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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 3, CHILINE-ETRE / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k201377n

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 3, CHILINE-ETRE / sous la dir. de Paul Guérin

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CHO

CHO

CHO

30

être coupé par des sotos, des duos', qu'exécutent
les coryphées; mais il n'y a jamais de dialogue
suivi. Les chœurs à 4 .parties comprennent
2 voix de femmes (soprano, mezzo-soprano),
et voix d'hommes (ténor, basse). Cherubini
a composé avec une rare habileté des chœurs à
3 parties (soprano, ténor et basse). Un chœur
à 4 parties avec 60 exécutants serait divisé à
peu près ainsi )6 sopràni, 12 cohtratti, 20 ténors
et 12 basses. (Cf. lieicha, Art du com~Mt
dramatique, Paris, 1833, in-f".) Le chœur
permet de déployer avec pompe toutes les ri-
chesses de l'harmonie et constitue t'un des plus
beaux ornements de la scène lyrique. Hameau
sut le premier donner à l'opéra français une
grande force dramatique. Mais à cette époque
les choristes, rangés sur deux files le long des
coulisses, ne prenaient aucune part a l'action,
quel que fût le sens des paroles qu'ils avaient à
chanter. It en résultait une anomalie qui nuisait
considérablement à l'intérêt de la pièce, et sou-
vent même rendait la situation des exécutants
assez ridicule. Glück, en animant cette troupe
immobile, lui donna une valeur inconnue jus-
qu'alors, et la rendit apte à recevoir tous les per-
fectionnements que les compositeurs modernes
y ont successivement apportés. On a peut-être
abusé quelquefois ( la ~Utce, Charles )~
Henri ~7) de ta pompe des cortèges. En
Italie les chœurs furent longtemps très faibles.
Paër et Simon Mayr leur donnèrent.ies premiers
quelque éclat, et Ilossini les enrichit de formes
mélodiques nouvelles. Pendant le xvt° et le
xvu" siècto on écrivait, surtout dans la musique
religieuse, des morceaux pour deux, trois.
chœurs qui se répondaient et chantaient quel-
quefois tous ensemble. Mais cette pluralité
des chœurs, qui se pratiquait souvent en Italie,
eut peu do vogue en France. On trouvait qu'elle
ne produisait pas un grand effet, que la compo-
sition en était trop diff!cite, et que l'exécution
exigeait un trop grand nombre de chanteurs ha-
biles. De nos jours, le chant en chœur a pris une
grande extension en dehors du théâtre, et l'on a
composé une quantité de morceaux isolés pour
les sociétés chorales.Voy. OM'HËo~,Soc)f;TÉCMO-
RALE.LAUREKT DE R)LLË,KASTKER,etc.–Am.S;
AncmT.STARcnÉOL.–Danstesbasitiques pri-
Mitives, le culte était fort simpte et le për-
sonnel ecclésiastique peu nombreux, le chœur
ne comprit guère que t'abside, au fond de
laquelle était disposé le trône de t'évoque, et,
en avant, l'autel. Cette partie des églises s'a-
grandit progressivement, depuis le tv° siècle,
elle égate en surface à peine le cinquième
du temple, jusqu'au xnf siècle, elle égale et
parfois dépasse la moitié. D'abord l'abside s'é-
loigna du transept par l'interposition d'une ou
de plusieurs travées, et ces travées intermé-
diaires furent ajoutées au profit du chœur, qui
bénéficia égatement du prolongement des bas
côtes de la nef au deta'dës croisillons. Dès le
V sièeta, la basilique Saint-Martin do Tours
offre le premier exemple connu d'un déambu-
latoire, c'est-à-dire de bas côtés pourtournant
l'abside centrale; à l'époque carlovingienne, des
chapelles en hémicycle sont pratiquées dans le
mur de ce déambulatoire, et ainsi se forme ce
que les archéologues appellent le rond-point
cette disposition devient au xn* siècle la plus
commune dans les grandes églises. C'est be-
soin d'avoir des chœurs spacieux, commodes et
imposants qui a provoqué la création de l'ar-
chitecture ogivale. Enfin, dès le milieu ou fin
du x siècle, les'chapelles du rond-point, d'a-
bord éloignées les unes des autres, se pressent,
deviennent plus nombreuses et plus profondes;
l'une d'elles, celle t'axe, aspire aux dimen-
sions d'une petite église; les bas côtés'do la
partie rectangulaire reliant le rond-point 'au
transept se doublent ou s'accompagnent eux-
mêmes dechapettes. ttest vrai que té'chœur
liturgique, celui s'accomplissent tes cérémo-
nies, n'envahit pas tout cet espace; it'se con-
tente de celui que lui donnent le prolongement
de la grande nef et l'abside centrale. tt .se dé-
limite du côté de la nef par un jubé, sur les
côtés latéraux par des stalles à hauts dossiers,
au fond par une clôture en-bois ou en pierre
sont peints et sculptés des sujets 'religieux.
Parfois, le chœur liturgique s'avance en deçà du
transept, dans la grande nef, comme on le voit
notamment à ta cathédrate de Bayeux. Dans
certains pays qui n'ont pas généralement adopté
la disposition basilicale amplifiée, telle que le

