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Título : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 3, CHILINE-ETRE / sous la dir. de Paul Guérin

Editor : Impr. réunies (Paris)

Data de publicação : 18..

Contribuidor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Tipo : monographie imprimée

Língua : Françês

Formato : 7 vol. ; in-8

Formato : application/pdf

Direitos : domaine public

Senha : ark:/12148/bpt6k201377n

Fonte : Bibliothèque nationale de France

Relação : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relação : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Procedência : bnf.fr

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Título : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 3, CHILINE-ETRE / sous la dir. de Paul Guérin

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10 ÇHI i CHI CHI

ne sortent que très rarement, dans des chaises {
fermées. La déformation de leurs pieds date de s
l'empereur C/tMM-~)t')t(Voy.cH NOM), tt5 t
av. J.-C. Hommes et femmes portent le pantalon ):
large, serré au-dessus de la cheville par un
cordon de soie, et à la taille par une ceinture s
qui fait plusieurs fois le tour du corps; par-
dessus, une robe larges manches se bouton- {
nant sur le devant de la poitrine ou sur je côté (
droit, suivant les provinces. Les robes desti- (
nées aux hommes sont unies et de couleur )
sombre, celles des femmes sont ornées d'une t
collerette et de parements brodés. Pour sortir, f
seulement, les Chinois de la classe moyenne
se parent d'une seconde robe qui couvre la s
première, de couleur bleue en hiver, et blanche (
en été. Les robes des mandarins sont brodées, )
plus ou moins richement, suivant leur grade,
dont l'insigne est indiqué par le carré qui se t
détache sur la poitrine et au milieu du dos. t
Les Chinois de toutes classes mangent avec des s
bâtonnets de bois ou d'ivoire, et boivent pendant [
leurs repas du thé léger sans sucre, ou bien de t
t'eau-de-vio de grain lorsqu'ils veulent hono-
rer un invité. Leur repas consiste, dans le Sud, f
en riz bouilli à t'cau, servant de pain, poissons r
secs, choux et viande de porc. Dans le Nord, (
le peuple se nourrit d'une p.tte de farine de [
blé ou de maïs, dans laquelle on jette des t
grains de millet, et que l'on fait cuire comme [
des crêpes. Dans les classes élevées, les repas (
comportent une grande série de plats, dont le 1
nombre varie depuis cinq jusqu'à cent aux f
grands jours de fête. Les mariages et les enter-
rements donnent lieu à de riches processions.
Le rouge et le vert sont les couleurs de la (
joie le blanc et le bleu, celles du deuil. Les lois t
punissent parfois les pères des torts de leurs en-
fants, pour les obliger tes bien élever. L'ëmi- t
gration des Chinois'est très faibte, à cause des )
déceptions qu'ils ont éprouvées dans les Antilles (
et en Californie. Cependant les habitants d'Amouy (
et de Soua-tao fournissent la majorité dos émi- t
grants pour Java et les ports de i'tnde. t
CuoftÉGH. Danses des Chinois. Les danses {

en usage en Chine depuis le temps de Houang-ty t
jusqu'acetuideTchéou, inclusivement, c'est-à-dire f
pendant deux mille quatre cent cinquante ans, 1
sont au nombre de sept, et s'appelaient ainsi i i
la porte des nues; 2' la s
grandetournante;3° le tout ensemble; 1
ta-tao, danse des plus gracieuses (les mots 1
ta-tao, dansun'sens ptus étendu, signifient la t
douceur, l'harmonie ou lacadence); 5" la Q)' a
hya (cette danse, appelée vertueuse, parce c
.qu'elle exprimait la vertu de la dynastie Hya, t
était tente, grave et majestueuse) ta-/tOM, (i
]a bienfaisante; la grande guerrière, (i
parce que dans ses évolutions elle exprimait tes ë
actions des guerriers ou quelque victoire. Il y c
avait encore une danse nommée cAao, d'un t
instrument que le danseur tenait à la main; r
cet instrument avait la figure d'un deux de r
chiffre, ou d'un S renversé. Dans ta musique,

pour les sacrifices, on dansait la OM-em- c
qui veùt dire danse qui imite le mouvement f
des eaux agitées par un doux zéphyr. )) y avait a
également de petites danses, qu'on apprenait 1
la première jeunesse. Voici ce qu'on lit (
dans le livre qui traite des anciens usages (
« A t'age de treize ans il faut apprendre la danse r
ou-khao (le danseur tient a la main un in- t
strument de pierre large par le haut et mince t
par le bout~ nommé tc/tao); a t'age de quinze (
ans, la danse ou-siang (comme qui dirait c
figurée; Stam~f signifie figure, ressem- [
blance) mais quand on a atteint t'age de vingt 1
ans il faut apprendre ta danse t et les 1
autres. o Ces petites danses étaient au nombre c
de six. La première était celle de /btf-ou, danse s
du drapeau; celui qui la dansait tenait en main

