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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k2013768

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

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.BLO

BLO

43 ..DUO

.-salle à deux nefs -du xms's~'dite 'salle'des
États, de la galerie ou aile de François ler,
franchement .de la Renaissance, et d'un goût
véritablement exquis, tant sur les'dehors que
du côté de la cour. Commencée par Louis XII,
elle .fut terminée en 1520. L'escalier, une
merveille, s'avance .sur la cour. François !er
avait fait entreprendre sur le troisième côté du
chàteau, des constructions que continua son
successeur, mais qui furent remplacées, sous
Louis XIII, par un nouveau palais construit
pour le frère du roi, Gaston d'Orléans, sur lés
dessins de François Mansard. Le quatrième
côté n'offre-que des restes peu intéressants,
mais remontant en partie au xve s. A part qq.
cheminées, qq. plafonds et les oubliettes,
l'intérieur des bâtiments n'est guère ~remar-
-_quablo que pour les souvenirs qu'il évoque,
souvenirs se rapportant aux séjours de Louis XII
et plus encore à ceux d'Henri 111. -Louis XI[
signa a'] château de Blois neuf traités relatifs
à des alliances et dont la plupart restèrent
sans exécution ou n'eurent pas un effet du-
rable. Eu 1516 et 158S, Henri IH y présida les
États généraux. La session de 1516, qui réunit
326 députés des trois ordres, fut signalée par
de beaux discours, mais les dispositions qui y
furent prises contre les Protestants soule-
vèrent le Midi, tandis que le tiers refusait
obstinément au roi tout subside et même
l'autorisation d'aliéner les domaines de ta
couronne. Des doléances alors présentées au
roi résu)ta également, deux ou trois ans plus
tard, en 17S9, l'ordonnance dite de Blois, re-
lative à l'administration de la justice et à la
police générale du royaume. La session de
1588 est plus célèbre dans l'histoire. Henri 111,
chassé de Paris par la faction des Guises,'se
vit en butte aux insultes des partisans de son
rival il vit triompher sous ses yeux le parti
de la Ligue et n'obtint rien des Etats, entiè-
rement dévoués M prince lorrain..L'exaspé-
ration et la terreur qu'il en conçut le por~
tèrent à organiser, de concert avec qq. cour-
tisans fidèles 'et plusieurs sicaires choisis parmi
ses gardes, la sanglante tragédie qui est d'e-
tneuréo le souvenir lugubre du château de
'Blois.: le 23 décembre, le due de Guise était
assassiné dans la chambre même du roi. De-
puis lors la cour de France abandonna le châ-
teau de Blois.' Ni Gaston d'Orléans, frère de
Louis XH1, ni Stanislas, roi détrôné de Po-
logne, n'étaient capables de rendre cette
royale demeure la splendeur qu'elle avait eue
sous les Valois; dès le règne de Louis XV elle
était abandonnée à la ruine; la Révolution en
fit une caserne; mais dès 1845, la restauration
en était commencée, par l'architecte Duban,
pour être, en 188S, terminée par l'aile de Gas-
ton. Ce fut dans ce dernier bâtiment que sié-
gea, en 1870, la haute cour chargée de juger
le prince Pierre Bonaparte, le meurtrier de
Victor Noir. Le bâtiment de Louis XII ren-
ferme actuellement le musée, sont princi-
palement représentés les peintres Bagnaca-
vallo, Fr. Boucher, le Bourguignon, Hreughel
de Velours, Ant. Coypel, G. de Crayer, L. Gior-
dano, le Guerchin, le Guide, Maratti, Mosnier,
Terburg, les sculpteurs Carpeaux, David d'An-
gers, Préault et J.-B. Nini, artiste italien peu
connu, du xvm* s-, auteur de charmants
portraits-médaillons en terre cuite. La ville
de Blois ne fut pas uniquement une ville féo-
dale ou. royale: elle a une partie de ses
agrandissements à deux abbayes qui ont sub-
sisté jusqu'à la Révolution, l'une d'Augustins,
Bourg-Moyen, fondée au xno s., l'autre béné-
dictine, St-Laumer, élevée, à l'époque des
invasions normandes, sur les reliques véné-
rées d'un abbé de Corbion. En outre, un
évêque de Chartres, S. Solenne, avait été en-
seveli, au vie s., dans l'emplacement occupé
auj. par la cathédrale. L'église St-Sotenne
perdit son vocable quand elle fut érigée en
cathédrale, probablement pour effacer les sou-

