BOB
BOC M
BOB
le faisceau s'aimante.' Le marteau est alors
.attiré, mais'en se détachant de l'enclume, il
rompt le circuit inducteur; à cette rupture un
courant induit direct succède au courant
inversè; de plus, le courant inducteur, cause
du magnétisme du noyau centra), étant rompu,
.ce barreau se désaimante et retombe sur l'en-
clume, fermant à nouveau le circuit inducteur.
Les mêmes alternatives se reproduisent indé-
nniment par cette oscillation perpétuelle du
marteau, on obtient entre les boutons E F une
suite non interrompue de courants induits
directs et inverses. Les effets chimiques et
magnétiques produits parces instruments sont
assez faibles il n'en est pas de même des
effets lumineux et physiologiques. Les commo-
tions qu'on éprouve en touchant les deux bou-
tons E et F d'une petite bobine dont le courant
inducteur est fourni par un seul élément de
Grove, sont à peine supportables. Celles que
donneraient lesgrandes bobines seraient fou-
droyantes. C'est encore avec la bobine de
Ruhmkorff qu'on peut avoir les remarquables
effets lumineux destubes de Geissler; les étin-
celles peuvent atteindre des dimensions con-
sidérables il est à remarquer que ces étin-
ceites'sont dues exclusivement au courant
induit direct produit par la rupture du courant
inducteur. Parmi les bobines les plus puis-
santes on cite celle que M. Spottiswode, pré-
sident de la Société royale de Londres, a fait
construire dans ces dernières années. Le fil
induit a une longueur de 450 kil. et un dia-
mètre de Omm 25 le fil inducteur est long de
600 mètres et son diamètre atteint 2mm 4. Le
'poids de l'appareil est de '730 kilogrammes.
Avec 30 couples de Grove on peut obtenir des
étincettes de 1 m. 10 de longueur. Dans cette
bobine la tension du courant produit au mo-
ment de la /met:M'e est notable, elle peut
donner des étincelles de 3 cent. de longueur.
On n'utilise plus ici l'interrupteur à marteau,
car avec les machines puissantes, l'étincelle qui
éclate au moment de la rupture entre le mar-
teau et t'enctume en détériore rapidement les
surfaces on fait usage d'une disposition par-
ticulière imaginée par Foucault (V. Interrup-
qui présente le double avantage de ne
pas s'altérer et de donner une interruption
instantanée et complète du courant inducteur.
P. L.
BOBME. s. f. (du vx mot bobe, moue, gri-
mace). Triv. Tête, physionomie, binette.
Tiens [dit-il], il me semble que j'ai déjà vu
cette bobine ta quelque part. (P. de Kock,
Un ~ot;)<' /t0t)tnte c/t&rnMttt, v, 7.)
BOBtKEAU. s. m. Petit rouleau en bois,
creux, employé par la bobineuse et sur lequel
s'enroulent les fils destinés à l'ourdissage. )j
Tube creux en fonte servant à donner au bou-
din confectionné par la carde une torsion suf-
fisante p'our le travail.
BOEDER, v. a. Dévider du fil,. de la soie,
etc., sur la bobine. )~ BostKË, ÉE. p. pas. Soie
bobinée.
BOBtXETTE. s. f. (dim. de bobine). Pièce
qui servait jadis à fermer les portes dans les
campagnes. Tirez la chevillette, la bobinette
chéera. (Perrault, Contes, le Petit C/tftpo'on
!'ou~e.)
BOBMEUR, EUSE. s. Celui, celle qui con-
duit le travail du bobinoir. BOBINEUSE, s. f.
Par ext. Le bobinoir lui-même.
BOBtNtÈRE. Techn. Partie supérieure de
l'ancien rouet à filer l'or, qui fonctionne
comme une bobine.
TO~Mt'S.)
BOBtNO (théàtre de) ou du ~.u;M)H&OM)'
Salle de spectacle, située à Paris, prés du
Luxembourg, rue Madame. Baraque devant
laquelle faisait la parade sur quatre planches
un certain Saix, dit Bobino, vrai p!tre de race
qui fit la joie Bes badauds de-1818 à 1820. Le
théâtre de Bobino s'éleva peu à peu du spec-
tacle forain et de la grosse farce jusqu'au
vaudeville. Clairville y fit ses débuts en 1829
comme acteur et comme auteur, alors que son
père en était administrateur et acteur à la
fois; il se distinguait surtout par des pièces
de circonstance qu'il improvisait du soir au
matin. Bohino avait pour clientèle une popu-
lation .d'ouvriers, d'artistes, de grisettes et
d'étudiants. Après avoir eu pour administra-
teurs Hippolyte Baudouin de Villeneuve, Nestor
BOB!NO. s. m. Arg. Montre. (Vidocq, Les
BOBOHMA. Héroïne grecque, morte en
1825. Son mari, armateur de la Spetzia, ayant
été mis a mort en 1812, à Constantinople, par
ordre du sultan, elle ne respira plus que
haine et vengeance contre les Turcs, et sou-
tint avec un courage extraordinaire la cause
des Grecs, révoltés en 182) contre la Porte.
