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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k2013768

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

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BLE

42~ BLE

BLI

BLETJ (FLEUVE). V. Yo)t~-TM-K:6Htfy. BLEU
(NiL). V. Nil. BLEU (LAC). Lac de' France,
dép. des Hautes-Pyrénées, situé au N. de
Barèges, à 1,958'ta. d'altit. Sa superficie est
de 52 hect. et sa profondeur maxima de 100
m. Un tunnel percé dans le roc, 20 m. au-
dessous dit niveau du lac, laisse échapper en
été l'eau du lac qui s'écoute par une succes-
sion de cascades' aussi belles que les chutes
naturelles des Pyrénées, et va mettre en mou-
vement les usines et irriguer la vallée de Ba-
gnères et de Tarbes. Le débit.est de 5 mittions
mètres cubes, pendant les deux mois
de plus grande sécheresse, ou 2 m. cubes par
seconde.

BLEUATRE. adj. 2 g. (anc. Mt«M~r< &/t«K)-e.)
Tirant sur le bleu. Couleur bleuâtre. Fleur
bleuâtre. F'tamme bleuâtre. (Acad.) La flamme
est légère et bleuàtre. (BuB' Mtt!(!)' Soufre.)
Les crustacés ont le sang transparent, ou tout
au plus un peu bleuàtre. (Cuv., ~l)Mt. compar.,
xxvu, sect., art. 3.) Et dans t'enfoncement
de l'horizon bleuâtre, De ces monts fugitifs le
long amphithéâtre? (Detitte, TfomnM des c/Mt~M,
fv.') Le j''ur bleuâtre et velouté de ta lune

descendait dans les intervattes des arbres.

(Chat., G~t. du Christ.) Quand la lune au front
pur, reine des nuits d'été, Verse au gazon
bleuâtre un regard argenté. (Vigny, Pr)/
Un bleuâtre hyacinthe. (Ste-Beuve; De-
/orntg, 1861, p. n8.) Elle se calma et devint
d'une pâleur bleuâtre. (G.. Sand, Cons., vu,
17.) L'on ne distingue plus qu'un étincetant
fouillis de dômes, de flèches,'de tours, de
campaniles de toutes les formes imaginables,
dessinant d'un trait d'ombre leur silhouette
sur la teinte bteuâtre du lointain. (Th. Gaut.,
Voyage en Russie, Le Kremtin, c. xvn.) A
chaque sommet que nous atteignions, je me
retournais pour voir monter, à l'horizon op-
posé, les pics.bleuâtres de la Moùzaïa. (Eug.
Fromentin, Un été da.ns .Savant, t.) F. G.
BLEUE, s. f. Fille du couvent de t'Annon-
ciade. J'ai été à la messe de minuit aux
bleues. (Sév., a. G)'t 25 déc. 1679.) On dit
plus souvent Filles 6fe«es. F. G.

BLEUES (MoNTAG~'Es). Montagnes de t'Aus-
tratie. V. Australie (Orographie). Monta-
gnes de la Jamaïque. Il Chaîne orientale des
Alleghanis.

BLEUET, s. m. V.jBhtef. )) Danst'anc.
tangue, Ble!tet, B<0t eKe, adj. Dimin. de bteu.
Couteur.Mouette. (Guiart, Bible, Genèse, xx!,
ms. Ste-Genev.; ap..Gouef.)

BLEUETTË. s. f. V. Bh;eMe.

BLEUEun. s. m. Techn. Ouvrier qui trempe
et atnne les pointes des aiguilles pour leur
donner un poli bleuâtre.

BLEUIR. v. a. (Yonne, & Franche-
Comté, Pic., Rouchi, 6~t bleuir). Faire de-
venir bleu. Bleuir de l'acier en le chauffant.
Le froid bleuit les mains. (Acad.) Il En t. de
doreur sur métal.. C'est chauffer le métal sur
lequel on veut appliquer l'or ou t'argent en
feuilles, jusqu'à ce qu'il .prenne une espèce de,
eolileur bleue. (Savary des Brust.)j~Neut.De-
vènir bleu. Certaines substances Meuissent a
l'air. (Acad.) Il a rougi, pâli, bleui. (Rétif.) Sur
ce tertre, glissant de colline en colline, L'oeil
embrasse au matin l'horizon qu'il domine, Et
regarde, à travers les branches de noyer, Les
lacs lointains bleuir et ta plaine ondoyer. (La-
mart.,yo';c
chipel des ])es-des-Princes. (Th. Gaut., Cons~
t~ntMtOp/e, v.) La rive d'Asie étate devant
vous les frais ombrages des eaux de la sultane,
plus loin bleuit le mont du Géant la tradi-
tion place le lit d'Herculé. (Id., ibid., xxtx.)
Comme un proscrit chassé de ses' forets na-
tales Qui voit à l'horizon bleuir leurs cimes
pâles, Je me tournais toujours .vers votre
souvenir. (E. Grenier, Le /MM.) Dès l'instant
ou la mer bteuit dans le matin Jusqu'à ce
qu'ette soit par le couchant rougie. (Fr. Coppée,
Poèmes moaermM, L'Attente, éd. Lemerre.) La
journée avait été orageuse, et de grands
éclairs faisaientparintervaites bleuir ta verdure
dès marronniers du Luxembourg. (G. Sand,
~crace, c. v, p. S2.) jj 'BLEor, )E. p. pas. Pa-
pillons par milliers aux nageoires Meuies.
(S.të-Beuve,J.'D~O)-me, éd. 1861, p..262.) Rien
n'est plus charmant que d'errer sur cette
.nappe Neue [te Léman], encadrée de mon-
tagnes étagées et btenies par t'étoignement.
(Th. Gaut. t.) Les flancs bleuis du Tan'-

