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trop libres, et ne serrant pas le texte d'assez
près. On a encore de lui GM Nassau,
Amsterdam, 1773, et Paris, 1175, in-So, poème
en prose, qai, termine, parut sous le titre de
Les Bataves, Paris, 1796, in-8" une traduction
pâle et languissante d'~fet'maHn et Dorothée,
de Geethe. Examen de la profession de foi du
vicaire Sauounrd, Berlin, 1763, in-8" De !'t)t-
/!M SM)'~p/~osop/tte~ ibid.,
1167, in-So. Ces deux derniers ouvrages ne
font point partie, sans doute parce qu'il ne
les en jugeait pas dignes, de la collection de
ses OEuvres, Paris, 1804, 9 vol. in-8". Bitaubé
avait été nomme, par Frédéric lI, membre de
l'Académie de Berlin il devint, en France,
membre associé de l'Académie des Inscrip-
tions, et à la formation de l'Institut membre
de la classe de littérature et des beaux arts.
Cf. J.-B. Dacier, Notice, dans les AMm. de
!'Inst. Michel Berr, Essai SMf la vie et les ouv.
de P.-J. Bitaubé, Nancy, 1809, in-8o.
BtTCnE. 2,908 h. Vie d'Alsace-Lorraine (anc.
dép. de la Moselle), arr. et 'à 32 kil. Ë.-S.-E..
de Sarreguemines, eh.-I. de cant. sur le ch.
de fer de Haguenau à Sarregnemines. Tourbe,
grès, brasseries, fabriques de gants de soie.
Bitche, Bidiscum ouBt'cMM, comté de Lor-
raine, fut d'abord possédé par Gérard d'Alsace
et cédé par Thierry d'Alsace, son fils, à Si-
mon 1er, duc de Lorraine. Il appartint aux
comtes de Deux-Ponts, jusqu'en 1570, puis à
Philippe, comte de Hanau, et fit retour à la
Lorraine sous le duc Charles. Louis XIV s'em-
para de )a ville après le traité de Nimègue,
la fit fortifier par Vauban, puis démanteler,
lorsqu'il fallut la rendre en 1698. Elle revint
à la France avec la Lorraine, 1766. La forte-
resse de Bitche, grâce à ses casemates taillées
dans le roc, et au courage de ses défen-
seurs, fut vainement assiégée par les Prus-
siens en 1797 et en 1870. Ce. fut fe 15 août
1870 que les Allemands l'investirent. Les as-
siégés, ayant à leur tête le brave comman-
dant Bousquet, firent des sorties le 4, le 21 et
le 29 septembre, et ne songèrent pas à se
rendre, quoique du 11 au 31 les boulets en-
nemis eussent détruit 120 maisons et le châ-
teau du fort. Bitche ne capitula que sur
l'ordre du gouvernement (6 mars 1871);
et la garnison sortit avec les honneurs de la
guerre.
BtTELHJRATE. s. m. Chim. Se dit des tel-
iurades acides dans lesquels un seul équiva-
lent d'eau, sur les deux que renferme l'hydrate
normal, a été remplacé par une base. For-
mule RO,HO,TeO~. (V. MtM-~e.s.)
MtTERROtS, OISE. s. et adj. Habitant de
Béziers qui appartient à cette ville oit à ses
habitants.
MtTESTACE. EE. adj.(dulat. deux fois,
et testa, coquille.) Qui est couvert d'un testa à
deux valves.
BtTHfKtE. Géog. Province de l'Asie Mineure
qui occupait la portion orientale des côtes de
la Propontide, la côte E. du Bosphore de
Thrace, et la cùt-' S.J'! Pont-Euxin jusqu'au
fleuve BiilfBus ~F;lias). EUe était bornée au
S.-O. par la Mysie, au S. par la Phrygio et la
Galatie.etàl'E. par la P.'ut.ifjue et laPaphIa-
gonie. Ses côtes cou'prenaieht les baiesde Cius
et d'Astacus, les c:'p< Car!un')is et Syrias. Ses
principales moutagLps ét.'ii~nt l'Olympe, qui
traverse la province depuis le Bhyudacus, et
dont les principaux sommets restent couverts
de neige jusqu'en mars; le mont Argan-
thonius à l'O. le mont Ormcmium au midi,
l'Olganis au centre. Trois lacs se trouvent
dans l'intérieur le lac Soph"u, qu'il fut ques-
tion d'unir &Ia mer. par un caual le lac Apol-;
loniatisàl'E., et le lacAscani~. Les princi-
BtTELMJtUTE. s. m. Chim. Se dit des tellu-
rites acides répondantàla formule RO,HO,TeO~.
BtTEMt'ORAL, ALE.adj. Qui va d'une tempe
à l'autre. Diamètre bitempora)..
mTEKHA SEPTtMANORUM. Un des noms
anciens de Béziers.
BtTniES. Sorcières fameuses chez les Scythes;
suivant Pline, il leur suffisait de fixer leurs
yeux, dont l'un avait une prunelie double, et
l'autre était marqué de la figure d'un cheval,
pour tuer ou ensorceler les gens.
