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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k2013768

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

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44

1

BLO BLO BLO

petites pierres qui servent à remplir des fon-
dations, l'entre-deux des parements d'un mur,
l'intérieur d'une pile de pont, les reins d'une
voûte, etc., et qu'on emploie souvent aussi
comme pave.-RempUr de blocage des fonda-
tions, etc. Un pavé, une chaussée de blocage.
(Acad.) On dit aussi Blocaille. T. d'impr.
Lettres retournées et qui sont provisoirement
employées pour tenir la place des lettres qui
manquent. ~) Au billard. Action de pousser
une bille avec force et en droite ligne dans la
blouse.

grand m-4" Traité sur la génération des vers
des t)ttes et sur les moyens de les détruire,
Berlin, 1782, grand in-4o; Traité médical su)'
!es eaux de P Hambourg, 1774, in-8".
~j BLOCH (Georges-Castaneus). m7-i773. Sa-
vant danois, évequo de Ripen, a laissé Ten-
t fA sacra;, sen Dtsse;'
emblematico-theologica de palma, Copenhague,
1161, in-8o. BLÔCH (Maurice), abréviation
de son vrai nom qui était Ballagi. Philologue.
hongrois, d'origine israélite, à Tirnova en
i8i5. Il commença ses études à Pesth et les
acheva à Paris. if se fit connaître, en 1840, par
un ~emotre sur l'émancipation des Juifs, et
une traduction en hongrois des Livres de Moïse
et de Josué, Pesth, 1840-43. Nommé, en i844,
professeur au lycée de Szarvas. il commença
à publier différents travaux relatifs à la langue
magyare BtCttOHMtre complet AoMt'Ots-eMe-
ttMtnd, Pesth, 1846, 2 vol. /tt~to!o<;te /!0ttfjfrotse,
ibid., 1847 Grammaire et p)'
tique de la langue hongroise, ibid, 1850, 3e éd.
~iectfeM de proco-hes /tbng)'0ts, 1850, 2 vol.
Grammatt'e /tf'&r en langue hongroise,
18S7.–A.B.

Pièce de bois placée aux angles d'une toiture
pour réunir l'arbalétrier à la sablière, Il B
!!t0)'da)t<. Celui qui est assemblé avec le che-
vron ou queue d'aronde. Bioc/tet de recrue,
Celui qui est droit dansles angles.

xvne s. ~t)M< samtMC!, non sotum
.SftM&ucMM, et ejusdem ntedtcamot!~ st~gtf~af.tnt
dettoeat, verum ouo~ue pho'tmofttnt a~ec~fum
e.EM.'
t'ftt'tort&us e.EempKs tHusft'aic[se..EAi&e<, Leipzig,
1631,in-12.

BLOCAILLE. s. f. Maçonn. Syn. de Blocage.

J'ai observé, dit le P. de Montfaucon, une
partie de la voie Appienne. Le fond en est de
moellon; ou de blocaille mise en œuvre avec
un ciment très fort, et qu'onagrande peine à
rompre. (HolL, Ilist. rom., 1. m, ~t)
art. 2, § lor.l

BLOCAï. ou BLOCUL. s. m. Anc. forme de

Blockhaus.

BLOCH'(Marc-E)iezer). 1723-1799. Naturaliste

juif, à Anspach, médecin à Berlin. Ilistoire
naturelle des poissons, particulièrement de ceux
des Etatsprusstens, Berlin, 1781-82, grand in-4o
7/tS naiureHe des poissons etrot~efs, Berlin,
1784; 7c/t<~o~te, OM7/tStOtre)Mt générée

etp Berlin, 1785, i2vol.

BLOCHET.s. m. Dimin. de bloc. Charpent.,

BLOCHWtTZ (Martin). Médecin allemand du

Bt~OCH (Maurice). Économiste, à Berlin

en 1816, naturalisé français. Entra en 1843 au
ministère del'agriculture, du commerce.et des
travaux publics, fut nommé en 1853 sous-
chef du bureau de statistique générale et y
resta jusqu'eul862.!l traita ensuite dans plu-
sieurs journaux des questions d'économie po-
litique etde statistique,et. publia en même temjts
un grand nombre d'ouvrages d'un grand intérêt
etd'une utilitéjournaliére'DescAar
culture dans les divers pays de l'Europe, Paris,
18SO, in-8",ouvrage couronné par l'institut et
par la Société nationale de l'Agriculture; L'Es-
pagne em 18SO, 1831, in-18 Dit ContMerce des

dM bétail en France Lettres à mon ami Jacques
sur /n)p6t, Bf e Statistique de la
France comparée avec les dtucrx États de l'Eu-
rope, 1860, 2 vol. in-18; 2eéd.,1874,2 2 vol. in-go,
'ouvrage couronné par l'Institut; Putssa~ce
fOH)pfH'eedesdti.!ers~o
in-S", avec atlas in-f" Les Finances de la Ffattce
depi 1865, in-8o; L'EttropepoMit~ue et
sociale, 1869, in-8" Les théoriciens du socia-
lisme en Allemagne, 1872, in-8« Le Commerce
et la liberté, 1876, in-8" Petit m
mie politique, couronné par l'Académie fran-
çaise. On doif'encore à M. Block t'~4)MttMt)'e
'dW~c'Mmte pofttt~ue,' en collaboration avec

