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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 3, CHILINE-ETRE / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k201377n

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 3, CHILINE-ETRE / sous la dir. de Paul Guérin

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CHOL CHO. I-.f 0 CHO: II 0:_ 33

chantes, cndmtcs, ainsi que les molaires, d'un
cément noir, les supérieure': aiguisées par l'usure
de la face postérieure, les inférieures par la
face antérieure; quatre molaires rondes s'usant
en arêtes transversales. Animaux américains,
lents dans leurs mouvements, vivant dans les
arbres, ils dorment pendant le jour; suspendus
par les pieds de derrière, la tête en bas; la nuit
ils deviennent plus. actifs, passent de branche en
branche et no quittent l'arbre que dépouillé
de toutes ses feuilles. Ils portent les aliments
à leur bouche au moyen de leurs pattes. La
femelle met au monde uu seul petit s'accrochant
dès la naissance au cou de sa mère. Cholèpo
à deux doigts ou unau(e/to 111),
long. O'°,70, pas de queue; tête grosse, sept ver-
tèbres cervicales, museau large et proéminent,
corps svelte, membres trapus, atténués aux ex-
trémités gris olivâtre, ventre plus clair; Su-
rinam, Cayenne; c/t. //o/maMt Wied, six ver-
tèbres cervicales; Guyane. Voy. PARESSEUX..
(JMOLËPOESE et non CMOLËt'OtËSË: s f.
(ko-)é-po-e-s'; du gr. xo). bile, et.Tro~'i'v,
faire). Sécrétion abondante de la bile.

CMOLËPOETtOtJE et non t:IIOLÉI'OIÉTlQUE.
adj. Qui excite ia sécrétion de la biie.

CHOLÈt'YKÉ. s. f. (ko-té-pi-r'; du gr.
Xo'T], bile.et~Of), fièvre). Fièvre bilieuse.
CMOLEPYRIttUKE. s. f. (du gr. bile, et
THJpp6{, rouge). Syn. de bilirubine.

CHOLEM (ADOLPHE), connu aussi sous le nom
de SAtXT-AGNAN CHOLER. Auteur dramatique
français, à Paris en 1824. A écrit, en colla-
boration.avec MM.Clairvitie, Cogniart), Dennery,
Dumanoir, Rochefort, Siraudin et d'autres, une
quantité considérable de pièces de théâtre (Pa-
lais-Hoyal, Vaudeville, Variétés, etc.).

CMOLËKA-MOKBLS ou simplement CHO-
LËKA s. m. (ko-ié-ra-mor-bus' gr. xoMpa
[xo~, bile, pSM, coûter], et lat. ))M)'&!M, mala-
die). Maladie caractérisée par des vomissements
et des déjections de bile douloureuses et fré-
quentes. avec anxiété générale, altération pro-
fonde de la physionomie, crampes et syncopes.
(Acad.) Arg. Zinc, zingueur (nigaud). Viande
malsaine (Delvau).

MÊD. Choléra nostras ou sporadique. C'est
le choléra envisagé dans nos contrées, alors qu'il
sévit sur quelques individus épars et non à i'état
épidemique; caractérisé par une diarrhée abon-
dalite queiquefois.accompagnéo de vomissements.
On l'a aussi appelé c/to/efMte (Voy. CE MOT). Dans
certains cas les déjections alvines et les vomis-
sements se répètent d'une façon inquiétante. Les
crampes et le refroidissement des extrémités
donnent une physionomie vraiment cholérique au
choléra nostras. 7'Mt Eau de riz, bis-
muth, extrait gommeux d'opium ou laudanum,
boissons excitantes, frictions sèches aromatiques
sur les extrémités.

