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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k2013768

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

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BNI

M BLU

BOA:

i) fut désigné de nouveau comme chef de l'état-
major général de t'armée du prince royal, et
fit partie du comité supérieur de la direction
de l'armée. Après lapaix, il fut nommé général
commandant du4ecorpsd'armée, etle22 mars
1813, commandant général de l'infanterie. Il
passe pour l'un des premiers stratégistes de
t'Attemagne.

BHJMEKTHOST (Laurent). Médecin russe,
à Moscou~ m. en 1755, attaché & ta personne
de Pierre le Grand. Fondateur et président
de l'académie des sciences de St-Pétersbourg,
il exerça une grande influence sur le déve-
loppement des sciences en Russie.

BLUMITE. s. f. Miner. Var. de //t<&ner~e ren-
fermant du fer; et se présentant en aiguilles
déliées. Dureté 3,5 densité 6,5 a 1 couleur
rouge brunâtre, éclat vitreux. Se trouve à
Schlaggenwald (Bohême), Morococha (Pérou).
BLUMHSYLP. Massif dominant les Alpes
Bernoises, appelé aussi déesse frctMou Femme
Blanche. Aussi beau que la Jungfrau, il ne lui
est inférieur que par l'altitude, qui n'est que
de 3,670m.

BDJNTSCnn (Jean-Gaspard). Jurisconsulte
et homme politique suisse, à Zurich en 1808.
II fit ses premières études de droit dans cette
ville, alla les compléter à Berlin et à Bonn, et
fut reçu docteur en 1829 à lasuite de sa thèse
Sur la succession d'après le droit romain, qui
fut de plus couronnée par l'Académie de Berlin.
Attentif aux mouvements politiques qui agi-
taient la Suisse, il soutint le parti conservateur
en publiant Le peuple et le Soit verain, t835.1t fut
nommé en 1836 professeur de droit à la nou-
vette université de Zurich, devint membre du
grand Conseil en 183'! et du directoire fédéral,
puis membre de la diète. Lorsque le docteur
Strauss eut été nommé en 1839 professeur de
dogmatique à Zurich, la Suisse fut troublée par
une agitation radicale contrelaquelle Bluntschli
réagitde toutes ses forces on en voit la preuve
dans sa relation ofBcietto Les CommutttStes en
Suisse, Zurich, 1843. H poursuivait en même
temps ses travaux littéraires et juridiques qui
produisirent les ouvrages'suivants: /fts(ou'e
cw~e et politique de la ville de Zurich et de ses
MMrons, 1838, 2 vol. Systèmes modernes des
~urtstes ctKetMMds, Zurich, 1841 Ë
~ogt~uessw~ct/et l'Église, ibid., 1844; les
trots pays d*U)'(, de Schwytz et d'Unterwald et
leur premMre alliance, ibid., 1847 //Mtotre de
la république de Zurich, 1849. Après la défaite
de Sunderbund en 1848, Brüntschli se rendità
Munich il occupa la chaire de droit public
et privé, ce fut i origine de son célèbre ou-
vrage le Droit pMMtC universel, Munich, 1832.
Devenu membre de la Chambre, il se rallia au
parti national libéral, mais n'y trouvant pas
un accueil assez sympathique, il passa à Hei-
delberg en 1861, fit partie de la ire chambre de
Bade et fut nommé conseiller privé. D'impor-
tants travaux ont signalé la dernière période
de sa carrière, ce sont Le droit moderne de
gtterre des ~fats nom civilisés, 1866 Le droit
moderne des peuples, Nordlingen, 1868, trad.
en français par Lardy, Paris, 1869 Le droit
moderne des peuples dans la guerre franco-
aMewattdede <8'!0, Heidelberg, 18'?1 La Science
de t'Ë~H allemand, Nordlingen, 18'74; La poli-
tique comme science, Stuttgard, 1874; Le droit de
prise dans la guerre et le droit de prise mari-
lime, Hildesbeim, 1878 Théorie de !( mo-
derne, 1875. A. B.

BLUTAGE. s. m. Action de bluter, résultat de
cette action. Cette opération, autrefois faite
à bras àt'aide de tamis à fond de toile, s'estac-
complie ensuite au moyen du TMuteatt, de la
Bluterie et du Blutoir (V. ces mots). Le blutage
n'a pas seulement lieu dans la meunerie, mais
encore dans d'autres industries qui ont besoin
de substances très régulièrement divisèes,télles
que les fabrications desphosphates, de la chaux,
des ciments, de la céruse, etc. L'anc. langue
avait, en outre, le mot B/Mtement, belutement.
Betutement, as belutage. (Cotgrave;xvies.)
BHJTEAU. s. m. (tlu-tô; anc. beluteau,
<)t bultel, &Mt'e!e~ etc.; bourg, burteait,
ital. &M)'a prov. 6ur du vx fr. 6Mr~
&Mr<;au, étoffe de laine grossière). Espèce de
sac ou de tamis qui sert à passer la farine
pour la séparer du son. Les bluteaux. J'ai
buletcaus a bolangiers. (Fabl. inéd., Du Mer-
cier xt)f! s.) H Conduit en étamine ou en soie,
incliné, renfermé dans une caisse en bois

