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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 3, CHILINE-ETRE / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k201377n

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 3, CHILINE-ETRE / sous la dir. de Paul Guérin

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C1M

CHI

CHI

18

<;tUK)jttC)t: s. f. (gr. y!tpo-JpY'°'; do X~tp,
main, et epyov.' œuvre). Partie de la médecine
qui consiste a faire diverses opérations do la
main sur le corps de l'homme, pour la guérison
des Nessures, des plaies, des fractures, etc.
A f.n'c cheva)';t'ic,

1~'vstc~ cou· mL: alo.ïGa;

K'c~t

Alti<;ft't-c~tc~)niu))~"t6nh:s

A savoir dcsirurgiH.

)tnKSdot.(Fcrtc,/(0)M(!Mce)'o,j).)88;xu's.,Hp.Littre.
« La première partie de ta fnédecme.est dicte
chirurgie, qui par manueite opération guarit les
maladies. )).(Paré,P<'f' iftST.–
La chirurgie a existé de tout temps; mais pen-
dant des siècles,a côte de quelques préceptes
utiics, elle ne fut qu'un amas do préjuges
et de pratiques absurdes,par te manque absotu
de connaissances anatomiques. )tomère,.dans
son / nous montre des gens habiles a gué-
rir les blessures, la plupart, d'ailleurs. autant
guerriers que ctururgiens. En Orient, chex les
tsraéiitcs, les Chinois, on pratiquait également
certaines opérations. –Hippocrate, au.H" siècle,
tut )o véritable créateur delà chirurgie~U ob-
sen'a et décrivit avec soin un grand nombre
d'affections, dont certaines, la ptenresie puru-
!euto, les piaies de tète, sont traitées d'une façon
très compiete. Il inventa également de nom-
breux instruments et pansements.–Ses suc-
cesseurs, abandonnant.iametitodc d'observa-
tion, se taissÈrcnt égarer.par.tes systèmes;
cependant, i'ecoie d'Alexandrie,.on créant la
dissection et i'anaton)ie,reafisa un progrès
poursuivi par l'école de Rome, dont Cetse .fut
le p)usiHustro représentant. Apres te. règne
d'Auguste, la citirurgio fut de nouveau négligée,
et ne se releva qu'avec Dioscoride, Hetiodore,
.Areteo. (;a)icn, ce dernier-ptutot médecin, que
chirurgien. Un archéologue de tatent, M. T«u-
touxo, a trouvé un certain nombre d'instruments
de chirurgie tresingénieux.remontantaum'sie-
<;te. Au vi)t'' siècle parait, t'écoio. arabe,
tandis qu'en Occident ne se, produisent, ptus
que de rares travaux jusqu'au'xnt'siècle,
sont créées les deux éçoies rivâtes de Salerne
et de !!o)ogne, et un peu pins tard ceito de
t'aris, avec f'itard et Heurt do; Mondeviite.–
Au siècle suivant, la chirurgie est surtout
.représentée.en France par t'éçotQde,Mont-
po))ier,créée parCuydcCttautiac,dont les teçons
attiraient les médecins do tous. tes points de
t'Kurope. A i époque .de la itenaissance, la
découvertedei'in)pri)nerie,)'étude destangues
étrangères, donnent partout.une,nouveite impul-
sion. La France fut alors un peuen retard au
dé!)ut, cause des. luttes survenues entre les
barulers et taïques qui pratiquaient ta chirurgie,
c), les clercs ou lettrés adonnésat'cxercic.e de la
médecine. A cette période se rattachent tes
noms de Vésaic, Fatiope, F. d'Acquapendente,
t'arace)se,F.de'Hitden,ct.duptus:céiet)rede
tous, A. i~are, ctururgien..de:CharjeS)t'X;.vrai
fondateur de iaciururgic moderne, et donttes
ouvrages se lisent encore avecprofitaujourd'hui.
(~'cstiuiqui inventa iatigaturettes artères,et le
premier, sur un champ de bataitte,ta substitua
a la cautérisation au fer rouge. Avec ces )tom-
mcs iitustrcs, les .études auatomiques, t'obser-
vation ctinique,sont reprises; ces ~tendances
s'accentuent au xvtf'siècle, ~surtout au xvm*,
~ùJ.-L. Petit, Louis, Desautt.Tenonen.Franco,'
Pottet Hunter en Angleterre, Morgagni,
tfatier, enricitissent ta science de.teurs nombreux
travaux. Les titéories bumorates, chimiques,
si longtemps admises;, sont~dès lors a peu près
abandonnées, et remplacées pat;t-'etude.attcn-
tive des maladies. Le Xtx'siècie,outre)o per-
fectionnement des procédés (amputations;'trai-
tf!)nentdcst)ernies,.)nétt)odesautopiastiq.ues,
découverte du ch)orofortne),.a créé des, ciassiti-
t'ation.jusqu'aiors très incomplètes.-Ennutre,
da)]S ces derniers temps, iaciururgie,.emprun-
tant aux sciences voisines, médecine, physio-
logie, anatomie pat))otogi_que, <;st arnyeeia.con-
naitre la cause d un grand.nombre de maladies
externes, leur nature, tenrs rapports.entre etics
et avcctes affections médicaics. Les'rechercttes
-modernes sur les germes, causes des maladies,
ont j)ousséiacturui'gie dans une nouvette voie,
cette de i'(t DéjaM.A-.t.uérin, en )8Hi),
.avait citerché, par son pansement ouatera de-
meure, a mcttrotes plaies a t'abridet'air. Le
<:))irurgienéc<~ssaistji'-t<;r,;en'inyentant;ies-pan-
s.'tnr;n:sai'~(;ide phonique,au sutdimé.at'acide

