CHI GUI CHI 13 CM!KG ou CIIEN. s. m. Le huitième son de l'octave chinoise, rendu par la calebasse ou la .gourde ordinaire. Instrument de musique fait .d'une moitié de noix de coco dans laquelle sont implantés des tuyaux de bambou percés de trous. CMtNGACCOOK Personnage créé par Cooper et qui se retrouve dans plusieurs de ses romans. CHtKGALAtS, CHtKCULUS Yby. CtNGALAtS. CHtKC-KtXC. Province méridionale de la .Mandchourie chinoise, par 42°.lat. N., 127° long. E. bornée au N. par une barrière -de pieux qui la sépare de )a' Mongolie, à l'E. par la Coree, au S. par le golfe de Liaotong et la province du Pe-tchi-li, à l'O. par la Grande Muraille et le pays des Ortans. Sa capitale, Moukden' ou Ching-King, était le siège du gou- vernement tartare. Palais assez somptueux; tom- beaux des conquérants de la Chine. Le reste de la province est presque dépeuplé. On n'y récolte que du gin'sen', racine à laquelle les Chinois at- tribuent de grandes vertus médicinales. Mon- tagnes .fournissant des bois de charpente et de construction. Bestiaux. La plupart des fruits d'Eu- rope y croissent à l'état sauvage. G. Bx. t:MtB!GLKPt]T (tchign-gli-peutt'). 7,500 h. Y. de.nde anglaise, capitale d'un vaste dis- trict, à 55 kil. S.-S.-O. de Madras. Lat. 12° 41 5&" N. Long. 77° 37' 58" E. CMtKGOLO. s. m. XooL.–G.d'oiseaux, o. des passereaux, gr. des conirostrés, fam. des frin- gillides bec allongé, conique, assez pointu, a arête droite mandibule inférieure aussi haute que la supérieure ailes assez longues queue allongée, tarses, doigts longs, et ongles grands, peu recourbés. Petits oiseaux à plumage mou et serré, rappelant les bruants et'ayant les mœurs de notre moineau. Ch. à gorge blanche (MfMb-te/ua albicollis Lath), gris brun varié de roux et de noir toute l'Amérique .s. ma Gray, Amérique du Sud. M. M.
CIIINIAC DE LA BASTIDE (MATHIEU). 1739-
1802. Erudit français. ~tsi. tt«. /ra)tC., Paris,
1772, 2 vol., avec Dussieux (inachevé) ~Mser-
sur les Basques, Paris, 1786.
CHINiAC DE LA BASTIDE (PiMthM). 1741-1804.
Historien et érudit, frère du précédent. Président
du tribunal criminel de la Seine en 1796. Edi-
teur de l'Histoire des Celles de Pelloutier,
1770-1771, 8 vol. in-t2 ou 2 in-f'. Discours
sur la religion gauloise, 1769, in-t2; //M(. des
.capitulaires des rois de la première et de la
deuxième race, t779, in-8°, trad. de Baluze
Essai de philos. morale, 1802, 5 vol. in-8°.
CHtKtKE. s. f. Nom inusité de-la Quinine.
CIIIN'-KIANG OU CMEN-KtAXG-FOt]. Port
chinois ouvert au commerce étranger par le
.traité de Tien'-tsin (26 juin 1858); ville située
sur le Yang-tzé-kiang, à 150 mittës de son em-
bouchure, au point où lé grand canal se déverse
dans le neuve. Autrefois, position militaire des
plus importantes tes Anglais s'en emparèrent
en juittetl842. LesTaï-ping, pirates, t'occupèrent
de 1853 à 1857. Depuis que des villes nouveties
ont été ouvertes sur le fleuve, Chin'-kiang a
perdu plus de la moitié de son importance. U
n'exporte presque plus rien à destination d'Eu-
rope, mais beaucoup de pois, de metohs, d'huiles
et de soie grège dans les provinces chinoises.