appelée huche, secoué par un babillard muni
d'un bras et d'une lanterne, dont la ren-
contre produit le tic-tac caractéristique du
moulin, et servant à passer la farine pour la
séparer du son. Le bluteau n'est plus guère
en usage il a été remplacé par la Bluterie.
BLUTEAU (Dom Raphaël). Lexicographe
portugais, d'origine française, a Londres
en 1638, m. a. Lisbonne en H34 théatin, pré-
dicateur de la reiue Henriette d'Angleterre,
qnalificateur du St-OfBce en Portugal et membre
de l'Académie. FoMtM~fn'to pofiM~MMe-~tno,
Coïmbre, ni2 à l'!28, 40 vol. pet. in-fo, avec
2 vol. de suppl. et 50 préfaces pour autant de
sortes de lecteurs Oract~unt «t/'tus~ue
menti, ~uscBMmBhite PrtmtCMS euan-
gelicas, 168S, in-4o.

BLUTER, v. a. (anc. &t bulter, bu-
retter, etc.). Passer la farine par le blutoir.
Bluter de la farine. (Aead.) j) Anc. Se bluter
le cerveau, Se torturer l'esprit, S'alambiquer
la. cervelle. Il parle a soy mesme et se belute
tout le cerveau. (Ilist. m de AfeWtn
Cocaie, ix, Bib). gaul. xvio s.) Par un
emploi tout particulier, -m neut., Etre se-
coué comme le blutoir qui passe la farine. Mon
hamac craquait et blutait. (Chat., ~ew. d'ott-
tre-< Ir.) jj BLUTÉ, ÉE. p. pas. De la farine blu-
tée. En cendaus quiseut les gastiaus buletés.
(~uon de Bordeaux, v. 2,909, Anc. Poètes de la,
~attM;xnies.) )! Fig. Tamisé. Blutée à petit
jour par les feuilles de hêtre, Une lueur dis-
crète éclaire les ravins. (And. Lemoyne, Les
Charmeuses, Sous les Hêtres.)– F. L.
BUITEtUE. s. f. (anc. Mf'teWe).' Lieu ou les
boulangers bluttent la farine. Une hluterie
fort propre.'(Acad.) On trouve anc. Bh<
dans le sens de Bh~otr. Appareil à bluter:
carcasse à pans tournant sur son axe, recou-
verte de tissus de soie ou de toile méta!)ique,
enfermée dans une caisse en bois, et dans
laquelle on fait passer les matières à bluter.

(V. B

BLUTEUR. s. m. Ouvrier chargé du blutage.
Le bluteur est très nécessaire dans une bou-
langerie, parce que la farine arrive souvent
coagulée dans les sacs. (Vict. Borie.)
BLUTOtR. e. m. Meuble de menuiserie,
contenant un ou plusieurs bluteaux, et ser-
vant à empêcher la farine de se disperser dans
la bluterie. S'emploie aussi dans le sens de
B~uteatt, et il est plus usité que ce dernier
mot. Ce blutoir n'est pas assez fin, il ne rend
pas la farine assez blanche. )~ L'anc. langue
avait, en outre, la forme féminine: Bh
belutoire. Appareil a bluter composé d'un
cylindre fixe, incliné, recouvert de tissus
métalliques et. muni à l'intérieur d'un arbre
central armé de brosses, qui, en tournant,
pressent les matières à tamiser contre la paroi
du cylindre et forcent celles qui sont assez
fines à traverser l'enveloppe. Ce système est
et plus généralement employé en Angle
terré. Appareil servant dans la papeterie à
extraire la poussière des chilfons. ~) Cylindre
couvert d'une étaojine de crin, dans lequel
les fabricants de laiton passent la calamine
pulvérisée. Fig. Moyen d'examen et de
choix, triage. était le blutoir l'on tami-
sait les propositions. (Balz.)

BLfTSTEtN. s. m. Miner. Syn. d'Oligiste.
BLYTH SouTH ou BLYTH NooK. 6,000 h.
Bg d'Angleterre, été de Northumberland, à
l'embouchure du Blyth, à 18 kil. N.-N.-E.
de Newcastle. Exportation considérable de
charbon.

BLYTII (Robert). Graveur anglais, vers
n58, mort à Londres en 1783. Il grava sur
cuivre 'BfMf~s, m9 Buste d'M~ vieillard
Bandits, n80 j .Yt/mp~e assise au bord de la
mer, n81 Pec/tettrs, l'!81 ~a)'t!M sur les
ruines de C(H'(A F. B.

B-ML. s. m. (bé-mi). Mus. Anc. nom de la
septième majeure d'M<, auj. appelée si.
B-MOL. s. m. Ane. orthographe du mot
Bémol..