M.Guittaumiu; l'Annuaire de l'administration
/t'an(!6[iM;"lo DtcttOMMUfe de fsdmtttMtraitom
/'ra)!fa:Me, en collaboration avec un grand
nombre d'écrivains spéciaux; le DMotttMMre
général de la politique; la Bibliothèque de l'ad-
ministration yranc~Me la Table générale des
matières du Bulletin de la Société nationale
d'Agriculture. Décoré de la Légion d'Honneur,
il a obtenu en 1861 de l'Académie des sciences
le prix Montyon. M. Block a écriL également
de nombreux articles dans le Temps, le Journal
des Economistes, etc. G. D.

BLOCKHAfS.s. m. (blo-kos; -allem, block-
haus, de block, b)oc,et7t6[M~ maison, bàtiment).
Fort. Fortin élevé, construit en bois sur un
bout de colonne ou snr un gros màt bien scellé
en terre. Les blockaus de la Jamaïque, de
Saint-Domingue. (Acad.) En Algérie, leblock-
haus est un bàtiment, dont les ouvertures et
les parois sont défendues contre t'escalade et
contre l'incendie par des parties faisant saillie
sur le rez-de-chaussée, de manière à permettre
aux gens de l'intérieur de faire des feux plon-
geants sur les agresseurs il y en a qui sont
construits en maconnerie et couverts d'une
terrasse. (Legoarant, A'OMU. dict. crit. de la !a.)~.
/'r Rem. MocKaxs, blocus et la forme
ancienne plocus, sont un seul et même mot.
Argot mitit. Schako ancien modèle, sur-
p)ombé. i) A. mitit. Généralement les Mockhaus
sont rectangulaires tes parois sont formées
de pièces de bois équarries, placées verticale-
ment, jointives et enfoncées dans te sol de
80 cent. à 1 m. On consolide les parois en
réunissanttes poutrettesàteurpartie inférieure
par une semelle, età.teur partie supérieure
par un chapeau. La toiture, en pièces de bois
de même équarrissage, placées horizontalement
est recouverte de 1 m. de terre. Un fossé de
2 m. de profondeur et de 3 m. de large entoure
l'ouvrage, garni de créneaux, et dans lequel on
pénétre par un pont. (Hatheau). Le blockhaus
a été souvent employé en Algérie, comme ré-
duit d'un ouvrage et pnur garantir des petits
postes au centre d'un pays hostile.

BLOCK-ISLA~D. Ile de l'Océan AHantique
(Amérique du Nord), en face de l'État de Con-
necticut. Long. & ki).; targ. 4 kit. sur la
côte N.-O., deux phares à feux fixes de 15 m.
d'élévation.

BLOCKSBURG. Colline de Hongrie (242 m.),
située au S. de Buda (Hongrie). Forteresse
construite après 1848, et composée d'une
demi-tour casematée de CO m. de diamètre, à
deux étages de feux, dirigées, surtout vers le
côté 0., le seul accessible.

BLOCK-SYSTEM. s. m. Nom anglais appliqué
à un mode d'exploitation des cheminsdefer re-
posant sur te système suivant: diviser la ligne en
sections plus bu moins tougoes en raison de la
fréquence des trains, et maintenir entre les
trains sur une même voie une distance telle,
que le train suivant ne puisse entrer dans une
section avant la sortie constatée du train qui
le précède. La section ainsi protégée est dite
bloquée ou fermée. Ainsi appliqué, le MocA'-
system est absout et présente t'ineonvénient
de jeter le désordre dans le service des trains,
d'ms le cas l'un d'eux s'arrête dans une
section.'Ou lui a substitué.en France le block-
pernuMt'ue system, prescrivant un arrêt avant
d'entrer dans la section bloquée, et réglant la
marche de façon à'permettre un arrêt immédiat
jusqu'à la sortie. L'application de ce système
d'exploitation exige des appareils d'avertisse-
ment bien réglés. Ce sont généralement: lo des
indicateurs à signauxoptiques ou sémaphores,
marquant si la voie est libre ou encombrée
2o des appareils électriques transmettant aux
agents chargée de la manœuvre, les ordres
nécessaires à son exécution, et recevant en
retour par un signal automatique la repro-
duction des indications données, pour en as-
surer l'exactitude et le contrôle. Combiné par
un inventeur anglais, Cooke, ce système a été
perfectionné et appliqué par M. Begnault, au
chemin de fer de l'Ouest,par M. Lartiguesurles
lignes françaises du Nord, t'Ortéans et l'Est,
'et par M. Siemens pourtestignesbetges etalle-
mandes.

BhOCUL. s. m. Anc, orthog. du mot Block-
harts.