On y importe: opium, 60,000 kilôs environ, valeur
30 millions de francs; cotonnades, 800,000 pièces,
7,500,000 francs; fer, 210 tonnes, et plomb,
30 tonnes, 600,000 francs; sucre, 1,050 tonnes,
7 millions de francs, qui ont payé aux douanes
chinoises 750,000 francs en moyenne de 1885 a
jgg7. Entré 1,300 steamers, d'un tonnage
de 1 million 1,300 bateaux à voiles (150,000).
Le consul d'Angleterre y remplit les fonctions
de consul de France. G. Bx.
CHtK-KOUKN ou NOUNG. Empereur de la
Chine, qui succéda à Fou-Hi, vers l'an 3218
av. J.-C. Les Chinois lui attribuent l'invention
de la charrue, de la médecine et de l'art d'ex-
traire le sel de t'eau de la mer.
CHtKOKtMKE. s. f. Voy. QmxoïDfNE.
cm! OISE. adj. Qui appartient à la Chine,
qui a rapport à la Chine ou à ses habitants.
« En 667 et 668, des armées chinoises traver-
saient déjà le Tibet et le Nêpat, pour descendre
directement dans l'Inde, où elles s'emparaient de
plus de six cents villes. » (E. Reclus, Ceo~r. nouv.,
vu, 9.) Qui provient de la Chine, qui est dans
le goût des ouvrages de la Chine. Cabinst chi-
nois. Des magots chinois. « De cet élégant
massif d'arbres exotiques s'élance un pavillon
chinois avec ses clochettes muettes et ses oeufs
dorés immobiles. » (Balzac.) Il Mus. Chapeau
chinois. (Voy. CHAPEAU.) ~t chinoise, A la
.façon des Chinois. Elle se coiffe à la chinoise.
(Acad.) )) Des yeux chinois, Des yeux à la chinoise.
Ses petits yeux chinois lancent de longs regards.
M"" de Girardin, Poés., Napoline,
)) Oottt'es chinoises, Petit spectacle d'enfants, qui
consiste à faire passer derrière un transparent
des figures découpées. Il Subst., Habitant de la
Chine. Un Chinois, une Chinoise. ~j s~ m. Par
dénigr., Original, homme bizarre. « Chinois,
amène les liquides. » (Balzac, Père Goriot.)
Il s. m. Langue parlée par les Chinois. « En
1821, Abel Rémusat publia ses BMmemh <
la grammaire chinoise et l'étude du chi-
nois fut complètement établie en France. » (J.-
J. Ampère Science e;t Onetti, p..26.) Il
Nom de petites oranges vertes d'un genre par-
ticulier, qu'on mange confites dans l'eau-de-
vie. F. L. !!XooTECHN.oM e/it)Mts, Va-
riété de ia race asiatique ou race de Syrie, sans
cornes, a toison très fine, à longs brins, douce et
d'un blanc. d'argent. La .variété dite n'a
que des rudiments d'oreilles. On a vainement
tenté de l'acclimater. Coc/tOM chinois (sus
asiaticus de Sanson). Crâne brachycéphale, front
large et plat à bord supérieur épais et presque
rectiligne. Sus-naseaux très courts, larges, unis
aux fronteaux en formant un angle rentrant,
presque droit; arcades incisives étroites, face
large et camuse, tête relativement petite, à
oreilles courtes, étroites, pointues et dressées
col court et épais, se confondant avec les joues
pendantes. Corps court et cylindrique. Membres
fins, taille petite, soies peu abondantes, de cou-
leur uniforme ou mélangée blanc, noir ou roux,
peau pigmentée ou non. Ils produisent surtout
de la graisse très précoces. Cette race
s'étend sur le Céleste-Empire, la Cochinchine,
Siam, le.Japon, certaines iles de l'Océahie. Ces
cochons furent introduits en Angleterre et en
France au commencement de notre siècle on
les appelait cochons chinois, de Tonkin, siamois.
D'après Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, le C/MM-
AtHy, ancien livre chinois, établit que la domes-
ticité du cochon remonte dans l'extrême Orient
à quarante-neuf siècles. La race chinoise a été
croisée avec diverses races d'Europe. M. B.
