B1V 6 BIV BIX nouissement de la ûenr pour laisser sortir le pollen. BIVAQttER. v. n. V. Bivouaquer. BIVAR (François). Théologien de l'ordre de Citeaux,né à Madrid, m. en 1636. Professa la philosophie et la théologie, et fut procureur général de son ordre à Rome Vies de saints; Traitédes /)omMM de l'ordre de CttMtia;; Traité de ~/KC~f natto~; Commentaires sur la philosophie d'Aristote, et sur la chronologie de Flavius Luot~ Dexter.
BIVARIQUEUX EUSE. adj. (du lat. bis, et eaWa?, varice). Hist. nat. Qui est muni de deux varices ou bourrelets.
BIVEAU. s. m. (par analogie à niveau et comme pour dire double niveau). Instrument des tailleurs de pierre, sorte d'équerre à cotés mobiles servant pour mesurer l'angle com- pris entre deux surfaces contiguës. Sorte d.'équerre employée par les fondeurs de .ca- ractères.
BH'EKTER. s. m. (bi-vain-tér du lat. bis, et et venter, ventre). Anat. anc. Un des muscles de la mâchoire inférieure. (V. Z~astr~ue).. DIVER ou BIVERO (Pierre de). 1572-1656. Théologien et jésuite, né à Madrid.prédicatour des infants Albert et Isabelle gouverneur des Pays-Bas, puis recteur du collège de Madrid Emblemata Mtpsa~mMm M~erefe; Sact'Mm sanc- cfMCM, Anvers, 1634 SacftfM ot'ato- r)Mm ptOfunt imaginum tmmactf~a~ ~(tt'tfB, 1834; Ars Moca ~t~.otcendte.t.mot'totdt, 1634, ouvrages recherchés à cause des belles gra- vures quilesornent.. BIVIA. Myth. rom. Déesse qui présidait aux lieux ou deux chemins aboutissaient. BtV!EREouLayodtLe)ttMt.Le plus grand lac de la Sicile, au S. de Catane et à t'O. de Lentini. Sa profondeur moyenne est de 1S m., son pourtour de plus de 30 kil. Pêcheries très productives. Rivages insalubres.
BIVOCALE. s. f. (de bi pour bis, et vocalis [KMent], voyelle). Gramm. Réunion de deux voyelles ne représentant qu'un seul son, comme peu, clou. Syn. peu employé de Diphton- gue.
BïVOIE.s.f.(de6t,eteoM).Eauxetforets. Lieu où deux chemins aboutissent. )~ Ch. de fer. Double route, l'endroit où une route se bifurque.
BJVOLTAEt.AmE.ouBÏVOt.TtK,!KE.adj.(de bis, deux fois, et de l'ital. volta, fois).Seditdes races de vers à soie fournissant deux généra- tionsparan.Racesbivoltines. )) Subst. Les bivol- tins. Série. Tandis que la plupart des races n'ont qu'une ponte par an, laquelle se fait au mois de juin et n'éclôt qu'au mois de mai de l'année suivante, dans les races bivoltines, l'oeuf donne naissance à une cheniUe quinze jours après la ponte, et au bout de peu de temps la chenille se transforme en un pa- pillon, lequel pondra à son tour des œufs qui resteront inactifs pendant plusieurs mois. Ces faits se présentent fortuitement dans les races ordinaires il peut même y avoir plus de deux générations par an, d'où le nom de poh/MMMM donné aux vers à soie qui pré- sentent ces exceptions. Par une sélection judicieuse on peut donc, on le comprend, obtenir des races Mvoltines.. Mais.bien plus, on peut arriver à ce remarquable résultat, qui à un si grand intérêt pourJ'industriè de la soie, par des procédés tout à fait artiûciels. Et d'abord en maintenaniautour.des œufs qui viennent d'être pondus une basse tempéra- ture, voisine de 0«, on hâte l'éclosion, mais on ne peut cependant obtenir la nouvelle génération en moins de 3, mois, découverte due à M. Duclaux, professeur à la faculté des sciences, de Lyon. Mais Barca, en frottant vivement pendant qq. minutes avec une brosse .de la graine de vers à soie, est arrivé à la transformer en graine Mvoltine plus'ia graine est jeune, plus l'éclosion est prompte. Ainsi, elle peut s'accomplir 12 jours après l'opération. Une partie cependant n'éclôt qu'au printemps suivant. M. Verson a découvert en 1~3, qu'en soumettant la graine de vers à soie à une pluie d'électricité fournie par uil pinceau mé-. tallique au moyen d'une machine de Hoitz, l'éclosion était avancée comme par le procédé précédent; l'électricité statique seule paraît réussir, ou bien il faut employer des courants d'induction. M. Duclaux, en plongeant pen~ dat)t 2 minutes les oeufs us de J'aeide sul-
'furique conéentré; puis. lés lavant à grande eau, obtint des éclosions au bout de 10 à 12 jours. Depuis, on a vu que les autres acides .minéraux ou organiques forts agissent de même. Enfin, en mettant les œufs dans un bain d'eau à une température de 50o centigr., on arrive encore au même résultat. Quelque inexplicables et étranges que soient ces faits, ils ont une énorme importance. Les agents physiques ou chimiques semblent agir en modifiant l'activité respiratoire des œufs, 'qui va en s'accélérant d'une façon continue depuis la ponte jusqu'à i'éclosion, tandis que dans les races univoltines la respiration va en diminuant à partir de 2 ou 3 jours après la ponte, pour devenir à peu près nulle au bout -d'une dizaine de jours jusqu'àl'éclosion.–P.M. NVOLTtKttE s. f. Caractère bivoltin. La bivoltinité de certains cocons.