aux dépens duquel fut pris le diocèse de
Blois. Ce diocèse eut pour évêque constitu-
tionnel, à la Révolution, le célèbre Grégoire.
En 1814, à la chute de Napoléon, la régence
de Marie-Louise y fut proclamée mais cette
princesse aima mieux se laisser prendre à
Blois et conduire dans l'armée alliée, avec
son Nts. Patrie du roi Louis XII, de safille, la
reine Claude, de la dùchesse Renée de Fer-

venirs de dépendance du diocèse de Chartres,

prov. MoH, bloi, esp.6h)):do, ital.Mottdo.b.lat.;
&<0t)dus peut-être d'un anc. mot tudesque
rare, du théologien Pierre de Blois, de l'in-
'venteur Denis Papin, de Pierre Trinqueau,
M'architecte de Chambord, des historiens Au-
gustin et Amédée Thierry, du médecin érudit
Jean Bernier, du.jurisconsulte Pardessus, du
conspirateur de Favras, du célèbre fou de
François Jer, Triboulet, du prestidigitateur
Robert Houdin, de l'archéologue La Saussaye,
dont les ouvrages sont les meilleurs qu'on
puisse tire sur cette ville. ~rr., 10 cant:
BfoM Est et Ouest, Bract'etfa;, Contres, Iler-
<)~tf!(, ~a.rc/teno!')', Jtfer, Mot) Ou~otjcr-
;e-Ma.)-c/te, ~i-~t'y)Xtn; 139 comm. 253,224 hect.
139,350 h. Ça.))!. Bibis-E. 8 comm. 13,n4
hectares;'18,019 h. Blois-0.: 9 comm.:
9,914 hect. ;.18;34'6 habitants. A. S:
BLOIS (Pierre de). V. Pierre.

BI.OKnuySE?! (Rénier). Artiste flamand,
dessinateur, graveur à l'eau-forte 'et au burin.
Il travailla dans/tes Pays-Bas au xvno et
xvm° s: 11 a grave des portraits d'une facture
assez distinguée, entre autres ceux de 11. C.
Agrippa, Prosper /l BifcAattMtt, et di-
verses vues et plans les Collèges des Jésuites
a Anvers; )'~&6o,~e de Sainte-Gertrude à. Lou-
vain ieCoMuctt~ des C
Co! des Carmélites, les Cotffettts des Domt-
nicains à Bruxelles- les plans de Bnm&tt!'fy,
Cassel, Ountc)'<)Me,.G)' Cou)'t)'at, A'Mtf-
port, C)-amm l'Egit'so de S<ïtitt-~r à
Utrech. F. B.

BLOM (Char)es-Magnus). Médecin suédois,
à Kafsvick en n3' m. en 18i! élève de
Linné est surtout connu comme vulgarisa-
teur de la vaccine en Suède. On a de lui: Des-
cWp~Oies ;)tfO)'n)dMHt tttsec/orum xondum co-
g)t~o;'tft)t ad /)~!fts'yrftn)f))t anno l'!6t detecto-
n Essais sur <'f oftpe!, etc. U était
membre de l'académie des sciences de Stoc-
khohn, de la société médicale d,e Paris, etc.
BLOH.\)':R/i' ([')u)ippc). Écrivain namand,
à Gand vers )8()9. Il représente en Belgique
l'École natioua)c, qui a pris à cœur de ressus-
citer la langue et)a littérature flamande, par
antipathie pour la langue et t'influence de la
France. It a consacré son temps et. Ra fortune
a cette croisade qui tend n tivrer Mn.pays à
l'élément germanique. On a de lui des poésies
en langue flamande, dont ta simplicité éner-
gique va jusqu'à la rudesse; il mit au jour
d'anciennes poésies, de vieilles chroniques du
xm et du x~'es., avec notes et.glossaire, qui
parurent à Gand de 1838 a 1841, en 2 vol. On
lui doitaussi unetraductioncn vers'iambiques
des Mete~tt~eM de plus, une 77M des
Belges, Bruxe'ites, 1849, qui est écrite en fran-
çais, et se révèle son hostilité contre )a
France, hostitité,qn'il a plus accentuée encore
dans divers articles de journaux.