BtTnoun. 8,320 h.. Vie de l'Inde, prov.
d'Allahabad, distr. et à 20 kil. N.-O. de Cawn-
pore. Pèlerinage renommé des sectateurs de
Çiva.
paux fleuves sout le Sangarius, le Rhyndacus,
le Bitiaeus. Le pays était fortement boisé, très
accidente, et sauvage. Ses principales villes
étaient les colonies grecques de la côte Héra-
clée, Chaicédoine, Myrléia (qui s'appela .sous
l'Empire Apamée) et Astaeus; qui, détruite,fut
rebàtie sous le nom de Nicomedie. Dans
l'intérieur étaient Nicée et Prusa. Les ha-
bitants'de la Bithynie raient, outre les Ma-
riandyniens, dont les coutumes et les noms
propres dénotent une race sémitique, les
Bithyniens, peuplade thrace qui passa le Bos-
phore à une époque indéterminée, et refoula
les Mysiens, qui furent les plus anciens habi-
tants connus de ces contrées. Le nom de
Bithyniens ne se trouve pas dans .Homère. Ils
furent soumis, d'après Hérodote, par Crésus,
puis incorporés, à la chute de l'empire lydien,
dans l'empire perse, dont ils formèrent une
satrapie. Mais entre 430 et 410 av. J.-C., un
certain Désalsès établit en Bithynie une
royauté indépendante, et fit sa capitale d'As-
tacus. A Désatsès succéda Boteiras, dont le fils,
Bassus,dent Calanthus,généra) des Macédoniens
qui ne parvinrent pas à envahir la Bithynie.
Le fils de Bassus, Zypcetes, monta sur le trône
vers 326, et guerroya avec s.uccès contre Lysi-
maque et Antiochus, fils de Seleucus. Nico-
mède I" succéda à Zypœtes. Le nom du nou-
veau souverain étant purement heUénique,
nous pouvons en conclure que la race royale
s'était alliée a des familles grecques. Nicomède
appela' son aide les Gaulois qui étaient
apparus en Grèce, et défit, avec leur secours,
son frère qui tenait une partie de la Bithynie.
U fonda Nicomédie. Son fils Zéias complota
le massacre des chefs gaulois qui avaient aidé
son père. Mais les Gaulois le prévinrent et le
tuèrent. Prusias ter, fils de Zétas, monta sur te
trône en 228, et défit les Gaulois.'11 s'em-
para de Cius, de Myriéia et de Cierus. Ces
deux dernières villes portèrent depuis le nom
de Prusias. Mais ayant mis le siège devant
Héraclée, il mourut. Il eut pour successeur
Prusias 11 (180 av. J.-C.), puis vint NicomèdeU
(149), puis Nicomède !H, 91. Ce dernier roi,
conGrmé dans ses possessions par les Romains,
fut chassé par Mithridate Eupator en 88, puis
rétabli en 84. Etant mort sans enfants en 74,
ses États passèrent aux Romains, qui y ajou-
tèrent une partie du Pont et en firent une
province. Pompée la divisa en 11 municipes.
Auguste joignit à la Bithynie, en 7 av. J.-C.,
une nouvelle portion du Pont. Pline en fut
proconsul. La Bithynie devint, à partir de
Trajan, une province impériale, de sénatoriate
qu'elle était depuis Auguste. Théodose sépara
le Pont de la Bithynie proprement dite. De
10'?4 à 109'?, cette dernière appartint auxSeld-
joucides, auxquels lés premiers Croisés la
reprirent. De 1204 à 1261, pendant la durée de
l'empire latin, Nicée fut le lieu de refuge des
empereurs grecs. En 1298, Osman envahit cette
contrée, et à partir de 1326, date de la prise
de Prusa (Brousse), elle fit partie de l'empire
ottoman..
ROIS DE BITHYNIE
Tibite, ZiMas et
Bcte!ra.,vcrs370 246-237
av.J.-C. ~o PrusiasI· 237-19~
B~ 370-320 192-145
~~11; 145-90
NtLOmedel" 1 Nicomède IIi. 90-75
EtTHYMEN, IENNE. s. et adj. Habitant de
la Bithynie; qui appartient à la Bithynie ou à
ses habitants La mort d'Alexandre le Grand
permit aux Bithyniens de conserver leur indé-
pendance. (L. Renier.)
B!TMYMQUE. adj. 2 g. Qui a rapport à la
Bithynie ou à ses habitants.
BtTHYKitJM. Vle de t'anc. Bithynie, devint
capit. de la province Honorie, et fut sur-
nommée //6M)'«ï)tOpoKs.
BtT!iXO. Peintre de l'École bolonaise (fin
du xive s.) Il peignit, pour l'église St-Julien de
Rimini, un~ et la DecouMt'te mt'ra-
CM~uM du corps de saint yM~'on BITtNO
(Antonio). Fils du précédent. Peintre, il tra-
vaillait à Bologne en 14S6.
