CHI CHI i CHI ii ditions les plus avantageuses les relations de commerce et de bon voisinage que le présent traité a pour objet de rétablir entre la France et la Chine, ie gouvernement de la République con- struira des routes au Tonkin et y encouragera la construction de chemins de fer. Lorsque, de son côté, la Chine aura décidé de construire des voies ferrées, il est entendu qu'elle s'adres- sera a l'industrie française, et le gouvernement de la République lui donnera toutes les facilités pour se procurer en France le personnel dont elle aura besoin. H est entendu aussi que cette clause. ne peut être considérée comme consti- tuant un privilège exclusifen faveurde la France. CuMMKRCËMAHfnxË.–Lecommërce maritime de la Chine s'étend sur une côte ayant plus de 5,000 kilomètres de développement. Dans les dix- neuf ports de la côte, des îles ou des fleuves, ouverts aux Européens par les traités de 1842 et de i85S et par les conventions qui les ont com- plétés, le mouvement généra) du commerce ma- ritime fait par les Chinois ou par les Européens, dans les ports où les étrangers sont admis,'est (t'environ 1,900,000,000 de francs répartis ainsi qu'i)suit(P" iaels) t'OHTS ))IPORTAT)ON EXPORTATtOX Niou-tchouang. 4.530.000 3.652.000 Ticn'-tsin' 22.400.000 t.9.-t5.000 Tchi-fou. 7.700.000 3.248.000 1-tchang. 258.000 U00 35t.000 Han-kMw. 16.200.000 20.24t.ooo Kiou-kiane. 3.~0.000 7.800.0QO .Wou-hou. 3.9:}.ooo Ma.380 0 Chin'-kiang. 13.000.000 77-t.OOO Shang-hai. 20.MO.000 3f.d36.000 Xing'-po. 8.200.000 4.900.000 Wen'-chaow. 262.000 ot.200 Fou-tchcou. 5.650.000-' 10.400.000 Tant'-soui i.550.000 2.085.000 Ta-kaow. t.720.060 2.0M.OOO A-mouy. 6.200.000 2.850.000 Soua-taow. H.350.000 6.056.000 Canton. 8.900.000 d7.035.000 Kitin'-ehaow. 825.000 551.000 Pack-hoi. lUS.OOO t3t.t00 Dans ces chiffres la France seule est comprise pour environ UO millions à l'importation et 17 à l'exportation, ainsi qu'il résulte du tableau ci-après, relevé dans la statistique générale pubiiée par la direction des douanes en 1886 IMPORTATIONS EN FRANCE Désignation des mnrchandtaes. Poids en ki!og. Vtdcura act. Soies et bourre de soie. S.249.M8 56.678'H2 Thé. 2.837.303 i0.8:'7.38C Tissus.passementerie. 78.443 5.89t.385 Musc. 1.109 3326.400 Peaux et pelleteries brutes. I..697.56S 3.053.218- Tresses ~u nattes de paille d'écorce. 560.980 1.83t.783 Cordage'de sparte. 165.422 1.323.376 Tabletterie d'os, decornc, etc. 158.673 -1.269.384 Chanvre teiUe. 865.6SO 865.626 Porcelaines. 157.66t 694.017 KoiïdeeaHe. 3U.425 512.153 .Camphrebrut. 2Jt.06t 375.804 NattcsdeChine. 225.6-45. 304.621 Cheveux non ouvres. t4.010 .2)0.150 Joncs et roseaux bruts. 254.586 165.481 Tota). "87.258.896 MoxK.UES. Tsien'n de cuivre (sapèque), 200 = 1 franc en-moyenne; Ii poids d'argent == 0 gr. 036 10 )i = 1 feun'n (candarin) = poids d'argent 0,36; 10 feun' = 1 tsien'n d'argent (mèce) = 3,66; 10 tsien'n = 1 leang (tael) = 36°',6t d'argent. Dans le commerce on emploie la piastre mexicaine qu'on sert au taux moyen du jour..L'or n'est pas monnayé et ne sert qu'à la fabrication des vases ou des bijoux. ENVIRON 90 HILDOXS S INDUSTR)E.–L'industrieséricicoieetictissage des cotons sont, avec l'industrie céramique, les seules qui soient florissantes. Les Chinois fabri- quent également des laques fines et communes et sont remarquablement habiles dans les ou- vrages de menuiserie et d'ébénisterio. On peut encore citer la fabrication du bronze et des cuivres ciselés du Yunnan' et du Kouang-tong, et cetie des cuivres cloisonnés de Péking et de Shang-haï. Le papier et l'encre sont aussi deux industries importantes, la première, surtout, dans le district de Chao-chao-fou, province du Kouang- tong,avecdesdéchctsde soie et-de coton ma- cérés longtemps et battus en plein air. Nan-king produit les encres les plus estimées, fabriquées avec des os calcinés et du noir de fumée, par- fumées au musc ou au camphre, suivant qualité. AGRICULTURE.