42 CHI CHI CHI coq de bruyère, des tourterelles et des faisans en grande quantité, décrits par le R. P. David. Parmi les passereaux, il convient de citer les gobe-mouches, la grive violette, l'engoulevent et le martin-péclieur. /}e/)~/e~. Les ser- j pents sont peu nombreux en Chine; une seule espèce parait venimeuse; elle se rencontre dans les provinces méridionales: c'est le serpent naja. )~ T~oi'Mom. –Peu de pays au monde sur- passent la Chine en ressources ichtyotogiques; poissons de mer l'esturgeon, le requin mar- teau, qui se mange dans les villes du Sud, la raie, le potynOne, le stromatée, les soles, ma- quereaux, muiets, rougets, aloses et anchois; la · morue n'y parait pas. Les poissons d'eau douce abondent également la carpe, le hoang-yu ou poisson jaune, sorte d'esturgeon qui, dit-on, pèserait jusqu'à GOO livres; les goujons, )e pifan, poisson de rivière sans arêtes; des poissons rouges, chétodons, ophicéphateset, enfin, le toyu u ou poisson mandarin, produit presque exclu- sivement par des moyens artificiels. On ne sau- rait au reste refuser aux Chinois un talent tout particulier pour la pisciculture. !) C<'tts
cés et mollusques. Les crustacés et les mot-
lusques ont été décrits en partie par le doc-
teur Cantor, qui a classé jusqu'à 88 espèces
d'huitres.
rempireduMitieu'ett'extrêmediversité de ses
latitudes, on comprend que la flore chinoise
soit une des ptus variées; matheureuscment elle
est peu connue et nous ne citerons que les fa-
mittes aux nombreuses espèces graminées, li-
liacées, musacées, amenées,orchidées, urticées,
rosacées, légumineuses, rhododendrées, coni-
.fèresetpatmiers.
.qui traite de l'art militaire date du vi' siècle
avant notre ère. Avant d'avoir reçu des leçons
de l'Europe, les Chinois, dit l'authier, pour for-
mer une armée en bataille, devaient iui,donner
la rondeur du ciel et la forme carrée de la
terre. Aujourd'hui l'armée comprend deux par-
ties f les Tartares, infanterie, cavalerie et ar-
tillerie, armés inditTéromment de flèches ou de
fusits,.)os meilleures troupes de t'empire, dont
10,000 soldats forment la garde .particulière de
l'empereur, Ils résident dans la capitale de cha-
que province, sont commandés par un générai
tartare et cantonnés en dehors des murs de
toutes les villes importantes, par groupes de
1,000 ou de 500 dans des camps retranchés;
2° l'armée de chaque province, composée de
JO,000 soldats chinois, infanterie et artillerie,
sous les ordres du vice-roi qui, en outre, peut,
.en temps de guerre, lever des mercenaires
jusqu'au double de ce contingent régulier.
MARiNE. La marine. chinoise, maritime
ou fluviale, dépend du ministère de la guerre
elle comprend 4 'amiraux, 16 vice-amiraux,
18 contre-amiraux, ~0 majors, 50 capitaines de
vaisseau et beaucoup d'officiers subalternes. La
marine de guerre a été créée avec le concours des
Européens, après l'expédition anglo-française de
18CO.La navigation fluviale est très importante,
et il y a pour ta commandor.des officiers de tout
grade, sautées amiraux; elle est chargée de la
police des fleuves et des rivières, et plus parti-
culièrement de la recherche des pirates.
Indépendamment de l'arsenal d.; Fou-tchcou,
dont la création est due à deux officiers fran-
çais, MM. Gicque) et de Seconzac, il existe à
Wampou (rivière de Canton) un petit arsenal,
le premier construit en Chine. A citer encore
ceux de Shang-haï, de Nan-king et de Tientsin',
tous de création récente et dont la direction est
partagée entre des ingénieurs européens et des
mandarins militaires chinois. A Nan-king est
une fonderie de canons. La forme des jon-
ques de guerre ou marchandes rappelle celle
des navires de haut'bord usités sous Louis XIV.
Dans ces dernières années, la Chine a acheté
ou fait construire à l'étranger des navires cui-
rassés.
URAUX-ARTS. Les monuments les plus
anciens ont presque toujours été élevés par les
empereurs pour perpétuer te souvenir, des
grands hommes. Ce sont des portiques à trois
ouvertures, sur te fronton desquels sont écrits la
date de leur construction et un résumé bref du
fait qu'ils rappellent; d'autres ressemblent à
des menhirs; le plus grand nombre sont des
.tombeaux construits en fer à cheval, devant les-
quels sont rangées avec symétrie de longues
FLORR. Si l'on considère l'immensité de
ÂRMÉK. Le plus ancien ouvrage chinois
files d'animaux et de personnages en costume
de cour, qui ont été taillés dans des blocs de
granit. On remarque à Péking le Temple du
ciel, la pagode des Lamas et ta Grande Muraiite
.(Voy. CE MOT). Architecture.- Les constructeurs
chinois donnent à leurs bâtiments de grandes
et massives proportions; la forme pyramidale
est obtenue par une série de toits dont les an-
gles relevés sont ornés de dragons ou de phé-
nix. En général, tous les édifices sont peints en
rouge. ~j Petm<«t'e. Les artistes chinois se
recommandent par certains procédés mécani-
ques de préparation et d'application des cou-
leurs ils n'ont point l'idée des. ombres ni des
effets de lumière, teur couleur n'est jamais
fondue, les lignes sont dures et les composi-
tions manquent de perspective. La supériorité
éciate dans la représentation des fleurs, des
fruits, des oiseaux. ~eu~tto'e. Les artistes
chinois n'ont jamais représenté le nu. Le rendu
de la ligure humaine est souvent expressif.
