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M)ti le Meeiar )a Paix (Marseii)e) le C~'ot't-
-'ttter de l'arc du Carrousel bustes: P;'tMce/?M-
(/eMe, Napoléon, /)eset. L'ct' ~7/tMters
tVersaiiies); ~OM';)/ ~°*ec«mte)'; i'~H~e-
femetti de De)'a (Lyon).
CHtKCAPtK ou C/tiHat~Mter nain ( t''M'f/
(Css pMMtMt). Châtaignier de l'Amérique du
Nord, où il s'élève de 3 a 4 mètres. Son amande,
enfermée .dans une capsule épineuse, a la saveur
de la châtaigne et le volume de la noisette. Es-
pèce de grand hêtre d'Amérique.
CHtKCHA!COCHA (LAC DE). Lac du Pérou,
sur le plateau au S. de Cerro de Pasco, à
4,500 m. d'altit.; 56 kil. sur 1), par 10° 43' la-
Ht. S. et 75° 40' longit. 0. De ce lac sortent le
Pari et le Mago, afft. de l'Apurimac. On l'appelle
aussi lac Pumpu ou de Junin. Victoire rem-
portée sur les Espagnols le 6 août 1824.
CHtKOtAS (tms). Archipel du Pérou, com-
posé de trois'ites du Pacifique, prov. d'Ica, a
~8kii.0.dePisco,parl3<'38'iatit.S.et'78°48'
)ongit. 0. Elles étaient couvertes de guano. Les
'tncas en avaient commencé l'exploitation. De
M41 à 1874, le gouvernement péruvien en a tiré
'plus de 10 millions de tonnes. L'épuisement, du
guano a entraîné la (iépopu)ation des iies. E~
t868 on y comptait 6,000 h.; en 1874, )05 h.
seulement.
CHtKCME. adj. 2 g. Saint-Lô, Fiasque, maigre,
'coriace. Dér.Chincher,chincheux.
cntKCME. s. m. Mammifère carnassier, fam.
des mustéhdées, genre moufette. Le me~/t~t's
e/ttMgŒ habite l'Amérique du Nord, autour de la
'&aie d'ttudson, d'où il se répand plus au nord.
(Urehm). « Le chinche est blanc sur le dos et
'noir sur les flancs, avec la tête toute noire, à l'ex-
'ception d'une bande blanche qui s'étend depuis le
ehtgnon jusqu'au chanfrein du nez. » (Bun'on.)
(;Ht!CHEK.Yoy.CmN'-CmN'.
cmj\'t;H)LLA. s. m. (tchinn-tchi)'-ia;– mot
'esp., littéral. animal puant, de l'esp. c/tMtc/te,
punaise;iat.ct)!te.'E). Animal du Pérou et du
ëhi)i, Se dit aussi De la fourrure de cet animal,
–c On était alors au mois de septembre 1816; il
faisait froid une robe de grenadine verte garnie
en chinchilla fut choisie. » (tiaizac, Scènes ( la
~:e~tfM,Unedoubiefami))e.)~Parext.,Ëtot)'es
il longs ~poiis qui imitent cette fourrure. On dit
.aussi CM)xcHfLLE.–(( « Les chinchilles sont petits
'animaux comme escurieux,qui ont un poil mer-
veilleusement .doux et lisse. et se trouvent en
IaSierreduPérou.))(Acosta, //t'<.tt<:(.(ie.s'
'~)t~e.!0cci( ~XooL.–(..de
'mammifères rongeurs, fam. des iagostomidées
.dents molaires égales, à lamelles obiiques
alternées d'émai) et d'ivoire oreilles grandes
et arrondies 5 doigts aux parties antérieures, 4
aux postérieures;12 vertèbres dorsaies,8iom-
baires, 2 sacrées, 20 caudales. Rongeurs de la
taille d'un lapin, il queue longue et touffue, il
fourrure laineuse ou moiié et soyeuse, vivant
dans les montagnes élevées, à la limite des
neiges, en petites sociétés, se nourrissant de
buibes de racines et d'écorces, habitant les cre-
vasses des rochers ou des terriers. Chinchilla
vulgaire (et'MHH/ chinchilla Linn.), fourrure
argentée, à reflets foncés, ventre et pattes blancs;
Pérou, Bolivie et Chili; C. iaineux (e. ~amt~erf:
Benn.), gris cendré clair, ventre gris, nord et
centre du Chili. On chasse ces animaux pour
-feur fourrure; les peaux du ch. laineux valent
56 à 75 francs la douzaine; celles du ch. vùi-
gairo,15à22francs. Les Péruviens du temps
des Incas faisaient avec les poils des tissus très
recherchés; cette industrie a disparu. Au Chili
on les emploie pour faire des chapeaux.
