BOC BOC BOC 57 8 UiunutlUttue u til~oL, lo~-t~ [[ ijupmidr. ~u- Iombey,ap.Lor.Larch.) BOCARUAGE. s. m. (de bocarder). Méta!]. Actiou de concasser au moyen du bocard. Cette opération est pratiquée dans un grand nombre d'industries et appliquée à diverses matières uu produits: argi)e grillée et quartz pour la fabrication Jes briques réfractaires; écorces pour le tannage des peaux ingre- dients mélangés pour la fabrication de la poudre de guerre; et surtout dans les établis- sements métallurgiques, terminerais. Le bo- cardage se fait à sec ou à l'eau dans ce der- nier cas, l'opération est une combinaison de cassageetde)avage.(Pe!ouze.) BOCARDER. v. a. MétaU. Passer au bocard. Bocarder la mine. (Acad.) BocAKDÉ, ÉE. p. pas. Mine bocardée. BOCARDEUR. s. m. Ouvrier qui travaille au bocardage. ROCARDO. s. m. T. de logique scolastique. Cinquième mode d'argument de la troisième figure. Dans nn syllogisme en bocardo, la pre- mière proposition est particulière et négative, la seconde est-universelle et affirmative, etle moyen terme est sujet dans les deux pré mieres propositions. Faire un argument en bocardo. Par ex. Quelque animal n'est pas homme, Tout animal a un principe de senti- ment, Donc quelque chose qui a un principe de sentiment n'est pas homme. (Trev.) cotori. BOCASStX. s. m. Sorte de toile de coton. Le commerce des'bocassins en toiles de coton teintes et gommées de Tokat, de Kastambol etd'Amasin est immense en Crimée. (De Peys- sonnel, Traité sur le commerce de la mer Noire, t. 49, ap. Lit,, Stfpc.) On écrit aussi BpUMMtn. BOCAT! (Giovanni). Peintre de l'Ecole ro- maine, né à Camerino, vivait an xve s. Elève de Masaccio. Son chef-d'œuvre est un tableau il la détrempe, représentant la !M)'t/e et p~t- sieurs saints, daté de 1447 à Pérouse, dans l'oratoire de la confrérie de St-Dominique. -F.B. BOCAYREKTE ou BOCAtRE~TE. 6,000 h. Vie d'Espagne, prov. de Valence, distr. et à Tki).S.d'Ontcniente,aupieddumontMon- cabrer. Eau-de-vie, papier, draps, toiles, savon. Position pittoresque, Cirque de Santa- Agueda, pour courses de taureaux, pouvant contenir 6,000 personnes, BOCCACCM ou BOCCACE (Giovanni CER- TALco). Illustre écrivain italien, né a. Paris en t3t3,m.âCerta)dole21décembrems.Fiis naturel d'un négociant florentin, appelé à Paris par ses affaires, il fut emmené par lui tout jeune à Florence, ce qui a fait croire à beaucoup de biographes qu'il était né dans cette ville. Voulant l'initier au commerce, son père le renvoya a Paris à l'àge de 10 ans, et six a.ns après il le fit voyager dans l'intérêt de son négoce. On ne sait rien.de bien positif sur son existence jusqu'à l'àge de 30 ans,' si ce n'est qu'il se livra avec ardeur a l'étude des lettres, et s'essaya à la poésie sous l'in- fluence de la DtutHe ~Mttt'dM, de Dante. Il était a Naples en 1341, et il y connut Pétrarque, dont les harmonieuses poésies le charmèrent et le découragèrent en même temps, car, dé- sespérant de pouvoir.atteindre un tel modèle, il brûla tous ses premiers essais, pour cher- cher la gloire dans un autre genre. Sous le roi Robert, Naples était devenue une vraie cotf)' d'amour, où se succédaient les fêtes et les plaisirs. Boccace y figura avec honneur, grâce a sa distinction personnelle, ainsi qu'à son esprit vif et charmant, et il adressa ses hommages à une dame de la cour, que l'on croit être la. princesse Marie, fille naturelle du roi. C'est celle qu'il a célébrée dans ses ou- vrages sous le nom de ftommeHa cette pas- sion, mêlée d'orageF, lui a inspiré ses deux romans, le Filicopo et l'~moroMt HammeMa. Il faut dire que certains critiques italiens, entre autres Rosetti, ont voulu transformer cet amour sensuel en idéal allégorique, et y voir une lutte de l'indépendance italienne contre le pape et l'empereur. Cette rêverie politique, appliquée à l'auteur du Decam~'on, nous paraît bien invraisemblable., Après la mort de son père, Boccace se fixa à Florence, et s'y livra entièrement à ses goûts littéraires. U fut chargé, par ses concitoyens, d'aller porter n Pétrarque la nouvelle que sa patrie. et ses .biens lui-.étaient rendus. Plein d'admiration DICT. DES MCT. T. Il. pour les lettres anciennes, il fit tous ses efforts pour en ranimer le goût en Italie il employa une partie de sa fortune à rechercher et faire copier ]es anciens manuscrits, et fit venir de Grèce les premières versions de t'~t'a~e et de t'(M;/Mee. Son ami Pétrarque lui vint en aide de ses conseils et'de sa bourse il t'empêcha même d'aller s'ensevelir dans un monastère, comme il eu avait conçu le projet. Quand Flo- rence institua une chaire publique pour inter- préter If Dante, ce fut Boccace qui fut chargé de la remplir, et le travail excessif auquel il se livra à ce sujet fut, dit-on, la cause de la maladie qui l'emporta. De ces études sont nés les deux ouvrages suivants Ort~me, t)t' e
costumi di Demie ~f~Mert; Commentari dei
sedtct pt'tmt libri de /n/ent0, Naples, n24.