DLOMBERG (Barbe). Maîtresse de Charles-
Quint passa pour la mère de don Juan d'Au-
triche. Elle mourut en Espagne, Phi-
lippe II lui donnait une pension.

BL01SER. v. n. V. BMser.

DLOMFtELD (Chartes-James). Humaniste et
prélat.anglais, en n86 à Bury-St.Edmunds,
comte de Suffolk, m.' en 185'?. Évêque de
Chester en t824, de Londres en 1828. Édition
d'Bsc~e, avec commentaires, 1810-1825 de
C6~t))M avec notes et variantes, 1815. il a
publié les MMSfB C 1812, avec
T. Renne! les Pos~umous Tracts o/' Porsott,
1812, avec Monk, etc. Son frère, ÉnouAnD-
VALKKDN, en n88, m. en 1816, philologue,
a inséré des articles dans le ~! criticum,
a donné des traductions du dictionnaire grec-
allemand de Schneider et de la grammaire
grecque de Mathiae.

BLOMtXGTOK. 23,500 h. 'V)e des États-Unis,
État d'tttinois, à 88 kil. de Springfield. Em-
branchement de plusieurs chemins de fer
vers Chicago, St-Louis, le Caire et. Dubuque.
Fonderies importantes.~) BLOM1NGTON. 1,600
habitants. Vie de l'État d'Indiana, fondée en
1819, entre les deux branches de la Wite river,
à 82 kil. d'Indianopolis. Université de l'Etat.
BLOMSTRAKMTE. s. f. Miner. Niobo-tita-
natë hydraté d'urane.
BLOt' h. Vge de Suisse, cant. de
Vaud, près du lac de Genève berceau des
anciens seigneurs de Blonay. Sources minérales
de l'Alliaz: Vieux château. Villas nombreuses.
BL ONDE. adj. (bourg. bionde, fém.,