BIT-LABAN ou BtT-KOBEN. s. m. Drogue
très employée dans l'Inde, obtenue en faisant
fondre ensemble trois parties de chlorure de
sodium (appelé 5~mu)', du nom du lac où on
le prend) et une partie de myrobolan. Elle
passe pour digestive et propre à faire dispa-
raître les obstructions du foie et de la rate,
comme stimulant* dans le rhumatisme chro-
nique, et comme vermifuge.
BtTHS. 15,000 h. env. Vie du pachalik do
Van (Arménie.turque), à 20 kil. S.-O. du lac
de Van. Nombreux bazars fabrication et
teinture d'étoffes. La population comprend
un tiers d'Arméniens et deux tiers de musul-
mans. Altit. 1,S'!2 m, au-dessus du niveau de
la mer.
BtTOUA ou MOKASTtR. 45,000. h. Vie de la
Turquie d'Europe (Roumélie occid.), ch.-i. de
Sandjak, à 180 kil. O.-N.-O. de Salonique, sur
le Dragor, afH. du Vardar par le Kara-sou.
La population est moitié chrétienne, moitié
musulmane. Foires importantes. Cette ville
est importante au point de vue militaire,
car c'est le point de jonction des routes d'An-
drinople,d'Ûskiub,deSaloniquect de Durazzo.
BITON. Mathématicien grec du iu° s. av.
J.-C., connu seuiement par un ouvrage sur
les ~ac/iittM de guerre, dédié à Attale m de
Pergame, imprimé dans la collection des ~a-
;/ienMt veteres, Paris, 1699, in-fo. Le texte
de cette édition est tellement altéré et incom-
plet, qu'il en est inintelligible. Le beau ma-
nuscrit grec des tacticiens anciens, découvert
par Mynoide Mynas, et qui se trouve auj. à la
Bibliothèque nationale, donne de nombreuses
variantes et des additions pour le texte de
Biton.
BITONTO. 26,207 h. (1881). Vle d'Italie,
prov., distr. et à 16 kii. 0. de Bari (Apulio),
sur le ch. de fer d'Anc&ne à Brindisi. Évêché.
Belle cathédrale. Anciennes fortifications.
Vignobles renommés. En 1734, victoire des
Espagnols sur les Autrichiens.
BITOR ou BtTOUR. s. m. Nom vulgaire du
butor.
BITORD. s. m. (vx fr. &es<0)'d, p. p. de
6es v.nr boiter,- act. rendre boiteux;
comtois, betors, bistort, tourné de deux sens
suisse rom. Mtoff~ tordu, faussé de. bis,
deux fois, ou du préfixe péjoratif 6ës, bis,
et tordre). Mar. Petit cordage composé de
deux, trois, ou mémo quatre fils de caret,
goudronnés et tortillés ensemble. Bitord en
deux, en trois, en quatre. (Acad.) j) L'anc.
langue avait l'adj. Bitord, M bMtord, Tors,
oblique, tortueux, de travers.
BtTTAQUE. s. m. Zool. G. d'insectes névrop-
tèresplampcnnes, fam.des panorpides.caract.
par: corps grêle et allongé, semNableà-celui
d'une tipule; antennes courtes, pattes longues,
minces, épineuses article terminal du tarse
muni d'une griffe. Créé aux dépens des pa-
norpes, il comprend quatre espèces. Le bit-
(f[ habite la France.
BITTE, s. f. (bi-te ital. MMct. nordique
Mtt, poutre transversale; angl. 6t<; gloses
d'Erfurt: bitus, ~)t
Mar. Assemblage de charpente servant à
amarrer les câbles lorsque les ancres sont au
fond. j! Bitte et bosse! Commandement pour
faire prendre au câble le tour de bitte, et
pour le fixer ensuite au moyen de bosses. )~
Paille debitte, Grosse tige de fer qui traverse
l'unedest&tes dela bitte, et maintient le câble
autour de l'appareil. Gros billot de.bois qui
ferme à. chaque bout les petits bateaux de
rivière.
B)TTEM. v. a. Mar. Tourner le càble sur la
tête de la bitte.
MTTEH.s.m. (bi-ter;–holl. &i't amer).
Liqueur amère et apéritive, inventée en Hol-
lande, et qui se.prépare avec l'eau-de-vie de
baies de genévrier, l'écorce sèche d'oranges
amères, la racine de gentiane et celle de rhu-
barbe. La préparation se fait à chaud et à
froid. Lorsqu'on opère par la chaleur, on se
sert d'appareils en cuivre étamé parfaitement
clos, et if suffit d'une heure pour obtenir le
résultat; mais dans la préparation à froid, on
laisse infuser pendant quinze jours avant de
procéder au soutirage. D'ailleurs le mode de
fabrication n'a pas de règles fixes chaque
fabricant a sa recette et sa manière d'opérer.
Lé curaçao, le calamus, la gentiane, l'aloès,
la rhubarbe sont généralement employés avec
l'eau et l'alcool, mais on obtient avec ce mé-
lange des bitters :ordinaires que l'on colore
avec du campêche effilé. Les bitters supérieurs
ne peuvent être fabriqués qu'avec des ingré-
dients de .premier choix et à l'aide d'un outil-
lage_perfectionué.