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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k2013768

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

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BLOE

BLO 45

BLOE,

sujet des navires destinés à un port bloqué,
mais qui n'ont pas encore essayé de forcer le
blocus. Certains États considèrent que l'inten-
tion équivaut au fait d'autres que le fait seul
de tenter de forcer le blocus autorise l'ennemi
à capturer le navire. Enfin les États ne s'ac-
cordent point sur la manière de notifier le
blocus. Tous admettent qu'il doit être notiné
en temps utile aux puissances intéressées;
mais pour les uns, cette notification suffit pour
produire à l'égard des neutres toutes les con-
séquences du blocus pour les autres, il est
nécessaire qu'une notification spéciale soit
adressée aux navires neutres qui, pour la pre-
mier? fois, essaientdeforcerte Mocus. j) NMtOf'e
aM blocus continental. Dès n93, l'Angleterre
imagina'la théorie du blocus fictif, ressuscitée
de nos jours par les États-Unis dans la guerre
de Sécession. Une stipulation intervenue entre
la Russie et la Grande-Bretagne adoucit cet
état de choses. U fut arrêté que les navires
neutres pourraient naviguer d'un port à l'autre
et sur les côtes des nations en guerre, que les
propriétés ennemies cesseraient d'être libres
sous le pavillon neutre, mais qu'on ne regar-
derait pas comme telles les marchandises de
l'ennemi que les neutres avaient achetées. Les
articles de contrebande de guerre furent ré-
duits aux armes. Ou ne reconnut pour bloqués
que les ports gardés par une force sufBsante.
.Le droit de visite des bâtiments envoyés fut
réservé aux vaisseaux de guerre et interdit
aux corsaires particuliers. (V. Droit maritime).
Bien que ces principes eussent été proclamés
comme la règle constante du commerce et de
!a navigation, l'Angleterre, après la rupture du
traité d'Amiens, en revint à ses idées d'inter-
diction absolue et déclara bto.quées toutes les
côtes de la France depuis l'Elbe jusqu'au port
de Brest et tous tes ports de l'Adriatique. Na-
poléon répondit alors par le fameux décret de
Berlin (21 nov. 1806), qui déclarait bloquées
les !tes Britanniques. En conséquence tout
commerce et toute correspondance étaient
interdits avec les îles Britanniques. Tout sujet
de l'Angleterre qui serait trouvé sur les lieux
occupés par nos troupes ou par celles de nos
alliés devait être fait prisonnier de guerre
toute marchandise provenant de l'Angleterre
ou de ses colonies devait être confisquée tout
bâtiment ayant seulement touché aux colonies
anglaises ou à l'un des ports du Royaume-Uni
-ne pourrait être reçu dans aucun port, et s'il
faisait une fausse déclaration à ce sujet, il
était décfaré'de bonne prise, comme s'il était
propriété anglaise. Eu présence do cette guerre
de représaitfes.tes Américains prirent la réso-
lution de ne plus envoyer de vaisseaux en
Europe(actes du Congrès des 1er mars et 9 août
1809). Les poputatious françaises murmurant,
le gouvernement, pour apporter quelque sou-
lagement au mal, imagina de permettre l'intro-
duction des denrées coloniales moyennant une
taxe de 50 o/~ de leur valeur. Cette décision
contredisait les décrets de Mitan et de Berlin
qui ordonnaient de brûler publiquement les
marchandises anglaises. De plus, le gouver-
.nement accorda l'autorisation, au moyen de
licences qui devinrent un objet de spéculation,
défaire un commerce de contrebande à la fois
proscrit et autorisé. –Laquestion du blocus se
représenta lors de la guerre de la France, de
l'Augleterre et de la Turquie contre la Russie.
Les hetiigérants aboutirent à la Déclaration de
i856 qui régfa définitivemant la question. Les
instructions du ministre de la marine aux
commandants des escadres et des bàtiments
de marine militaire leur prescrivent, en cas
de blocus, de faire la notification à chaque na-
vire, alors même que la notification diploma-
tique de gouvernement à gouvernement a eu
lieu. Cen'estqu'aprës cetavertissementdonné
au navire neutre qu'il peut être saisi et con-
Rsqué s'il se présente de nouveau pour péné-
trer dans le port bloqué. La notification doit
avoir: lieu dans ta forme suivante: l'un des
officiers du bâtiment de guerre formant blocus
doit se rendre à bord du navire neutre, faire
connaitre l'existence du blocus et consigner
la décfaration sur les papiers de bord. G. D.
BLOEDtTE. s. f. Miner. Sutf'atf; de soude et
de magnésie, avec un peu de chlorure de so-
dium et de magnésium, en petits cristaux ou
petites masses amorphes, de couleur blan-
châtre ou rougeâtre, translucide, très soluble

dans l'eau, efllorescent. Se trouve à Ischl
(Autriche), sur les bords des lacs salés des
environs d'Astrakan, près de Magdebourg,
dans les Andes.