CtUNCMtLLA. 5,810 h. V. d'Espagne (Mur-
eie),prov. et à 20ki).'S.-E. d'Albacète, ch.-).
de distr., sur. une colline dominant un affl. du
Jucaretiech. de fer de Madrid à A)icànte,à à
Valence et à Carthagène. Vins, miel, safran,
tégumes, excellents fruits. Une partie des habi-
tations est creusée dans le tufde.ia colline.
.CHtK'-CMtX'. s. m. L)NGU!ST. Mot par
lequel les Européens s'imaginent souhaiter le
'bonjour aux habitants du Céleste-Empire. Lors-
qu'un Chinois recoitun visiteur, iiiui dit en s'in-
clinant: C~chm', ou mieux Sttt'-Mn' Ue-
'tjosez-vous;jevous inviteàvous asseoir. –C. Ix.
CBtKCHOtJMES. S. m. pi: PMCH. Filets pour
la pèche des sardines.
CHINCON (BËB~ARD-PEREZ DE). Théoiogien
-fspagno) du xv)" siècle, chanoine a Vaience.–
'~tsiono;/stten' ]536,trad.du
latin de Capela; ~j'rou' < ~t vie /tMO)at)te, )M7.
CUtXE. Le nom de Chine date de plus
~de mille ans avant notre ère, alors que des
peuplades venant de l'Inde altèrent s'étabiirdans
un Ktat appelé 7'/t'itn'; ce nom, qui vient du mot
Tchina ou Sina,a prévalu en Europe après que
les Portugais nous eurent donné, après le Vé-
nitien Marco Polo, une description de ces
régions lointaines. Les Chinois donnent a leur
pays le nom d'empire du Milieu, non parce
qu'ils le croient situé au centre de la terre,
mais parce que, au temps où )a Chine actuelle
était divisée en royaumes indépendants, l'un
d'eux, appelé Thsin', situé au milieu de tous les
autres, fut choisi par le khan des Mongols pour
sa résidence impériale..C'est donc par respect
pour la tradition que les Chinois appellent leur
empire Tchong-Kouè, royaume du Milieu, et
quelquefois Tchong-Wh'oua, fleur du Milieu.
Située entre les 18° et 53° de latitude N. et les
69° et ]M° do longitude E. du méridien de
Paris, la Chine a une superlicie totale de
13 millions de kitomètros carrés; c'est l'empire,
sinon le plus vaste, du moins le plus peuplé du
monde. Elle est bornée au N. par la Tartarie
russe, par ta Sibérie; a l'E., par ta mer Jaune
et l'océan Pacifique au S., par la mer de
Chine et la péninsule indo-chinoise, ou mieux par
le Laos et le royaume d'Annam, et à i'O., par le
Turkestan, la région de t'tndus, le Siam, le Thibet
et le Kokonor. GËocttApmE cÉNÉRALH. La
Chine peut être divisée en trois régions physiques
1" ie pays a~ttt ou montagneux, qui, partant a
l'E. du haut plateau mongo), se prolonge jusque
dans le Yunnam et sépare te Tonkin de la Chine
en englobant. le pays que tes Chinois nomment
St-fatt (tes contrées de i'O.) 2° le pays bas, sorte
de Mésopotamie chinoise, qui comprend les
piaines fertiles du centre le long des rives du
Yang-tzé et du Hoang-Ho (Voy. CES MOTS) 3° la
-Mf/tOM -méridionale, formée de hautes monta-
gnes et de profondes' vallées habitées par des
populations rebelles ou indépendantes, connues
sous le nom de ;t/tao- OnoGftApnm.– La
partie la plus élevée des montagnes chinoises est
formée par des branches détachées de l'im-
mense plateau thibétain dont l'altitude est de
5,000 mètres, et que les Chinois regardent
comme le plus haut du monde; ils appellent
cette chaîne Aa~- le pic le plus élevé est
le /K~fe)t' C'est de là que les contreforts
de ces plateaux s'élancent dans des directions
opposées pour former tes- chaînes principales