Il CniNOts (LES). Comédie en quatre actes et en
prose, de Regnard, représentée en 1692.
cmxOtSEtt v. a. Néoi. Donner la forme chi-
noise à un mot. « D'Jenguiz-Khan n'est
autre que Gengis-Khan barbarisé et chinoisé, il
l'imitation de M. Augustin Thierry. » (Th. Gau-
tier, 7/t~. de <'?;-< draw., 1" série, 44.) Rendre
Chinois ou semblable aux Çhinois. « Les Chi-
nois ont fini par chinoiser les Tartares. )) (H. de
Balzac.)
CMtKOtSEtHE. s. f. Communément, Objet d'art,
bijoux et meubles de la Chine.
Fig. et par plaisant., Action, parole de Chi-
nois, bizarrerie, extravagance. Dire, faire des
chinoiseries. Il ART. Inventeurs de la porce-
laine, les Chinois se sont efTorcés de produire en
émail toutes les couleurs de la nature; ils ap-
pellent les porte-bouquets de couleur bleue
Vases célestes, et ceux de couleur grise Vases
du ciel après la pluie, de même que les pièces
en porcelaine rouge se nomment Sang de bœuf,
sang de poulet, aubergine ou foie de porc, selon
que l'émail rouge se rapproche des matières
citées. Les Chinois ont fait, pour leur usage, des
meubles aux contours capricieux, qu'ils incrus-
tent de nacre ou d'ivoire; quelquefois même ils.
les recouvrent d'une épaisse couche de laque
dans laquelle ils figurent les ornements a l'aide
de nacre finement découpée, ou bien ils font
ressortir sur les fonds rouge ou noir des pay-
sages ou des scènes d'intérieur peintes en or
mat rehaussé de pierres précieuses; tels sont
les meubles de Chao-Ching et de l'éking d'au-
trefois, comme a Ning-po et dans la province du
Fo-Kien'n, les meubles sont en bois de santal
ou d'ébène, de palissandre ou de thuya, sculptés
avec soin et découpes si finement qu'on les di-
rait faits de' dentelles. Ces spécimens de l'art
chinois sont très rares dans les collections eu-
ropéennes. G. 1!.
Tout un monde de rotin,
!)c satin,
Trésor de.chinoiserie.
Am. Pommier, Cott/tcM~, p. 305..
CtHKOLËtKE OU CHMOUKE s f Yoy. LEU-
COL.
CHtKOK. s. m. Gros tas de pierres dans les
champs, dans les vignes.
CMtKOK. 6,096 h. V. de France (Indre-et-
Loire), ch.-). d'arr., par 47° 10' 7" latit. N.,
2° 5' 56" iongit. 0. entre 33 et 104 m. d'altit.
sur la rive dr. de la Vienne, aM. de la Loire,
ch. de fer de Tours aux Sables-d'Olonne, a
46 ki). S.-O. de Tours et il 279 kit. S.'de Paris.
Tribunal civil, éollège, chambre consultative
d'agriculture. Grains, vins blancs de première
qualité, fruits cuits pour l'exportation, prunes
pour la table, abricots recherches. Vannerie. Si-
tuation des plus pittoresques sur une colline
couverte de vergers, regardant la triple vallée
de i'tndre, de la Vienne et de la Loire, et do-
minée par trois châteaux entoures d'une seule
enceinte, ancienne forteresse aujourd'hui ruinée,
bàtis du xi' au xv siècle par Thibaut le Tri-
cheur, Henri H d'Angleterre et Charles VII de
France. On voit encore la tour où fut enfermé
Jacques de Moiay. Trois églises remarquables
Saint-Mexme, fondée par Thibaut le Tricheur,
intéressants débris des x° et xf sièclés; Saint-
Maurice, eievéepar Henri II d'Angleterre; belles
parties ogivales des xn* et xtu" siècles Saint-
Etienne, bàtie au xv° siècle par Jean de Bernard,
archevêque de Tours, et Philippe de Commines,
gouverneur de Chinon, dans le style gothique
uamboyant on y montre la pierre tombale de
saint Mexme et sa chape. Ville considérabte
au V siècle, elle existait avant l'époque romaine.
