BIS Bis BIT s de long; floraison de mai & juillet. La plu- part des bestiaux sont très friands de ses feuilles, les vaches surtout. Les montagnards les mangent aussi à la manière des épinards., Les graines conviennent aux animaux de basse-cour. Cette plante jouit de qualités médicinales précieuses; c'est sa tige -souter- raine on rhizome, appelée a tort racine de Ms- torte, qui est la partie employée. Elle renferme une grande quantité de tannin, de l'acide gaUique et de la fécule; cette dernière est en quantité assez grande pour qu'on l'utilise en Russie à la fabrication du pain. C'est une de nos meilleures espèces indigènes astringentes; elle .vaut la plupart des espèces exotiques. Elle fait partie des espèces astringentes du Co- dex et entre dans la composition du diascor- dium. Elle convient parfaitement en garga- rismes dans les inflammations de la bouche et du pharynx, en,injections dans les écoule- ments urétraux et vaginaux, en lavements' dans les diarrhées, les hémorrhagies; elle est fébrifuge, surtout si on l'associe à un amer comme là gentiane. Pour les usages externes, 30 à 60 gram. pour 1000 gram. d'eau; à l'in- térieur, comme astringent, 4 gram. au plus; comme fébrifuge, 8 à 12 gram. P. M. BtSTORTtER ou DtSTOTlEa. s. m. (de bis- tors, tordu deux fois). Espèce de pilon de bois à long manche dont on se sert en pharmacie, pour mêler les substances molles et préparer les électuairea. Après, avec un bistortier ou un pilon de bois, remuerés le succre fort ru- dement, en le battant jusques à ce qu'il soit blanc. (Oliv. de Serres, T/t. d~ftc., vin, 2.) BISTOURI. s. m, (vx franc. bistorie, fém., cou- teau, poignard, bistouri; peut-être du basiat. bastoria, gourdin, massue, du même radical que bâton). Instrument de chirurgie, qui a la forme d'un petit couteau, et qui sert à faire des incisions. La lame, le manche d'un bistouri. Ouvrir une tumeur avec le bistouri, d'un coup de bistouri. Il y a différentes sortes de bis- touris le bistouri droit, le bistouri concave, le bistouri convexe, le bistouri cannelé, etc. (Acad.) jj Fig. Les économistes sont des chi- rurgiens qui ont un excellent scalpel, et un bistouri ébréché, opérant à merveille sur le mort et martyrisant le vif. (Chamfort, dans Poitevin.) ~j Chirurg. Instrument tranchant de dimension variable, mais dont la lame atteint au plus 8 à 9 centimètres de long, s et qui sert soit aux opérations chirurgicales, soit aux dissections. Dans ce dernier cas, on lui donne plutôt le nom_dè scalpel. Les an- ciens avaient des instruments plus ou moins semblables aux bistouris de notre époque, comme le montrent certains .passages des (KMt))-M d'Hippoerate, et surtout les décou- vertès faites à Pompéi, où un a&sez grand nombre d'instruments de chirurgie ont été recueillis. Les médecins arabes en avaient une variété extraordinaire, tandis que les véri- .tables fondateurs de la chirurgie moderne, xives., en possédaient deux ou trois en tout, la !at)ceHe, le t'~MOMM' ou rasoer et le (jMmaM< ou <]f en forme de faucille. Nos bistouris
se composent d'une lame en acier trempé et'
d'un manche de matière diverse, bois, écaille,
ivoire, etc. Tantôt le'manche est plein et la
lame ne peut se fermer, bistouri à ~Mne fixe
ou fh))'mc[M tantôt la lame est articulée au
manche, bistouri à lame mobile. Le mécanisme
de l'articulation est variable, de même que la
disposition qui sert à maintenir le bistouri.
Parfois la lame peut se démonter, ce qui est
commode pour le nettoyage. D'après leur
forme, on divise les biatouris.en~fot~c.-à-d.
à tranchant rectiligne ou à peu près concave,
dont le. bord tranchant est. recourbé en fau-
cille, variété souvent employée au moyen-âge,
mais très peu aujourd'hui convexe, c.-à-d.
dont le tranchant aune disposition inverse. Le
plus usité a une lame à forme ogivale, et sa
pointe est exactement dans le prolongement
de l'axe du .manche. Si, au lieu de se.terminer
par une pointe aiguë, le bistouri est mousse
a son extrémité, il est dit boutonné. Enfin-il il
est qq. bistouris qui méritent une mention
spéciale; tel est celui d'A. Cooper pour le dé-
bridement de -la hernie le tranchant est
émoussé sur la plus grande partie de son
étendue et coupant sur une longueur de 2
centimètres, seulement; le bistouri royal, qui
doit son nom à ce qu'il a .été inventé pour
opérer Louis XIV d'une fistule anale la lame
est courbe, étroite et terminée par une petite
sonde boutonnée les bistouris à lame cachée
ttret/M'otomM, /(!/sMroiomM, &MtoMrt à gaine,
etc. Bistouri de doigt d? ~fédérer, formé
d'une lame pointue montée sur un anneau,
employé autrefois pour percer le crâne du
fœtus quand l'accouchement était impossible.