- Le peuple chinois est un des mèilleurs agriculteurs du monde il arrive à obtenir deux, trois et quatre récoites annuelles- La charrue et tous les instruments aratoires sont connus des Chinois depuis la plus haute antiquité plus d'un empereur a labouré les. champs; une cérémonie, qui estencoreen usage, rappelle cette tradition. C'est la fête du Prin- temps, où l'on promène dans chaque ville un buftle couronné de fleurs, qui porto sur son dos un ouvrier des champs. Les Chinois connaissent l'art d'engraisser les terres peu fortes et se ser- vent des mêmes engrais que nous dans les ré- gions plainiéres; dans la montagne ils taillent des plans où ils cultivent les arbres fruitiers. La culture du riz est la plus importante. Le riz se récolte partout dans les provinces méridio- nates.))7'e.–Le'théestcu)tivéaunorddu Yang-tsé-kiang jusque dans les régions voisines de Nan-king et dans toutes les- provinces du Sud. Le Fo-kien' et le Kouang-toung en four- nissent la plus grande quantité. ~) Soie. Par- tout où le- mûrier pousse sans grande culture, on élève des vers soie; c'est surtout autour des grands lacs que l'on trouve les magnane- ries les plus importantes, dans les provinces du Kiang-nan', du Hou-pé et du Hou-nan'. !j Co<0)t. Dans les-provinces où le climat ne permet pas de faire deux récoltes de riz/on plante dans les rizières des cotonniers que l'on arra- che en hiver. Toutes les provinces du Nord sont dans ce cas. Sur les plateaux se cultivent les poiriers, les châtaigniers, i'oignon, le chou et, dans les lieux humides, le nénuphar, dont on mange la racine et la graine; sur les collines, ié camphrier, le poivrier et le cannellier, le bambou, dont la tige fait des meubles, des EXPORTATIONS DE FRANCE Désignatiou des mucchund(se3. ~oida ea knog, Valeurs act, Tissus, passementcries et ru- bans de coton. 1.504.08 C.8t7.6t6 Vins. 1.4H.800'. 1.301.741 Boutons de passementerie et autres. 183.316 1.039.974 Epices.préparées. 2t7.186 866.226 Fils de toute sorte. ~~?1 83S.230 -Outils etouyragesonmetaux. 1.1(7.507 718.70U Horlogerie. 558.772 Bougiosdetoutessortes. 57.86t 109.83C Médicaments composés. 102.406 '5t3.080 Tabacen.poudre. 8t.2t8 408.631 -Teinturesderiveesdttgoudro)t 3t.2C3 M9.923 Rubans de laines, tissus, pas- sementerie. 22.730 354.Mt Couleurs. 2t6.836 23R.057 Chaussures. 4.838 147.559 Autres articles. 3.644.9CO Tota). 1C.832.G55 cordages, des tuyaux, des chapeaux, dont la feuille fait des vêtements,et dont on mange les jeunes pousses. Les autres cultures sont le- maïs, le china-grass, plante textile; le tabac, le ricin, la rhubarbe, l'aubergine, le safran, l'in- digo et le chanvre. Les essences principales sont le palmier, le chêne, le teck, le sapin, le peuplier et l'arbre à cire. Dans certaines con- trées la culture est poussée' si loin qu'on voit au milieu des fleuves des récoltes flottantes sur ErfVtHONl7Mt).HOXS des radeaux recouverts d'une couche de terre où poussent des légumes de toutes sortes.!) Il Fruits. On trouve en Chine presque tous les fruits de l'Europe des pèches à Canton, à Fou- tcheou et à Shang-haï, des prunes dans lé Fo- kien', des abricots dans le Nord et du raisin à Tien-tsin, des oranges partout; en outre de ces espèces, le pamplemousse, l'ananas; la banane, )e ti-tchi, le loung-yen, la goyave et la mangue, et en général tous les fruits des tropiques. CtOLOGiK. La classification des terrains n'a pas encore pu être t'objet d'une étude sé- rieuse a peine peut-on voir ça et là quel- ques carrières de pierres à construire. Les mé- taux précieux ont été trouvés