BLO BLO BLO 49 7 pu trouver un éditeur, lorsque le manuscrit ayant passé entre les mains d'un homme de loi nommé Capel Lofft, celui-ci le fit imprimer à ses frais il s'en vendit en peu de temps jusqu'à 40,000 mille exemplaires, qui rappor- tèrent 250 liv. au pauvre poète. C'était pour- tant trop peu pour le tirer de la misère dé- goûté de ta chaussure, il se mit à fabriquer des harpes éoliennes, mais sans grand profit. H perdit la vue et sa raison fut ébranlée par une maladie nerveuse qui mit fin à ses jours. Outre son Garçon dé ferme, publié en n99, et traduit en français par A))ard, Paris, 1800, in-12, on a encore de lui des Contes, Ballades et Chansons champêtres; 1802, traduit en fran- çais par L. de Lavaisse, Paris, 1802, in-12 Contes rustiques, 1810; Fleurs MMMM/M; Les Bords de la H~t/e, 1811 Le premier du mois de mai avec les ~uses, 1822 /<'toood Hall, idylle dramatique en 3 actes, 1823. A. B. Il BLOOMF1ELD (Samuel-Thomas). n90-1869. Savant anglais. Vicaire à Bisbrooke (Rutland). Collection de notes sur le Nouveau Testament Recensio synoptica, 8 vol. Traduction de T/tU- cydide, 3 vol. Testament grec, avec des notes anglaises, 2 vol., plusieurs fois réimprimé. BLOOTEfJXG, BLOTËUKG ou BLOETE- HK& (Autoine ou Abraham). Dessinateur et graveur hollandais, né à Amsterdam en 1634, m. en 168S. Elève de Visschers. II a travaillé aussi en Angleterre. Ses principales produc- tions sont Brasme, d'après Holbein Guil- ! p)'Mtce.d'Ot' et .l'Amiral
Trompa d'après Lely; Corneille de IFiM~ d'après
Sorg le Cavalier, d'après Wouwermans
Diane au bain, d'après van Heck; l'Age d'or,
d'après Lairesse un Berger jouant de M /!['tte,
d'aprrs Flinck 0 dans ta fosse atf.rttOM,
d'après Rubens Hercule devant le temple de
Janus, d'après Lairesse. F. B.
BLOQUA.DE.s.f.(de6oguer).Néo).pourMo-
fus. Je réponds que la bloquade d'une armée
battue, mais cependant nombreuse, était une
entreprise très difficile. (Frédéric Il, Raison dé
m conduite militaire, OEuv., t. 27, jp. 269, éd.
de Berlin.) 269, éd.
BLOQUE, s. f. Dans le Centre. Syn. de ~o-
f~tteMe. Jboer à la bloque.
BLOQCER. v. a. (de bloc.) Occuper avec des
troupes toutes les avenues d'une place, d'un
camp, ou, avec des vaisseaux, toutes les ap-
proches d'un port, de manière qu'il n'y puisse
entrer aucun.secours d'hommes ni de vivres.
Bloquer une place, un campfortiuê. Bloquer un
port. (Acad.) Le prince nous bloque Et prend
bicoque sur bicoque. (Scarron.) Si l'Angle-
terre bloque le monde avec ses vaisseaux, le
monde ne saurait-il bloquer l'Angleterre en
lui fermant ses ports? (Proudh.) Par ext.
Cerner, enfermer. Autour de lui s'étendait un
demi-cercle de curieux qui bloquaient hermé-
tiquement la porte. (Alex. Dumas.) Fig.