–P. M.
BïSTOCMSER. v. a. Par plaisant. et fam.
Inciser avec le bistouri. Il est des bistouris.
Des bistouris! au diable; Cherche qui tu
voudras pour le bistouriser. (Hauteroche, iYo-
bles de prov., acte n, se. x.)
BISTOURNAGE. s. m. A. Vétér. Procédé de
castration qui consiste à séparer par des trac-
tions habilement faites les testicules de leur
enveloppe immédiate à laquelle ils sont unis
par des lames celluleuses puis à tordre le
cordon spermatique afin d'obtenir l'oblitéra-
tion des vaisseaux nourriciers de la glande,
enfin à maintenir pendant quelque temps, 24
à 30 heures, au moyen d'une ligature, les tes-
ticules remontés vers l'anneau inguinal. Ce
procédé assez long et difficile ne donnerait
pas, suivant bon nombre de vétérinaires, des
résultats toujours satisfaisants si la torsion n'a
pas été poussée assez loin, l'animal garderait
a des degrés variables les attributs du sexe
mâle.
BtSTOtJR~EMENT. s. m. (anc. franç. bestor-
nement, bestoumement, &e Action
de bistourner. Dans la vieille langue, Action
de tourner à l'envers, de mettre à l'envers.
~j Fig. Renversement, ruine.
BISTOURNER. v. a. (anc. bestourner, de bis
au bes, particule romane exprimant, en com-
position, une idée d'infériorité, d'inconve-
nance, de fausse application, et de tourner,
c.-à-d. mal tourner). Tourner, courber un'ob-
jet dans un sens contraire au sens naturel, de
manière à le déformer. Cette acception est fa-
milière. Et vont comme maleureus Arer [la-
bourer] en la terre déserte, Ou leur semence
va a perte. Ne ja n'i tendront droite rue,Ains
[mais] vont bestornant la charrue. (La /i
éd. v. 19844, Méon.; xme s.) Dans l'anc.
lang., ce verbe, sous les formes bestorner,
testunter, baitourner, betourner, &
6fM &a!our/tM', bestoirneir, comportait
les acceptions beaucoup plus étendues de
Tourner a l'envers, mettre à l'envers, ren-
verser en sens contraire; altérer, bouleverser.
renverser, détruire; au rèQ., Faire une cul-
bute, une chute; et au ng. Commettre une faute,
une folie; tourner à mal, se corrompre, se gâ-
ter. j~ Tordre les vaisseaux qui aboutissent aux
testicules d'un animal pour le rendre inca-
pable de procréer. On a reconnu qu'il y a
plus de danger à bistourner un cheval qu'à le
couper. Le bélier n'est bon que jusqu'à 8 ans
pour la propagation il faut le bistourner à
cet âge et l'engraisser avec les vieilles brebis.
(Buff. 6ue[cb'up.,B)-e&M.)–Dana la vieille langue,
Signifiait d'une façon plus générale, Estropier,
rendre contrefait, mutiler, détruire. )j Bis-
TOURNË, ÉE. p. pas. La chair du bélier, quoique
bistourné et engraissé, a toujours un mauvais
goût. (BuS'oc. c:) j~ Fam. Jambes bistournées,
Jambes contournées, difformes. Bancroche,
petit homme maigre et noir,. qui justi-
fiait son nom ou plutôt son sobriquet par la
paire de jambe la plus bistournée qui -âit
jamais supporté un torse masculin. (Ch. de
Bern., Gemt. camp., n, 35.) On dit plus ordinai-
rement, Des jambes torses. F. L.
BISTRAC. s. m. Nom du rouge-gorge, dans
le dialecté poitevin.
BISTRE. s. m. Suie détrempée, dont on se
sert pour faire des dessins au lavis, et dont la
couleur est d'un jaune de rouille. Dessin au
bistre. Étoffe couleur de bistre. (Acad.) De
grands rochers nus, couleur de bistre, percent
au milieu de la plus belle verdure. (Stendhal,
dans Poitevin.) Par anal. Des yeux. cerclés
de bistre. Adjectiv. Qui est couleur de
bistre, bistré. Un teint bistre. Son visage était
de couleur bistre. (V. Hugo.)
BISTRÉ, EE. adj. Qui a la couleur du bistre.
Teint bistré. Le soleil des tropiques pouvait
seul lui avoir donné ces tons chauds et bistrés
du bronze florentin;. (A. Dum., Paris et Prov.,
fin du 2e vol.) Ses yeux entourés d'une large
meurtrissure bistrée, laissaient voir, quand
les paupières se relevaient, des prunelles
d'un' bleu étrange. (Th. Gautier, ;~o;/a~e en
~itfSSte, Troitza, ch. xvm7)
BISTRER. v. a. Donner la couleur du bistre,
peindre en bistre. JI Bisra~, ÉE. p: passé.
