64. BOD sous bois, l'été, 1878 Sanglier forçant les 6a)t- 'o'oHM, 1879 une J'olée de mdsfM~M, 1881 lit ~ar))te)'e près B 1883. Il a gravé à
l'eau forte des vues prises d'après nature sur
les bords du Rhin, de Trèves à Coblentz. On'
lui doit encore un grand atlas de Voyage dans
t'intérieur de l'Amérique du Nord. Médaiité de
2e ctasse. en 1851, de 3e classe en 1855, avec
rappel en 1863, il a obtenu, en 1876, la croix
de la Légion d'Honneur. G. D.
itOlMUX ou BOSSUEKA. 5,061 h. Yte d'An-
gleterre et ch.-). du été de Cornwall, 45 kil.
N.-O. de Pfymonth et à 345 kil. S.-O. de
Londres, sur l'Allan, ad. du canal St-Georges.
Tribunaux, assises du comté, église ancienne.
BODO. Peuple de l'Inde de race indo-chi-
noise, composé d'environ 200,000 individus,et
qui a ses clans parsemés dans toutes-les par-
ties de i'Ass~m, dans les bassins du Brahma-
poutra, du Barak, et jusque dajs le hautBen-
gale et le Teraï népalais. Ils portent aussi le
nom de Calchari et de Hft~~a (Célestes).
Quelques-uns, connus sous le nom de~ot'OtM
ou ftfft~s, ont adopté une partie des cou-
tumes indoues. Les autres sont bouddhistes,
sivaïstcs ou païens. lis ont les pommettes
t.rës saillantes, le nez aplati, de larges narines,
grosses lèvres et de petits yeux. Leur
langue diffère par ses flexions des langues
d'origine sanscrite et se rapproche des idiomes
dravidiens. Les Bodo sont des agricu)teurs
nomades et restent rarement plus de six ans
!!U même endroit. Ils sont doux, modestes,
honnêtes et laborieux, et se divisent simple-
ment en familles, sans distinction de caste ni
de tribus. Un conseil des anciens est chargé
d'intervenir dans les discussions graves. Leur
respect pour la femme est très grand leur
)uariage s'opère par l'enlèvement simulé de
la Saneée. Leur cutte religieux est très simple
il se borne a l'invocation des étoiles, des
forêts, des neuves et de certaines plantes,
particulièrement une sorte d'euphorbe nom-
mée St'f~, qu'ils cultivent en abondance près
de leurs demeures.
BOROKt (Giambattista). Imprimeur italien,
né à Saiuccs (Piémont) en 1740, m: à Padoue
en 1813. Fils d'un imprimeur, il apprit de son
père les premiers principes de l'art, qu'il
porta à une haute perfection, tt se rendit à
Home, jeune encore, pour y chercher fortune,
et fut admis a l'imprimerie de la Propagande
par Ruggieri, qui en était directeur. Simple
ouvrier, il fit preuve de tant d'habileté, que
)e cardinal Spinelli le distingua et devint son
protecteur. Parie conseil de ce prélat, il étudia
tes langues orientales, l'arabe et l'hébreu il
put bientôt composer dans ces deux langues,
et il imprima le Missel arabe-copte et l'Alphabet
tAt'M'etM. It remit en (cuvre les beaux poin-
çons gravés sous Sixte-Quint par Garamond
Léhé, et il arriva à en graver tui-meme.dë
.plus parfaits encore. It quitta Rome pour se
rendre en Angleterre, mais arrêté en route
par~no maladie, il accepta l'offre qui lui fut
fjite à Parme de diriger l'imprimerie de cette
ville, que l'on voulait organiser sur le modèle
de celle du Louvre. Il se mit à graver des
caractères sur les plus beaux modèles du xve s.,
et commença ces éditions célèbres qui peuvent
rivaliser avec tout ce que l'art typographique
a produit de plus beau dans tous les pays
fon Homère surtout est considéré comme un
chef-d'œuvre. Bodoni fut bientôt en faveur
auprès des princes et des grands. Le chevalier
d'Azara se prit pour lui d'admiration it.)e fit
venir à Rome, où il reçut du pape Pie VI et
des cardinaux l'accueil le plus flatteur; il re-
fusa pourtant de s'y fixer, et après avoir visite
Naples, où la reine voulut le voir et le com-
plimenter, il revint à Parme pour y continuer
ses travaux. A la demande du chevalier d'Azara,
il établit une imprimerie particulière, d'où
sortirent de superbes éditions, entre autres
cette d'oroce, 1791, 1 vol. in-fo ce'le de Ftf-
1793, 2 vol. in-f; CatxHc, ~«Me, Pro-
perM, 1794, in-fo T 1795, 3 vol. in-4o. Il
reçut du pape 2.médait)es, or et argent, pour
'< son Horace et son CftHtHM roi d'Espagne,
Charles 'VU, le. nomma son imprimeur hono-
raire avec une pension de 6,000 Téaux, et
liodoni dédia à ce prince sa botte édition de
t~ ~nMa~ntme Hberoift, 1789, 2 vol. in-fo. tt
employa ses dernières années à la composi-
tion de 'son ~ fipo~/MO, son œuvre'
capitale, qui parut en 1788 une nouvelle édi-
tion en fut faite en 1818, 2 vol. in-4o; elle
contient 250 caractères différents. Bodoni
obtint, en 1806, le premier prix de typo-
graphie à l'exposition de Paris, et l'empereur
Napoléon lui assigna, en 1810, une pension de
3,000 fr. Une des plus curieuses productions
de ses presses, est l'Oraison dominicale, en
155 langues. A. B.