Paralyser, réduire à l'inaction. Puisque les
travailleurs sout avec vous, vous êtes par cela
seul maitre de la production, vous bloquez
le pouvoir, et vous foutez a)'x pieds !e mono"
pole. (Proudh.) Il Chasse. On dit qu'un chien
bioqce une perdrix, une caille Lorsqu'il la
surprend, lorsqu'il la voit. Il Absol. Un chien
qui bloque est un mauvais chien qui n'arrête
pas. (Blaze, Chasse au chien d'arrêt, Vocab.) Il
Maconn. Remplir de blocage l'entre-deux des
parements d'un mur, l'intérieur d'une pile de
pont, etc. V. Blocage. j~ Imprim. Mettre à des-
sein dans la composition une lettre renversée
ou retournée, à la place de celle qui devrait
y être, mais qui manque dans la casse. Il
Mar. Mettre entre deux bordages des tampons
de bourre enduits de goudron, quand on
double un vaisseau. Il Au jeu de billard, Pous-
ser droit et avec force la bille de son adver-
saire dans une des blouses: Il faut bloquer
cette bille. On dit aussi, Cette blouse ne bloque
pas, II est difficile d'y bloquer la bille. (Acad.)
Je carambole et puis je bloque Que c'est vrai-
ment étourdissant. (P. de Kock, Un jeune
AoM. charm., u, 4.) Fauconn. Se dit' de l'oi-
seau qui a remis la perdrix, et qui la tient à
son avantage, en gagnant le haut ou quelque
arbre voisin. j{ Au réfl.. Se .dit de l'oiseau,
lorsqu'il pend en l'air et s'y soutient sans
battre de l'aile. On dit aussi, Planer. Ji Dans
l'âne. lang. Troquer, échanger. Ils trafGquent
en tous autres endroits, comme font les autres
marchands, car on bloque avec eux marchan-
DICT. DES DICT. T. tt.
dise pour marchandise. (Du Pinet, 7')'. de PKM
~nc.,Iiv..V!,o.22;xvies.)– Il siguifiait
aussi, Jouer, en général. Il Argot milit. Con-
signer, mettre au bloc. Culonel, c'est que
je suis bloqué. Je vous débloque. (J. Arago,
1838, ap. Lor. Larch. jj Argot. Vendre, aban-
donner. (Halbert d'Angers, Nouv. Dict. compl.
de l'argot, Paris, 1840, in-12.) BLOQUÉ, ÉE. p;
pas. Ils tenaient Carthage en quelque sorte
Moquée, y jetaient la terreur, approchant fré-
quemment de ses murs, soit le jour, soit la
nuit. (Rollin, Hist. des Car 2e p.,
c. )L) Callicratidas après avoir remporté plu-
sieurs victoires contre les Athéniens avait en
dernier lieu poursuivi Conon, l'un de leurs
chefs, dans le port de Mitylène et l'y tenait
bloqué. (Id., ibid., t.iv,ch.i,§v.)Nous
sommes toujours bloqués dans nos. retraites
couvertes de neiges. (Volt.) Leur flotte, en
partie, est bloquée par les glaces. (Chateaub.)
Il Subst. Au billard, Un Moqué, Un coup par
lequel on a bloqué la bille de son adversaire.
Un beau bloqué. F. L.
BLOQUER, v. n. (de bloque). Dans le Centre,
Jouer à la bloque. )j Dans l'anc. langue. Jouer,
en général. 0
BLOQUETtS. s. m. (de Moc)._Vx franc. Blo-
cage.
BLOQUETTE. s. f. T.d'écolier. Trou creusé
dans la terre, contre un mur ou contre un
arbre, pour jouer aux billes. H Le jeu lui-
même c'est le même que la Blossette, Jouer
à la bloquette.
BLOStt'S (François-Louis de BLOts,. dit)
Théologien flamand, né en 1506 au chàteau de
Donstienne dans le pays de Liège, m. en 1563
ou 1566 issu de la maison de Blois et de Châ-
tillon passa plusieurs années comme page à la
cour de Charles-Quint; entra à 14 ans chez les
bénédictins de Liessies, dans le Hainaut. Deve-
nu abbé de ce monastère, en 1530, il établit la
réforme dans sa maison, et y fit fleurir les
sciences. Il y mourut après avoir refusé l'arche-
vêché de Cambrai et 1 abbaye de Tournai. Ses
écrits ont été publiés,avecsa vie, parson disciple
Jacques Frojus, Cologne, 1571 et 1589,1 vo).
in-fo; Paris, 1606, in:4o. Les ouvrages suivants
ont été traduits en français Speculum feH-
~iosum,parMonbroun de la Nause, jésuite,
sous le titre du Directeur des âmes religieuses,
Paris, 1726, in 80 Entretiens spirituels, Valen-
ciennes, 1141, in-12, ethts~MC
etc., par le P. Brignon, Paris, n89, in-12.