..1

qui 'aurait signifié mélange composition
anglo-saxon 6 anc. haut allem. blantan,
suédois et island. 6!aHda, angl. to blond, mé-
langer parce quelles peuples germaniques
se servaient d'une composition pour donner
à leurs cheveux.)a couleur fauve). D'une cou-
leur moyenne entre te doré et le chàtaiu clair.
PoitMond. Des cheveux blonds. Barbe blonde.
Tresses blondes. (Malh., !v, 16.) Perruques
blondes. (Mol., J)/M., n, 1.) Il En parlant de
personnes, Qui a les cheveux blonds. Un
homme blond. Une femme blonde. (Acad.)
Une pueole be!o et Monde. (Sarrazin, 7}on). de
/fc[m.p. 324; me s.) De 'Mondes jeunesses.
(Malh., éd. Hach., i, 10, v, 151.) Il y a en
France, 'depuis que les femmes sont toutes
blondes, deux récoltes' sérieuses la moisson
des blés et la moisson des chovc)uros. (Ars.'
Houssaye, les .Grandes dames, x~, xm.) Il Par
ext. Du lin blond, une friture blonde. (Acad.)
Ensuite il voit le Nil, qui, sur ses blonds ri-
vages. Abreuve de ses eaux mille animaux
sauvages. (Pe.rrau)t, Pocntc de ~pct~<.) Sur les
Mondes collines. (Chat., N~t-f/o, 214.) )j Cuis.
Sauce blonde, Sauce faite avec de la farine et
du beurre et amenée la couleur blonde, ce
qu'où appelle aussi uu roux. Il Poét. Les blonds
épis. (Acad.) La blonde aurore. (La Font.
Lett., xxxnt.) Il Loc. prov. et fig. Délicat et
blond, avec un sujet de personne, Suscep-
tible. Tout ceci entre nous; car savez-vous
bien qu'U est délicat et blond. (Sév., tv, 184.
éd. H.) Avec un sujet do chose, Qui peut
être aisément blessé. Je trouve la réputation
des hommes bien p)us délicate et blonde que
celle des femmes. (Sev.,v, 237.) Il Cf.OKn. s. m.
LaconieurMoudo. Avoirles cheveux d'un beau
blond, d'un blond cendré. Blond doré. Blond
de filasse. Blond ardent, Sorte de couleur
blonde qui tire sur le roux. n a les cheveux
d'un blond ardent. (Acad.) Des cheveux du
plus beau blond du monde. (M' du Noyer,
(EMU. m~ t. !v, p. n3,) Ses chevenx étaient
d'un blond parfait. (Hami!t., Gramm., ix.) Le
peintre avait rendu comme par merveille. ce
blond de race', si <]itfici)e à trouver, sur la
palette, qui donne trop vite le Moud flamand
ou le blond vénitien. (A. Honss., /~Ht. f/e la
DtfC/tM., p. 305.) Il tuvar. et par ellipse. Che-
veux blond dore. c.-a-d., d'un hlond doré. Ses
cheveux blond cendré étaient longs et soyeux
(LamarU Sa helle .chcvchu'e btonL) cendre.
naturellement ondée, s'était demi répandue
sursonépau)e.(G.Saud.) Ses longs cheveux
blond roux tombaient sur ses épantes. (Méry.)
On pourrait dire aussi Cheveux blonds dorés,
blonds cendrés, blonds roux. etc. Il Cuis. s.
Biotd de veau, Jus employé pour certains
plats: Potage au blond de veau. (Cuisin.
oe;t., c. xxv!) Bf.oxn, OKCE. s. Celui, celle
qui a des cheveux blonds. C'est un grand
"Mond bien fait. Un beau binnd. C'est !un
blond bien fade. Une belle blonde. (Acad.)
Une grande belle blonde aux yeux languis-
sants. (J.-J. Rouss., A')))., v.) Courtiser la
brune et la blonde, Courtiser beaucoup de
femmes. j~ T. villageois, qui se dit dans
plusieurs provinces dans le sens de amante,
maîtresse, quelle que soit du reste la nuance
des cheveux de la personne. F. G. Il
Ethnog. Sans former une race à part, bien
qu'Huxley en fasse le a;
cte sa division des t ou individus
à cheveux crépus, les blonds constituent un
groupe assez naturel de la famille humaine, et
plus spécialement de la race blanche. Le type
blond complet comprend les trois caractères sui-
vants :yeux Meus.cheveux blonds,peau blanc-
mat ou rosée. U offre d'ailleurs de nombreuses
variétés ainsi, les cheveux peuvent Être
jaune doré, rougeâtres, châtams; les yeux
peuvent être bleu foncé ou clairs, verdâtres,
grisâtres. Ces modifications peuvent être spon-
tanées ou bien dues à des croisements avec le
type brun. Au point de vue de la constitution
physique, les blonds offrent deux types l'uo,
de grande taille, a. charpente robuste l'antre,
de taille grêle, visage allongé, nez grand et
droit à la pointe, avec constitution lympha-
tique. La forme de la tête du type blond pri-
mitif paraît avoir été dolichocéphale. !) parait
originaire du nord de l'Europe, li-lande, pres-
qu'île Scandinave l'exception de la La-
ponie), Danemark; de il se serait répandu
dans la Hollande, l'Allemagne septentrionale,

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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