~/tMt~)fe. La musique est connue en Chine
depuis 3,000 avant J.-C. Le plus grand musicien
des temps antiques est un des ministres de
l'empereur Houang-ti (2697 av. J.-C.); ii s'appe-
lait Lin-iuen; c'est ')ui qui le premier établit la
division de l'octave en douze tons et demi divisés
en deux classes les sons graves et les sons aigus
tes intervalles musicaux de ces douze tons et
demi n'étaient que ie résultat simple de la pro-
gression triple partant de l'unité jusqu'au nombre
I77.M7 (Voy. MusfQUE). Les instruments de
musique chinois sont ie gong ou tam-tam, les
cymbales, la ftùte sans clef, le flageolet, dés
petits violons à deux ou quatre cordes, ip luth
horizontal, dont on joue à l'aide de petits mar-
teaux, des guitares réservées aux femmes et
aux'aveugies; une sorte de hautbois, des petits
tambours, et toute une série de clochettes et
de timbres uniquement réservés aux cérémonies
religieuses.
THÉATKH. C'est par le théâtre que les
Chinois enseignent au peuple les mythes, les
traditions et l'histoire. Les auteurs dramatiques
sont nombreux et les sujets des pièces sont le
plus souvent tirés des guerres féodates qui ont
marqué la période des trois royaumes, ou bien
ont trait a. l'histoire de la secte de Tae. Depuis la
dynastie des Ming, le vieux répertoire est toujours
en usage, et un lettré se croirait déshonoré s'il
ne connaissait pas par cœur toutes les pièces
dont il se compose. Xous citerons, entre autres
la r<'a)Mmt~)Yf de Yochéou, écrite par Yopé-
tchouen' llistoire du cercle < c~tte, par Li-
hing-tao la Pa dit ciel, par un auteur ano-
nyme, est une des pièces les plus estimées du
répertoire; le So)tge< par Ma-
tchi-youen' L'instruction publique est très
répandue en Chine, où la gloire ia plus ambi-
tionnée est d'obtenir le brevet de iettré. fi n'est
pas de petit hameau qui n'ait sa pagode, où
toujours une salle est affectée à l'école. Le
cours, fait par un vieux bachelier, est suivi par
les jeunes gens des deux sexes. Le mode d'en-
seignement est la lecture à haute voix des ca-
ractères simples, que tous les élèves répètent
ensemble. A i'âge de dix ans, les filles quittent
l'école; les garçons se divisent par classes et
les premiers sujets sont envoyés au chef-lieu,
où l'instruction devient individuelle, jusqu'au
moment où l'élève est capable de passer son.
premier examen; alors les études deviennent
personnelles, et les candidats reçus sont aptes
à remplir toute fonction publique.
LANGUE. La tangue chinoise, une des
plus anciennes qui soient connues, est essen-
tiettement phonétique. Kiie se compose de carac-
tères, au nombre d'environ tt,000, qui s'écri-
vent dans le sens vertical en commençant de
droite à gauche; pour les titres et les enseignes,
on peut les disposer horizontalement, toujours
en observant le même ordre.
LITTÉRATURE. La Chine est, de tous les
pays, celui qui a conservé les annales les plus
anciennes relatives à son histoire politique et reli-
gieuse, et l'on cite, parmi les livres les plus
précieux, cinq ouvrages que Uon dit avoir été
écrits plus de deux mille ans avant notre ère,
et qui, depuis (vf s. av. J.-C~), ont été l'objet
de nombreuses copie;), extraits et commentaires.
Ce sont les ÛM-Atm~ (cinq livres sacrés), qu'on
nommait 1° V'-A'tng, attribué & Fou-chi;
2° CAoM-tt): te plus vénéré, attribué à Confu-
cius: 3° C'At-Ams, livre des vers de Confucius;
4°Z.t-M, mémoriai des cérémonies, du même;
5"rc/ttMM'-
doit encore le ~.MeM'u, ou livre des sentences,
et le ya-c/iM,où sa doctrine est exposée. La.
Chine compte, en outre, un grand nombre
.d'historiens, parmi lesquels.: Kiao-ché, Mon-ché,
Chon-ché.Ché-ché.Téfen' et Titéou-tché, et
des dramaturges, comme Chang-tchong-hion',
Kao-wen'-siéou et Li-hing-tao (Voy. CKS xo.os).