xfn° siècle l'a transmise a plusieurs nations ca-
-tlioliques, l'enceinte réservée est simplement
placée dans le centre de l'église, en empruntant
à la nef tout comme au chœur architectural
ainsi en Espagne et dans certaines cathédrales
du midi do la France qui ont subi l'influence
espagnole, comme Saint-Bertrand-de-Com-
minges. En placé de jubé, c'est aujourd'hui la
table de communion qui ferme la partie anté-
rieure du chœur. Ces dispositions grandioses
n'appartiennent qu'aux églises importantes du
xm's. et des siècles suivants; il est même des ca-
thédratës qui se terminent par de simples murs
carres, comme, en France, N.-D. de Laoh, et la
plupart des grandes églises gothiques d'Angle-
terre. Dans ce cas,. Le chœur, au'reste fort pro-
fond, n'est guère qu'une'répétition de la nef.
Le seul changement notable survenu dans le
plan des chœurs modernes, lorsque ce plan est
complet, c'est' l'abandon de la forme absidale
pour les chapelles du rond-point, à part pour
cette de l'axe, communément dédiée A la Vierge.
L'Italié n'a connu le déambulatoire qu'excep-
tionnellement; il n'y en a pas d'exemple dans
les églises grecques, les chœurs sont restés
médiocrement spacieux. Le chœur le plus
célèbre, et à juste titre, est celui de la cathé-
drale de Beauvais.Seu) exécuté, avec le tran-
sept, it a 60 mètres de longueur, et avec sa
hauteur de 48 mètres dépasse en élévation toutes
les salles connues. A. S. () CHOEUR DU ROI
(LE), ou le CAHtER DU Ro! (~Mif/()"OH'). Poème
de Jacques I", roi d'Ecosse. ~j CHfzUR DES MusES
(LE).Ilecueil de poésies de l'Espagnol Daniel Levi
ou Barrios. B.-AttTS.– Un C/ttettf d'église de
village. Tableau de Webster; Exposition univer-
selle de 1855.

CHOFFARD (PfERRE-PftILtPPE). 1730-1800.
Dessinateur et graveur, à Paris, acquit une
grande habileté dans la composition des car-
touches et ornements pour cartes de géographie,
et dans l'exécution des vignettes et cuts-de-
lampe. Il a décoré tes O~M~'e.! de J.-J. Rous-
seau, les CoM de La Fontaine, les ~fe'fa-
worp/tOM~ d'Ovide, etc., et a publié une ;Vo
historique sur l'art de la Paris, 1805.
CHOFFtK (DAY)D-ETfENNE). Ecrivain français;
1703-1773. ~&e~e de la vie de divers
/JOWMM illustres et des grands capitaines.
CHOCKAMME: s. m. TECHX:–Serrure a com-
binaisons, fondée sur le principe des serrures
égyptiennes.

