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~00 ETR ETR" 4 ETR
se rapportant a une personne, &< une choge, a
une action, indiquée seulement dans la suite de
la phrase. « Si~~s. venons ici au nom des
Ktats de la province, ce n'est ni bienséance, ni
coutume; c'est inclination, c'est devoir, » (Fié-.
chior.) Est-ce que? Se dit pour interroger.
Est-ce que de Baa! le M)e vous transporte?
Racine, .trotte, m,.3.
Ce-n'est pas que, TeUe chose ne tient pas à ce
que avec le subj., plus rarement avec l'indic.
D'une manière anal. avec io. pronom il.
« Votiez-vous savoir si je veux? Faites qu'il me
soit libre de ne vouloir pas. », (Malherbe.) Il
Fam., Voita ce que c'est, Voilà eh quoi consiste
la chose, La. chose est faite maintenant comme
il convient. j) Dans le style soutenu ou poétique,
/< e!~ pour j/ ft. « U n'est point de mer
qui excite pius d'orages, e (Vaugeias.) )) est
midi, une heure, etc., L'heure actuelle est midi,
une heure, etc. A l'heure qu'i) est. jj De menS,
Il est jour; il est nuit, U fait jour, il fait nuit. Il
Fam., avec ellipsc du pron., N'était, n'eut été
que je suis de vos amis, Si je n'étais pas de vos
amis. « N'était )a confiance que j'ai en vous. ))
(Racine.) 1111 U n'est que, !t n'y a rien de tel que.
I! n'est pour se ha'i'r que d'être un peu parent.
Me Boissy, CoMifarff, Ut.
Il On a dit, Qu'est-il de, pour, Qu'y a-t-il a?
« t~t.qu'est-it donc do faire ? dit Paris. Il faut,
continua Sylvandre, se reposer, attendant que
la lune se fasse voir. » (D'Urfé.) S'emploie
avec o/ dans et en, pour indiquer la relation au
lieu, au temps, ou l'état, la disposition, le genre
d'occupation. Il est à Rome. ti est dans*'sa
vingtième année. Etre dans la misère. Etre à
jeun, Se dit D'une personne qui n'a pris aucun
aliment dans la journée.
Et la moindre disgrâce,
Lorsque je suis M jeun, me saisit, me terrasse.
Molière, ~ftfMrefie.
Etre~à quelque chose, S'en occuper, ou y prê-
ter attention, Il est tout à ce qu'il fait. Il Fam.,
Il est toujours à se plaindre, Il ne cesse de
se plaindre. )j Etre Etre réduit à la néces-
sité de. « Veut-on s'exposer à être à recom-
mencer dans un temps de trouble, où l'on ne
pourra plus exécuter ce qu'on peut maintenant. :<
(Féne)on.) Y être, Etre chez soi. Madame n'y
est pas. Fam., Je n'y suis pas, Se dit D'une
personne qui se méprend. « Que dites-vous ?
Comment? –Je n'y suis pas. -Vous plairait-il
de recommencer ? J'y suis encore moins. o (La
Bruyère.) !) Se dit égal. D'une personne qui s'y
prend mal pour faire quelque chose. Il Dans le
cas contraire. Vous y êtes. ~j La tête n'y est plus,
!i est fou. Il Etre longtemps à un ouvrage, Mettre
beaucoup de temps à le faire. « Les arts ont
été du temps à se perfectionner. t (La Motte.) Il
Fam., Je suis à vous dans un moment, Dans
un moment, je vous écoute, ~j Etre à plaindre, à
Marner, etc., Etre digne de compassion, de
biame. ))tmpersonn.,t) est à croire, à présumer,
à désirer que, Croire, présumer, désirer que. II
C'est-à-dire. Yoy. t))RE. Etre à, Etre de nature
à. « L'enlèvement de la princesse d'Orange
et la prisç de son mari sont a faire rire. » (Sé-
vigne.) )) Etre à, Se dit, dans le langage dea
mathématiques, Des rapports et des propor.ti'ons.
Peux est à quatre comme quatre est a huit, fi
Etre dans une affaire pour un quart,- un dixième,
etc.; Y avoir un intérêt d'un quart, d'un dixième.
Il H n'est pas en moi de faire telie .chose, )i n'est
pas en mon. pouvoir, dans mon caractère de ta
faire. Voy. H' )j Ktro sur quoiqu'un ou quoique
chose, S'en occuper.– ici sur une
matière que je serai bien aisë~qce nous pous-
sions. ))..(MoliÈre.) Il Être a. Appartenir. « En
quelque part que je sois, je aubs.'a moi..)) (Mai-
herbe.) C'est à~vpus de ou'a parler, c'est au
juge a ou de prononcer. C'est :t votre tour. de
parler, c'est au juge qu'appartient le droit de pro-
noncer. « M'est-cë~pas aux Français, nés pour
la gioire et les entreprises généreuses, d'accom-
plir ehûn i'ceuvre commencée par leurs aïeux ? »
(Chateaubriand.)~C'estaqui.Chacun fait telle
chose à l'envi. « C'était à qui le gronderait et
lui dirait des injures. » (Racine.) )~ Je suis tout à
vous, entièrement à vous, Je suis dans la dis-
position de vous servir. Formule de conversa-
tion ou de fin de lettre. « Mais, mon cher
ami, vous savez bien que nous sommes tout à
vous. » (i'aiiieron.) ~j U n'est plus à lui, Se dit
D'un homme agité d'une violente passion.
Je ne suis ph)s à moi quand j'entends ce discours.
Corneille, fo 4t5, tfach:, Ut, 50G.
