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Título : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

Editor : Impr. réunies (Paris)

Data de publicação : 18..

Contribuidor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Tipo : monographie imprimée

Língua : Françês

Formato : 7 vol. ; in-8

Formato : application/pdf

Direitos : domaine public

Senha : ark:/12148/bpt6k2013768

Fonte : Bibliothèque nationale de France

Relação : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relação : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Procedência : bnf.fr

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Título : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

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BOC

56 BOC

BQC

tout marécageux. (Eug. Fromentin, Une année
datM~Sa/te~Mustaphad'Alger.) II BocAGERoYAL
(Le). Recueil d'épîtres de Ronsard. F. L.
BOCAGE ou BOCCAGE. s. m. (de bocard).
MétaII. Fonte que l'on retire en petits mor-
ceaux des laitiers soumis au bocardage, et
qu'on nomme fottte de bocage.

f BOCAGE. Nom de deux pays de France.
caractérisés par leur formation géologique de
roches de gneiss, de granit, de schistes, leurs
collines arrondies et l'abondance des arbres.
La région la plus étendue est le Bocage Ven-
déen, qui s'étend dans le dép. de la Vendée,
sur tout l'arrond. de la Roche-sur-Yon, la
presque totalité de celui des Sables, la moitié
septentrionale de celui de Fontenay, et se
continue dans le dép. des Deux-Sèvres sous le
nom de Gàtine. Les collines basses et à pente
douce, sont assez arides, mais les vallées pro-
duisent de grandes quantités de céreaies
l'ombre des haies trop épaisses et aussi trop
nombreuses, à cause du -morcellement de la
propriété, enlève à l'agriculture de longues
bandes de terrains qu'il faut réserver aux
pâturages. Dans les pâturages vendéens
paissent des bœufs engraissés pour la bou-
cherie et expédiés à Paris sous le nom de
bœufs de Cholet. Le Bocage iVormattd, ou
Percheron, plus élevé, puisqu'il s'y trouve des
collines de 300 à 3ë0 m. d'altit., est fertile sur
les hauteurs aussi bien que dans les vallées
il renferme surtout des pommiers, qui y
croissent très rapidement. Il s'étend aux
environs de Vire, mais sans égaler la super-
ficie de l'arrondissement. C'est le nœud hydro-.
graphique le plus important du nord de la
France car il donne naissance à l'Orne, la
Dives,laTouques etlarille, qui se jettent dans
la baie de Seine, à l'Eure et à ses principaux
affluents, tributaires de la Seine, et aux
rivières du bassin de la Loire qui, en se réu-
nissant, forment la Maine. On appelle aussi
Bocage C/tampenots, la partie orientale du dép.
de la Marne, située sur la rive g. de la Marne,
et comprise dans les arrondissements de
Vitry et de Ste-Menehoutd.–A.St-P. /!ace&o-
vine du Bocage. L'anc. race bovine du Rocage,
s'est améliorée et développée, surtout dans
les fraîches vallées de Vouvant, La Châtaigne-
raie Pouzauges, Les Herbiers et Tiffauges.
Front large et plat nez droit, gros et court,
cornes longues et étalées, blanches avec l'extré-
mité noire et' redressée peau fine et moël-
leuse, robe couleur froment, allant du rouge
au clairet; tels sont les caractères de cette
race de travail renommée pour sa douceur de
caractère, et qui fait l'objet d'un commerce
très important. La vache est petite et donne
peu de lait.