du /'e-~t)K/ et du A'aM-Hg, auxquelles vien-
nent se rattacher de nombreux chaînons que
nous décrirons à chacune des provinces de
la Chine. La première de ces branches, au M.,
forme la chaine des' )~m-H~, qui sépare le
Thibet de la 'Chine, puis, au N.-E. celle du
C/tCM-~t dont les principaux pics sont le 7'/tftt-
~e-s/Mtt', te J/stt-s/tM', le 7'f!;M- et le
7'/t.°teott-~tf[)t'; toutes s'abaissent insensiblement
jusqu'à la mer entre )csen~bouchuresdu/7oa~-
/to et du )'H La seconde nait à
t'cxtrémité méridionale du )'M rappro-
che du Pe'-M)t et suit jusqu'à la côte tj. les
circonvolutions du Yang-tzé. En résumé, les
montagnes de la Chine vont en s'abaissant du
N. au N.-E. et de l'E. au S.-E., laissant entre
elles d'immenses vaiiées qui forment les bassins
principaux de ses grands fleuves jusque dans la
rade de Canton, où te deltadu Tchou est formé
de montagnes qui émergent de l'Océan, j) HYDRO-
GKApHtE. Lacs. La Chine, dans sa partie cen-
trale et jusque vers le N., possède un grand
nombre de lacs; on en compte cinq principaux
situés dans les provinces du Hou-pé et du Hou-
han où provinces des lacs ce sont le ï'c/tsmy-
(ft)[jy-0!t, le 7'a-Aou, le 6'/te-OMM{f-/iou, le Chang-
Aott et le /tc-Aott.eH~es, rivières. La Chine
est arrosée par deux grands neuves, le T'a-/t:MM
ou )aM~- et le //(t~to ou fleuve
Jaune. Tous deux prennent leur source dans les
montagnes du'Thibet, près de la mer Verte, Ko-
/t0nor, le premier pour courir au S., le second
au N.;its se jettent dans la mer Jaune, à la dis-
tance de trois degrés, après avoir englobé, dans
.leur cours.dc.près de 600 tieues, une étenduede
territoire égale a la moitié de la Chine entière.
(Yoy. YAXG-TZË et HOAKG-HO). On peut citer en-
core le 7'e/MM-/ft ou la rivière de Canton, et
moins'importants au N. te Pet-Ao; au centre le
Wam-pou, rivière~qui se jette dans le A'Mm~ et
passe a Shang-har; a t'E.' le 7'eAe-AM)~ et le
MM~t'aM~, au. S.' le ~/e-~o)~ et )e'~OM~Mt
qui traversent )e Yùnnan timitrophe de nos pos-
sessions indo-chinoises. C'«)MM;K. Les neuves
et les rivières sont reliés par de nombreux ca-
naux seul le <;)'att(< caMat mérite une mention
spéciale, -)es autres canaux n'étant que se-
condaires ou latéraux. Construit au )t° siècle
avant J.-C., sous ta dynastie des Han, il reiic
Canton à Péking sur un parcours de 700 lieues
sa largeur moyenne est de )5 à 30 mètres; c'est
un des plus beaux travaux du monde, mais long-
temps fut mal entretenu; la guerre franco-
chinoise le lit remettre en bon état pour faci-
liter le transport des troupes chinoises au Yun-
nan et au Tonkin. Il AsxKXKS.– Les îles de la
Chine sont, au nord t'i)ed6?'M!tK l'ar-
chipetdes67tMMK,ài'Ë.t'!tedeFormoseoudo
7'at-ouf!)t'M,etauS.)esiiesde//OH~MHi?,do
A/acao et de // (Voy. CHS MOTS). Pays
h't&utatfe~. On compte comme pays tributaires
la Mandchourie, cap. Mouk-don, population de
2 à 3 minions d'habitants; la Corée, Kaoli des
Chinois, 8 millions d'habitants; la Mongolie, qui
comprend les pays de C/iarra-tc/iat&a). ï'offwet-
OraoM. A'a~)t0tt/.<, A'/ta/'&~a. tous habites par
des tribus .nomades, et le désert. de 'Gobi
(~tat)to des Chinois ensemble 2 a 3 millions
'd'habitants; puis la Dzoungarie, cap. Ili, habitée