BLOCUS, s. m. (No-kus –V. B~)cMaus).T. de
guerre. Investissement par lequel on bloque
une ville, un -port, un camp, pour qu'il n'y

puisse entrer aucun secours d'hommes ni de
vivres. Faire le blocus d'une place, d,un port.
Convertir le siège en blocus. Lever le blocus.
(Acad.) La première manière d'attaquer les
places fut le blocus. On investissoit la ville
par un mur de maçonnerie, que l'on bàtissoit
tout autour, et dans lequel on faisoit d'espace
eh espace des redoutes et des places d'armes.
(Rollin, ~M:. anc.. t. 2, ch. )v, art. 2, § 6.)
Tandis que )e blocus laissé devant Utique
Répond de cette place a notre république.
Corn., SopA., v. 1397.) )[ Ane. Comme Block-
haus, fortin. Au bout d'iceluy pont les en-
nemis avaient fait un blocit (car ainsi nom-
ment-ils ce que nous appelons un fort) dedans
fequelavoit trois cents hommes pour la garde.
(Martin dn Bellay, ~Mm., S32; xvie s.) Eux, sa-
chant que Licden n'avait point esté rafraîchie,
la retournèrent assiéger de vingt-deux blocus.
(D'Aub:M<.u;)tu.,n, 212.)~ Droit des gens,
tnterdiction de toute transaction commerciale
avec une nation ennemie. État de blocus,
Défense d'outrer sur un territoire, dans un
port. Napoléon sans posséder une barque,
déclare les iles Britanniques en état de blocus.
(Chateaub.) BtoctMmart'~me, Opération de
guerre qui consistea bloquer une côte, un port,
de façon à ce qu'on ne puisse aborder, entrer
ou sortir sans le consentement de la puissance
qui bloque ou sans s'exposer à être traité en
ennemi, jj Légist. Certains gouvernements ont
prétendu avoir le droit de prononcer le blocus
des ports d'un État sans lui avoir déclaré la
guerre et sans se considérer pour celacomme
étant en guerroaveciui.Hyalà un singulier
abus des systèmes du droit des gens. Le blocus
pact/if/Mt; ne saurait être un droit, il est uu acte
de force, il a pour but de contraindre un État
plus faibleasosoumettroaux prétentions d'un
État pius fort, et, ce titre, il constitue, sous
quelque forme qu'il soit présenté, un véritable
acte de guerre. C'est en ce qui concerne le
commerce opéré par des navires neulres que
le blocus produit ses conséquences princ'pafes.
Tout navire neutre qui essaye d'entrer dans
un lieu Moqnéoud'en sortir peut être capturé
par les navires de guerre de f'Ëtat qui l'exerce.
Le blocus n'est nécessaire qu'autant qu'il
peut être efficace. Toutefois, sous l'empire des
besoins politiques, certains États ont prétendu
qu'il sumsait de décréter ie blocus peur l'éta-
Mir, de déclarer un port en état de blocus pour
y interdire tout commerce, encore qu'on ne
disposât point des forces navales suffisantes
pour investir ce port. On partait de )a pour
saisir et capturer tous les navires neutresqui
se rendaient dans eo port, en quelque )ieu qu'on
les trouvàt. Ce principe une fois passé, on en
déduisit le droit de frapper de Mocus non
seulement.on port, mais toute une côte, tout
un État non seulement de saisir les navires
neutres qui s'y rendaient, mais ceux que l'on
soupçonnait de vouloir s'y rendre. Le blocus
déclaré par l'Angleterre contre la France et
ses alliés, celui que Napoléon fer déclara comme
représailles, contre l'Angleterre et auquel il
voulut faire adhérer toute t'Europe, étaient une
conséqueuce de c~' principe. Le blocus conti-
nental fut le blocus fictif par excellence. Il dé-
montra ce qu'il y avait de faux et d'abusif dans
le système. MoctM effectif. Le 16 avril 1856,
les puissances signataires du traité de Paris
déclarèrent que les blocus effectifs étaient seuls
obligatoires pour l'ennemi et pour les neutres.
Les États reconnaissent, en général, que le
blocus est effectif lorsque, par la disposition
des forces navales ennemies il est impossible,
difEcile ou seulement périlleux de sortir des
ports et des eaux territoriales ou d'y entrer.
Le blocus existe dès que les forces navales ont
pris les positions nécessaires pour le rendre
effectif. Il cesse des qu'elles ontquitté ces po-
sitions. Les blocus soulèvent un grand nombre
d'autres points sur lesquels les coutumes sont
incertaines. Lors, par exemple, qu'une tem-
pête force les navires de guerre qui bloquent
un port à quitter leurs positions certains
Etats, s'inspirant des anciens systèmes du
blocus fictif, déclarent que le blocus continue.;
d'autre. se conformant davantage au fait que
.le régime de la nécessité gouverne seul )a
guerre, déclarent que le blocus interrompu
cesse d'être effectif, et par conséquent cesse
d'exister aussi longtemps que dure t'intcrrup-
;tion. Les mêmes divergences se produisent au.

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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