BOCAGE (l'abbé Adrien). Poète normand du
xvnes., OEuvres poétiques, 16iS, in-12. BO-
CAGE (Manocl-Maria ËARBOSA du). Poète por-
tugais, d'origine française, a Sétuva) en
Ini, m. à Lisbonne en 1806. H entra dans le
corps des gardes marines, mais il en fut
expulsé par suite d'une réplique spirituelle,
mais trop piquante, qu'il avait faite au comte
de Saint-Vincent, ministre de la marine. En-
voyé à Goa, il y fut bien accueilli de ses com-
patriotes, qu'il savait charmer par son talent
à improviser des vers. ]1 encourut à Macao
une nouvelle disgrâce pour avoir fait une sa-
tire mordante contre la maîtresse du premier
magistrat de cette ville. Obligé de fuir, il
trouva un protecteur dans un riche négociant
de Goa, Pereira d'Alméida, qui le ramena à
Lisbonne et tuiouvritgénéreusement sa maison
et sa bourse. Il put alors se livrer sans con-
trainte à ses goûts pour la poésie et le plaisir.
Sa verve intarissable, sa facilité à improviser
des vers lui attira une foule d'admirateurs.
Cette faculté tenait du prodige les paroles,
les idées, les images, se pressaient dans sa
bouche et coulaient comme de source; il pou-
vait s'y livrer 5 à 6 heures de suite, et de plus,
sa mémoire était telle qu'il répétait à volonté
une des pièces de vers qu'il venait de jeter
ainsi au vent de la parole. Léger et peu ap-
pliqué en apparence, il était néanmoins\fort
instruit; il parlait facilement le français, l'ita-
lien et l'espagnol; il connaissait à'fond les
poètes anciens, comme les modernes. Il va
sans dire que la langue et la poésie portu-
gaises n'avaient pas de secrets pour lui il
1 épura autant qu'il put des gallicismes et des

locutions étrangères introduites par beau-
coup d'écrivains. Trop adonné à l'amour, il fit
sur cette passion une pièce de vers, 0 Ciume;
qui passe pour un chef-d'œuvre. Dans une
épître philosophique, il se laissa entraîner
jusqu'à nier l'immortalité de l'àme, et il fut,
pour ce fait, déféré au St-OIEce, qui lui
Infligea la prison. Il en sortit bientôt par l'in-
tervention de puissants amis, parmi lesquels
se trouvait le marquis de Pombal. Vers la fin
de sa vie, il tomba dans une mélancolie pro-
fonde le sentiment religieux se réveilla en
lui avec le repentir des légèretés de sa vie, et
il s'écriait, sous cette impression Qu'il sache'
mourir celui qui n'a pas su vivre Il avait
pris dans ses œuvres le nom d'Elmano de
le nom d'EimcnKsme donné à son école. Insou-
cieux de la gloire, il ne se décida que fort
tard à publier ses poésies elles parurent en
5 volumes de 179S à 180S ses amis firent les
frais de l'impression, et lui en laissèrent le
bénéfice. L'improvisateur fut dès lors con-
sacré poète par l'admiration du public. On y
trouve des Sonnets, des Idylles, des Epures,
des Cantates, des Élégies, des Épigrammes. De
plus, il a traduit les Me< d'Ovide
L~tjj~'tCttMwe de Rosset; Les Jardins et Z/7ma-
do Delille le Gt< Blas de Lesage la
Coiom&Mde de Mme du Boccage, etc.– A. B. Il
BOCAGE (Pierre-Martinien TousEz, dit). Fa-
meux artiste dramatique, à Rouen en n96,
m. en 1862. Avant qu'il lui fût permis de
suivre la vocation qui le poussait vers le
théàtre et de l'affirmer victorieusement, il dut
essayer de plusieurs carrières subalternes,
dont il ne connut que, les durs apprentis-
sages. Ainsi fut-il ouvrier cardeur, dans une
manufacture de Rouen, gagnant 50 centimes
à la journée, puis quatrième clerc d'huissier,
et même, lui Bocage, le futur dominateur de
la scène romantique, simple garçon d'épi-
ceries. Enfin il se joignit à une troupe nomade,
et partagea tant bien que mal les destinées
de ses confrères de tréteaux, sans se distin-
guer d'eux par aucune singularité marquante.
Dix ans écoulés de cette existence vagabonde,
il obtint ses débuts à l'Odéon. On lui concéda
le droit de végéter dans les troisièmes rôles
jusqu'au jour il se révéla dans une pièce
d'Ancelot intitulée Z/~omme du monde. Il tou-
chait à la période de son épanouissement
complet. Cette époque, de 1830 à 1840, fut
celle de la plus brillante phase romantique,
il tint, avec une maîtrise de conduite et une
puissance de fascination incomparables, les
grands rôles du Didier de ~ahotMorme, d'An-
tony et de.Buridan de Tour de Nesles. Son
triomphe souverain, il le trouva dans l'incar-
nation d'Antony. II avait animé ce person-
nage d'une te'le flamme, de tant d'énergie,
d'entraînement et de séduction, que la jeu-
nesse entière )ui vouait une admiration poussée
jusqu'à la frénésie. Ainsi que l'a pu si juste-
ment dire Théophile Gautier, ce temps fut le
beau temps de Bocage, car il luttait sans infé-
riorité avec le génie de Frédérick Lemaître,
avec la passion de Mme Dorval, et la majesté
de Mlle Georges. Plus tard, le rôle de Brute
dans la Lucrece de Ponsard, ses créations de
Delaunay dans T'Mreso, du vieux curé dans
L'Incendiaire, lui comptèrent comme d'écla-
tants succès, ëtaussi son interprétation finale du
Sylvain des Beatlx Messieurs de Bois-Doré, alors
que vieilli; déchiré d'une toux opiniâtre, se sen-
tant mourir, le grand artiste se ressaisit de
tout son talent, par un dernier triomphe de la
volonté, et retrouva toute sa puissance, tout
son magnétisme pour captiver encore la foule.
Trois mois après on mettait en vente les cos-
tumes de théàtre que Bocage avait si fière-
ment portés. F. L. Il BOCAGE (Paul). Litté-
rateur français, neveu du précédent, en
1824, auteur de plusieurs pièces et de quel-
ques romans. BOCAGE (BARBiË du). VF
B(t)-&te. Il BOCAGE (Mme du). V. Boccage.
BOCAGEE. s. f. Bot. G. d'anonacées, tr. des
unonées, caract. par fleurs à sépales courts,
à pétales sur deux verticilles, de trois chacun
étamines en nombre très variable; carpelles
variant de 1 à 6 et plus. Le fruit est une baie
simple ou, multiple monosperme ou polys-
perme. Arbres ou arbrisseaux portant des
fleurs solitaires ou en cymes, des régions
chaudes d'Asie, de l'Afrique orientale et de
l'Amérique du Sud. P. M.