Elle arma à ses frais 3 vaisseaux dont elle prit
le commandement, assista au siège de Tripo-
titza et participa pendant 14 mois au siège de
Nauplie, qui fut réduite à capituler devant
cette femme intrépide. Elle continua ses
exploits jusqu'à la fin de la guerre, et revint
ensuite habiter sa maison de ta Spetzia, où
elle exerçait une large hospitalité. Elle mourut
frappée d'une balle au milieu d'une sorte
d'émeute, occasionnée, dit-on, par lès parents
et. amis d'une jeune ntte séduite par un
membre de sa famille. A. B.
BOBOKKE. s. f. Mot enfantin. Diminutif de
BoMe. Il Très fam. T. d'amitié d'un mari à
l'égard de sa femme. Bobonno, àit-il à sa
femme, je vais sortir. (Balzac.)
Roqueptan, Hostein, Leroy et Toumemine,
qui le reconstruisirent peu a peu et le trans-
formèrent, le théàtre du Luxembourg, ancien
Bobino, fut concédé en 1846, par privilège
spécial du ministre de l'Intérieur, à M. Co-
leuille, qui le métamorphosa et le fit pros-
pérer. M. Gaspari, successeur de M. Coleuille,
continua vaillamment son oeuvre, et y fonda le
genre des Revues, dans lequel s'est particuliè-
rement illustré Saint-Agaan-Cho)et, le Molière
-de l'endroit. Édouard Rouvier y a donné en
1858 La servante oM~resse, et Paul de Kock
~OtMtet; Gogo. Bobino fut fermé et démoli,
pour des raisons de voirie, en 1863.
BOBMOtR. s. m. Machine à dévider les fils
sur des bobines, mise en mouvement soit par
une torce mécanique, soit par le pied de l'ou-
vrier chargé de la conduire. Le bobinoir mé-
canique sert à transformer directement le fil
de la fusée en bobine, sans passer par le dévi-
dage le bobinoir au pied, employé chez le
fabricant de draps, sert le plus souvent à bo-
biner le fil en écheveau. Instrument destiné
à préparer des mèches de coton au fil en gros
pour être ensuite Stées en plus fin. (Descript.
des brevets, 1834, t. 20, p. 4.)
BOBLINGEN. 4,300 h. Bg d'Allemagne (Wur-
temberg), cercle du Neckar, ch.-I. de baill., à
17 kil. S.-O. de Stuttgard. Filature, tissus,
draps, jouets, produits chimiques. Bel hôtel
de ville. Vieux chàteau remarquable.
BOBUKt: ou BOBOUKK. s. m. Nom, dans le
commerce, d'un oiseau de l'ordre des pas-
sereaux, le doKc/tO)M/a; orj/stco'tfs.
BOBO. s. m. Mot du langage des enfants.
Petit mal, mal téger. On lui a fait bobo, du
bobo. Avoir un petit bobo. (Acad.) Quant
n'ont assez fait dodo Ces petits enfanchonnès,
Ils portent soubz leurs bonnes Visaiges pleins
de bobo. (Ch. d'Orléans, Poés., i, 70, éd. d'Hé-
ricault xve s.) M. Du Bois a un petit bobo à
ta jambe. (Mme de Sév.) Il pourrait s'élever
jusqu'à l'héroïsme, il ne supporte pas' un
bobo. (G. Sand.)
BOBOEUF (Pierre-Alexis-Francis).. Chimiste,
né à Chauny (Aisne) le 6 septembre 1807, m. à
à St-Denis en 1874. C'est à lui qu'on doit la
découverte de la préparation de l'acide phé-
nique, décrit par Runge et Laurent. En ren-
dant cet acide soluble, et en le combinant
avec la soude, il a trouvé un désinfectant de
premier ordre, connu auj. sous le nom de
Phénot-Bobœuf. (V. Md;to!.) Le 25 mars 1861,
l'Institut de France lui décerna le prix Mon-
thyon (concours des arts insalubres). Mmot't'e
adressé à Mc des sciences. sur l'acide
p/)~M 1865, in-8o De ~actcte phénique, de
ses dissolutions aqueuses el dit phénol sodique,
1866, in-8o.
BOBOLI (jardins de). Jardins du palais Pitti
à Florence, dessinés par Buontatenti et Tri-
bolo, avec grottes, fontaines, statues, parmi
lesquelles on remarque, deux ébauches de
Michet-Ange, une Vénus de Jean de Bologne,
et une fontaine du même, I'7MieMo. avec un
groupe colossal, Les Trois fleuves, qui est un
chef-d'œuvre. Ces jardins sont ouverts au pu-
Mie. Les terrasses dominent Florence, qui de
là présente un superbe panorama. La collec-
tion de giroflées de Boboli passe pour la plus
be)!e'de l'Europe.
BOBOUXCK. s. m. V. BoMMC~. w
BOBORAS. 7,000 à 8,000 h. Commune d'Es-
pagne, prov. et à 24 kil. N.-O. d'Orense (Ga-
lice), sur i'Ârenteiros, sous-alll. du Minho.~
BOBOSSE. s. et adj. 2 g. Augmentatif popu-
laire de bosse, pour qualifier un bossu ou une
bossue.