par des tribus de race mongole et chinoise,
évaluées à 1 million d'habitants; le Turkestan
orientât et le Thibet, cap. Z,/ta~a, peuplé de
11 millions d'habitants; enfin le pays d'Annam,
aujourd'hui sous la protection française. )) GËo-
G~APHfK ponnQUK.–La Chine proprement dite,
c'est-à-dire la superficie que présentait l'empire
-avant la conquête des Tartares, est divisée en
dix-huit provinces. La population de t'empire,
en comprenant les pays tributaires, est es-
timée par les uns & 400 millions et par d'au-
tres 420. La vérité est que le défaut de recen-
sement décennal ne permet pas de donner des
chiffres exacts, mais les sources les plus auto-
risées nous donnent, pour les provinces seule-
ment, un total de 360 millions pour une super-
ficie totale de 4 millions de kilomètres carrés.
CLIMAT.–Le climat de la Chine présente toutes
les variations de la zone tempérée et participe
également de celui des zones torride et gta-
ciale. Dans le N., par exemple, et jusque
'vers le milieu de la côte E., les hivers y sont
comparables à ceux des régions sibériennes,
tandis que dans les mois de juillet et d'août
la chateur y est accablante et à peine tempérée
par la brise de mer. Dans le S., au contraire,
la chaleur est constante; mais la saison des
pluies commence en mai pour ne finir qu'en
soptcmbre;tesnuitsysont chaudes et humides,
les fièvres fréquentes, la petite vérole et le cho-
iera sévissent violemment et affectent surtout
les indigènes; l'éléphantiasis et la lèpre sont très
répandus. HfST. Au début de son histoire
(?00 av. J.-C.), la Chine était une grande puis-
sance où lès arts norissaiont. Le peuple avait
déjà des calendriers et dos imprimeries, t'étëvo
des bestiaux était encouragée on tissait la soie
et la laine; les fourrures n'apparaissent que
sous les Hia (1800 av. J.-C.). La première révo-
lution, dont les excès du souverain Kié-Koué
furent ta cause, date de cette époque et amena
une dynastie nouvelle fondée par Tching-Tang,
qui, après cinq cents ans d'existence, succomba
sousune insurrection provoquée par tes débauches
de l'empereur Chéou-Sin'. Le général Tchéou-
Wou-Ouang fonda ensuite ta dynastie des Tchéou,
qui vit naitre Koung-tzeu et Lao-tzeu. L'époque
suivante fut la plusglorieuse: l'empire s'agran-
dit et vit' fleurir les arts et les lettres. On in-
vente le papier, l'encre, la poudre et la porce-
laine. Mais peu après les barbares du Nord
envahirent l'empire, et pendant que Ta-tsin les
repoussait en. dehors des frontières, les princes
se. révoltaient au dedans; la Chine eut donc sa
féodalité. Ce n'est qu'en M6 avant J.-C. que
Ouang-Tchen' rétablit l'ordre dans t'empire. En
165, on signale une ambassade envoyée par
Marc-Aurète-pour établir des rapports commer-
ciaux.-Deux cents ans plus tard, au u" siècle,
-t'empire fut troublé par les guerres intestines
issues des dissensions existant entre les eu-
-nuques et les; lettrés, dissensions qui durèrent
près de sept siècles, c'est-à-dire jusqu'au règne
de Chang-Kiou-ling, qui rétablit l'ordre et favo-
risa te commerce et l'industrie. En 960; nou-
velle invasion des Tartares et luttes incessantes s
pendant lesquelles la Chine fut tour a tour gou-
vernée par des Mongots et des Chinois jusqu'à