BOCACER, ERE. adj. Qui appartient aux
bois, qui a rapport aux bois, aux bocages, qui
ressemble aux bocages, qui est embelli par
des bocages. Sujet bocager. (A. Hardy, ~Uc~
Arg.) L'idylle est une espèce de poëme bo-
cager. (Colletet, Du poème &KC.) De vos llûtes
bocageres Reveittez les plus doux sons. (Mo).,
Prol. du jVai. t'nM Le Léthé baigne en paix
ces rives bocageres. (Delille, Eneif/e, c. Vf,
v. 943.) Sa chanson bocagère Sut se faire
écouter dans le palais des rois. (Id., Ëpit.,
xvi.) Grotte bocagère. (Mittev., Retour.) Le
serpolet à l'odeur bocagere. (Id., Bue., Co-
ryd.) Il nous rendit nos jeux, nos danses bo-
cagèrcs. (J. Chén.M~. sur ta mort du g. //oc/)e.)
Petites routes bocagères. (Chat., ~cm.) Depuis
la tour du Pin jusqu'à. Pont de Beauvoisin, le
pays est frais et bocager. (Id., ~Oj/. en /<.) La'
petite flûte bocagère qui fait danser les jeunes
filles. (Nod., Roi de Bohéme, p. 49.) Nature bo-
cagère. (Ste-Beuve, C/M'M(~.) Région boca-
gère. (G. Sand, ~tttonta, vnr.) [) En par-
lante de personne ou d'animal, Qui haute
les bois, les bocages. Il est désespère Qu'un
veneur bocager soit à lui préféré. (Rons.,
GEuu., p. 794, éd. 1623.) Cerf bocager. (Id.,
~M< x;x.) Hostes bocagers. (Hardy. AMea<;f)'c,
tt, i.) Satyres bocagers. (Vauq., ffttM. f, 16.)
Une nymphe bocagère. (Danc., Cep/i. etPt'ocr.,
!ff, vtu.) A votre suite, ô nymphes bocagères,
J'irai fouler les naissantes fougères. (Matutatre,
~arcMM., i.) F. G. Il La langue du xvio s.
avait, en outre, la forme &ocf[j/eu;E, euse. C'est
une île renfermée de marais bocageux, où,
de cent en cent pas, il y a des canaux pour
aller chercher le bois par. bateau. (Henri IV,
LeH. à mad. de Gram., 17 juin 1586.)

