

Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin
Publisher : Impr. réunies (Paris)
Date of publication : 18..
Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication
Type : monographie imprimée
Language : French
Format : 7 vol. ; in-8
Format : application/pdf
Copyright : domaine public
Identifier : ark:/12148/bpt6k2013768
Source : Bibliothèque nationale de France
Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538
Provenance : bnf.fr
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de pt'oui-
deHtta BoetHM in « consolatione p/)t
scrtpseh<, 1865. in-8o. Elle a été traduite en
grec par Ptanude~en anglo-saxon par Alfred
le Grand; en français, vers 1283, par Jean de
Meung, en 1744 par Francheville, en 1753 par
Morahin, en 1730 par t'abbé Colesse. en 1861
par Judicisde Mirandol. traduction couronnée
par l'académie française. Les ÛEMt're. complètes
de Boècf ont été imprimées à Venise en 1491.
à Bâte en 1570. à Leyde, cum notis ofM-MM-MM,
167]. a Glasgow an 1571. et forment les tomes
t.xrn et LXfv de la Patrologie de Migne. Heyne
a publié aGœttingue en 1806 Censura tH~MMt
et morum Boethit cum memoratt!t6t ex ejus
s<;)-tp
de) du xe s., est le plus ancien monument de
la littérature provençale. Nous n'en connais-
sons qu'un fragment de 257 vers les pre-
miers du poème, qui, découvert d'abord au
xvme s. par l'abbé Lebeuf, fut perdu une
seconde fois, et retrouvé à nouveau par Ray-
nouard à la bibliothèque d'Orléans, où il est
conservé maintenant sous le numéro 374. Ce
poème, en vers décasyllabiques répartis en
tirades assonancées, a été publié par M. Paul
Meyer dans son Recueil dattciens textes bas
latins, prouenc~ttM; et /r6mcaM. L'œuvre a peu
de valeur poétique réelle. Elle n'a pas non
plus de véritable importance historique. On
netrouve là, au lieu de la vie réelle du grand
personnage politique et philosophique, qu'une
légende, mêlée de réflexions morales assez
banales et de visions fantaisistes dans la pri-
son de la victime de Théodoric. Le poète pro-
vençal suppose que le roi desOstrogothspersé-
cute expressémentte sénateurromainpourson
attachement à la foi chrétienne, et qu'afin de
le perdre, il a lui-même fabriqué et signé du
nom de Boéce des lettres invitant les Grecs à
s'emparer de Rome et promettant de leur en
ouvrir les portes par trahison. Le poème s'ar-
rête brusquement au. milieu de ht vision de
Boèce. F. G. )~ B.-A. Boèce recevant les
adieux de sa famille, tableau de M. Schnetz,
musée du Luxembourg. Il BOÈCE ou BOETIUS
(Christian-Frédéric). Graveur allemand, né à
Leipzig en n06, m. en lT!8ou n83, élève de P.-C.
ZincketC.-A.Wortman; graveur de la cour de
Cassel, 1764. Il a gravé à l'eau-forte, au burin,
au lavis et à la manière du crayon. La Vierge
et ~~K/a.n
A/ei/e)-, d'après Holbein le Distillateur, d'après
Téniers; fafentme teHftMtunpotrentpHdecAaf-
bons allumés, d'après Rubens le Cabaretierdes
chasseurs, d'après Ph. Wouwermans; unfay-
sage avec animaux, d'après Karel Dujardin le
Bon père de aniille, d'après Schenau le Sot<-
~etttr du juMM de n30, d'après Haydt; une
vingtaine de portraits, entre autres le sien,
d'après Kienget, et ceux de Raphaël Mengs,
de Casanova, du poète Froemer, de Leibnitz,
34 planches pour le Museum Richterianunt, etc.
BOECHH (Auguste). Philologue allemand,
né à Carlsruhe en 1785, m. en i867, est un
des plus grands maîtres de la philologie mo-
derne. Il commença par étudier, en 1803, la
théologie à i université de HaUe mais les
cours philologiques de Woif, qu'il suivit et
admira, décidèrent de sa vocation. )t entra
en 1806 au séminaire pédagogique de Berlin,
et t'année suivante, il fut appelé Heidelberg
comme professeur extraordinaire, puis pro-
fesseur ordinaire en 1809. Berlin t'attira
bientôt, à la suite de sérieux et importants
travaux qui l'avaient fait connaître nommé,
en 18U, professeur d'éloquence et de littéra-
ture ancienne à l'université de cette ville, il
devint/en 1820, directeur des séminaires de
philologie et de pédagogie, secrétaire de
l'Académie des sciences pour la classe d'his-
toire et de philosophie, plusieurs fois recteur
de l'université, conseiller intime de la cour
de Prusse, membre de la plupart des sociétés
savantes de l'Europe, membre associé de
notre Académie des inscriptions-et belles-
lettres. Bœckh a introduit dans la science
philologique des .innovations importantes;
son système est basé sur. une méthode histo-
rique plutôt que sur la philologie comparée
de là sa division de la philologie en /terMë-
?Mt~i
tique et vie théorique de l'autre. Pour. la vie
pratique, il faut étudier: 1" la vie publique
des anciens, c.-à-d. leur histoire au. point de
vue politique, chronologique, géographique
2o leur vieprivép. par l'agriculture, t'industrie,
le cjtumercé. l'éducation, la famille. Dans
l'étude de la vie historique, il place la reli-
gion, les arts, les sciences, etc. Ce système
rompait en visière avec les théories gramma-
ticales reçues il fut vivement attaqué par le
philologue Hermann, mais il finit par triom-
pher et rallier toutes les écoles allemandes.
Bœckh en-a fait l'exposé dans le DMCows qu'il
prononça en 1850 devant une réunion de phi-
lologues. On peut encore consulter sur cette
matière les Biographies des humanistes ce-
lèbres, article Bœc&A, par Hoffmann, Leipzig,
1837 La Philologie considérée comme système,
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