un petitétendard chamarré de jaune, blanc, bleu, )
noir, etc.; fou-ou signifie toile de différentes {:
couleurs. La deuxième était celle des plumes r
blanches, appelées qui étaient au bout ) 1
d'une baguette que tenait en main le danseur. t
ha troisième était celle de /t0ft)t(/, ou du phénix. d
Le danseur avait en main un petit bâton sur- d
monté de plus de cinq couleurs, qu'on suppo- c
sait dans celles du phénix. La quatrième était n
celle de ta queue de bœuf, mao-OM, parce que (
le danseur tenait en main une façon de queue

boeuf, p
GOUVERNEMENT. Administration civile et E

militaire. La forme du gouvernement dérive du d

pouvoir familial l'empereur est le père de tous
ses sujets; il a un pouvoir absolu sur tous, et il
l'exerce par des ministres responsables..Le
pouvoir impérial est héréditaire, mais non par
voie de primogéniture. L'empereurchoisitparmi
ses enfants mates celui qu'il croit le plus apte
à le remplacer; il est revêtu de l'autorité su-
prême dans l'ordre religieux comme dans l'or-
dre politique. i) a pour t'assister un ministère
de la maison impériale, chargé de régler toutes
les affaires des privilégiés, qui sont Les di-
gnitaires ayant rendu de longs services à la
famille impériale ceux qui ont fait des
actes utiles au pays; les sages et les philo-
sophes qui par lcur savoir sont utiles à la so-
ciété les grands hommes d'Etat civils ou
militaires; ceux qui se sont montrés le plus
assidus dans t'accomplissement.de leurs fonc-
tions ceux qui sont nés d:un père ayant'
rendu des services éminonts. Ces six classes de
sujets ne sont atteintes par aucun des édits impé-
riaux et ne sont passibles d'aucun tribunal.
L'empereur a, en outre, un conseil privé, dit
grand conseil des censeurs, que dirigent six
grands corps d'Etat, à savoir: Li-pou, mi-
nistère de l'intérieur, dit des fonctionnaires
civils Itou-pou, ministère des finances Lo-
pou, ministère des cultes ou des rites; Ping-
pou, ministère de la guerre Hing-pou, mi-
nistère de la justice Koung-pou, ministère
des travaux publics; il faut y ajouter le Tsoug-
li-yamen, chargé spécialement des relations
étrangères de l'empereur. Chaque province est
administrée par un vice-roi, un lieutenant'gou-
verneur généra), et est le siège d'un grand
commandement militaire que dirigent un général
tartare et un général chinois. Chaque départe-
ment a un préfet (fou), qui réside au chef-lieu;
des sous-préfets (théou), qui résident dans les
principales villes; des chefs de canton (bien),
qui commandent dans les villes de troisième
ordre entourées de murs, et des chefs de dis-
trict .(ting) qui sont dans les bourgs. H y a
neuf ordres de fonctionnaires civils que l'on
appelle pin'. Ces ordres ont pour marques dis-
tinctives des boutons de différentes couleurs
placés au sommet des chapeaux, et des carrés
brodés sur le devant de la robe officielle. Les
insignes militaires sont les mêmes que les in-
signes civils, sauf le genre d'animal qui est
brodé dans le milieu du carré, insigne du grade.
Les mandarins de l'ordre civil portent brodés
des cygnes ou des phénix, tandis que ceux qui
appartiennent à l'ordre militaire ont des tigres
ou des dragons. Chaque province possède un
tribunal de première instance duquel dépendent
dos tribunaux secondaires de justice de paix
dans chaque quartier.- La peine de mort peut
être prononcée par le chef de la justice provin-
ciale, mais elle n'est exécutoire qu'en vertu d'un
décret impérial pour les condamnés apparte-
nant à la classe moyenne; tes condamnés ordi-
naires sont'exécutés sur un ordre du vice-roi.
FINANCES, DOUANES, OCTROIS. Le Hou-pou,
département des finances, est administré par
deux présidents, l'un tartare, l'autre chinois,
ayant chacun deux assesseurs, l'un dit de droite,
l'autre de gauche. Ils veillent dans les provinces,
comme dans les pays tributaires, à la rentrée
des impôts en argent et en nature tous les
mois ils en adressent le relevé au président
tartare, qui le soumet au conseil des censeurs,
lequel en fait la répartition. Les revenus sont
de deux sortes le Li-kinn', impôt très ancien
correspondant à nos octrois, et les autres im-
pôts, datant de 1860, comprenant les droits
perçus sur les marchandises exportées ou im-
portées, qui traversent les ports ouverts au
commerce étranger; la perception s'effectue
sous le contrôle de commissaires européens.
Le commerce intérieur, plus important que
te commerce extérieur, se fait par les canaux,
par les rivières, par brouettes et à dos de
mulet; dans le Nord seulement on emploie
le chameau. C'est également par terre que
les Chinois trafiquent avec tous les peuples
de l'Asie. La capitale du Chen-si est le marché
d'échange de: tous les produits destinés au
centre asiatique; le Yunnan' est le débouché
naturel des marchandises destinées au Siam, au
Cambodge et à la presqu'île indo-chinoise.
Voici le tableau du rendementmoyen de chaque
port pendant le premier trimestre des trois der-
nières années, ~885, 1886 et 1887, chiffres pris
dans le rapport ofilciel des douanes, publié