BKtKSt:! (Alexandre, comte de). n88-183i.
à Cracovie, entra'en 1801 dans la légion
polonaise de Napoléon, fit la campagne de
Russie, contribua à protéger le passage de la
Bérésina et fut nommé major-général. Retiré
en 181S, il participa au soulèvement de la
Pologne en 1830. H a publié en polonais
Traité sur l'exercice de i'tt)/ pf~o
Varsovie, i810, in-8"; Traité sur la cavalerie,

Ihid.,i8H,in-8<7'
1818,in-4o; 7'ratMd'a!-t
1822,in-8o.

BOA. s. m. (lat. boa, serpent de mer), G. de
serpents qui sont les plus forts et les plus
grands que l'on connaisse. Les boas ont
quelquefois jusqu'à treize mètres de longueur.
(Lacép., Ilist. !)a<.dMrep<.) Les boas mons-
trueux, les crocodiles verts Glissaient parmi
lesblocs superbes. (V.Hugo,One)X.,t.) Fig.
Gobseck fut donc l'insatiable boa de cette
grande affaire. (Balz., Gobseck.) Le Turc est de-
venu la proiedela diplomatie européenne, qui
le dépècera un jour, à m'Mnsqueteboacons-
trictor russe, qui l'enlace de ses mille replis,
neparvienneal'avaler.(H.Castilte.)~Sorta
de fourrure étroite et longne que les dames
portent autour du cou, dans les temps froids.
Acheter un boa. Prendre un boa. (Acad.) ))
Vase à large ventre, appelé aussi Btfit-e. Titre
du souverain de Birmanie.–F. L. II Zoo).
G. de reptiles ophidiens colubriformes, fam:
des pythonides, s.-fam. des boïnes, caract.
par tête écailleuse, mais dépourvue de
plaques queue préhensile .qui leur permet de
se fixer fortement aux arbres, tandis que la
partie antérieure de leur corps, restant libre,
peut s'étancer sur la proie qui passe dans le
voisinage cette queue offre un rang simple
de p)aques sous-caudales. Les boas vivent
exclusivement dans les régions tropicales de
t'Amérique, bien qu'on ait donné le même
nom a d'autres serpents qui leur ressemblent
par leur grande taille. Le boa coish'tffeio'ou
devin (boa cotts atteint 7 à 8 m. de
long sa peau est ornée de nuances agréables.
Seuls parmi les reptiles, les boas ont une sorte
de voix, qui ressemble à un grognement. Ils
se tiennent sur les arbres, enroulés autour
des branches ou cachés dans leurs excava-
tions, ou encore dans les anfractuosités des
rochers. Làches et indo)euts, ils fuient, en gé-
néral, devant l'homme; mais pressés par la
faim, ils se jettent parfois sur des proies
volumineuses, chèvre, cerf, etc., qu'ils ont
bientôt étouffées en s'enroulant autour d'elles.
Leuruourritureordinaire consiste en petits
mammif&res, agoutis, cabiais, etc. Ils sont
susceptibles d'être élevés en captivité et sont
d'humeur douce. Ovipares, ils pondent dans
le sable des œufs à enveloppe membraneuse,
que la chaleur du soleil fait éeiore. Leur chair
est comestible; leur peau peut être tannée et
employée pour faire des chaussures. P. M. ·
t)OABAB.s.'m.V.jB véritable
orthographe.

BOABDtL, BOABHj. Corruption de /t&ou-
Abdallah, nom du dernier roi maure de Gre-
nade. Il était fils de Mu)éi-Hassan(AbouI-
Hassan), et avec l'aide des Abencerragcs, il
renversa son père du trône en 't481. Pour
signaler le commencement de son règne, il
attaqua Gonzalve de Cordoue, qui plus tard
conquit, sur les champs de bataille d'Italie,
le surnom de Grand capitaine; mais il fut
défait et pris. Le parti de Hassan reprit alors le
dessus et le rétablit dans l'Athambra.Ferdi-
nand de Castille, pour alimenter la discorde,
rendit la liberté à Boabdil, qui fut de nouveau
proclamé par les Grenadins. Les vizirs, hon-
teux des conditions par lesquelles il avait
acheté la paix, provoquèrent une bataille dans
la ville même enfin on s'accorda pour placer
sur le trône le frère de Hassan, Abdallah-el-
Zagal, vaillant guerrier, seul digne de régner
dans des circonstances aussi difficiles. Pour
combattre son oncle, Boabdil implora le
secours de la Castille, 1484.'Ferdinand et
Isabelle accoururent, et sous prétexte de venir
en aide à leur vassal, prenaient l'une après
l'autre les villes maures. El-Zaga), voyant
l'impossibilité de résister, céda a Ferdinand
celles qu'il possédait et se retira en Afrique.
Abdallah avait promis à Ferdinand, s'il s'em-
parait de ces villes,de lui abandonner Gre-
nade mais le prince maure vit alors le danger,
et, mis en demeure d'exécuter le traité, il
répondit qu'il avait promis au-delà de son
pouvoir, réunit les grands, les excita à dé-
fendre la religion, la patrie, et fit prêcher la
concorde entre les musutmans. Ferdinand et
Isabelle mirent le siège devant Grenade, i49i.
Il dura plus de six mois mais le manque de-
vivres et le découragement firent conclure
une capitulation. Enfin, le 2 janvier i492,.

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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