CHOHO (au sing. CHAHAï, Nomades). Peuplade
duN.-E. de l'Abyssinie, sur la mer Rouge, prés
de Massouah et du g. d'Adoutek. Fraction des
Afar ou Danakil. Type européen, peau bronzée,
cheveux crépus. Une pièce de coton blanc à la
ceinture, et quelquefois un manteau, voilà leurs
vêtements. Pasteurs sans agriculture. Possédant
les passes qui conduisent de la côte en Abyssinie,
ils sont guides des voyageurs et des caravanes.
Leur'idiome est un rameau du galla et du somât.
Mahométans. lis reconnaissent'te nawab d'A-
rikoko.

CIIOIAC. AtfT. KCYPT. Nom du quatrième
mois de la saison de l'inondation.

CMOtK. s. m. (gr. jonc). Nom vul-
gaire du genre M/taMtiM, famille des cypéracées.
t)CÉOL.–CAotM bâtard. Division du système
tiasique du mont d'Or lyonnais, zone a amMO)t;
~ épaisse de 13 à 13 mètres, composée
de bas en haut de marnes blanches, de car-
gheutos et de grès, de calcaire compact à grain
fin, presque blanc. Fossiles caractéristiques
pMca~t~a t)t an~u~a pec-
~a~)tte)!. my<~M~ ~ea~t'Mm, etc.
-CHOtN(L'0)JtS-ALBERTjOi.ï CE). 1702-1759.
Prélat français, à Bourg (Ain). Evêque de
Toulon en 1738.–7 Lyon,
1778, 3 vo):, ouvrage'estimé, nouvelle édit. par
M" Gousset; 1838, 6v6t. in-8".
CHO!N (MAtUE-EMfUE Jon' DE). Née à Bourg
(Ain), m. en 17M. Fille d'honneur de ta- com-
tesse de Conti, fut aimée du dauphin Louis, fils
de Louis XIV, qui, dit-on, t'épousa secrète-
ment. A la mort du dauphin, elle :se retira
complètement dumonde.'

CMOtNE. adj. m. (aut. f:: e/tOM~e, chone,
c~t0es)te,c/t0tme, c/iet)te, e/tOj/Me, c/MMaMne).
Ane. Blanc, en parlant du pain. « Pain blanc,
choine. (ttabe)ais, tv, 59, éd. 1553.) ils. m. Pain
blanc (xnf-xvn'' s.). Il Cette expression, Pain
choine, dont Ménage signalait t'emptoi conservé
en Anjou et en Normandie, est encore usitée
à Bordeaux, Choine se dit abs. pour Petit

pain, et en triton. Nous ne mangions pas
de pain choine, réservé aux gosiers délicats. ))
(A. Delveau, / p. 33.) t'. L.
CMMtXE (t'fEHRE-FHAXCOtS). 1681-1742.Avocat
et poète français. Adversaire des jésuites, i) publia
une violente satire contre l'un d'eux, le l'. de
Courvigny, sous letitrede Cha't.MK d"M)t )'MCOKK!t
KOMfeMenteKt découverte et mMe ~'OM!' aveé
< rentftnytM. Turin, 1737, réimprimée en 1756,
sous le titre de ;)/ des ~'MM~

CMOtH. v. n. (vx fr. caoir, c/teotr, cAaoo';
Lorr., e/tetoe, chère, c/tore, c/<0)'; Saintonge,
chère, choir, chet, chu, tombe Kerry, cAe)'
prononcé cher picard, tcher, lière, ~ex, A'etfie,
tombé, tombée; norm., quaire bourg., c/M)', et
aussi che.ai; Morvan, c/MMe
du iat.'cadere, traité d'après )a2° conjugaison).
Tomber, être porté de haut en bas par son pro-
pre poids, ou par impulsion. Prenez garde
de choir.

Ne se porent plus en est-int [doboutj

Tenir a caoir les eshtet [)eur fautj.

/'erc< ms. Mens, p. US; l'otvin. Xtt" s.

Et qui hausse la tête est déjà près de choir.

Leconte de Lislo, grinra., 1'° p., se. VI.

