:BOD BOD BOD :6i în-So Histoire dit chevalier Ba;/ Paris,
n02, in-12. Ses ouvrages sont signés tantôt
prieur de Lonval, tantôt sieur de St-Lazare.
BOCSO~. s. m. Arg. Cabaret mal famé,
maison de prostitution. Montron, ouvre ta
lourde [porte], si tu veux que j'aboute et
pionce [dorme] 'en ton boeson. (Vidocq, Les
yo~!H's, dans Lor. Larch.)
BOD (Pierre). Historien et savaut transyl-
vain, ué en i'?t2 à Feischœ-Csernaton, m. en
1768, -bibliothécaire et professeur d'hébreu'-au
gymnase d'Euge), puis chapelain de la com-
tesse douairière Tékéli, et pasteur à Héviz.
H a écrit en latin et en hongrois Diction-
n n43, in-4", souvent, réédite;
Histoire de la .Bt'6~, H48 Biographie des samts
iMO'tts ca!e))d)-ter, 173'! ~«dt'CMt'M /0)'t
ecctestftstt'ct praxis, i~S~ Biographies des per-
Mtittftf/es /M)t~)'OiS de ~fe~~tOtt fe/'orMide, H65
jMa /ti/ etc., n66 ~(ona M;n'
fttxt tt: J'rMSj/tpMM, m6, etc.
BOU~EUS A SïApEL (Jean). Botaniste et
médecin hollandais, m. en 163C. Commentaires
sur Théophraste, avec le texte et la traduc-
tion 7'<'op/tt'M Ef'MM de /tMto)')'a p~)tta)'ttM
libri x, (/t'«;ce et latinc, etc., Amsterdam, 1644,
in-fo.
BODARD -DE TNXAY (Xieoias-Marie-Fé)ix).
Auteur dramatique français, né à Bayeux en
n37, m. à Paris en 1823. H débuta par la
poésie et obtint un prix de ['Académie de
Caen pour son Odcst()'f?/ec<<'tCi'(e. Il fit ensuite
une satire intitulée Le Siècle des Ballons, et
plusieurs eontMies qui ne manquontpas d'es-
prit Le HnMoft tj!f~p/t!coma)tie,n83, 1 acte
en vers, Paris, in-8" Le Rival par fn?!i
tact' ihid.l7S4; Les Trois Damis, 1 acte eu
vers, ibid., 17SS, in-S" /t)'~<;tn, roi de /a
/«)!e, 3 act~sen prose, ibid., HSë, in-8"; Les
~fttfo'nct~s nioderttM, 2 actoseu prose, ibid.,
in-S"; Z.6Ducde;Uo)!mot; comédie héroïque,
3 actes en prose, ibid., l'?67. U entra ensuite
dans les emplois publics et fut successivement
vice-consul il Sm~rne, eommissaire-consui a
Nr.ples, consul général à Gènes, .ou il resta
enfermé pendant la défense de cette ville par
Masséna. U prit sa retraite après l'organisa-
tion de ta. république tigurienno.A. B. Il
BODARD nE L.\ jAconÊKE (Pierre-Henry-Hip-
polyte), i'!S8-1826. Botaniste, né à Craon, élève
de Juiisieu. Cours de &oi mfidt'cct~com-
p Paris, 18t0, 2 vol. iu-8o BfMme~ du
~ de toxicologie dtf docteur F)'a):cA', Paris,
1805, in.80, etc.
BORASGtt (Jean). Naturaliste bohémien,
m. en m2, professeur de botanique et d'his-
toire naturelle à Prague. Description de p~t-
SiCto-s p/ft)i utiles pour <'t!co)tomM domestt~xf;,
Prague, n55-n38; Pg ~Mtbt(sdam(tnt'ma~6Ms
)ttf!)-t;tM, Dresde, n6t.
BODDAERT (Pierre). 16:)4-n6). Poète hol-
landais, né à Middetbourg. Traduction en vers
de )'/itref et T'/tt/fstf, de CrébiHon Tido'f'otiOtM
no en collaboration avec Pierre de la.
