BLOE BLO 45 BLOE, sujet des navires destinés à un port bloqué, mais qui n'ont pas encore essayé de forcer le blocus. Certains États considèrent que l'inten- tion équivaut au fait d'autres que le fait seul de tenter de forcer le blocus autorise l'ennemi à capturer le navire. Enfin les États ne s'ac- cordent point sur la manière de notifier le blocus. Tous admettent qu'il doit être notiné en temps utile aux puissances intéressées; mais pour les uns, cette notification suffit pour produire à l'égard des neutres toutes les con- séquences du blocus pour les autres, il est nécessaire qu'une notification spéciale soit adressée aux navires neutres qui, pour la pre- mier? fois, essaientdeforcerte Mocus. j) NMtOf'e aM blocus continental. Dès n93, l'Angleterre imagina'la théorie du blocus fictif, ressuscitée de nos jours par les États-Unis dans la guerre de Sécession. Une stipulation intervenue entre la Russie et la Grande-Bretagne adoucit cet état de choses. U fut arrêté que les navires neutres pourraient naviguer d'un port à l'autre et sur les côtes des nations en guerre, que les propriétés ennemies cesseraient d'être libres sous le pavillon neutre, mais qu'on ne regar- derait pas comme telles les marchandises de l'ennemi que les neutres avaient achetées. Les articles de contrebande de guerre furent ré- duits aux armes. Ou ne reconnut pour bloqués que les ports gardés par une force sufBsante. .Le droit de visite des bâtiments envoyés fut réservé aux vaisseaux de guerre et interdit aux corsaires particuliers. (V. Droit maritime). Bien que ces principes eussent été proclamés comme la règle constante du commerce et de !a navigation, l'Angleterre, après la rupture du traité d'Amiens, en revint à ses idées d'inter- diction absolue et déclara bto.quées toutes les côtes de la France depuis l'Elbe jusqu'au port de Brest et tous tes ports de l'Adriatique. Na- poléon répondit alors par le fameux décret de Berlin (21 nov. 1806), qui déclarait bloquées les !tes Britanniques. En conséquence tout commerce et toute correspondance étaient interdits avec les îles Britanniques. Tout sujet de l'Angleterre qui serait trouvé sur les lieux occupés par nos troupes ou par celles de nos alliés devait être fait prisonnier de guerre toute marchandise provenant de l'Angleterre ou de ses colonies devait être confisquée tout bâtiment ayant seulement touché aux colonies anglaises ou à l'un des ports du Royaume-Uni -ne pourrait être reçu dans aucun port, et s'il faisait une fausse déclaration à ce sujet, il était décfaré'de bonne prise, comme s'il était propriété anglaise. Eu présence do cette guerre de représaitfes.tes Américains prirent la réso- lution de ne plus envoyer de vaisseaux en Europe(actes du Congrès des 1er mars et 9 août 1809). Les poputatious françaises murmurant, le gouvernement, pour apporter quelque sou- lagement au mal, imagina de permettre l'intro- duction des denrées coloniales moyennant une taxe de 50 o/~ de leur valeur. Cette décision contredisait les décrets de Mitan et de Berlin qui ordonnaient de brûler publiquement les marchandises anglaises. De plus, le gouver- .nement accorda l'autorisation, au moyen de licences qui devinrent un objet de spéculation, défaire un commerce de contrebande à la fois proscrit et autorisé. –Laquestion du blocus se représenta lors de la guerre de la France, de l'Augleterre et de la Turquie contre la Russie. Les hetiigérants aboutirent à la Déclaration de i856 qui régfa définitivemant la question. Les instructions du ministre de la marine aux commandants des escadres et des bàtiments de marine militaire leur prescrivent, en cas de blocus, de faire la notification à chaque na- vire, alors même que la notification diploma- tique de gouvernement à gouvernement a eu lieu. Cen'estqu'aprës cetavertissementdonné au navire neutre qu'il peut être saisi et con- Rsqué s'il se présente de nouveau pour péné- trer dans le port bloqué. La notification doit avoir: lieu dans ta forme suivante: l'un des officiers du bâtiment de guerre formant blocus doit se rendre à bord du navire neutre, faire connaitre l'existence du blocus et consigner la décfaration sur les papiers de bord. G. D. BLOEDtTE. s. f. Miner. Sutf'atf; de soude et de magnésie, avec un peu de chlorure de so- dium et de magnésium, en petits cristaux ou petites masses amorphes, de couleur blan- châtre ou rougeâtre, translucide, très soluble dans l'eau, efllorescent. Se trouve à Ischl (Autriche), sur les bords des lacs salés des environs d'Astrakan, près de Magdebourg, dans les Andes. BLOEMAERT (Abraham). 