BODREAU ou BODEREAU (Julien). Juris-
.consulté francais, né au Mans en 1590, m. entre
1660 et 1666. Les Coustumes d« païs et comté du
~aH)e, 1645, Info; 7MtMtrattOM-et}'em6[rgttM
s'Mr~MCOtMtMMM dtfMaMte, 1638,2vol.iu-13, etc.
BôoRtLLO~f. s. m. En Franche-Comte, Che-
vron, soliveau, solive.
BÔDRtLLOKXER. v. a. En Franche-Comté,
Faire des travées.
BOURUCHE. s. f. V. Baudruche.
BODUKX!. Ancien peuple de ta Grande Bre-
tagne habitait le pays qui forme auj. le comté
de Worcester, et une partie de celui de Glo-
cester. Ptotémée donne à ce peuple le nom de
Do&tMH.
BOOUOGKAT. Chef des Nerviens et géné-
ralissime de t'armée belge, contre laquelle
César dirigea sa seconde expédition dans les
Gaules. Après la vaine tentative de Galba,
chef des Suessions, contre l'oppidum rémois
de Bibrax, il se retira derrière la Sambre, et,
lorsque les Romains l'atteiguirént, il les atta-
qua si vivement, qu'il eut un instant la vic-
toire. La journée finit par la déroute des
siens, et il y fut tué. La ville' d'Anvers lui a
érigé une statue. A. B.
BODZA (en magyar) ou BUSEO (en roumain).
700 h. Vge.de l'Austro-Hongrie (Transylvanie),
comitat et à 60 kil. E. de Kronstadt (Brasso),
sur la partie supérieure de ta Bod~a (Buseo,
Buzau), près de l'entrée de la passe du même
nom, défendue par 3 blockaus et une batterie.
La partie voisine des Alpes de Tansylvanie où
se dresse le Csukas (1,95S m.) porte aussi le
nom de Bodza. (V. Buseo.)
BOE (François Dusois ou De le), en lat.
Sylvius, nom sous lequel il est bien plus
connu. Anatomiste, né à Haaau (Hesse), en
1614, tit. à Leyde en 1672. Docteur à Baie eu
1637, pratiqua la médecine à Amsterdam, et
se fit une telle réputation, que l'université de
Leyde l'appela à occuper une chaire de mé-
decine pratique. It fut l'un des fondateurs de
l'enseignement clinique.Adepte des ptusfervent
du système chimiatrique, il enseignait que l'à-
creté des humeurs était une des principales
causes des maladies. Il embrassa des premiers
la théorie d'Harvey sur la circulation du sang.
PtspMht me~tMM'umdecas, pftm co)'-
ports/tuma~tt)!cttonesMaiur~MM:an
etc., Amsterdam, 1663; OEuvres complètes, Ams-
terdam, 1679, in-io. j) BOE (François-Didier).
Peintre norvégien, né à Bergen en 1820.
Élève de l'Académie des beaux-arts de Copen-
hague, il vint, en 1849, se perfectionner à
Paris sous la direction de M. Groenland,
peintre danois. Parmi ses différents envois
aux salons annuels, il faut signaler Faisans
et perdreaux, 1857 Aigle décorant t )'e!Mfd
et G~tnotM no)'t<~h/M)))!M, 1863. Ses toiles,
exposées dans les galeries de Christiania, se
f~nt remarquer par la fraîcheur du coloris et
la correction du dessin. Un de ses tableaux,
exposé en 1850-1851, à Paris, a été acheté,
par le gouvernement, pour le musée du
Louvre.
BOÈCE. Anicius MatiHtM Torquatus ~euert-
)tt BOETIUS ou BoBr La dernière gloire du
vieux Sénat romain, le premier philosophe du
moyen âge, appartenait à l'une de ces rares
illustres familles de Rome échappées à grand
peine au despotisme des empereurs et a la
faux du temps. Les /infctt avaient trouvé
comme une noblesse nouvelle dans un dé-
vouement héroïque et déjà deux fois sécu-
laire à la religion catholique. « La famille
des Anicii, chante Prudence, inclina la pre-
mière sous la loi du Christ la hache consu-
laire de t'Ausonie et déposa les faisceaux de
Brutus sur la tombe des martyrs. La Gens
Anicia avait été du temps de S. Jérôme l'une
dés familles patriciennes'dont les membres
avaient en plus grand nombre embrassé ta vie
monastique; elle allait bientôt donner à l'Eglise
S: Benoît, le glorieux patriarche des bénédic-
tins, et'S/ Grégoire.te Grand, l'une des plus
BOÈ
BOË
remarquables figures de la papauté. Pendant
cinq générations consécutives les aïeux di-
rects de Boèce, Anicius Petrocius, Anicius
Probus, Manlius Théodorus, l'ami de S. Au-
gustin qui'iui dédia son traité De beata vita,
Sovérinus, son grand-père, et son père Boe-
tius s'étaient tous distingués par leur atta-
chement inébranlable à la foi. On donne géné-
ralement l'année 470 comme la date de la nais-
sance de Boèce; nous inclinons à croire avec
Fellcr; qu'il naquit quinze ans plus tôt, en 455.