BLOSSE. s. f. V. Beloce.
BLOSSER.v. n. En Bourg., Se dit des cerises
qui commencent à rougir.
BLOSSEVtLLE-BoKSEGOURS. 1,549 h. Bg de
France (Seine-Inférieure), arr. et à 3 kih de
Rouen, cant. et à 10 kil. N.-O. de Boos, bâti
en partie sur la rive dr. de la Seine et en
partie sur le mont Thuringe, au sommet du-
quel est construite l'église de N.-D. de Bon-
secours (xnie s.), lieu de pèlerinage célèbre.
Sources minérales. ·
BLOSSEVtLLE (Bénigne-Ernest PORET, vi-
comte de). Publiciste et littérateur, né à Rouen
en n99, H a collaboré aux journaux légiti-
mistes la Quotidienne, le Courrier de l'Europe,
etc. Htstoo'e des colonies générales de ~4n(~e-
terre dans lAustralie, 1831, qui obtint de l'Aca-
démie le prix Montyon trad. de l'espagnol,
Histoire de la Révolution de 1820-1824, par
S. Minano, et, de l'anglais, les Jlémoires de
yoAtt7' Trente années dans les déserts
de~~mf'r~ued:tA'o)-d,1859,etc.hBLOSSE-
VILLE (Jules-Alph.-René PoRET, baron de).
Officier de màrine français, frère du précé-
dent, né à Rouen en 1802, m. vers 1833. Après
avoir fait partie de plusieurs expéditions scien-
tifiques, il fut chargé du commandement de
la LtHoMe~ qui prit la mer en juillet 1833, pour
les côtes de 1 Islande et du Groenland. Les
dernières nouvelles qu'on eut de lui étaient
du 5 août. La Recherche et l'Aventure furent
envoyées à sa recherche, mais sans aucun ré-
sultat. Il a laissé de nombreux articles dans
les Annales maritimes, les Nouvelles annales
des voyages, la Revue britannique, le $Mpp!e-
ment de la biographie hlichaud, la Revue des
DetM-~ondes. Mort de G. Potuel, 1831; //
des explorations de l'Amérique, 1832.
BLOSSIR. v. n. (V. Beloce, Blet.) Devenir
blet. Les alisiers se cueillent au peu avant les
gelées, et se déposent sur de la paille au gre-
nier..La, ils prennent cet état.qu'on appelle
blossir ou bieussir, état intermédiaire entre la
maturité et la pourriture, c'est-à-dire qu'ils de-
viennent bruns et mous, qu'ils perdent presque
toute leur âpreté, et sont, sinon bons, au
moins mangeables. (Bosc, Dict. d'agr., i, 219.)
Le genevois emploie le rén., Se blossir.
F. G.
BLOSStSSEMEKT. 6. m. V. B~eMi'Meme~.
BLOSTE, BLOTE, BLOSSE, BLOCHE,
BLETTE, s. f. Dans la vieille langue, petite
motte de terre renversée par le soc en la-
.bourant. Cf. Blette.
BLOT. s. m. (!e même que bloc, qui se pro-
nonçait blo). Instrument qui sert a mesurer
le chemin que fait un vaisseau, Il Faucon.
Chevalet où se repose l'oiseau. Il Argot. Bon
marché. (Vidocq., Les Fo~Mrs.) Ça fait mon
blot, Cela fait mon affaire.