B!VOKA. 4,On h. Vle de Sicile, prov. et à 33 kil. N.-O. de Girgenti, ch.-1. de circondario et de mandement, au pied du mont Comma- rata. Eaux sulfureuses très fréquentées par les personnes aBectéos de maladies de peau. As- phalte.
BIVOUAC ou BIVAC. s. m. (allem. bi- MacA! ou &eKcac/t<, de bei, auprès, et wacht, garde). T. de guerre. Garde accessoire et ex- traordinaire faite la nuit en plein air. Être de garde au bivouac. Aller au bivouac. Il Station qu'une armée en campagne fait en plein air, -pour prendre du repos.; la troupe môme, le lieu où elle s'arrête. Ce fut notre premier bi- vouac. Les feux d'un bivouac. J'ai passé toutes les nuits au bivac à ta .tête de mes escadrons. (Pelliss., C(M!M)'M<. de LouM XIV devant Lille, p. 57.) De longues lignes piétinées, ponant des trous de piquets, des'souillures et des débris' de litière indiquaient le bivouac de la cavale- rie. (Eug. Froment., Um Été dans le Sahara, Et-Aghouat, 3 juin 18S3.) Fig. Comme s'ils étaient en pays dangereux, L'ombre de saint Germain est un bivouac pour eux. (Corn., Poes. dtu.) Il Par anal. Établissement, de- meure qui a tout le désordre ou les incon- vénients d'un campement provisoire. H avait trois chambres livrées à tout le désor- dre d'un ménage de garçon, un vrai bivouac. (Balz., Scènes de la vie de prov., Un me~. de garç.) Ces maisonnettes de. carton sont les piéges les plus dangereux comme on vient aux grandes chaleurs, on accepte ce bivouac (Michelet.) A. milit. On appelait autref. bi- .vouac une sorte de garde faite de nuit, en plein air, pour protéger un camp. Auj., on entend par ce mot l'endroit où les troupes s'établissent pour un séjour généralement .très court, en plein air, sous la petite tente ou sous des abris improvisés. Au point de vue tactique, le bivouac offre les plus grands avantages, mais au point de vue de la conser- vation des troupes « le plus mauvais canton- nement vaut mieux que le meilleur bivouac." » Les troupes en première ligne doivent tou- jours bivouaquer. (Costa de Serda). Le bivouac sera caché aux vues de l'ennemi, à proximité de l'eau, du bois, de fa paille; le lieu choisi sera sain et sec, à mi-côte sur un versant in- térieur. (Lewal.) On bivouaque en ligne ou en colonne. Les règles concernant la forme, détendue d'un bivouac, son assiette, pour les différentes armes, sont exposées dans l'ins- truction pratique et le service de campagne. )~ B.-Arts. UH bivouac eu 1812, tableau de Devilly; Bivouac arabe, tableau d'E. Fromen- tin.
BtVOUAQUER,BtVAQUER.v.n (bi vom ké, bi-va-ké). Camper en plein air, à la belle étoile. Ils furent obligés'de bivouaquer dans la neige, sur la glace. (Acad.) Le quai était couvert de soldats. Un régimem y oivouaquait, avec les fusils.en faisceaux. (Y. Hugo, Hist. d'MK.cn'me, éd. Calmann Lévy, t. 2, p. 19.) Nous campons au pied d'un village, sur un terrain battu, qui a l'apparence d un champ de foire, et où bivouaquent les .caravanes du Sud. (Eug. Fro- ment, Un été dans le Sahara, Boghari, 26 mai .1833.) jj Par ext. et fam. Passer une nuit en plein air. Nous n'arrivâmes point le soir à l'au- berge, il fallut bivouaquer au milieu des mon- tagnes. (Acad.) 11 sortit du palais, et chemina dans les plaines incultes, sans prendre garde si les. loups n'y avaient pas insolemment bi- vouaqué, pour le menacer d'un blocus. (Ch. Npd.) [] Fig. Se fixer provisoirement. Les temps
de vicissitudes politiques font du monde un champ de bataille où la vérité bivouaque avec l'erreur. (Lacordaire.) Bn'ouAQCË. ËE. p. pas. -Troupes bivouaquées.