BLOEMAERT (Abraham). 1564-1647. Peintre,
à Gorkum, élevé de Frans architecte de
la ville' d'Amsterdam. Salutation angélique, la
Nativité et un portrait d'homme; au Louvre
l'Adoration des bergers et l'Apparition de l'ange e
à Joseph, au musée de Bertm le Festin des
dieux, à La Haye; le Cruct/iement de saint
André, d'après le Caravage, à Dresde ta Résur-
rection de Lazare et Diogène montrant le coq
plumé, à Munich la Made~eMe repentante, au
musée de Nantes, etc. BLOEMAERT (Cor-
neille). Célèbre graveur hollandais, fils du pré-
cédent, à Utrecht en 1603; m. à Rome en
1680, élève de Crispin de Paas. Il fit faire de
grands progrès à son art par l'habileté avec
iaquette il sut rendre le passage de la lumière
aux ombres, et la dégradation des plans. La
Chasteté de Joseph, d'après J. Blanchard la
Vierge entourée de saints, d'après le Baroche;
la Sainte famille, le Christ en croix, Saint
Pierre, &aMt< Paul, Sainte Marguerite, d'après
Ann. Carrache la Vierge et ~en/ant, d'après
L. Carrache la Nativité, Sainte MM'tme, Deu-
calion et Pi/rr/t6[, et divers sujets attégoriques,
d'après le Cortone la Trinité, d'après Fr. Mola;
l'Age d'O)', 7't)-se~M c/tangee e?t cttrottnt'er, le
Prophète EKe, Enee rompaHt ~e rameau d'o)',
etc., d'après RomaneUi; la Présentation de
Jésus, d'après Carte Maratte diverses scènes
de la vie .du Christ et des allégories, d'après
Ciro Ferri la Vierge adorMtfT~t/' JesMS~
et deux autres ~adottes, d'après le Titien
l'Adoration des bergers, d'après Raphaë) les
~pspertdes, d'après rAtbane Méléagre et Ata-
is~e, d'après Rubens Saint Pierre ressuscitant
Tabithé, d'après le Guerchin tes ~espertdes,
d'après Poussin divers sujets religieux, des
têtes d'étude, des paysanneries et des paysages,
d'après Abr; Bloemaert 49 planches d'après
l'antique, pour la Galleria GttiS 8 plan-
ches pour les Document d'amore, de Fr. Bar-.
berini, Rome, 1640, in-4"; une trentaine de
portraits de souverains, de papes, de cardi-
naux, etc.

BLOEMEN (Pierre Van). Peintre, à An-
vers en 1657, m. en ni9. Il a fait des paysages
avec Cgures bataittes campements etc.
Elève de Simon Dow. La bande, artistique de
Rome le surnommaStandaerd (Étendard). En
1699, il fut. nommé directeur de l'académie
d'Anvers. H aimait à revêtir ses petits person-
nages de costumes orientaux. Il excellait dans
la représentation des chevaux tes fonds de
ses paysages sont enrichis par des ruines, des
statues brisées, fort adroitement agencées. Le
musée de Vienne possède de lui deux Pa)/.
sages italiens avec figures; le musée de Berlin,
la CMtf'tMere et les cavaliers; le musée de Co-
penhague, un ;)fa.t'ec/K~/emtnf; le musée de
Dresde, un Cauayt'ertexa.nfdcs chevaux devant
une MHn.)'ot?Ktttte, ni0; des Cavaliers un
p~e/'retxp)'; Cetes de sommedec~Ht t;neau&ef'.ge,
ni 8; Des pec/!e;trs; Famille nomade en voyage
ontmaM.?-. BLQEMEN(Jean-Francois
Van). Frère du précédent. Peintre et graveur,
à Anvers en 1661, m. à Rome en l'?40,
élève d'Antoine Goubeau. On le baptisa Ori-
S0!tte, à cause de la perfection avec taquelie il
rendait les dégradations de ta lumière dans un
grand horizon. Ce furent les environs de Ti-
voli qui lui fournirent la plupart de ses mo-
dèles. Le Louvre possède de cet artiste tes
Jeunes ft'Hes à ta /bn le Pâtre sur le ro-
cher (gravé par Schneder, dans le Afusee (ran-
çais); le ffUMM (gravé par Gaudefroy, ibid);
les Pâtres au repos (gravé par Eichler, tbtd.);
les ~euWo's et les Bergers antiques (gravé par
Duthenofer, ibid.); le musée de Vienne, trois
P dont une Vue d'Italie; le musée de
Berlin, la Terre et~ses enfants; le musée de
Dresde, un Paysage avec des pec.'te!trs sur le
bord d'une rivière; le musée' de Bruxelles,
Peu/sages avec hesttaua;. li a fait aussi qq. gra-
vures on cite dé'lui l'Obélisqtie, tes Deux
Statues,lè Moi)te,'Ies TroM hommes sous une
t'ontme au panier, la Fontaine. /1
BLOEMEN (Norbert Van). Frère des précé-
dents. Peintre de genre, de portraits et d'his-
toire. à Anvers en i670, m. en 1740. Il
était surnommé Céphale. 11 avait beaucoup de
talent; on lui reproche seulement d'avoir un

coloris trop éclatant et des contours trop M-
centués. L'église catholique de Boom à
Amsterdam, possède de lui une Épiphanie,
tableau d'autel. F. B.

