BOB 54 BOB BOB le bobéchon n'en laisse passer que la mèche. Dans d'autres cas le bobéchon est fixe et sert seulement à retenir la bougie qu'on introduit en dévissant le canon. Il Fig. et argot. Se mon- ter le bobéchon, Se passionner, par compa- raison de la flamme du cœur à celle de la bou- gie. (Rabasse, ap. Lor. Larcb.) ~BOBtt.LONKER. v. n. Tergiverser. Inus. BOBEHN. s. m. Ancienne chaussure, espèce de brodequin à l'usage du peuple. Romule estoit rataconneur de bobelins. (Rabel., n, 30.) Vx mot encore usité en Belgique dans le sens de Pièce, morceau.. BOBELIN. s. m.'Nom de fantaisie attribué à ` une certaine compagnie mondaine qui fré- quente les eaux de Spa. On appelle Bobelin le buveur d'eau qui fréquente les fontaines de Spa comme divertissement, on a souvent créé et nommé /! des ~o&eHns, celui des buveurs
qui montrait le plus .d'entrain et qui semblait
capable de faire les honneurs du lieu aux
étrangers et de diriger les promenades et les
plaisirs des habitués durant toute saison. On
a fait de cette royauté et de ceux qui la recon-
naissent une sorte de confrérie burlesque et
récréative qui avait ses lois et régtem'ents.
(Dinaux, Sociétés badtaes).
BOBEUKER. v. a. Vx mot. Raccommoder un
bobelin.
BOBEHKEUR. s. m. Vx mot. Fabricant et
marchand de bobelins savetier.
BOBELUCttE. s.'f. T. provinc. (Centre).
Très petite parcelle d'une substance quel-
conque.
BOBER. Riv. de Prusse; prend sa source
dans les Riesengebirge (Silésie), passe à
Hirschberg, Bunziau, Sagan, Naumbourg,
entre dans le Brandebourg, et se jette dans
l'Oder (rive g.) à Krosseu. Elle reçoit, à droite,
la Sprotte et à gauche la Zacken, la Queiss
et la Tschirna. Son cours, dont la direc-
tion générale est N.-N.-O., est de 190 kil. en-
v.ron.
BOBt ou BOBIE. adj. et s. f. Vx mot fam. et
popul. Vieille décrépite. Toute bobi qu'elle
était [la vieille Constitution, personnifiant l'an-
cien régime], elle n'a pas laissé de faire des
siennes. (Lett. du P. DucM)te, 9~ lettre, p. 2.)
Je me fais habiller, selon mon âge, en mère
bobie. (Decourchamp, Souvenir de ! m de
Créquy, m, fi'.) Rem. Il y a eu un temps où
l'on appelait les vieilles de l'hospice de la Sal-
pétrière, des bobiches. (Littré, Stfppt.)
BOmEBBE (Adolphe). Chimiste français, né
à Paris en 1823, mort à Nantes le 20 octobre
1882. Docteur ès-sciences, 1868 professeur de
chimie, puis directeur de l'école préparatoire
à l'enseignement des sciences et des lettres
de Nantes. Ce savant a consacré la presque
totalité de sa carrière à l'enseignement de la
chimie considérée surtout au point de vue
agricole et industriel. Ses recherches suivies
sur les engrais ont beaucoup contribué à en
répandre l'usage. 11 a fait aussi de nom-
breuses observations météorologiques d'un
grand intérêt. Traité des manipulations chi-
miques, 1844, in-8o De l'air considéré sous
le rapport de la salubrité, 1845, in-<2 JVOM-
veaux procédés de conservation des substances
eumneHes, applicables à l'embaumement des
corps, 184S, m-12; ~tudM chimiques sur les
cours d'eau du département de la ~ot)'e-/n/e-
t'tewe (1847, in-So). avec Moride De t'Mt-
tervention de l'État dans les industries insalu-
bres, 1848, in-8" Commentaire sur la nouvelle
législation des en~nu's, 1850, in-8o; Leçons élé-
mentaires de chimie appliquée aux arts, à l'in-
dustrie, à !'a etc., 1852, rééditées en
1872 Le Noir Muma~ 1856, in 12 Du phosphate
de chaux et de son empiot, 1859, in-8o i'~tmos-
p/tere, le sol, les e)!;)T 1863, in-12 ~ec/terc/tes
sur les eaux pluviales, 1864, in-4o Simples no-
lions sur !'ac/ta.< et l'emploi des engrais com-
merctatt~ 1869, in-16 De <'aMra du dou-
blage des navires et des mo)/e?M d'en préjuger
!atM Pourquoi la FrattceM'apas
trouvé d'hommes supérieurs au moment du
pefH, 1871, in-8o; Simples notions sur l'achat
et l'emploi des engrais commerciaux, 1874, in-8o
Des conditions dans lesquelles le plomb est ftff
~t par les eaux, 1875, in-8o Laboratoire de
cAt)Ktec~nco!el850-<875, Paris, 1876, iD-80, etc.