BnvtTz. s. f. (bi-vit's). Plante oléagineuse importée de la Bohême,
BIXA. S. f. Bot. 'V. ~OCOM.
BtXACEES. s. f. pi. Bot. Fam. de' dicotyié- dones, à fleurs régulières, hermaphrodites, polygames ou dioïques. D'ailleurs, très peu de caractères constants, à part la consistance .ligneuse des tiges, la placentation pariétale et la présence d'un albumen charnu dans les graines. Les caractères des diversesparties de la fleur, ceux du fruit, varient d'un groupe à l'autre, ce qui a amené à partager cette nom- breuse famille en 10 sections, comprenant 40 genres et 450 espèces. Elles appartiennent aux régions chaudes, manquent en Europe, abondent en Afrique, surtout en Amérique, mais font défaut aux États-Unis, en Asie, mais non au-delà de la Chine moyenne et du Ja- pon. Plusieurs espèces donnent des pro- .duits utiles. Division de la famille en séries Bixées, /~ San~dees, ~ncMMmees, Ca- ~titi'ct'es, Ilomaliées, Pan~tees~ Papayées, 7'tfr- OO'eM, Cdc/) P. M.
BIXÉES. s, f. pl. Bol. Secl. de la fam. des bixacéos, caract. par fleurs grandes, herma- phrodites ou po)ygames-dio!ques anthères linéaires ou oblongues en nombre indéfini ;fruit sec ou charnu, déhiscent ou non, présentant -souvent des côtes saillantes ou des épines; ce sont des plantes ligneuses à feuilles alternes. Genres 6!a; (rocouyer), OMCoba.
B!XJKE. s. f. Cbim. L'une des matières colo- .rantes du rocou. Ce composé a été étudié par Chevreul, Boussingault, etc. Bolley avait donné un procédé d'extraction, maisleproduit qu'ob- tenait ce savant était amorphe et l'on a re- connu depuis que ce n'était qu'un mélange. La bixine pure cristallise en lamelles micros- copiques quadrangulaires d'un rouge foncé. Elle fond à nso, puis se charbonne elle est insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool froid, la benzine. Son action colorante est très énergique, c'est à elle que le rocou doit ses .propriétés qui l'ont fait employer dans l'indus- trie. Composition C~H"0' Elle forme avec la soude deux combinaisons, l'une cristalline, l'autre amorphe. Pour l'extraire-actuellement on transforme la bixine en sa combinaison sodique, par digestion de la pulpe du rocou dans an mélange d'alcool et de carbonate de soude sec, puis on détruit cette combinaison avec l'acide chlorhydrique qui met en liberté la bixine. P. L.
B!XM (Jacques-Alexandre). 1808-1865. Mé- decin, naturaliste ethomme politique français, né à Chiavari (pays de Gênes), fonda avec Bu- loz la Revue des Deux Mondes, et, en 1837, le JotM')Mt!d'a(jf)'tCt avec M. Barrai; .publia l'Almanach du ~M'dtMMt-, i'/t?)))tfatfe de {'/iori!CuMeMr, fonda la ~aMonrMS du xixe s., etc., et fut rédacteur du A' avec les chefs de l'opposition, il fut chargé d'une mission à Turin par le gouvernement provisoire, 1848. Député à la Constituante pour le département du Doubs, blessé en réprimant les luttes de juin, élu 1 fois vice-président de l'Assemblée, ministre de l'agriculture au commencement de la présidence de Louis-Napoléon (du 20 au 29 décembre 1848). Membre de l'Assemblée législative, il eut avec M. Thiers un duel qui fit du bruit; fit au 2 décembre partie du groupe qui prononça la déchéance du président fut détenu un mois à Mazas en 1852. Dès lors, il s'occupa de travaux scientifiques et d'entre- prises de chemin de fer. En 1850, il fit, avec M. Barrai, deux ascensions aérostatiques res- tées célèbres. Il BIX10 (Girolamo, dit JVMio). Généra) italien, frère du précédent, né a Gênes en 1821, m. le 16 décembre 1873. Après avoir servi dans la marine sarde jusqu'en 1844, il était commandant d'un navire marchand lorsqu'éclata la guerre de l'indépendance ita- lienne, 1848-49. Ilpritune part active à la lutte de Venise contre 1 Autriche et à la défense de Rome contre les troupes françaises. Il était à la tête des forces qui repoussèrent la première attaque du général Oudinot. Il reprit ensuite la mer comme commandant d'un navire mar- chand génois. Pendant la guerre d'ltalie(1859), il fut nommé colonel dans le corps d'armée. de Garibaldi. Lors de l'expédtUon: des ~He, il
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