Choléra asiatique, choléra épidémique, cho-
tera-MoWxM. Matadie spécifique, infectieuse et
contagieuse. ~mpMmes. Le plus souvent
elle présente une période d'incubation qui varie
de trois à sept jours et au delà. Les cas de
choléra foudroyant sont très rares on en a
observé aux Indes; mais il existe des cas ra-
pides qui enlèvent le malade en quelques heures.
En généra) le choléra débute par une diarrhée
que l'on a appelée prémonitoire. Cette diarrhée
est exempte de coliques. Les selles sont d'abord
bilieuses, puis séreuses et s'accompagnent de
borborygmes. Le malade a conservé son ap-
pétit fa plupart du temps. Cette diarrhée pré-
monitoire peut à elle seule constituer un cas
de choléra léger (J. Guérin, Fauve)). Elle n'est
pas constante. Au bout de sept jours environ
les vomissements apparaissent. Les évacuations
alvines changent de caractère elles devien-
nent fort fréquentes, aqueuses, blanchâtres,
perdent toute odeur fécaloïde. On a comparé
les flocons qui. nagent dans la sérosité à des
grains de riz (selles riziformes); ils sont formés
de détritus épithéliaux. Le malade n'urine plus.
Des crampes surviennent dans les membres et
accompagnent les vomissements. Soif ardente,
pouls filiforme. A ce moment le malade prend
une physionomie spéciale la. figure est creuse,
les yeux caves et entourés d'un cercle brunâtre;
le nez s'effile, les extrémités se refroidissent
considérablement (10° à 12° de moins .que-la
température centrale); les ongles des pieds et
des mains bleuissent la vie se retire des
extrémités. Si la réaction ne s'opère pas, le ma-
lade meurt en état d'asphyxie. A cette période
DICT..DES DICT. T. III.