BLOEMEMtAL. 5,710 h. Bg des Pays-Bas,
prov. de Nord-Hollande, arr. et. à 4 kil. N. de
Haarlem. Blanchisseries, pépinières.
BLOIS. 21,077 h. Vie de France, ch.-L dit
départ. de Loir-et-Cher, à 462 kil. S.-O. de
Paris à vol d'oiseau, à 178 kil. par chemin de
fer, sur des coteaux dominant la rive dr. de
la Loire, à 72-100 m. d'altit., station du ch. de
fer de Paris à Bordeaux avec embranchement
sur Vendôme et Romorantin. Tribunaux
civil et de commerce quartier général de la
7e subdivision du 5e corps d'armée et du
39e régiment d'infanterie territoriale évêché
suffragant de Paris, grand et petit séminaires,
2 écoles secondaires ecclésiastiques, 4 pa-
roisses collège communal (le lycée départe-
mental est à Vendôme), écoles normales d'ins-
tituteurs et d'institutrices musées et biblio-
thèque de 35,000 volumes; asile départemental
d'aliénés haras. Ateliers de construction
de machines, vinaigreries importantes, distil-
leries fabriques de chaussures, de métiers à
tisser; scieries mécaniques, ganteries, faïen-
ceries artistiques com. de chevaux, de vins,
d'eaux-de-vie et de crème renommée dite de
,St-Gervais. Blois est une ville très irrégu-
lière et assez mal bâtie, sauf la rue centrale
qui relie le pont à un escalier de ni marches
portant la fstatue de Papin, et les nouveaux
quartiers s'étendant sur le plateau. Mais l'as-
pect de la ville est curieux par les deux pro-
montoires qui la dominent, et dont l'un, à
l'O., porte le château, l'autre, à l'E., la cathé-
drale on remarque en outre dans les vieilles
rues de belles et pittoresques maisons du
xve s. et de la Renaissance, témoignant de. la
prospérité de Blois sous ses trois derniers
seigneurs et durant l'époque les rois. de
France, résidèrent dans son château. En face
de Blois, sur la rive g., est-le faubourg de
Vienne, avec son église St-Saturnin, qui ren-
ferme la statue vénérée de N.-D. des Aides,
un curieux tableau de J. Mosnier, et prés de
laquelle, dans l'hôpital général, se voient les
galeries d'un ancien cimetière. L'église
St-Louis, anciennement St-Solenne,. porte le
titre de cathédrale depuis la fondation de
l'évèché, en 16S7 elle fut alors reconstruite
dans un style gothique plus bâtard que celui
de la cathédrale d'Orléans seutes, la façade
et la tour offrent de beaux détails de la Re-
naissance, superposés à qq. restes du xne s.
L'intérieur renferme de beaux fragments du
mausolée de.la mère du roi Stanislas. Le pa-
lais épiscopal, précédé d'une belle terrasse
ouverte au public, est à Colbert. Le plus
bel édifice religieux de Blois et en même
temps de tout Loir-et-Cher, avec la Trinité de
Vendôme, est l'église abbatiale de St-Laumer,
auj. église paroissiale de St-Nicolas, bâtie de
1138 a 1210 elle a 86 m. de long. un rond-
point, deux tours occidentales, une tour-
lanterne au centre malgré ses proportions
un peu massives, elle est d'un style remar-
quable et çà et original; on y voit qq. objets
anciens. St-Vincent-de-Paul ou l'Immaculée-
Conception, bâtie de 1626 à 1671, renfermait,
dans un beau monument qui subsiste encore,
le cœur de Gaston d'Orléans. Parmi les autres
monuments publics de Blois, on peut citer la
belle fontaine dite de Louis XII et construite
aux frais de ce prince; l'hôtel-Dieu, occupant
les bàtiments agrandis de l'abbaye de Saint-
Laumer dans le collége, une salle voûtée de
l'abbaye de Bourg-Moyen, et le bâtiment du
haras, élevé en 1882. CMteaM de Blois.
C'est la principale curiosité historique et mo-
numentale de la ville, qui lui doit en mema
temps son origine et sa célébrité. Fondé dans
la seconde moitié du xe s. par Thibaut le Tri-
cheur, premier comte de Btois et.de Chartres,
sur l'emplacement d'un' oppidum gaulois ap-
pelé Btetz ou B!fBSt, il fut modifié suivant les
progrès de l'art militaire et converti en palais
royal par Louis XII, aussitôt après son avène-
ment au trône de France. On doit à ce prince
la.galerie de façade, qui porte son nom, sa
statue équestre et son emblème, le porc-épic.
La galerie ou aile de Louis XII, le style
gothique est à peine mitigé par qq. ten-
dances novatrices, est séparée par une belle

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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