Rue et Jean Steengracht, nn; Poésies snct'~es
e t'?26-n38, 3 vol. in-8o ~s))~~
n6t. Il BOUDAERT (Pierre). Médecin et na-
turaliste hotiandais, né vers l'!30, m. vers la
un du siècte, de la même famille que le pré-
cèdent. Son ami Schlosser, qui mourut en
n69, avait tais;-è une importante collection
d'histoire naturelle, dont Boddaert acheva la
description, Il était membre de plusieurs aca-
démies, entre autres de celle des Curieux de
la Nature. )t a traduit en hollandais /e;t-
cAtfs :oop/i;/ et tes ~/e76[)t de soo~ogte
de Pattas; t'ts<0!fe )ta~u)'e/ (~e. de;)(s;deJean
Huutcr, m0 t'M dénomme
et dcs de Zimtm;rmann,n8' Il a
écrit De C/tc'iodo)t /trgo, m0; E;MC/i:M ani-
mft~'xm, n8S, et de nombreuses disserta-
tions.
BODE (Christophe-Auguste). n22-n96. Orien-
tatiste. né a. Wernigerode, professeur à l'uni-
versité d'Hetmstadt. Traduction persane de
Saint MfttAtcx, Hctm-tadt, n50, in-4o; Id. de
Saint llarc, n50 de Saint ~! t'!5t de Saint
~ecu), t75t traduction arabe de Saint j)fn)'c,
Lemgo,.n52, in-4o; A'ottuMtt rM
pien, traduit en latin, Brunswick, l'?53-5S,
2 vol. in-4" Psexdo-critt'ca MHi'o-Bettf/e~~tta,
Halle, n6' iu-8o. BQDE (Jean-Joachim-
Christophe). Écrivain et musicien allemand,
né à Bruuswick en f!30, m. en n93. U garda
les troupeaux dans son enfance et s'acquittait
si mal de son métier, qu'on l'appelait Chris-
tophe l'imbécile.. 11 prouva pourtant bientôt
qu'il ne manquait pas d'esprit. Placé par un
oncle chez le musicien Kroll, à Brunswick, il
y apprit en sept ans à jouer de tous les ins-
truments à vent et à cordes, puis il alla se
perfectionner sur le basson, à Helmstadt, au-
près du célèbre Stolze. Il étudia en même
temps le latin, l'italien, le français, l'anglais
et la théorie des beaux-arts. Admis au.service
de Hanovre en qualité de hautbois, il com-
posa deux recueils lyriques (Mes e< C/t
p et sérieuses; puis alla donner des
leçons de musique et de langues à Hambourg
en US'?. 11 se mit aussi à traduire de l'anglais
etdufrancaisdes romans,despièces dethéâtre,
et fut chargé de la rédaction du Correspondant
Aambotfr~eoM. Depuis ce moment, il s'occupa
beaucoup de la franc-maçonnerie, à laquelle.
il était affilié, et parcourut t'Atlemagne pour
en pénétrer, les mystères. H fit connaissance
avec le fameux Weisshaupt, fondateur de la
secte des /Ktfntt;tes, et quand celui-ci eut pris
la fuite, il resta le chef en titre de l'illumi-
nisme, tout en continuant ses travaux de
musique. Veuf d'un premier mariage, il épousa
une de ses élèves, qui était belle et riche,
mais qui mourut bientôt en lui laissant sa
fortune par délicatesse, Bode en rendit la
plus grande partie à la famille. H contracta
un troisième mariage, qui ne fut pas plus
heureux que les deux premiers, car il perdit
en dix ans sa femme et ses .enfants. Après
avoir établi, sans succès, une imprimerie en
participation avec Lessing, dont il publia la
/)<'<:))Mt it reprit ses travaux littéraires,
traduisit le Voyage M)t et MsO'aM
~/ia))~ de Sterne, le Vicaire ( .)FaA'g/MM, les
~SMM de Montaigne, les ~tcas do Marmontet,
etc. La- comtesse de Bernstorf, qui l'avait
connu à Hambourg, le prit comme homme
d'affaires et l'emmena à Weimar. Il devint
conseiller de la cour de Saxe-Meiningen, con-
seiller de légation du duc de Saxe-Gotha,
conseiller privé du duc de Hesse-Darmstadt.