d'acidité succède, dans quelques cas .heureux,
une période dite.de. réaction. Les extrémités se
réchauffent et la température centrale qui, elle,
était un peu au-dessus de' la moyenne, s'abaisse.
La fonction urinaire se rétablit. La guérison est
très prompte. Souvent à cette période se ratta-
chent des accidents ataxiques .et typhoïdes qui
emportent bon nombre de malades.)Kt
pathologique. C'est surtout dans la dernière
portion de l'intestin gréie que se trouvent les
lésions les plus considérables (Kelsch): l'intestin
est rougeâtre et recouvert de filaments blan-.
châtres .qui sont des détritus épithéiiaux. Les
follicules clos sont infiltrés et font saillie. Sang
poisseux, noirâtre, fort épais par suite des
pertes d'éléments aqueux qu'il .a éprouvées.
Lorsque le malade meurt dans ta. période réac-
tionnelle, ce sont alors les lésions d'inflamma-
tion qui dominent (méningite, néphrite, cystite,
etc.). 7V<:< Il n'y a guère de traite-
ment propre du choléra.Contre la diarrhée sous-
nitrate de bismuth, laudanum ou extrait gom-
meux d'opium, eau de riz atbuminouse. Contre
les vomissements boissons glacées, vin de Cham-
pagne. Contre l'algidité. frictions sèches aro-
matiques, boissons excitantes, thé au. rhum, etc.
BMo~te. y/Mioftf/Me. Le chotéra vient de
t')nde. Son foyer d'endémicité est placé entre
l'Himalaya, le I!ràhmapoutre et l'Indus, terre
humide il tombe de 70 à 80 po.uces d'eau par
an la couche d'eau afneure à la surface, débor-
dant à droite et à gauche, transformant en lacs
de vastes régions. Les épidémies locales rè-
gnent dans les petits villages indiens placés au
bord des. neuves, puis elles se propagent dans
des villages d'altitude, plus élevée.. Les épi-
démies spontanées se développent dans les vil-
lages lâcustres, vers la fin de la saison des pluies..
Elles acquièrent le maximum d'intensité au mi-
lieu de l'été et disparaissent aux premières fra!-
cheurs. Le rayonnement se fait selon le cours
des fleuves (Annesley). Les agglomérations
humaines, la famine, la. misère favorisent le
développement du choléra. En 1783, le chotéra
régnait à Coromande) il lit 60,000 victimes en
quatre-vingt-dix-sept jours. Les armées ont été
fréquemment atteintes. Les épidémies générales
de choléra sont assez nombreuses. Elles se sont
répandues sur l'Europe et le reste du monde:
de 1817 à 1823;2° de 1827 à 1837 3" de 1847
à 1851; de 1853 a 1855; en 1865 et 1866;
de 1869 à 1874;. en 1883. Cette dernière
dure encore. Eh 1817, 600,000 Hindous
luttaient contre les. Anglais. Le choléra naît
dans le Bengale de il gagne le littoral, les
îles de Java, la Chine, l'ile Maurice, Bourbon,
les côtes d'Afrique, pénètre dans la Perse par
l'occident (1835). La Mésopotamie, théâtre de la
guerre, est rapidement ravagée. En 1824-25, la
mer Rouge est la voie; le choléra pénètre avec
les Turcs en Syrie. Méhémet-Ati place un
cordon sanitaire;le choléra s'arrête aux confins
de l'Egypte. Les Russes rapportèrent le choléra
à Moscou. L'Allemagne, la Russie, Hambourg
furent infestés. Il pénétra en France par Calais
(31 mai 1832); 52 départements et l'Algérie
furent atteints, 100,000 personnes succombèrent.
En 1853-55 70 départements, 140,000 victimes.
1865-66: 30 départements, 150,000 victimes. La
propagation du choléra suit certaines règles
A. Le choléra ne s'est jamais montré en dehors
de l'Inde sans avoir parcouru un pays limi-
trophe B. Dans ces pays il a toujours apparu
à la périphérie, sur un point en contact avec
l'Inde soit par terre, soit par mer; C. Il s'est
propagé le long des routes (guerres du Caucase),
puis le long des fleuves,, l'humidité du sot
étant une condition pour le développement du
miasme; D. Il a obéi aux déplacements des
masses humaines (armées, pèlerins); E. M a
suivi surtout les agglomérations faméliques,
marchant avec la vitesse d'un homme. De tout
cela il ressort que le choléra est une maladie
essentiellement contagieuse et infectieuse. Les
agents de transmission du chotéra sont nom-
breux. En première ligne it faut placer les ma-
lades eux-mêmes, puis les linges, les objets
qui leur ont .servi et qui peuvent être impré-
gnés de déjections cholériques. L'insalubrité du
sol a surtout été mise en relief par Pettenkofer.
Un sol poreux s'imprégnant facilement de ma-
tières organiques permet à la nappe d'eau sou-
terraine, lors de l'abaissement de son niveau,
d'opérer la diffusion du poison cholérique. Le
chotéra aime l'été. On a aussi imputé l'atmo-