Boccace connaissait à fond les écrivains latins
sur lesquels il a formé son admirable style.
)) a écrit quelques ouvrages en langue latine
De nenea!oyt(t. deorum, sorte de traité de my-
thologie De montium, s! hMunm, /tt'-
viorum nomMttbus De casibus ~t'rorifm et /emt-
')0)'t;m !Hnsinum;De dans muHert~MS; seize
BM<:o/t Ses poèmes en italien sont La
Teseide, essai d'épopée en 42 chants, où il em-
plo:e te premierla strophe appelée ottfn~rtHXt;
t'.4moro.s visione; Il Filostrato, poème roma-
nesque tiré de la guerre de Troie, qui célèbre
les amours de Troïlus et de Chryséis A'tn/ftie
/MOia)tO, sorte de pastorale mythologique
t'~lmeio, autre pastorale assez fade, partie en
prose, ouïes 1 nymphes d'Etrurie, trop peu
farouches, paraissent représenter des dames
de la cour de Naples;- Il Ft/ocopo, imitation
du célèbre roman f/otre et Bt~ncAe~eur; fMm-
))teH allégorie relative à sa passion pour. la
princesse Marie; Il Cor&acoo ou )e /,6tbj/rtt))e
d'amour, satire grossière contre une dame qui
avait dédaigné sa passion. Tous ces ouvrages
n'auraient donné à Boccace qu'une gtoire.mé-
diocre s'il n'avait pas écrit le Décanterez. Nous
commençons par dire qu'au point de vue mo-
ral, ce chef-d œnvre de la prose italienne doit
provoquer une protestation sévère. Il .est
d'usage d'excuser la licence de ces récits par
les mceurs du temps, et le naïf laisser'aller
d'une société corrompue, comme si l'on pou-
vait transiger avec la morale, comme si un
ouvrage n'est pas d'autant plus dangereux que
l'auteur y a déployé plus de talent et de charme.
Il ne faut pas s'étonner si l'autorité ecclésias-
tique prohiba cet ouvrage il resta inédit pen-
dant plus d'un siècle et ne put circuler qu'avec
des coupures et des retranchements notables.
Boccace, lui-même, témoigna du repentir de
ces écarts de plume, et sur les reproches d'un
chartreux de Sienne, il fit des efforts pour
réformer sa vie et ses ouvrages, tt n'y a qu une
voix pour touer le style du Décanterez il est
devenu, pour l'Italie, un type de pureté, un
modèle de délicatesse par lui se trouva fixée
la prose italienne, comme la poésie.l'avait été
par les œuvres de Dante et de Pétrarque. Le
De'coMterott est 'un recueil de 100 récits ou
nouvelles. L'auteur suppose que, pendant la
peste qui ravagea Florence en 1348; une so-
ciété de jeunes gentilshommes et de jeunes
dames se retira à la campagne pour se dis-
traire des tristes'préoccupations du moment.
Au début se trouve une description émou-
vante du fléau qui sévissait dans la ville ce
sombre et triste tableau, que l'on a comparé
à celui de Thmydide sur la peste d'Athènes,
forme un singulier contraste avec les joyeux
devis auxquels il sert de prétude. Les. per-
sonnages, au nombre de dix, racontent chacun
une histoire par jour, et au bout de 10 jours,
la série de ces nouvelles est complète. Il y en
a de tristes, de gaies, de sentimentales, de
piquantes; les peintures sont aussi variées
que les types et les caractères. La plus pathé-
tique et la plus innocente est celle de Crt'se-
MtS, vrai modèle du genre. Le Decam~i'ot! a
été imité et traduit par bien des auteurs, à la
tête desquels il faut placer La Fontaine, .qui,
lui aussi, fit pénitence de ses Co't!es la muse
légère de Voltaire et de Musset y a trouvé des
inspirations, et en Angleterre, Shakspeare,
Chaucer, Dryden, y ont aussi puisé. A partir
de la fin du xme s., les éditions du DecatHefon
se sont multipliées, et elles sont trop nom-
breuses pour qu'on puisse les citer toutes. La
première, Venise, H'!i,in-f< est devenue tel-
lement rare, qu'un exemplaire en a été vendu
56.500 fr. On signale aussi comme précieuse
celle de Florence, 1527, in-40, et celle de
Paris,U6S,3voI.in-12.LeDecameronaÉtë
traduit en français par Le Maçon, Paris, 1545,
in-4o;par Jean Martin, ibid., 1757, 5 vol. in-8o;
par Sabatier de Castres, Paris, 1779 et 1804,
10 vol. in-18 par Mirabeau, Paris, 1802,4vol..
io-So. L'édition complète la plus estimée des
oeuvres dg Boccace est ce'te de Montier, Opere
compte, Florence, 1821 et suiv., 18 vol. in-8".