BISTRITZ. 7,220 h. Vle d'Autriche-Hongrie
(Transylvanie),entourée demagnifiques forêts,
sur la Bistritza, am.'du Szamos, à 115 kil.
N.-E. de Klansenburg. Vignobles importants.
Collégiale protestante de style gothique. Lycée
luthérien. C'était jadis l'un des grands entre-
pots du commerce de l'Orient slave.
BtSUBERATE. s. m. (dans ce mot et les sui-
vants, l'S se prononce dur). Chim. Se dit des
snbérates acides répondant à la formule gé-
nérale RO,HO,C"H"()s.
BISUCCINATE, s. m. Chim. S'applique aux
succinates acides. La formule de ces sels est
RO.HO.CSH~O~.
BISULCE adj. 2 g. V. Risulque.
BISULFATE. s. m. Chim. Sulfate qui con-
tient pour une même quantité de base une
quantité d'acide double de celle qui' entre
dans la composition des sulfates neutres, tels
que le sutfate de chaux ou plàtre.
BtSULFHYDRATE. s. m. Chim. Sel conte-
'nant pour un équivalent de base deux équi-
valents d'acide sulfhydrique.
B!Stn.HTE. s. m. Chim. Sulfite acide dans
lequel un seul des deux équivalents d eau
que renferme l'hydrate normal a été rem-
placéparunebase.Formule RO,HO,SO~.
BISULFURE, s. m. Chim. Sulfure qui con-
tient une proportion de soufre double de celle
qui entre dans le protosulfure.
BISULQUE. adj. 2 g. (tat. bisulcus, de bis et
'St~ctts, sillon divisé en deux sillons, d'où, en
général, partagé, fendu). Zool. Se dit des ani-
maux dont le pied est partagé en deux sabots.
BtsuLQUM. s. m. pi. Zool. S.-ord. de mam-
mifères artiodactyles, dont le pied présente
deux sabots principaux. Ce groupe comprend
les animaux vulgairement connus sous le nom
de t't Pour certains naturalistes ils
forment un ordre comprenant les Ruminants
et les Porcins.
BIT. s. m. (bi holland. bit, mors, mor-
sure, de &)t;em, mordre). T. de l'industrie dia-
mantaire. Couronne à diamant pour inciser.
Le bit peut être plein et user la roche sur
toute, la section du trou. (Journ. off:, dée.
i8'!5, p. 10,093, ire col., ap. Lit., Sttpp.)
BtTANGEKT,EKTE. adj. Géom. Se dit de
deux courbes ou de deux surfaces qui se
'touchent en deux points distincts.
B!TARD. s. m. Dans le dialecte poitevin,
Épervier, oiseau de proie.
BtTARD (Adolphe). Littérateur français, né
vers 1840, a publié Dictionnaire 6:ogfapMo!~
des c~M6).'tt~ coK~mporaMtes des Deua~-Afoades,
dS77.
BITARDE ou BISTARDE. s. f. Outarde. Grues
et gantes et hairons, Pertris, bistardes etplon-
gons. (FI. et Bia;M/)e~ur, v. 1681, éd. Ede-
lestand du MérU; xme s.)-,
BITARM ou VAt.TARAM.Fl. de l'Inde orient.
(prov. d'Orissa); prend sa source dans l'extré-
mité N.-E..desGhâts orient.traverse le JMahàt
et le district de Balasore, puis se jette, sous
le nom de Mt dans le golfe de Bengale,
par 200 49' de latit. N. Cours 450 kil.
BtTARTRATE. s. m. Chim. Se dit des tar-
trates acides correspondant à la formule gé-
nérale RO.HO.CSH~O'P. (V. Ta~-a~s.)
BtTARTROKATE. s. m. Chim. Se dit des
tartronates acides répondant à la formule
RO,HO,C*'Hso!. (Y. Taro'MMtc.)
BiTAUBE (Pau)-Jérémie). Littérateur fran-
çais, né à Kœnigsberg (~32) d'une famille de
réfugiés français, m. à Paris le 22 novembre
1808. D'abord ministre protestant, il se livra
bientôt uniquement aux lettres. L'histoire
biblique de Joseph lui fournit le sujet d'un
poème en prose, aemé de brillantes descrip-
tions et plein de goût, Paris, 1761, 1786, in-8",
souvent réimprimé, et devenu en quelque
sorte classique. Mais son ouvrage le plus
connu, est sa traduction de l'~tade, 1764,
1772, 1780, 2 vol. m-8o, qui, par son exacti-
tude, fit oublier l'oeuvre froide et terne de
Mme Dacier. En 1785, parut la traduction de
l'Odyssée, 2 vol. in-8", moins heureuse, et qui
trahit, parses incorrections, ce que l'on appelle
le style de réfugié. Auj., du reste, ces tra-
ductions sont à peu près abandonnées, comme