L'empereur Kienlong ordonna, i) y a cent
ans; de faire un recueil des traités les plus
intéressants. De i 773 à 1818, il formait 78,000 vo-
lumes.
l!t))h)OG))A['H[)'Les missionnaires et les jé-
suites sont les premiers, après Marco Polo, qui
nous'aient donné des notions sur les livres chi-
nois. /)e aeoorap/it~tte et c/M'otto~o-
gique de ~'e))t~t)'e de Chine et fie Tartarie,
par le R. P. J.-B. du llalde, de la Compagnie
de Jésus, 4 vol. in-4", très rare; ;t/emot'f'es con-
certtott l'histoire et les sciences des C/'tMO/s,
par-les missionnaires de Pékin, Paris, 1776-1816,
16 vol. in-4"; de Mailla, //t.! de la
C/tt'te, trad. du ?'o)t~-A'te)Ut'KaMo-mOM, publiée
par l'abbé Grosier, Paris, 1877-1883, 12 vol.
in-1"; le P. Amyot, .de~ CM'tOM pfOtfff'epar~esntOtHtMeHi. mémoires concer- nant les Chinois; du même, Abrégé cAfOMO/o~t- que de/i M de <'enfptt'ec~t)t0t.')' ( Abel Rémusat, /)e.!C/t de la Chine, dans ses A'oufeau. 'nfe'/at~M; Ed. itiot,7Jtci )t0);s' et modernes de.!t'tMe.!de/'eHtpt;'ec/tt)tO &'<)fdes sur les ~ttetett.! temps de ~'e)M/j<)'e e/tt- HOf. Nouveau Journal asiatique, 1° série, T. Vi et VU, 1845-)846; yAe C/it)te /{epo.!ti07' Can- ton, 1833-1851, 20 vol. in-8°, recueil important alimenté par les travaux des missionnaires an- glais, très rare; CAt?tese~)/ceMMt; Shanghai, 18M-1850, 4 vol. Journal of the A'or C/tt)t(t tMiie/t o/' /!o!/ asiatic Society, Shanghaï, très rare; l'abbé Hue, Souvenirs. d'un voyage dans la Tartarie, ~e 7'tte< et la ChtMe peHdt~t les années 181-i a 1816, Paris, 1852, 2 vol.: le C'/)~sita)tMt)ie en Chine, par l'abbé Hue~ Mau- rice Frisson,jE Paris, 1866; 0. Girard, Vie tfu&f/Me et privée des Chinois anciens et «tode<')te. Paris, 1869, 2 vol. in-8"; l'abbé Arm. David, Journal de mo)t troisième voyage d'e;c;~ora dans re))t- pire chinois (1872-1874); Paris, 1875,2 vol. in-12 J. Thomson, ~o'/a~eett Chine, Tour du monde, vol. XXIX et XXX; d'Hervey de Saint-Denis, ~/etHOtfe SMr ~e de la C~iMe cen- trale et )nertdto?ta Mémoires de la Société d'anthropologie, T. XII, 2' part. F. von Bisch- ofen, Neueste /}et.s'eH )Mtd ~OMC/tKMjyett Mt C/tttta, Mittheilungen de Petermann, 1869, in IX, du même, C/twa, E~e~KMse émette)' /!eMC)t Berlin, 1877-1878, 2 vol. in-1", avec cartes; Va- silyer,7/ts le recueil de Korsch, en russe; Emile Hocher, la ffOt)Mtce c/ttKOt.fe de ft Piasetskk, t~ot/age en CAtMe en 1874 e( 1875, en russe; traduction des œuvres de Confucius, CufSM'! M«eraiM?' siiticx, par le P. Zottoli, de la Com- pagnie de Jésus, Shang-haï, 1879, fini en 1883. 5vol. in-8"; cet ouvrage est précieux pour l'étude de la langue chinoise et la connaissance de la philosophie. Nous en dirons autant de la Grammaire et du Dictionnaire chinois du H. P. Perny, provicaire de Chine, Paris; 1869. Consul- ter surtout le recueil de tous les livres parus sur la Chine, fait par Cordier, uadentecunt du si- nologue. G. B-x. Arg., Aller a la.Chine, Crier dans les rues Vieux habits, vieux galons! ()U- gaud.)– Pour « aller en Chine )), Allusion & la lon- gueur des tournées quotidiennes des marchands d'habits.
CMtNER. v. a. (de Chine). Donner à une étone des couleurs ou des dessins a la manière chi- noise. Il ne s'emploie guère que dans cette phrase Chiner une étoffe. Voy. CmNACt:. « Tout un étalage d'hiver aux couleurs bariolées, chi- nées, rayées. » (Em. Zola, Au ~ot~eut' des Dame. !.) !j Jargon. 'Critiquer Je crois que tu me chines. Il v. n. Argot. Aller en quête de bons marchés.
CMtKEtiK. s. m. TECHN.– Ouvrier qui dispose la chaine des étoffes chinées. Il Arg. En généra), Travailleur. « 11 y a chineurs et chineurs. En argot, Chineur signifie Travailleur, et vient du verbe Chiner. Donc, les ouvriers en général sont des chineurs.))(J.Hichepin, p. 300.) Spécialement, Marchand d'habits ambulant. Voleur qui vend du doublé pour de l'or.
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