BLOT, baron de CttAuvM~Y. Poète français,
né vers 1610, m. en 165S,à Blois; gentilhomme
de Gaston d'Orléans, décida Richelieu à choisir
Mazarin pour successeur; prit part à la Fronde
contre le ministre qui l'avait oublié est connu
surtout pour avoir réparti une récompense de
<50,000 fr., promise par le parlement, comme
mise prix de la tête du cardinal tant pour
le nez, tant pour les oreilles, etc. Mazarin se
l'attacha plus tard par une pension. B[ot était
surnommé l'Esprit, et M"* de Sévigné a dit de
ses chansons satiriques: Elles ont le diable au
corps, mais je n'ai jamais, .vu tant d'esprit.
(Lettres, 1" mai 1670.) Celtes qui se ren-
contrent dans les collections de Mazarinadea
sont loin de justifier cette réputation. Il BLOT
(Maurice). Graveur français, né à Paris en
1754, m. en 1S1S, élève d'Augustin de St-Aubin.
Vierge aux candélabres, d'après Raphaë) les
Bergers d'Arcadie, ~ctrs et Vénus, Les FattnM
en voyage, d'après N. Poussin la ~ade~eoM,
de la galerie des Offices, d'après le Titien
i'~MMuem~n! d~o, et jupiter séduisant Calisto,
d'après F.-B. Regnault les Bulles de ~cnjO!
d'après Miéris la ~;Mif!, d'après Léonard de
Vinci; la ~edtictton, d'après le Guide; por-
traits de Pie.Yt, de van Dyck, du Dominicain,
d'Ann. Carrache, de Ph. de Champaigue, du
baron Corvisard, etc.; vignettes pour les
oeuvres de Racine, de La Fontaine, de Voltaire.
BLOTTIR (SE). v. pr. (origine inconnue
les explications de Ménage, de Diez, de Littré
et de Scheler sont purement hypothétiques).
S'accroupir, se ramasser de manière à tenir
le moins d'espace qu'il est possible. Il se dit
Des hommes et des animaux. Se blottir dans
un coin, dans le lit, sous la table. Les per-
drix se blottissent devant le chien. (Acad.)
Notre maitre Mitis Pour la seconde fois les
trompe les affine, Blanchit sa robe et
s'enfarine Et, de la sorte déguisé, Se niche
et se blottit dans une huche ouverte. (La
Font., Fab., m, 18.) Il Par ext. Se tenir dans
la retraite, se cacher, se réfugier. Nos rois
de .)a première race, par leur fêtardise se
blotissaient en leurs sérails. (Pasq., Rech. de
l'Ilist. de Fr.; xme s.) La reine Jeanne et te roi
Louis, son mari, se voyant desnuês de toutes
forces sortables.pour faire teste à leur ennemi,
après avoir donné la chasse à Charles, duc de
Durazzo, leur cousin, de tout le royaume,
s'enfuirent en leur pays de Provence,, où ils
se blottirent pendant que ce torrent de
Hongrois s'écouteroit. (Id., ibid.) Je me sens à
chaque instant tenté de me glisser dans les
endroits sombres, de m'y blottir, et de m'y
laisser, oublier. (G. Sand.) BLOTTME. p. pas.
Un renard, blotti dans son terrier. (Acad.) (~.
S'agiter violemment dans le vague de l'air ou
rester biottis dans leurs trous, voilà la vie des
martinets. (Butf., lIist, nat. des ois., Martinet.)
Nos petits fils sont si petits Qu'avec peine,
dans cette glace, Sous leurs toits je les.vois
blottis. (Béranger.) j~ Syn. Se Mot(t)', se tapir.
Se blottir, c'est se mettre en boule, se replier
sur soi-même se tapir, c'est se coucher à
plat pour n'être pas aperçu. L'animal se blottit
dans un trou, dans les herbes, danstesfeuiltes,
dans quoique chose.qui l'enveloppe ou qui le
couvre; il se tapit derrière une haie, une
porte et c'est toujours en s'étendant contre
terre de manière à occuper le moins de place
possible.dans le sens de la hauteur.- F. L.
BLOTZttEtM. 2,460 h. Bg d'Alsace-Lorraine
(anc. dép. du Haut-Rhin), à 8 kil. 0. d'Hu-
ningue cercle et à 24 kil. de Mulhouse. Source
sulfureuse.