BOBtLLE. s. f. Cylindre de bois dont l'axe
est formé par un arbre de fer, et qui sert aux
-fabricants d'épingles.
BOBM. adj. invar. (de bobine). Se dit d'un
métier pour tulle. Vers 1818 ou 1820, le mé-
tier bobm fut inventé, en Angleterre, pour ta
fabrication des tultes unis en coton, vendus
dans leur nouveauté à des prix exorbitants.
(Btt~Me~e, TMHte de commerce avec t'/tn~eterre,
"t. v, p. 459.) Il Se dit aussi du tulle fabriqué
avec ce métier. Cette .manière de procéder
s'applique au tulle désigné sous le nom de
bobin, c.-à-d. au tulle en douze mouvements
par maille. (f6td., t. iv, p. 650.) Tuttes bobin
façonnés. (Ibid., t. v, p. 673, ap. Litt., Stfpp.)
Subst. Un fichu de bobin.
Elh bobillonne et pleure et ne résout rien.
(Sév., tv, 6~)
BOBEtAGE. s. m. Action de placer le fil sur
des bobines. Loi du 1 mars 1850, sur les
moyens de constater les conventions entre
patrons et ouvriers, en matière de tissage, et
de bobinage. (Bulletin des lois, 10e série, no
2004.) Pour le bobinage de l'échevette, il y a
une différence sensible en faveur de l'éche-.
vette courte. (Bx~u~te, Traité de comm. auec
t')g!eien'e, t. iv, p. 246, ap. Lit., Sttpp.)
BCB!KARD. s.m.Argotdecomm.Nomdonné
par dérision aux commis de mercerie, dans le
commerce de nouveautés. Les bonnetons et
les bobinardsont l'air de battremonnaie, mur-
mura Favier en parlant des vendeurs de la
bonneterie et de la mercerie. (Em. Zola, ~ttf
Bo))/).desDt[mes,!v.) bobbin; selon Siumaise, de
BOBtNE. s f. (ang). &o&&tt;scton Saumajso, de
bombyx, à cause de la ressemblance de la bo-
b~.e garnie de m avec le cocon du ver à soie
sélon Diez, de bombus, bourdonnement, à
cause du bruit de la bobine en mouvement;
ou enfin d'après Wegwood, du gaélique babcm,
une tassette de fil). Petit cylindre de bois, qui
est garni d'un rebord à ses deux extrémités,
et qui sert à filer au rouet, à dévider du fil,
de la soie, de l'or, etc. La bobine n'est pas
assez pleine. Charger une bobine. Bobine de
rouet. De la soie en bobine. (Acad.) Madame
votre mère se porte bien ? dit-elle, en prenant
un métier à dente))e dont, en un instant, ses
petits doigts firent claquer et sautiller les bo-
bines avec une rapidité que l'œit ne pouvait
suivre. (G. Sand, Jean de la Roche, vi.) jf Fig.
Paul. Craint pour le fil de nos jours Que le
vin et les amours N'usent trop la bobine.
(Berang., C/tcms., Voisin.) Il Techn. Agglomé-
ration de Clé produit par l'envidage du fil con-
fectionné, sur la broche du métier à filer; elle
prend aussi dans ce cas le nom de fiMee. ji
Boudin enroulé sur un rouleau en bois garni à
ses extrémités de deux rondelles en tôle. Ce
rouleau )ni-meme. Petit rouleau employé
dans le travail des cardes à rubans. Ces trois
dernières catégories prennent aussi les noms
de ?'ot ou ca)M!eHe. ~Exploit, des mines.
Cylindre ou tambour sur lequel s'enroule le
cable qui produit l'enlevage. Il Af bo-
bMtc, Mandrin qui reçoit la corde quand on ne
peut la poser surl'objet que l'on tourne. Il
Phys. Cylindre creux, ordinairement de cuivre
ou de bois, autour duquel s'enroulent des fils
métalliques, recouverts ou non d'une ma-
tière isolante, soie, coton, gutta-percha, qui
servent à conduire un courant électrique. Elle
entre dans la construction des électro-aimants,
des bobines d'induction, des 6o6mesdef distance,
des machines dynamo-étectriques, etc. Bobine
de Stemens. V. Stemens (Machine de). Bobine
de Gramme. V. Gramme (Machine de). Il
Bobine électrique a~/tt nu, Bobine enroulée de
fil de cuivre dépourvu de couverture isolante.