à peu de profon- deur un examen rapide a conduit a conclure que tout le Sud est un terrain de formation volcanique, tandis que le Nord et une grande partie du Centre sont des terrains d'alluvion. Le lettré Meou, de ta dynastie des Song, nous apprend que dans les districts de Pou-eut-fon, (Yûnnam),itexiste des puits qui vomissent des flammes de dix ans en dix ans et quelquefois de siècle en siècle. Il yen aurait eu encore dans le Chan-si, et toute la partie septentrionale de la Chine est très sujette aux tremblements de terre jusque dans tes provinces du Tcho-kiangctdu Fo- kien. En 167'j, 300,000 personnes périrent à Péking des suites d'un tremblement de terre. Le Hoang-tou, ou terre jaune, designé par ttisch- ofen sous le nom allemand de Loss, occupe surtout les provinces du Nord. Comme les for- mations analogues des bords du Danube et du Rhin, ce ne serait qu'un amas de poussière ac- cumutée pendant des siècles par le vent du nord. C'est une terre jaune brun formée d'un mélange de sable, d'argile et d'éléments cal- .caires d'une grande fertilité. M)NÉKAt.OG)H.–Les montagnes de la Chine ren- ferment de l'or, de l'argent,'du fer, du cuivre, du nickel, appelé du cuivre blanc, de t'étain, du mercure, du plomb, des marbres de toutes cou- leurs, du cinabre, des lapis-lazuli et des pierres précieuses. Le meilleur or de la Chine se trouve dans te Yunnan', aux districts de Li kean-fou et de You-tchang-fou. L'argent provient des mon- tagnes de Zze-chuen; le mercure, du Kouang-si. Les mines de charbon de terre sont abon- dantes dans tout l'empire. Les plus riches sont celles du Chen-si, du Chan-si, du Pé-tchi-ti, du Yunnan' et de Formose. Le sel est extrait principalement dans le Zze-tchuen de nappes souterraines; on l'exploite aussi dans les salines du Pé-tchi-li, mais le plus souvent le sel pro- vient des marais salants. FAUNH. –La Chine a beaucoup de buffles; les chevaux sont rares, sauf dans les pays tribu- taires, principalement la Mongolie; les bœufs servent à la fois de bêtes de somme et de mon- tures. On voit dans le Nord des 'troupeaux de moutons et beaucoup de chameaux à longs poils, des ânes, beaucoup de porcs, chèvres, vo- lailles et surtout des canards élevés dans les pe- tites criques; l'abeille, le ver à soie, la salan- gane ou hirondelle de mer, dont le nid, fait avec une sorte de fucus, est un .comestible très estime des Chinois, tt y a plusieurs variétés de chiens, dont une comestible. Le chat vit à t'état sauvage. On compte de nombreuses espè- ces de rongeurs quetques-unes multiplient au point de devenir un Héau; les gerboises,' les polatouches, les écureuils, les loutres, les mar- tres et les castors se rencontrent dans les forêts. L'éléphant, le rhinocéros, le tapir, la panthère et le léopard habitent les parties occidentales 'du Kouang-si, du Yunnan' et du Xze-tchuen. Des variétés de cerfs- et de chevreuils se voient par troupeaux sur les bords du Yang-tsé. Le porte-musc habite également dans ces parages; vers le sud-ouest quelques quadrumanes. Les oiseaux sont nombreux parmi les rapaces, tesaigtes, les vautours, les faucons, les ducs, tes chouettes'et les hiboux; dans les échassiers, de jettes espèces de grues, la cigogne, le héron, le courlieu, le pluvier doré, la bécasse, tes bé- cassines, les rates, la poule d'eau et le jacana; enfin, des perroquets et des coucous; parmi les palmipèdes, des canards sauvages par bandes innombrables sur les grands lacs du Contre; les oies sauvages, les san elles, les pélicans sur presque tous les fleuves de la Chine, le cormo- ran, que les Chinois dressent à la pèche, enfin, tous les oiseaux de mer. Dans la tribu d'es gat- linacés, nous citerons la poule soyeuse, le dindon, la perdrix, la caille, le franc-colin, le