'!if'g. Lccontc (te Liste, E~ t~ p., se. \'t.

Vous laissez choir ainsi ce glorieux courage.
CorneiUe,tcC;ft,n,5. 5.

Pans )'anc. tangue, Se prenait aussi avec le
sens d'Ëchoir.))On trouve chet au lieu de choit.
<; M°' de Mazarin chet en pauvreté. » (t)'Ar-
genson,Ht.,in-8",t860,'r. t),p.3i)3.)!) 1/
Voici l'exemple Bossuet a employé le prétérit
c/(M< « Cet insolent [le démon], qui avait
osé attenter sur le trône de son créateur, frappé
d'un coup de foudre, chut du ciel en terre,
plein de rage et de désespoir. )) (l" Sermon,
Ce'MtOMS, 2.) CtfU, UE. p. pas. Anc. Echu.
<: S'il s'en présente occasion, je lui montrerai
que je sais bien qu'elle est chue. ? (Henri t\
~e«.f!~eoM<:
liéu du féminin c/tMe,on a dit autrefois chute.
Yoy. CHAPE-CHUTE, au mot CHAt'E. F. L. i) S;'n.
Yoy.ToMBER.

CMOtSHm. Commune de France, arr. et à
39 kil. S.-E. de Chaumont (Haute-Marne), sur)a
rive droite de la Meuse; 300 hab. Ancienne ba-
ronnie du Hassigny; a donné son nom a la
famille de Choiseul.

CHOtSE~L OU CHO)SEt;tt. (MAtSOX DE). Cette
ancienne famille française est originaire de la
Champagne. On iui donne comme chefRAYftER,
SEIGNEUR DE CHOISEUL, vassal'du comte de Lan-
gres, vers 1060. Elle avait pour armes (i'azur
à la croix d'or cantonnée de 20 billettes de même,
posées 5 à chaque canton mais ces armes ont
varié dans les diftérentes branches de'la famille.
= Raynier eut un fils nomme ROGER, qui partit
pour ta premièrecroisade en H95. =RAYt))KR Ht
Dt: CnotSEUL Épousa, en 1183, Aiix de Dreux,
pctite-ntie de Louis le Gros. La famille se par-
tagea en un grand nombre de branches sei-
gneurs, barons, comtes, marquis et ducs. fi y eut
les Choiseul de CMmott, de Lairgres, d'/t~re-
t)) de C/tër)/, de ~eatt~e,' de ~/e«M, de
Ft'aMCtéres, de C/te!;t< d'Es de Pras-
dit Plessis, d'osie<, de 7<-aMes, de ~<
ville, d'Aillecourt.

CIIOISEUL (CHARLES). Comte du Piessis-Pras-
iin, maréchal de France; 1563-1626. !i servit la
Ligue; mais, grâce à sa modération, la Cham-
pagne et une partie de la Bourgogne Échapperont
aux. désastres de la guerre civile. Soumis un des
premiers à Henri tV, il devint capitaine aux
gardes et gouverneur de Troyes. tt fut chargé
d'arrêter le duc de Biron. Les services qu'il rendit
à Marie'de Medicistors de la révolte des princes
lui vaiurent en 1619 le bâton de marechai. Il
accompagna de Luynes dans le Midi pour com-
battre tes protestants. Gouverneur de la Sain-
tonge.do t'Ahgoumoiset'det'Aunis.
CHOtSEUL (CESAR, Duc DE). Comte du Plessis-
Prasiin, maréchal de France, neveu du précè-
dent 1598-1675. l'lacé près dauphin,.flis de
Henri IV, il fut pourvu d'un régiment à quatorze
ans, et quelques années après il se battit en duel
a~ec l'abbé de Gondi, depuis cardinal de Retz. U
flt ses premières armes au siégé de la Rochelle,
repoussa i&s Anglais des îles d'Oiéron et de Ré, et
après la prise de la ville, it en fut nommé gou-
verneur. Richelieu l'employa en Italie dans des
négociations ii parvint a détacher de l'Espagne
les ducs de Savoie, de Parme et de Mantouc.

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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