borique, a définitivement créé l'antisepsie, dont
on ne compte plus les merveilleux résultats.
Ces ~progrès de la pratique civile, la chirurgie
militaire les a égatement mis à profit. Cette
branct'e, quoique fort ancienne, n'a réellement
commencé d'exister d'une'façon sérieuse!qu'avec
A. Paré. Ses progrès, quoique plus lents, ont été
constants, et la façon dont elle est pratiquée main-
tenant ne laisse rien a désirer.De'nos jours,
la chirurgien'cstptusseutement un art manuel
c'est une' véritable science, dans laquelle le
côté théorique ne le cède en .rien à la partie pra-
tique. La première condition pour faire un chi-
rurgien une parfaite connaissance, de l'ana-
tomie l'enseignement des facultés repond a cette
nécessite..La pratique hospitalière, les concours
d'adjuvat, de prosectorat, de chirurgiens des
hôpitaux, font des praticiens de nos jours des
honunes habites et des savants.dont les travaux
enrichissent sans cesse ta science. -Cf. A. Paré,
c'
~te, en 7vot.Venise, 15(iM;)jonis,c<.f cA<-
;'MtY/te;)!oert)aave,.4/
Paris, t7HH;Ct)opart et Desautt,7~e.< w
c/ttrM)'
~'Mt't'e.s' e/ Londres, 1791; tioyer,
C't'H' )8)X; Oupuytren, C'
Né)aton,7'ntt'
)'M)Y/te~M
'Fessier: iiichet.– G. t!-r..tt C.HHtUHUfH ()Ksnuj-
MEN'rs HE). Les instruments de chirurgie 'da-
tent (les, temps les: plus reculés. Kscuiape se
servait du. fer et du feu. Nous n'avons pas
de trace de description de ces instrumcnt.spri-
mitifs.. Dès Mippocrate ii existait un véritable
arsenal clrirurgical (appareils pour luxations et
fractures, di)atateurs,specu)ums,ci;'steres,.cou-
teaux, lancettes, pinces, trépans, fers pour cau-
tériser,,etc.). Celse perfectionna.)a scie à am-
putation, les ciseaux, le cathéter, la sonde.
Ammonius invente un appareil, pour broyer la
pierre dans la vessie. P)us.tard Aretee invente
la sonde cesophagienno,(.a!ieu pose les règles
de certains ))andages. Ou v* au xv° siecie jusqu'à
(iuy de Chauiiac, on laissa la chirurgie de côté.
Arcuianus,de Padoue, invente dos iustrumcnts
pour extraire les corps étrangers du conduit
auditif, et des sondes, des bougies pour com-
battre les rétrécissements de t'uretro. Monta-
gnana, de Gradi, fait de ta seringue un instru-
ment presque parfait. Ambroise l'are relève la
chirurgie, mais n'invente' point d'instruments.
Au xvn''siecte Roger de Roonhuysen invente le
forceps. Au xvm'siecte se fonde l'Académie de
chirurgie. J.-L. Petit in.vente le tourniquet ;Garen-
geot, tactcf'qui porte son nom; Lafaye.perfec-
tionne les instruments dostinos-à ta cataracte;
Desan)t, le gorgeret de Harchettis et.'vutgarise
l'emploi des sondes en caoutchouc:–En.Angte-
terrei!rom()etd (I7SO) invente un.gorgeret.tittto-
tome et des te nettes à quatre branches. Enfin
le x)x" sièçle a vu des progrès bétonnants. Go
quidomine,c'esf«t'examen attentif, approfondi
des agents dynamiques et de leur action. »
(Lami).–Au'cuivre, :aufer,at'etain;dontou se
servait autrefois,.on asubstituct'a~ier,te mait-
lechort, l'argent. Chaque nouvette opération
appelle de nouveaux instruments ou tout au
moins des modifications d.'anciens. S'il.y a un
défaut .a si.gna)er,r.<~est trop .(te tuxe; rcar. tes
instruments son ).'de véritables objets d'art.et
leur prix, ne tes met pas t la portée de toutes
.tes bourses. –Chaque instrumentest décrit a son
ordreatphabétiqne.–))'.))..