Elle sert pour les électro-aimants auxquels
elle communique à peu prés la même force
attractive que s'ils étaient recouverts avec
d'autre fil, tout en présentant l'avantage de
ne pas fournir d'extra-courant. Il Bobines de
résistance, Ëtaton construit parles physiciens,
possédant une résistance égale à l'unité, c.-à-d.
à )'o/MK. La disposition la plus commune que
l'on trouve dans le commerce consiste en une
bobine d'un alliage de 2 parties d'argent pour
1 partie de platine. Les fils ont une longueur
variable de 1 m à 2 m et un diamètre de
Omm 5 OmmS; leurs extrémités sont soudées
àde grosses tiges en cuivre. Lent est recou-
vert de plusieurs couches de soie et est plongé
dans de la parafBne. Le tout est renfermé
dans un étui de laiton. Cette disposition
permet d'amener la bobine, en'la plongeant
dans un bain d'eau, a une température pour
laquelle sa résistance est égale à un ohm; Le
constructeur inscrit cette température sur
l'appareil. (Pour le mode d'emploi, les usages,
V. Bo!tes de r~M~nce et .fMsis< )j Bo-
bine d'M~MCho~ ou de Ruhmkorff. Cet appareil:
destiné à donner, comme toutes les machines
d'induction, un courant d'une haute tension,
a été construit par Ruhmkorff vers 1864. Théo-
riquement,c'est une application de la produc-
tion des courants votta-étectriqnes que l'on a
renforcés par l'introduction d'un faisceau de
fils-de fer doux dans la bobine inductrice.
DhBs son ensemble, cet appareil se compose
de deux bobines, S et S', disposées horizon-
talement et pénétrant l'une dans l'autre
dans l'intérieur de la petite bobine, est placé
le faisceau de fils de fer.
Bobine de Runmxorff. (Projection verticale.)
Cette bobine, dite bobine inductrice, est
formée d'un fil de cuivre gros et court, recou-
vert de soie, dont les extrémités viennent
aboutir à deux colonnes'métalliques, A et B.,
en communication avec les potes de la piio
qui donne le courant inducteur. Le fil qui
constitue la deuxième bobine est également
recouvert de soie, son diamètre doit être très
faible et sa longueur considérable il s'en-
roule sur la bobine inductrice, dont il est
séparé par une lame d'ébonite. Quand le fil
entier est enroulé, on ie recouvre d'une résine
isolante; l'espèce de cylindre ainsi formé est
supporté et isolé par deux plaques de verre,
C. et D.Les extrémités du fil induit traversent
l'undesdisques,celui de droite, par exemple, et
viennent s'attacher aux boutons métalliques
isolés E et F. L'axe de la bobine, formé d'un
faisceau de fer doux, sert d'abord, comme il a
été dit, à renforcer l'action inductrice mais
il est en outre utilisé pour mettre en jeu
ntttM'rupt.ito'. Cet organe est destiné à rompre
et à rétablir alternativement le courant induc-
teur, ce qui produit des extra-courants directs
ou inverses dans l'autre bobine. Selon les
dimensions de la machine, le dispositif de
l'interrupteur varie dans les bobines de force
moyenne il est constitué par un marteau en
fer doux G, placé vis-à-vis du noyau central et
soutenu par un levier qui communique d'une
façon permanente avecla colonne métallique B,
extrémité du fil inducteur. A l'état de repos
le marteau ne touche pas au noyau, il s'appuie
sur une enclumeH en platine.Aces parties essen-
tielles ont été ajoutés un commutateur et un
MttdMtsatcMf. Le condensateur dont l'emploi
a été préconisé par Fireau augmente de beau-
coup la puissance de la machine. Il est formé
d'une série de feuilles d'étain, reliées chacune
à l'une des extrémités du fil inducteur et sépa-
rées par une lame de taffetas verni. On a ainsi
un condensateur a grande surface qu'on place
à l'intérieur du socle de bois qui supporte la
bobine. Ce condensateur en se chargeant fait
perdre une grande partie de sa tension a
l'extra-courant; lorsqu'il se décharge ensuite
au travers du fil inducteur, il produit un cou-
rant qui désaimante le noyau de fer, ce qui
diminue la durée du courant induit direct et
partant en augmente l'intensité. Le commuta-
teur uguré à gauche de la figure, est appelé à
intervertir à volonté ou à supprimer la com-
munication de la pile P avec le fil inducteur
il est indispensable dans le maniement de
l'appareil. Le fonctionnement de l'instrument
est facile a expliquer. Supposons le commuta-
teur disposé de telle sorte que le courant ar-
rive par A, le marteau G s'appuyant au début
sur l'enclume H. Le courant circule librement,
il traverse le fil inducteur, et par la borne:B,
le marteau, l'enclume, la bande métallique
db a, il revient au pôle positif de la pile. Pen-
dant ce passage deux faits se produisent un
courant inverse traverse la bobine induite et