Toujours dévoué à la franc-maçonnerie, il fut
envoyé par les loges allemandes à Paris pour
y rechercher l'origine et le but de cette.asso-
ciation. A son retour, il publia un opuscute
qui eut un certain retentissement JMrHoiex
als (Plus de notes que de texte), où il
dévoilait le charlatanisme d'un certain doc-
teur Barhdt au sujet d'un projet d'association
pour éclairer te peuple. Il attaqua aussi St-
Martin dans un écrit où il t'accusait de servir
les intérêts du pape et des jésuites. II mourut
au moment où il se préparait i traduire Rabe-
lais. Il a laissé de nombreuses compositions
musicales dont les Attemands'font cas. -A. B.
BODE (Jcan-E)ert). Astronome aitemand,
né à Hambourg en H47, m. a Berlin en 1826.
Son père, qui était maitre de pension, dirigea
ses premières études. Il montra de bonne
heure un goût décidé pour les mathématiques
et l'astronomie a l'âge de 16 ans, il fabriqua
lui-même une sphère et un télescope et se mit
à observer les astres au haut d'un grenier: il
.parvint ainsi à calculer une éclipse de soleil.
Le professeur Busch, auquel il fut recom-
mandé, fut frappé de ses heureuses dispo-
sitions il lui prêta des livres et des instru-
ments, et le mit en état de composer un petit
traité d'astronomie ~)<)'o<~tct!OH A co;))!aM-
sance dit ciel tifoi~ Hamb., n6S,. in-So; .cet
ouvrage n'a pas moins de 20 éditions. C'est
par ta que commença ta réputation du jeune
astronome, et elle s'accrut bientôt par de
grands et importants travaux. Il publia, en
.n69, une dissertation sur le passage.de Vénus
devant le soleil, qui devait avoir lieu le 5 juin
suivant, et il découvrit dans la constellation
du Taureau'la première comète à très courte
période. Nommé astronome pratique de l'Aca-
démie de Berlin, il fut appelé dans cette ville
par Frédéric )1 et p)acé à la tête de.l'Observa-
toire. Pour témoigner sa reconnaissance au
prince, Bode donna le nom de Gloire de Fré-
f~rtc à un groupe d'étoiles qu'il découvrit
entre Céphée et Cassiopée. A partir de 1T?4,
il publia ses EpMHt<'rM/M as~OMMM~M, qui
arrivaient, au moment de.sa mort, au 54°.vol.
Son principal ouvrage est l'{/)' où
Gt'und Atlas céleste, en 20 feuilles, contenant
la position de i7,240 étoiles, étoiles doubles,
nébuleuses. Il a. encore publié la ~pr~Mia-
-tion des 'astres' sur 34 planches, Berlin, HS3,
!n-4o, et 1785 le Système planétaire du soleil,
ibid., 1788; ungrand.nombre de, dissertations
'eh francais insérées dans les Mewot're~ 'de
l'Académie de Berlin. Bode était membre de
la plupart des académies de l'Europe et en
relation avec les savants les plus illustres il
ne cessa, jusqu'à sa mort, de s'occuper de
calculs astronomiques. )t a attaché son nom
à une loi dont il convient de donner un
résumé. La Loi de Bode est une combinaison
de nombres qui permet de définir approxima-
tivement les distances relatives des planètes
au soteit. D'après cette loi de progression, les
intervalles des orbites des pianotes devien-
nent doubles à mesure que l'ou s'éloigne du
soleil; par exemple, l'intervalle entre l'orbite
de la terre et celle de Mars est à peu près
double de celui qui existe entre l'orbite de
Vénus et celle de la terre, et ainsi de suite.