BOCAtK. s. m. (bo-km). Nom donné, en
Normandie, aux habitants du Bocage. (Les
primes d"/tOt)HMtr, Paris, 18'73, p. 10.)
BOCAL, s. m. (b. tat. !)(tuca.< du gr. 6em-
kalion, vase). Bouteille de verre ou de grès,
dont le col est court et l'ouverture large, et
qui sert a différents, usages. Un bocal de fruits
à t'eau.de-vie. Un bocal de tabac. Des bocaux
d'huile. Mettre des poissons rouges dans un
bocal. (Acad.) Gtobedccrista) ou de verre
rempli d'eau, dont plusieurs artisans se servent
comme d'une loupe, pour rassembler sur leur
ouvrage la lumière d'une bougie, d'une chan-
delle ou d'une tempe placée derrière. Petite
pièce de métal ou d'autre matière, qu'on
adapte aux cors, aux trompettes, aux ser-
pents, etc., pour mieux les emboucher, et qui
est évasée en forme de godet. Le diamètre en
bocal s'appelle grnt~. Tuyau courbe de
cuivre qui s'ajuste surle basson, et auquel on
adapte l'anche pour transmettre le vent il l'ins-
trument. Il Argot pop. Petit appartement.
Voyons si le susdit bocal est toujours & louer.
(Montépin, ap. Lor. Larch.) Estomac. Au
restaurant, le bohème dit qu'il va se garnir
le bocal. (Lespès, ibid.)

BOCAMBKE. s. m. Métatt. Bocard.

BOCAK. Maître à danser des-reines de
France, d'Espagne, d'Angleterre, do Pologne
et de Danemark, pendant la première moitié
du xvne s. )1 était goutteux, cagneux il avait
les pieds tors, les mains crochues mais ses
leçons étaient courues par les ptus grandes
dames. H a inventé une danse à laquelle il a
donné son nom, la Bocane.

BOCAGE, s. f. Danse grave et Gguréo,
inventée par Bocan. Ce fut en 464S, qu'on
commença à danser la bocane. (Trév.) Quelle
danse voulez-vous? La courante, la bocane, la
sarabande? (Encycl.) La bocane, ancienne
courante figurée, n'est plus en usage. (Ra-

meau.)

BOCABD. s. m. (de l'allem. bochen, pochen,
frapper). Métall. Machine a-a moyen de la-
quelle on écrase la mine avant de la fondre.
Passer la mine au bocard. (Acad.) Le bocard
sert aussi à diverses industries pour broyer
des poudres très fines. Il se compose d'une ou.
do plusieurs batteries de pilons, terminés s
par une tête pesante en fonte, munie d'un
mentonnet saillant. Les pilons sont disposés
par série de trois ou quatre, battant dans une
même auge; chaque. série constitue ce qu'on
appelle une batterie. Les bocards sont géné-
ralement commandés par une roue hydrau-
lique.

BOCABD. s. m. (une des formes de bocson).
Argot. Café. Bocard panné, Petit café. (Petit

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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