1564-1647. Peintre, né à Gorkum, élevé de Frans architecte de la ville' d'Amsterdam. Salutation angélique, la Nativité et un portrait d'homme; au Louvre l'Adoration des bergers et l'Apparition de l'ange e à Joseph, au musée de Bertm le Festin des dieux, à La Haye; le Cruct/iement de saint André, d'après le Caravage, à Dresde ta Résur- rection de Lazare et Diogène montrant le coq plumé, à Munich la Made~eMe repentante, au musée de Nantes, etc. BLOEMAERT (Cor- neille). Célèbre graveur hollandais, fils du pré- cédent, né à Utrecht en 1603; m. à Rome en 1680, élève de Crispin de Paas. Il fit faire de grands progrès à son art par l'habileté avec iaquette il sut rendre le passage de la lumière aux ombres, et la dégradation des plans. La Chasteté de Joseph, d'après J. Blanchard la Vierge entourée de saints, d'après le Baroche; la Sainte famille, le Christ en croix, Saint Pierre, &aMt< Paul, Sainte Marguerite, d'après Ann. Carrache la Vierge et ~en/ant, d'après L. Carrache la Nativité, Sainte MM'tme, Deu- calion et Pi/rr/t6[, et divers sujets attégoriques, d'après le Cortone la Trinité, d'après Fr. Mola; l'Age d'O)', 7't)-se~M c/tangee e?t cttrottnt'er, le Prophète EKe, Enee rompaHt ~e rameau d'o)', etc., d'après RomaneUi; la Présentation de Jésus, d'après Carte Maratte diverses scènes de la vie .du Christ et des allégories, d'après Ciro Ferri la Vierge adorMtfT~t/' JesMS~
et deux autres ~adottes, d'après le Titien
l'Adoration des bergers, d'après Raphaë) les
~pspertdes, d'après rAtbane Méléagre et Ata-
is~e, d'après Rubens Saint Pierre ressuscitant
Tabithé, d'après le Guerchin tes ~espertdes,
d'après Poussin divers sujets religieux, des
têtes d'étude, des paysanneries et des paysages,
d'après Abr; Bloemaert 49 planches d'après
l'antique, pour la Galleria GttiS 8 plan-
ches pour les Document d'amore, de Fr. Bar-.
berini, Rome, 1640, in-4"; une trentaine de
portraits de souverains, de papes, de cardi-
naux, etc.
BLOEMEN (Pierre Van). Peintre, né à An-
vers en 1657, m. en ni9. Il a fait des paysages
avec Cgures bataittes campements etc.
Elève de Simon Dow. La bande, artistique de
Rome le surnommaStandaerd (Étendard). En
1699, il fut. nommé directeur de l'académie
d'Anvers. H aimait à revêtir ses petits person-
nages de costumes orientaux. Il excellait dans
la représentation des chevaux tes fonds de
ses paysages sont enrichis par des ruines, des
statues brisées, fort adroitement agencées. Le
musée de Vienne possède de lui deux Pa)/.
sages italiens avec figures; le musée de Berlin,
la CMtf'tMere et les cavaliers; le musée de Co-
penhague, un ;)fa.t'ec/K~/emtnf; le musée de
Dresde, un Cauayt'ertexa.nfdcs chevaux devant
une MHn.)'ot?Ktttte, ni0; des Cavaliers un
p~e/'retxp)'; Cetes de sommedec~Ht t;neau&ef'.ge,
ni 8; Des pec/!e;trs; Famille nomade en voyage
ontmaM.?-. BLQEMEN(Jean-Francois
Van). Frère du précédent. Peintre et graveur,
né à Anvers en 1661, m. à Rome en l'?40,
élève d'Antoine Goubeau. On le baptisa Ori-
S0!tte, à cause de la perfection avec taquelie il
rendait les dégradations de ta lumière dans un
grand horizon. Ce furent les environs de Ti-
voli qui lui fournirent la plupart de ses mo-
dèles. Le Louvre possède de cet artiste tes
Jeunes ft'Hes à ta /bn le Pâtre sur le ro-
cher (gravé par Schneder, dans le Afusee (ran-
çais); le ffUMM (gravé par Gaudefroy, ibid);
les Pâtres au repos (gravé par Eichler, tbtd.);
les ~euWo's et les Bergers antiques (gravé par
Duthenofer, ibid.); le musée de Vienne, trois
P dont une Vue d'Italie; le musée de
Berlin, la Terre et~ses enfants; le musée de
Dresde, un Paysage avec des pec.'te!trs sur le
bord d'une rivière; le musée' de Bruxelles,
Peu/sages avec hesttaua;. li a fait aussi qq. gra-
vures on cite dé'lui l'Obélisqtie, tes Deux
Statues,lè Moi)te,'Ies TroM hommes sous une
t'ontme au panier, la Fontaine. /1
BLOEMEN (Norbert Van). Frère des précé-
dents. Peintre de genre, de portraits et d'his-
toire. Né à Anvers en i670, m. en 1740. Il
était surnommé Céphale. 11 avait beaucoup de
talent; on lui reproche seulement d'avoir un
coloris trop éclatant et des contours trop M-
centués. L'église catholique de Boom à
Amsterdam, possède de lui une Épiphanie,
tableau d'autel. F. B.