Possédée par les Visigoths, elle tomba entre les
mains de Ciovis après la défaite d'A)aric, et
'resta aux rois de France jusqu'à Chartes le
Simple. Thibaut le Tricheur s'en empara alors,
la fortifia et l'agrandit, et de 964 à 1044'Chinon
resta dans la famille des comtes de Blois, pour
passer de là dans celle.des comtes d'Anjou, de-
puis rois d'Angleterre. Henri II d'Angleterre y
mourut. En 1205, Philippe II Auguste s'empara
de Chinon après un an de siégé. Charles VII s'y
réfugia en 1428, y convoqua les états généraux
et y reçut Jeanne d'Arc. Louis XI donna Chinon
en apanage à sa mère. Plus tard, cette ville fut
engagée pour 13,333 livres à Henri de .Lorraine,
duc de Guise Richelieu l'acheta pour 119,320 li-
vres, et la fit ériger en duché en sa faveur.
Le souvenir de Ràbetais est resté attaché à Chi-
non, quoique ce céiëbre écrivain ne soit pas né
dans la ville même, mais dans la commune de
Seuilly, qui en est voisine, sur le fief de la
Devinière. An'om~. 7 cant. /tM~e-/}M
Bott)'t?tfet<, C/iMoH, Me-/}ouc/)Ctr Langeais,
/!tc/te S(!tm 87 comm.; 1,661 kil.
carr.; 84,262 h. Cent. 13 comm. 15,238 h.
CHINON-LA-MONTAGNE. Nom de Chateau-
Chinon (Nièvre) durant ta première République.
CHtKOKAMtDE. s. m. C~HSOS.aAztiS. 'Corps
cristaitisabie, produit par l'action de l'am-
moniàque sur la chinone.
CHtKOXÈ.S foUCHttVOYLE.S. m. CSSiiSQs.
'Corps.obtenu par action de l'acide sulfurique et
du peroxyde de manganèse sur l'acide quiuiquë.
Cristallisable, volatil, soluble dans l'eau bouil-
tante. Sa vapeur fait couler des tarmes et laisse
une arrière-odeur comme le chloré et l'iode.
CH)KOK)OCE. adj.– Acide chinonique
C~HSO~.HO. Corps noir oxydation de la chi-
none en solution, traitée par la potasse caustique.
<:HtKOOKS (tchi-nouks'). Famiiie presque
éteinte de tribus indiennes répandues autrefois
sur la Cotombia, de son embouchure aux Grandes-
Dalles, confinées aujourd'hui sur la côte N.-O.
de l'Amérique du Nord. Leur langage, mélangé
de français et d'anglais, a formé ieJ cA;-
noo&, langue commerciale dont un dictionnaire
a été publié par George Gibbs.
CMtXO~ATtKE. S. f. Voy. AKtCÎXE.
CIIINOVATIQUE, CHIXOttXE, CUtKOttOtJE
Voy. KfNOYINE.
CtUKOHEK. v. n. (allem. sc/tenA'eM, verser;'t
boire). Faire godaille. Vx. Il Activ. « Voyant
qu'elles prenoient plaisir à chinquer du vin
d'Arbois. » (;)Vew. de ~ttM; T. IV, p. 195,
Lacurne.)
cmxouETTE. s. f. Dans le Doubs, Petite
bouteitie d'un demi-iitre environ.
CHtXStJRAH. Voy. TcmxsOURAH.
CHtKT. s. m. Toiles de coton des Indes Orien-
tales, propres à être imprimées C/t. séronges,
C/t. M~ntntodes, Ch. broad, C/t. surat.
CHtKTREmL (AfiTOtXE). 1816-1873. Peintre
français, éieve.~d.s Corot. Modalité 1867.