chaque année par tes soins de l'inspecteur gê-
néral

MOYEXNE

PORTS DU

KEKDEMKNT T

Xiou-tchouang. 05.000 tacts.
Tien'-tsin' ~X.UOO–
Tchi-fou. CS.OOO–

!-tc)~n~ SS.OOO–

Han-know. 220.000–

Kiou-kiai~ ao.000–
Wou-hou. 22.000–

Chin'-kian, t8.000–

Shang-t.a: t.000.000–
Nin~-po. 200.000–
Wcn'-chaow. ~.500–
Fou-tch<;nu. 390.000–
Tam'-souï. 50.000–
TaL-kaow. 30.000–

A-mo~v. 200.000–
SoM-taow. t80.000–

Canton. 300.000–

Kinn'-chaow. 23.000–

Paek-hd! 18.000–

'fotal. *3.0Gt.500tac!s.

Soit pour l'annéo: t2,25S,000 tacts, ou 9(,935,000 fr.
(Voy.TAEL.)

Le 5 juin 1885, la France a conclu avec la Chine
un traité dont les articles 5, 6 et 7 fixent les
conditions du commerce par terre entre le Tonifia
et la Chine. Ces articles n'ont pas été abrogés
par le nouveau traité de 1887, et nous croyons
utile d'en donner ici la teneur:

Art. 5. Le commerce d'importation et d'ex-
portation sera permis aux négociants français
ou protégés français et aux négociants chinois
par la frontière de terre entre la Chine et le
Tonkin. H devra se faire toutefois par certains
points qui seront détermines ultérieurement et
dont le choix, ainsi que le nombre,.seront en
rapport avec la direction comme avec l'impor-
tance du trafic entre les deux pays. )t sera tenu
compte, à cet égard, des règlements en vigueur
dans l'intérieur de l'empire chinois. En tout
état de cause, deux de ces points seront dési-
gnés sur la frontière chinoise, l'un au-dessus de
Lao-Kaï, l'autre au delà de Lang-Son. Les com-
merçants français pourront s'y fixer dans les
mêmes conditions et avec les mémos avantages
que dans les ports ouverts au commerce étran-
ger. Le gouvernement de S. M. t'omperour do
Chine y installera des douanes et le gouverne-
ment de la République pourra y entretenir dos
consuts dont les privilèges et les attributions
seront identiques ceux des agents de même
ordre dans les ports ouverts. De son côté,
S. M. l'empereur de Chine pourra,d'accord avec
le gouvernement français, nommer des consuls
dans les principales villes du Tonkin.

Art. 6. Un règlement spécial, annexé au
présent traité, précisera les conditions dans les-
quelles s'effectuera le commerce par terre entre
le Tonkin et les provinces chinoises du Yun-Nan,
du Kuang-Si, et du Kouang-Ton. Ce règlement
sera élaboré par des commissaires qui seront
nommés par les hautes parties contractantes,
dans un délai de trois mois, après la signature
du présent traité. Les. marchandises faisant
l'objet de ce commerce seront soumises, à l'en-
trée et la sortie, entre le Tonkin et les pro-
vinces de Yun-Nan et du Kouang-Si.ades droits
Inférieurs à ceux que stipule le tarif actuel du
commerce étranger. Toutefois, te tarif réduit ne
sera pas appliqué aux marchandises- transpor-
tées par la frontière terrestre entre le Tonkin
et le Kuang-Ton, et n'aura pas d'effet dans les
ports déjà ouverts par tes traités. Le com-
merce des armes, engins, approvisionnements
et munitions de guerre de toute espèce sera
soumis aux lois et règlements édictés par cha-
cun des Etats contractants sur son territoire.
L'exportation et l'importation de l'opium se-
ront régies par .des dispositions spéciales qui
figureront dans le règlement commercial sus-
mentionné. Le commerce de mer entre la
Chine et l'Annam sera également l'objet d'un
règlement particulier. Provisoirement, il ne sera
innové en rien à lapratique actuelle.

Art. 7. En vue de développer dans les con-

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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