Comme l'intervalle entre les orbites de Mars
et de Jupiter était trop grand pour entrer
dans cette loi, Bodo avait supposé l'existence
d'une planète intermédiaire, ce qui fut con-
Crmé par la découverte, non pas d'une seule
planète, mais de quatre d'abord, Junon. Vesta,
Cérès, Pallas, puis d'environ 230 petites pla-
nètes télescopiques. Cependant Mercure n'a
pu entrer, pour des causes inexpliquées, dans
cette harmonie progressive, car sa distance .').
l'orbite de Vénus équivaut presque à un iuter-
valle de 2 orbites entre Vénus et la terre.
Ajoutons que A'ephttte dérange aussi le sys-
tème de Bode et ne peut se plier à sa loi de
progression. Il s'ensuit que cette fameuse loi
est battue en brèche par les astronomes mo-
dernes,.et Faye la traite de jeu d'esprit. Voici,
du reste, ta formule de cette loi, telle qu'il l'a
donnée: « Si l'on conçoit !e rayon de l'orbe
terrestre divisé en 10 parties égales, le rayo.i
de l'orbe de Mercure en contiendra 4; celui
de l'orbe de Vénus, 4+3=7; celui de l'orbe
de la-terre, 4 + 2 x 3 = 10 le rayon de l'orbe
de Mars, 4+4x3 ==16; celui de l'orbe de
Cérès, 4-+ 8 x 3== 28 le rayon de l'orbe de
Jupiter, 4 + 16 x 3 = 52 le rayon de t'orbe
de Saturne 4 + 32 x 3 ==100 le. rayon ds
l'orbe d'Uranus 4+64 X 3 ==196. A. B.
BODËE. s. f. Banc qui soutient les outils du
verrier pendant qu'il introduit les pots dans
.le four.
BODEL (Jean). Trouvère français, né dans
la ville d'Arras, à la fin du xuo s. Ses talents
variés de poète lui procurèrent une haute répu-
tation pendant tout te xme s. Au commence-
ment du x;v~, Girard d'Amiens a vanté son
bel savoir parler et '< sa science aguisée.
Dans le temps où il. se voyait le plus haut
monté en gloire parmi ses contemporains, il
avait dû renoncer au commerce du. monde
il fut frappé de la lèpre et mourut dans une la-
drerie. La Chanson des S c.-a-d. des
Saxons, appelée aussi GtM~cMft de Sassoigne,
est sa production la plus importante. C'est
l'histoire romanesque de la résistance qu'op-
posèrent tes barons hérupois aux préten-
Lions de Charlemagne voulant leur imposer
tribut, et de la guerre que Guiteclin, autre-
ment dit Widuckind on Witikind. le héros
des Saxons, soutint contre l'empereur; Com-
posée de 297 couplets monorimes irrégu-
tiers, on la regarde comme le remaniement
fort amplifiéd'un poème plus ancien. Un autre
ouvrage de JeanBo.det,~t/t<~d6Sat'!t( Nicolas.
le seul monument dramatique qui nous soit
resté du .'une s., avec deux pièces d'Adam do
la Halle, a.beaucoup de mouvement'et de va-
riété dans ses 38 scènes. Les ,dialogues de
taverne, qui y occupent une grande place, ne
manquent pas d'entrain dans leur comique un
.peu trivia). Jean Bodel fut nu poète très re-
marquable pour l'époque, malgré tes icégati-
tés de son talent. ~) Bibl. C/KH)soo des Saxons,
p. Francisque Michel, Paris 1839', 2 vol. in-12;
Mss. Ars. X. L n5, nonv. 3142, B. L 60, nôuv.
3114 Le Congé de Jean Bodel, p. Gaston Bay-
naud, dans ~t Romania, )x, 2i6-247 ;Mss: B. N
3'!5,83Tf, 25,566. F. G.
BODOM (André-Joseph). Peintre français.
né à Paris, en n9t. Ë)ève. de Regnautt, il
peignit beaucoup de sujets religieux. Saint
Louis de Gonzague, at'égtise St-Louis Paris:
T'ancrede, ~erntt'tMe, au musée, de Versaittes
Saint /)'n;t~ofs de Sales, Saint ~t)tfg))i de Patd.
à l'hôpital de Compiègne l'dpothéose dtf )'0t