sphère, mais elle parait n'avoir qu'un rôle fort
secondaire. K)ob (1867) trouve dans les.selles des
corpuscules arrondis, des bâtonnets, qu'il re-
garde comme une espèce de.champignon; cha-
cun alors s'évertue a trouver un bacille parti-
entier. Koch aurait trouvé.le .vrai bacille, qu'il
appelle le coma-bacille. Le contage serait
recété dans les selles, ce germe s'introduisant
par-les boissons et les aliments. Koch nie )a
transmission par l'air atmosphérique. /o-.
pA;/<<);tg. Cordons sanitaires (très difficiles ;(
etablir d'une façon efficace); isolement absolu
des malades et du personnel attaché a leur
service; désinfection des selles et des objets
contamines; enfin hygiène appliquée dans toutes
ses rigueurs en. temps d'épidémie.
C/ < doigts, Voy. TA~KER)E.–C/toM;'
ttt~MttMe, Voy. E' CHOLËR!FORMË.–C/t&-
lera des poules, Epizootie des animaux de basse-
cour poules, dindes, oies, canards, etc. Ma-
ladie contagieuse que t'en a assimilée au chotér.!
asiatique; elle est produite, d'apK'~ Pasteur, par
une bactéridie.-Mort subite. fréquente. Asse/
souvent les symptômes sont: tristesse, plumes
hérissées, écoulement, par les narines d'un suc
visqueux, diarrhée souvent dysentérique. Abais-
sement de la température et mort. Pasteur a
cultivé le microbe.et a inoculé avec succès ie
virus atténué..
CUOLËKAÏDE adj. et s. f. MËD. S'est dit
de prétendus infusoires qui auraient communi-
qué le choléra par.leur transport dans t'air.
CMOLËtUFOKME adj. 2 g. Qui présenté l'as-
p~ctdu choléra. DtM'r/iee, dt/Mniertec/iO-
Mft/brnte!, Diarrhée ou dysenterie dans ta-
quelle les selles présentent des détritus épithé-
liaux analogues à ceux que l'on observe dans le
choléra. Mais les selles riziformes. sont accom-
pagnées de symptômes tels que ténesme, coli-
ques, etc., qui permettent d'éliminer te dia--
gnostic choléra. Bmiert cholériforme, Yoy.
ENTÉRITE. Typhus cholériforme, Typhus
présentant dés symptômes propres au choiera.
CMOLËK)NE. s: f. MÉD.– Nom donnéimpro-
prement a la diarrhée prémonitoire du chotéra
asiatique. Il Forme tégére du. choléra spora-
dique, caractérisée par. un malaise subit, des
selles fréquentes, non douloureuses, des déjec-
tions alvines liquides, aqueuses, une soif et une
fièvre modérées. Des boissons mucitagineùses,
des' lavements adoucissants, le repos au lit et..
la diète suffisent ordinairement à calmer ces
accidents, mais ceux-ci reparaissent sous l'in-
fluence d'une fatigue ou d'un écart de'régime..
anticipés. Voy. CHOLÉRA.

CIIOLÉIIIQUE. adj. 2 g. (lat. c~encM.s,
signifiant en'même temps Bilieux et Qui tient
du choléra, par une confusion entre tes mots
grecs /oX)), bile, et x°~f'°', choléra te gr.
xo~eptxo;, signifie uniquement, Qui appartient
au choléra). MÉD. Qui appartient au choléra
ou qui est atteint du choléra. Dans la.seconde
acception, il s'emploie ordinairement 'comme
substantif. Transporter des cholériques à t'hô-
pital. PHYSIOL. Tempérament cholérique,
Tempérament bilieux. Déjectiôns cholériques,
Selles présentant un caractère spécial fort li-
quides et tenant en suspension des détritus épi-
thélioïdes qui les ont fait nommer selles rizi-
formes. Voy. CHOLÉRA. /!e/'fOtdMseme)t<
cAoMrt~Me, Abaissement de la température qui
survient pendant la deuxième période du
choléra dite période d'algidité. A l'approche de
la mort et surtout immédiatement après, la
température remonte plus haut qu'a l'état
normal.

CMOLERRAG!E.-s. f. (de x°M)- bile, etf-a~,
éruption). chotéra-morbus (Aiibert).
CHOLERKAGtOUE. adj. 2 g. PATHOL. Qui
a rapport à la cholerragie.

CUOLESTEATOHE. s: m. (xo~, bile, (ne&TMtta,
graisse). YÉTËR. Tumeur formée de couches
graisseuses entre lesquelles on trouve une
grande quantité de iamettes de chotestérine
agglomérées, assez fréquente chez le cheval
et siégeant autour des plexus du cerveau et du
cervelet. Elle. se développe assez lentement et
ne donne lieu à des symptômes que lors-
qu'elle exerce une compression. Souvent mort,
subite. Pas de traitement.

CHOLESTERATE. s. m. Sets formés, par la
combinaison de l'acide cholestérique avec les
bases.

CHOLESTËREMtE. s. f. (de c/totM< et
du gr. odjjta, sang). MËD. Accumulation dans
& 5

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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