BOBR ou BOBBA. Riv. de Russie, am. de'
droite de la Narew, prend sa source à l'O. do
Grodno, passe à Lipsk etGoniondz. Son cours!
est d'euv. 80 kil. Le canal Augustowo réunit
la Bobr au Niémen.
BOBRECK. 1,950 h. Vge de Prusse (SiteHe),
à 3 kil. 0. et sur la rivière de Beuthen. Mines
de fer, de calamine et de houille. Usines.
BOBRINETZ. 7,500 h. Vie de Russie, gou-
vernement et à 193 kil. N. de Kherson, en.-).
de distr., sur le .CotrMe~. Manufacture de
tabacs.
BOBROUtSK. 26,830 h. Vie de Russie, gou-
vernement et à 16S kil..S.-E. de Minsk, ch.-L
de distr., sur la Bérésina. Le commerce est
tout entier entre les mains des Juifs, qui
forment la moitié de la population. Place
forte. Tête de pont sans grande valeur miU-
taire sur la rive dr. de la Béresina.
BOBRUN (Henri). Peintre de portraits, né à
Amboise. en 1603, m. en 1677. Son aïeul et
son père avaient été au service de Henri IV
et de Louis XIII. Le talent avec lequel il re-
produisait ses modèles en les flattant avec
adresse, mais sans altérer la ressemblance,
le mit en grande vogue'à à la cour de Louis XIV.
Il joignait à ce mérite celui de versifier
agréablement et eutpourcollaborateur, comme
peintre et comme poète, Charles BoBRUN, son
frère, né à Amboise en 1604, m. en 1692.~
Parmi les portraits dus au pinceau de ces'
deux artistes, on cite ceux de Louis XIV et
de la reine ~Mte d~Mtnc/te. En 1660, ils
furent chargés de décorer l'arc de triomphe
élevé à l'occasion de l'entrée de Marie-Thérèse
à Paris. Le musée de Versailles contient deux
portraits faits par Henri Bobrun en collabora-
tion avec son frère ceux de ~arte-MO~se et
de Madame Hardi, fille de M. de Nointel. Tous
deux furent également membres et trésoriers
de l'Académie royale de peinture dès sa fon-
dation. Ils possédaient un talent absolument.
semblable, et dans les portraits auxquels ils
travaillaient ensemble, il était impossible de
distinguer la touche des deux frères. Us'com-
posèrent aussi en co))aboration des pièces de
vers, et qq. comédies, qui eurent dans leur
temps un succès de société. On voit au Louvre
un portrait des frères Bobrun, peint par leur
éif.vH Martin Lambert. G. D.
BOBYKET (Pierre). Savant jésuite français,
né à Montlucon'en 1593, m.'a Orléans en 1668.
~/toro curieuse ou des Horloges et des
cadrans, 1644, in-8°; .MorOi.rrap/tteox/eKteuM,
1647, in-8o La ~on~tmeh'i'e tndusb'teiMej 1647
Le cad)'M des cadrans universels, 1649, in-So
L'horloge des doigts, 1649, in-8o; Les secrets du
calendrier rendus faciles aux curieux, 1665,
in-8o.
BOC. s. m. Arg. Forme abrév. de BoMon.
BOCAGE, s. m. (anc. boscage, boschage, bo-
chage, boquaige; bourg. &ooMei provençal
boscatge; esp. boscage; d'une forme toscatt-
cum, venant du bas iat. 6oscMS ou &oscum.
V. Bois. Petit bois, lieu ombragé et pitto-
resque. A l'ombre d'un bocage. Dans le bo-
cage. Vert bocage. Bocage frais, agréable, dé-
licieux. (Aead.) Li païsan et li vilain, Cil del
boscage et cil del plain. (Wace, Botf, 5980;
xne s.) Par les ombreux bocages Et par les
verdoyants rivages Sur l'herbe nous pas-
sons le jour Gardant nos troupeaux alentour.
(Vauq., Idil. et past., tiv. i, 12.)Je ne scaurois
nier qu'un rosier de bocage Ne soit p)aisant
à t'œii et qu'il ne sente bon. (Rons., Pièces
r~)'a)Mnees des/)M., xx, Bibliot. etzév.;xvies.)
Si l'on aime des bois ia rustique noblesse Le
bocage moins fier, avec pins de mollesse, Dé-
ploie ù nos regards des tableaux plus riants,
Veut un site agréable et des contours liants.
(Delille, dans Dochez.) Télémaque s'avança vers
ces rois, qui étaient dans des bocages odorifé-
rants, sur des gazons toujours renaissants et
fleuris mille petits ruisseaux d'une onde pure
arrosaient ces beaux lieux, ety faisaientsentir
une délicieuse fraîcheur un nombre infini
d'oiseaux faisaient résonner ces bocages de
leur doux chant. )Fén., Télém., 1. xiv.) C'est un
pays de bocage, fertile, humide, pre:que par-