On s'accorde en etîet à reconnaître qu'il étudia
pendant 18 ans dans les Écoles d'Athènes, où
il entendit Proclus, et d'autre part il est cer-
tain qu'il fut consul en 487 il n'aurait eu à
cette date que 17 ans, s'il était né en 410. En
500 il est patrice de Rome et président du sé-
nat il aurait été revêtu de cette haute dignité
à 30 ans à peine dans sa Cottso~tot p/itfoso-
p7!t écrite en 524 et 525, il s'appelle lui-.
même vieillard, il n'aurait eu à ce moment que
55 ans. tt reçut une éducation très distinguée,
cultivant avec un égal succès les lettres grecques
et latines, les sciences et la philosophie. Pen-
daut sou séjour dans Athènes, il traduisit du
grec en latin, en les éclaircissant par des com-
mentaires, la Géométrie d'Euclide, l~tfMm~-
tiqlie de Nicomaque,la~M;Mi
I'~s de Ptolémée et divers Dt~o~ues
de Platon. A sou retour à Rome, il épousa une
jeune sicilienne, Elpis, fille du sénateur Fertus
Niger et tante de S. Placide. Chrétienne, fer-
vente et poète de mérite, enlevée à la fleur
de l'âge à l'amour de son époux, Elpis a laissé,
avec une touchante épitaphe, deux hymnes en
l'honneur des saints apôtres Pierre et Paul,
que l'Église chante encore Décora lux et Beate
pastor Petre. Qq. aunées plus tard Boéce
s'unissait par un second mariage à Rustieiana,
fille aînée du patrice Symmaque, sœur de-
sainte Galla et de sainte Proba. La maison du
petit-fils de cet autre Symmaque, ce grand
pontife qui avait défendu avec tant d'ardeur le
polythéisme expirant, sous Valentinien 11 et
Théodose, était devenue une maison très chré-
tienne. Bien que Hustieiana n'ait pas été comme
ses soeurs inscrite au catalogue des saiuts, sa
vie fut celle d'une femme pleine de foi et de
charité. Cependant l'Italie était tombée eu 493
au pouvoir des Ostrogoths. Théodoric avait fixé.
sa résidence à Ravenne en 500 il vint visiter
Rome. Boéce, en sa qualité de patrice et de
président du Sénat, le reçut aux portes de la
ville et fit entendre dans sa harangue, les der-
niers accents de l'éloquence latine. Le roi os-
trogoth.éIevéàConstantinople.sut reconnaître
le mérite de l'orateur et de l'homme d'Etat. Il
lui confia la charge de maître des olliees du
fit son conseiller, en même temps que
son beau-père Symmaque, et l'éleva de nou-
veau au consulat en S10 et SU. Mais lafaveur
du conquérantarien,nefitoub!ier au descen-
dant des Manlius, au chef de la famille des
Anicii. ni son patriotisme romain, ni sa- foi
cathôltque. Il défendit avec autant de profon-
deur que d~éioquence le~ymbole de Kieée
contre les erreurs d'Arius, d'Eutychés et de
Nestorius; il sut arrêter en maiute occasion
l'impétuosité et adoucir la rigueur du roi, ré-
fréner les rapines des .magistrats, et rendre
plus tolcruble la condition dos vaincus. En
même temps il commentait la traduction que
le rhéteur Victorius avait faite de l'/s
Porphyre, si longtemps considérée commel'in-
troJuctiou indispensable à l'étude d'Aristote.
11 traduisit lui-même les C« et com-
menta IWermeHeM, les premiers et les seconds
Analytiques, losroptfyt'M., les/tr~umo)~ Mp/fX-
tiques, en un mot tout l'0)' du Stagyrite.
11 commenta également les Topiques de Cicéron
et écrivit deux petits traités sur la Df'/Mt~'Ott
et la Division. Tresérùdit.poursùivantleprojet
un peu chimérique, mais qui a séduit tous les
esprits élevés, de concilier Platon et Aristote,
Boèce résume les conceptions de l'antiquité
sous la forme d'un éclectisme chrétien qui les
domine toutes pour les purifier, et qui les unit
dans une synthèse large et féconde. Il est
peut-être le dernier latin qui ait profondément
étudié le grec, pendant de longs siècles'Aris-
tote ne sera plus guère connu que par les tra-
du~hons et les commentaires de Boéce. C'est
dans les annotations à l'Isagoge que la scolas-
tique trouvera posé le problème des U~'fo'MM:
dont il donne la vraie solution.: « Les genres