorée a été l'objet de nombreux travaux.
ËTiOLOGfE. CaHM.< !'H L'Ae're<<'
n'agit que'd'une manière indirecte, et son
influence n'est pas parfaitement étaMie. L'in-
fluence de i'<~e, au contraire, est considé-
rante. La chorée se dévetoppe tout particuliè-
rement durant l'enfance, de t'époque de la
seconde' dentition à celle de la puberté. Le
maximum dé' fréquence se rencontre dans la
période'dé six n onze ans. Le sexe exerce aussi
une grande influence; ainsi le sexe féminin,
est par tui-méme une sorte de prédisposition.
Là grossesse coïncide encore fréquemment avec
des accidents choréiquës; il en est de même
des affections rhumatismales. Certains auteurs
attribuent, non sans raison, le développement
de la chorée à des ea;Ct< génésiques.
Enfin, les impressions m0)' vives, la frayeur
notamment, sont susceptibles, dans certains cas,
d'exercer une action considérable. C"M-
ses e;<<'tHM~MM. Le <;HH)H< semble avoir un
certain rote dans le dévetoppement dé cette né-
vrose ainsi, on a remarqué qu'ette était beau-
'coup plus rare dans les pays du Midi que dans
ceux du Nord. Ce point demande a être étudié
a nouveau. L'MHt certains médecins~
Xiemssen entre autres, croient que la chorée se
développe par ta contagion de' t'exempte.
.S;/))t~< La chorée peut être spontanée;
ptu. ordinairement, la maladie est précédée de
yowh'ome.! d'une durée variable, sans caractères
fixes.' Ce qui prédomine surtout, ce sont tes mo-
difications généraics de l'individu chez lequel
on constate des troubles psychiques. La chôme
-débuté de trois façons :t° par l'apparition 1
de contractions à la suite; des mouvements
volontaires:' c'est ce qui arrive dans les cas
'légers; 2° par des spasmes spontanés; 3° brus-
quement, à la suite d'un ;c (Voy. CE MOT).
La chorée est souvent partielle; tantôt elle en-
vaitit seulement une moitié du corps hcmicho-
'rée; tantôt elle est encore moins étendue et est
uniquement limitée à un .membre: J/a/'c/te
f la ttio/o~/e. D'ordinaire, ta. marche de .la
chorée est lente et continue. Sa durée moyenne
est de deux à quatre mois. Son issue est tantôt
1° une ~Me;' contp/ete c'est ta.regte géné.rate
pour les.cas simples; 2° une
;)/e(<; il y a presque toujours ators ùne.iesion
cérébrale; 3'')amo)'<: ce cas est surtout it
craindre avec les femmes enceintes. 7'm~e-
ment. Dans ies .choréestégères, le traitement
consiste surtout en des prescriptions hygié-
niques et dans des exercices gymnastiques
sagacemént diriges, le' tout accompagne d'un
régime tonique, reconstituant et antispasmo-
dique. Dans les chorées intenses, « les phéno-
mènes les plus rcdoutabtcs, dit le docteur
tiaymond, la privation du sommeil,. i irrita-
bilité sensitivé.aitant parfois jusqu'à t'/tt/peres-
(Voy. CE MOT) ou à la douleur, enfin,
les spasmes musculaires consécutifs eux-niémes
des décharges incessantes des centres ner-
veux, donnent naturellement trois indications
faire dormir, calmer la sensibilité, atténuer i'ac-
tion .dynamique du cerveau et de la moelle. »
Pour obtenir )e sommeil, les agents les plus
empioyés sont t'opium, ie chloroforme et sur-
tout te chloral. L'irritabilité sensitive est
caimée par les anesthésiques,.)es narcotiques et
les pulvérisations d'éthér sur la coionne verté-
brale. Enfin, i'atténoation de Faction .dynami-
que du cerveau et de la moelle s'obtient de deux
façons soit en exagérant et en prolongean.t.l'ac-
tion de iamoeite et, dans ce cas, ona recours
aux médicaments tétanisants (strychnine, sutfate
d'aniline), soit en t'atténuant graduetiemcnt et
régulièrement, et i'on s'adresse.alors aux A;/po-
CtMtftf/MM, aux t'<0-m')
(Voy. CES MOTS),'aux révutsifs.et.a ceux qui pro-
duisent le collapsus (fève de Calabar, ésé.rine,
chtorai, bromure de potassium, sutfate de.'qui-
nine, bromhydrate de quinine, les saignées, les
purgatifs, t'émétique, t'arscnicet.t'étectrothé-
rapie). A.. vÈTKR. On rencontre très.fré-
quemment chez le chien, et parfois citez .l'es-
pèce chevaline ou bovine, une affection spasmo-
dique qui a reçu par analogie le nom:de
chorée..Les animaux sont anémiés, amaigris;
leur caractère s'altère profondément. La. chro-
nicité est de règle et le pronostic très grave.
D'après Ypuatt, l'impuissance motrice va en
augmentant dans l'espèce canine et les animaux
succombent dans un état dit de ;M;'
chez les chevaux, la moitié'des individus
atteints guérissent, Dans l'espèce canine,
chorée succède fréquemment a ta m f~
e/!te)M et toutes les affections qui épuisent
fortement l'économie .animale. i.a chpréo
des animaux se traite par les toniques, ta noix
vomique, la valériane, t'armoise, l'azotate d'ar-
gent, l'arsenic, t'assa-fœtida, le camphre, les
bains .froids et sulfureux, etc. –G. V.
CHOUEE. s. m. t')toso)))E. Nom d'un pied
de vers grec ou latin, encore appelé (roc/fée, et
composé d'une longue et d'une brève, comme
'anoc. Nom également .donné a nn pied dit
et formé de trois brèves, comme
ot/ife. Chez les Grecs, te mot chorée repré-
sentait i'actionde là danse tiée à son accom-
pagnement musical.
CttOtiËË. s. m. ËMOMOL. Genre d'in-
.sectes hyménoptères, fam. des catcidiies: Sau-
teurs.
CMOKËGE. s. m. (gr. )(opT)Yo;, de xop" chœur,
et ~(t), je conduis). Celui qui conduisait le chœur.
.Madame Fortune aux grands et aux petits,
Ainsi qu'un bon cherche,-apprestc les habits.
Ronsard, /'oes., Vf, p.. 2:H, éd. f'rosp. Bianchemain.
AxT)Q.– Lechorègeétait'a Athènes un citoyen
riche.qui, présenté parsa tribu, devait équipera à
ses frais et conduire a la représentation un chœur
complet pour les pièces qu'un poète tragique
ou comique présentait au concours. Quand t'un
de ces artistes voulait faire représenter, ses
drames,-its'a))ressaita)':irct)onteët,.sicc.
dernier l'èn jugeait digne, un des chorèges pré-