–A.B.
BOCCACtXO (Boccaccio). 1459-15)8. Peintre,
né à Crémone. Élève de Girolamo Bembo et
du Pérugin. H savait mettre de la variété dans
le coloris,.de la richesse dans les vêtements,
et avait beaucoup de goût pour ses fonds de
paysage et d'architecture. C'est au dôme de
Crémone qu'il faut chercher ses meilleures
ceuvres la Naissance et le-mariage de la Vierge,
fresque dans le chœur, ainsi qu'un cul-de-four,
le Christ bénissant assis sur les nuages, etttre
les évangélistes et quatre saints. F. B. Il
BOCCACINO(Camitto). Peintre, fils du précé-
dent, né à Crémone en 1511, m. en 1546. U
avait un dessin énergique, un coloris vigou-
reux, des draperies élégantes. L'église St-Sigis-
mond, de Crémone, est pleine de ses ouvrages
il y a peint à fresque la coupole, la tribune,
les côtés du maître-autel. Les tableaux laté-
raux représentent la Femme adultère et la
Résurrection de /.asare; à la coupole, sont les
Quatre évangélistes à la tribune, on voitA'oh'e
~etgKeM)' Jésus-Christ entoure d'anges portant
les tnstrtfmetits de .sa passion. F. B.
DOCCA-M-FEKHO (Louis), BUCCA-FERRO OU
BuccA-FiiRRt. 1482-1545. Médecin italien et
célèbre professeur de philosophie, né à Bo-
logne. H professa à Bologne et à Rome, et fut
fait comte palatin par Chartes-Quint. Commen-
tatfM sur le p)'emter livre de la pAt/st'~uf,
Venise, 1558, in-fo Sur les quatre livres des'
Météores, Venise, 1563, 1565 et 1570, in-fo; et'
sur plusieurs autres ouvrages d'Aristote. Il
eut comme élèves Jutes-César Scaliger,
Francois Piccotjmini et Benedetto Varchi.
BOCCÀGE (Marie-Anne LEPAGE, épouse de
FIQUET du). Femme poète française, née &
Rouen en l'!10, m. en 1802. Elle épousa un
receveur des tailles de Dieppe, Uttérateu! lui-'
même, qui la laissa bientôt veuve. Depuis sa
jeunesse, elle cuttivaitta poésie, sans commu-
niquer ses productions au public mais un
prix de poésie que lui décerna, en 1746, t'Aca-
démie de Rouen, fut le point de départ de
ses brillants succès, bien éclipsés denosjours.
Elle publia une imitation du Paradis perdu,
de Mitton,en 6 chants, puis une autre de la
Dlort d'.lte~, et enfin ~a Colombiade, en
10 chants, 1749 c'est un essai d'épopée, dont
la froideur ne peut être rachetée par de beaux
vers et des tirades à effet. Sa tragédie des
Amazones arriva avec peine à la onzième repré-
sentation. Mme du Boccage fut admise à plu-
sieurs académies, notamment aux Arcades de
Rome, où elle prit le nom de Doriclea sa
réception fut satuée d'une telle avalanche
d'éloges en v.ers, qu'on en forma et publia un
gros volume. Elle eut à Paris un salon où elle
attirait les beaux esprits du temps; les hom-
mages qu'elle y recevait étaient dus plus en-
core aux charmes de sa personne qu'à son
talent poétique; on associa, du reste, les deux
choses dans la devise qui fut composée pour.
elle forma t''etfus, /tr;e ~t'nerua. Fontenette
l'appelait sa fille et Voltaire, par galanterie
sans doute, lui mit, à Ferney, une couronne
de lauriers sur la tête. De toutes tes œuvres
de Mme du Boccage, on ne lit,plus guère auj.
que ses lettres, adressées à- sa soeur, Mme Du-
perron, pendant ses voyages en Italie, en
Angleterre et en Hollande; elles sont bien
écrites et offrent de l'intérêt; on y trouve
reproduits bon nombre de madrigaux que lui
avaient adressés ses admirateurs. Ses (Euu)'M,
publiées en n49, in-8o, ont paru ensuite à
Lyon en n62, n64 et 1T?0, 3 vol. in-8o.
A. B. Il BOCCAGE (Manoel-Maria BAMOSA du).
Y.Bjcage. 1
BOCCAUXÏ (Trajano). Écrivain satirique
italien, né à Lorette en 15S6, m. à. Ycnise en
1613. Protégé par les cardinaux Borghèse et.
Gaétan, il obtint le gouvernement de plu-
sieurs villes dans l'État pontifical, mais il se
fit beaucoup d'ennemis par son esprit sati-
rique, et il jugea prudent de se retirer à