BLOEMEMtAL. 5,710 h. Bg des Pays-Bas,
prov. de Nord-Hollande, arr. et. à 4 kil. N. de
Haarlem. Blanchisseries, pépinières.
BLOIS. 21,077 h. Vie de France, ch.-L dit
départ. de Loir-et-Cher, à 462 kil. S.-O. de
Paris à vol d'oiseau, à 178 kil. par chemin de
fer, sur des coteaux dominant la rive dr. de
la Loire, à 72-100 m. d'altit., station du ch. de
fer de Paris à Bordeaux avec embranchement
sur Vendôme et Romorantin. Tribunaux
civil et de commerce quartier général de la
7e subdivision du 5e corps d'armée et du
39e régiment d'infanterie territoriale évêché
suffragant de Paris, grand et petit séminaires,
2 écoles secondaires ecclésiastiques, 4 pa-
roisses collège communal (le lycée départe-
mental est à Vendôme), écoles normales d'ins-
tituteurs et d'institutrices musées et biblio-
thèque de 35,000 volumes; asile départemental
d'aliénés haras. Ateliers de construction
de machines, vinaigreries importantes, distil-
leries fabriques de chaussures, de métiers à
tisser; scieries mécaniques, ganteries, faïen-
ceries artistiques com. de chevaux, de vins,
d'eaux-de-vie et de crème renommée dite de
,St-Gervais. Blois est une ville très irrégu-
lière et assez mal bâtie, sauf la rue centrale
qui relie le pont à un escalier de ni marches
portant la fstatue de Papin, et les nouveaux
quartiers s'étendant sur le plateau. Mais l'as-
pect de la ville est curieux par les deux pro-
montoires qui la dominent, et dont l'un, à
l'O., porte le château, l'autre, à l'E., la cathé-
drale on remarque en outre dans les vieilles
rues de belles et pittoresques maisons du
xve s. et de la Renaissance, témoignant de. la
prospérité de Blois sous ses trois derniers
seigneurs et durant l'époque où les rois. de
France, résidèrent dans son château. En face
de Blois, sur la rive g., est-le faubourg de
Vienne, avec son église St-Saturnin, qui ren-
ferme la statue vénérée de N.-D. des Aides,
un curieux tableau de J. Mosnier, et prés de
laquelle, dans l'hôpital général, se voient les
galeries d'un ancien cimetière. L'église
St-Louis, anciennement St-Solenne,. porte le
titre de cathédrale depuis la fondation de
l'évèché, en 16S7 elle fut alors reconstruite
dans un style gothique plus bâtard que celui
de la cathédrale d'Orléans seutes, la façade
et la tour offrent de beaux détails de la Re-
naissance, superposés à qq. restes du xne s.
L'intérieur renferme de beaux fragments du
mausolée de.la mère du roi Stanislas. Le pa-
lais épiscopal, précédé d'une belle terrasse
ouverte au public, est dû à Colbert. Le plus
bel édifice religieux de Blois et en même
temps de tout Loir-et-Cher, avec la Trinité de
Vendôme, est l'église abbatiale de St-Laumer,
auj. église paroissiale de St-Nicolas, bâtie de
1138 a 1210 elle a 86 m. de long. un rond-
point, deux tours occidentales, une tour-
lanterne au centre malgré ses proportions
un peu massives, elle est d'un style remar-
quable et çà et là original; on y voit qq. objets
anciens. St-Vincent-de-Paul ou l'Immaculée-
Conception, bâtie de 1626 à 1671, renfermait,
dans un beau monument qui subsiste encore,
le cœur de Gaston d'Orléans. Parmi les autres
monuments publics de Blois, on peut citer la
belle fontaine dite de Louis XII et construite
aux frais de ce prince; l'hôtel-Dieu, occupant
les bàtiments agrandis de l'abbaye de Saint-
Laumer dans le collége, une salle voûtée de
l'abbaye de Bourg-Moyen, et le bâtiment du
haras, élevé en 1882. CMteaM de Blois.
C'est la principale curiosité historique et mo-
numentale de la ville, qui lui doit en mema
temps son origine et sa célébrité. Fondé dans
la seconde moitié du xe s. par Thibaut le Tri-
cheur, premier comte de Btois et.de Chartres,
sur l'emplacement d'un' oppidum gaulois ap-
pelé Btetz ou B!fBSt, il fut modifié suivant les
progrès de l'art militaire et converti en palais
royal par Louis XII, aussitôt après son avène-
ment au trône de France. On doit à ce prince
la.galerie de façade, qui porte son nom, sa
statue équestre et son emblème, le porc-épic.
La galerie ou aile de Louis XII, où le style
gothique est à peine mitigé par qq. ten-
dances novatrices, est séparée par une belle