(;tHKHKt.tK~. S. m..(vx fr. c;/ .!t/;W-
Stett,. Centre,.cet'M~/t'ett,
c~Mt'f/tett Yonne, cet'M.ftett;. Naine, c/fur~~N;
Morvan, c«'M~)e)t; gcnev;, eertf.s'tfM, c<')')f'/)e)t
–de e/<«'H Cetui;.qui fait profession de la
chirurgie, qui exerce la chirurgie.– « Liprovoz
de Paris.a pour.veu et ordonné que nu) cyrur-
gien, souffisans d'ouvrer de-cyrurgie, nepuist
atetier ne fereafetierpartui ne par autrui nul
.btecié,de quoi plainte doive venir a joustice,
quc.itnetefacesavoh-auprevostdei'aris.N )1
-~)<'(<«)'M..s'H)'/
.f<
garyt ung enfant de certaine btechurc qu'il avoit
eni'nndesesyeux.x(t
.La Fons.,<~o.< ;<).<. fiibt. Amiens.) Il Chirur-
gien-major, Voy.'MAjr.R. CAt)'u Aerit/M~'e
ou /<«t)f/ qui s'occupe des ban-
.d:) ges et détour appticatiou..)~ 6'A/u rf/~n~M)-
<<< qui s'occupe des dents, de la ma-
ct)oire.C/"n"Y/'eM.~<«'<

barbiers qu'pratiquatentcertames opérations
telles que la saignée. ~Arg. C/«ru;'f/
vieux, Savetier (beivau). ~Aufém.CAf'M'-
<)'/et))te, Femme qui connait la chirurgie.–«Je
ne sais que la mort de la pauvre chirurgienue
qui s'est tuée parce'qu'outui avait oté son
autant.~(/.e«;'ef<)fC/t.f/eC<'<)) dans
Lett. ««;<
~'e'fte, éd. Capma-s. T. ),
p.:i29.).–r.L.jjC't''t«'
siècie,dixct)irurgiensétaientattac))ésaia per-
sonne du roi, le suivantaia chasse et assistant,
comme ies médecins, a son lever, a son coucher
et a ses repas, tts partageaient, avec les apotin-
caires du roi, le privilège de tenir boutique ou-
verte a Paris. Le ~rex'ter « chef et
garde des chartes et privilèges de la chirurgie et
barberio du royaume », était conseiller du roi
le c/t<)'K)' suivait le roi t'armée:
tes i)uit autres servaient par quartier.~ti.-ARTS.
/.e C~M'M'e)t de village. Tableau d'Adrien
l!rau\ver,ata pinacothèque de Munich.
cu))n;)t(.)0ti): adj. 2 g. Il Syn. peu usité do