Etre à, Consister en. –~Fimportant n'est
pas à donner ou peu ou beaucoup, mais à donner
de bon cccur. » (Maiherbe.) -j) Etre avec quel-
qu'un, Se trouver quelque part avec lui, ou Vivre
habituellement avec lui. Y a-t-ii longtemps
que vous n'êtes plus avec votre frère? Etre
bien, être mal avec quelqu'un, Etre bien,
être mal vu de quelqu'un. « Comment êtes-
vous avec M. d'Aix? » .(Sevigné.) Avec la
prépos. de, Indique le lieu d'origine. ii est de
i'aris. L'époque, de la naissance. « ti y a
une femme qui ne m'a jamais pardonné de lui
avoir dit qu'elle était de la même année que
le roi. » de Puisieux.) Il La profession, la
condition. il est d'église. Il La qualité propre
à un sujet.- « U était d'une assez belle figure. »
(M°" de Staal.) Il La matière. « Le casque
est d'or et ia cuirasse de méchants haillons. »
(Racine.) Il L'occupation. Jë~uis de service, de
garde. (Acad.) j) Je suis d'avis que. Mon opi-
nion, mon avis est que. )~ On dit aussi. Etre de
l'avis, de l'opinion de quelqu'un, Partager son
avis, son opinion. Nous sommes presque toujours
du même avis. )j Cela est de toute justice, cela
est de droit, Cela est conforme à la justice, au
bon droit. Il Etre de, Etre compris dans, faire
partie de. « En présence même d'étrangers,
il osait être père il était de tous nos jeux. »
(Louis Racine.) Etre absol., d'un parti, d'un
complot.
Votre Hmiiie en est, seigneur, et la voici.
Corneille, C:MMft, ~M3, Hact)., ftf, 454.
j) Cela n'est pas du jeu, Cela ne se pratique
point au jeu. Fig. et fam., Cela n'en est pas,
Cela n'est pas de règle. )i ne s'agit que de jeux,
les coups n'en sont pas. Il Etre de, être que
de, Etre à la place de. « Si j'étais que de
vous, je lui achèterais dès aujourd'hui une bette
garniture de diamants. » (Moiiére.) )) En être,
Se dit en partant Du point où l'on est~parvenu,
de l'état où est une chose. Ojj~ge~é~ti~en est-
il de son rudiment? (j En êtes-vous ta? Croyez-
vous ceia.? ou bien, Etes-vous donc dans
.cette résolution? ~j0ù en sommes-nous? Se
dit quelquefois par indignation, j~ Kesavoir où on
en est, Etre troublé, embarrassé. « ('.es poli-
tiques ne savent plus où ils en sont. » (Hacine.)
En être. Se dit. encore Du résultat, des consé-
quences d'une chose, Il en sera ce qn'i) plaira
a Dieu. Ne croyez pas cette nouvelle, i) n'en
est rien. Elle est fausse. JI En être pour son ar-
gent; pour sa peine, Se dit D'une personne qui
a dépense de l'argent, qui a pris de ia peine
inutilement. « J'en fus pour mes inrgueries
et mes soupirs. » (J.-J. Rousseau.) )j J'en suis
pour'ce que j'ai dit, Je garde ('opinion que
j'avais exprimée. En être, Sert quelquefois a
comparer, à marquer similitude, conformité. tt
en est des peintres comme des poètes, ils peu-
vent recourir a la fiction. )) Etre pour, Sert a
marquer préférence ou prédilection. Dieu est
pour nous. ))'U sert aussi marquer la destina-
tion. « Puissent les princes entendre que leur
vraie gloire est de n'être pas pour eux-mêmes, w
(Bossuet.) )) Etre pour, Etre de nature a.
Le scnt'tnent d'a!)t)'ui n'est j;unais pour h)t plau'f.
MoUcre, MfMtiMt'ope, H, a.
Il U ne m'est de rien, I) ne m'est pas parent.
Dans le même sens, tt ne m'est ni d'Eve ni
d'Adam. T. de généal., Etre du trois au quatre,
du cinq au quatre avec quelqu'un, Etre dans un
degré de parenté tel que les deux personnes
dont il s'agit, appartenant il deux branches dif-
férentes, aient un bisaïeul ou un trisaïeul com-
mun. « La princesse de Tarente n'est que
du trois au quatre avec madame la Dauphine. »
(Sévigné.) Dans les temps où ce verbe prend
l'auxiliaire Se dit quelquefois pour Aller,
mais avec cette dinerence que dans J'ai été à
Kome, par exemple, ~' été fait entendre qu'on
y estatié et qu'on en est revenu, et que, dans )t
est allé a Kome, le verbe /t est allé marque quo
celui dont on parle peut n'être pas encore de
retour. )) S'emploie comme auxiliaire pour for-
mer les verbes passifs. Je suis aimé. Sert égale-
ment à former les temps composés de quelques
verbes neutres et ceux de tous les verbes qui
s'emploient avec le pron. pers. « J) ne
s'était point voulu retirer dans son logis sans
moi. » (Scarron.) )) tt sert encore conju-
guer, dans quelques-uns de leurs temps, les
verbes actifs qu'on emploie impers, avec te
pron. pers. U s'était commis un grand crime
en ce lieu là. j) Rem. f/t'amot. Le verbe Etre
ptacé entre un nom singulier et un nom plu-
riel s'est souvent mis au,pluriel. a La plus
grande preuve de Jésus-Christ sont les prophé-
ties. ».(Pascal.) Etant et En étant ont été fré-
quemment employés dans une construction ab-
solue, c'est-à-dire sans se rapporter ni au sujet
ni au régime de la phrase. « Koquebrune
n'était pas d'avis qu'on le reçut, en étant des
hommes comme des femmes, » (Scarron.)
F. C.
FtN DU TOME TftOfStËME.
t)))prt!~ertcsrcunies,B,)'ucMi,;non,2.