6/f'M''t/'C v

<:)t)KtAou(:MnU))t]A(t.A<;).Lacde)'Afrique.
at'E.deiariv.deC)ure,dont unechainede
montagnes le sépare, et il quelques kil. au S.-K.
detapointeS.duiacNyassa.Long.duK.au
S.:t30kii.:targ.Mkii.)testcoupepari~"
latit. S. Livingstono l'a visité en )85!).
cmmAX'Ancienne province de la Perse, dans
tisttHuecaucasique.cedéeàiaKussieparte
traite de Chutistan(tt!t~) et formant aujourd'hui
deux districts de la province. de tiakou: Che-
)tt~ 7.170 kii. car., ~H.~M'h.: ~/enf<-e<-
~
CHtSCMKOt' (At.KXAXORK SKMHXOWtTU). t7:)t-
18)0. Littérateur, marin et homme d'Ktat.
'Président de l'Académie russe (i80C),secrétaire
.du t'.onsei) do i'cmpire.amu'ai et ministre de
i instructiof) publique, de 't82i a 18~8. B'c-
~O))))a/<'e Mf;t't en trois tangues, t7U5,
~vo).:7')'(f<
<'M.o.e, t8U~, 2 vot. ouvrage ciassique en t!us-
sie, traduit en allemand, 182ti, 2 vol. in-S".
Trad. de Camp, Gessner, Tasse, etc.

C)))S))OLM (CAMOL)KK-JOXKS,M)STRESS). 18t0-
t877. Phiianttu'ope anglaise. Mariée a'un capi-
taine de t'armée anglaise (18M), elle s'occupa
constamment de l'amélioration du sort des pau-
vres, des émigrants et des cd'nvicts, soit aux
.tndes, soit en Australie,~ soit a Londres elle
était appetee't'/tttt/e f/e. t''o
;o<'w o/'(Ae yMO;~e <)~;VeiH~ou U'a
CM)SMHL.L (KDMOfu). 1670-t73~. Epigraphiste
anglais.tt parcourut l'Orient et devint ci'apeiain
dctareineAnnee)~7I).t)t
ft<;f' Londres, i728, in-f, recueil précieux con-
tenant l'inscription de Sigée, en caractères
boustrophédon. celle d'Ancvre. etc.; C~rnett
/)ero/CMW, poème sur la bataille de la Hoguc,
Oxford, t )'o;/«f;e.s' eif 7'M~Mte, t747.
CmSL);Mt!ttST OU CHtSHLHmST (tchisst-
heu!St). l.tOOti. Bourg d'Angtctërre, comte de
Kol~t. à 73kii.O--iS.-0.de Cauterbury, sur le
South-Eastern-)!ait\vay. Vieiiie église anglicane.
Camdenymouruten !6:Kapotéon)))s'y
retira en .).S7J, et y mourut a.Camden-House le
9janvier.)873.t)aéteintu)médanst'ëgtisede
Sainte-Mario: son corps est enferme 'dans un
sarcopt~age en granit; cercueil repose sur
un lit de terreapportee des Tuiteries.Résidence,
jusqu'en 187G.det'ex-impératriceHugénie.
<:)t)smmj)tST));xs ou (:mst;L))tjRST)t:KS.
s.m.pLSurnnmdonuéunmotnentauxbona-
partistes;acausedesmauifestationsqu'itsnrent
aChis)ehurstiet5aoûtt873ettel6marsl87t.
<:M)SSf:. La famille de Caisse'est'une des
vingt-sept familles t)istorique.du duché df.
Savoie. Htie date detlS:): le nom de Jourdan
))M<;n~ssn-figure daus un acte de donation a.
l'abbaye d'Auips. Elle porte ;M<'(t <<'or et ~e
f/MeM~<< MM ' de sable ~w~o.s'.<<' < 'gtfe~cx
~<'o<«tt)<~Mf la devise: t''<<)f.f
-/«)'(M)'/eo;)e.Kt)e possédait de nombreuses sei-
gneuries, avec droits féodaux. = Jean oEC.mssK,
chanoine de C'eneve. éveqno de Grenoble en
13~8. Conseiller du dernier dauphin do Viennois,
.Mumbert )t. il aida puissannnenta ia cession du
Dauphinéaia en t:!t:t,et'signa)'acte'de
cession. =ttodotp))e DKCttissË. son frère.
d'abord chanoine de Genève, puis évéque de
Grenoble en )f!: après ta mort de Jean, trans-
féré en m8:t sur le siège archiépiscopal de
Tarcntaise, assassiné en t:t8. au château de
Saint-Jacques, part'ic'rre de C.O!nbiou.=Aimoi)

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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