neron faisaient face aux blanches coltines de
Saint-Vallier. (Juliette Lamber, Voy. autour
d:tGr

BH:UtSSAGE. s. m. Action de bleuir. Ré-
sultat de cette action.

BLEUISSEMENT. s. m..Passage de certaines
couleurs au bleu. Le gris fumeux qui s'entre-
voyait dans les feuillages avait bleui petit à
petit, et ce bleuissement gagnait les taillis,
rampait a ras du sol avec un ton aigre de
givre. (Cam. Lemonu. mâle, vu;.)
BLEUtSSOtR. s. m. Techn. Outil d'horloger
pour faire prendre la couleur bleue à l:acier.
BLEU-MAXTEAU. s. m. Nom vulgaire du
goëland a manteau gris des côtes de l'Océan.
BLEU-t'RUSSUTE. s. m. Techn. Couleur
bleue obtenue avec le bleu de Prusse et qui
sert dans la teinture.

BLEUS ET. VERTS. (En lat. ~Cttett et Pra-
SMtt.) Nom de deux factions .de'cochers à l'hip-
podrome de Constantinople, sous les empe-
reurs byzantins. Chaque course dans les cir-.
ques de Rome se composait de quatre chars
qui étaient désignes par la couleur de la ca-
saque du cocher, rouge, blanche, verte ou
bleue. Les adhérents de chaque attelage s'ap-
pelaient de même les bleus, les rouges, etc.
Mais ces quatre partis se réduisirent peu à
peu à deux, les rouges ayant fusionné avec
tes verts et les blancs avec les bleus. Seules,
ces deux factions existaient à Constantinople,
et avec ta passion que la cour et le peuple
apportaient aux courses de l'hippodrome, elles
devinrent bientôt deux formidables partis po-
litiques. Elles furent légalement reconnues
comme corporations, eurent des règlements,
.des chefs et des subordonnés particuliers,
furent, de toutes les fêtes. Les principaux di-
guitaires et l'empereur même se faisaient
admettre dans l'uue des deux corporations.
Comme elles prenaient part à toutes les luttes
politiques et religieuses, elles ne tardèrent
pas à en venir aux mains. En 5(H, sous l'em-
pereur Anastase, eut lieu la première bataille
dans l'hippodrome. Mais une trentaine d'an-
nées après, l'empereur Justinien et l'impéra-
trice Théodora favorisant exclusivement les
bleus, des conflits continuels eurent lieu entre
les deux factions. L'empereur fit exécuter plu-
sieurs des fauteurs des deux partis. Alors
éclata une formidale révolte, que l'on appelle,
d'après le cri des séditieux, révolte de. Nica
(Victoire). Les bleus' et les verts s'unirent
contre Justinien proclamèrent empereur
Hypatius, neveu d'Anastase et assiégèrent.te
palais. La bataille dura une semaine, et la
moitié de la ville fut mise en flammes. Mais
Bétisaire, à la tête des mercenaires Hérules et
Goths, finit par avoir raison dès émeutiers.
Hypatius et 19 chefs furent exécutés le 20 jan-
vier 532. Cependant les bleus et les verts
subsistèrent tant que dura l'hippodrome, mais
sans reprendre l'importance qu'ils avaient sous
Justinien, jusque vers le xne s. En 1204, à )a
prise de Constantinople, par tes Latins, l'hip-
podrome fut brûlé en partie et désaffecté.
Cf. Wilken, Les pfu'tts (ht cirque,, Berlin,
iS30,in-8".

BLEUTAGE s. m. (de 6~tt). Opération qui
a pour but de rehausser l'éctat du blanc dans
les tissus ou le linge de corps, auxquels on
donne une tégère teinte de bleu à t'aide d'une
dissolution de bleu de Prusse, d'outremer.ou
d'indigo.,

BLEUTE,EE. adj. Qui a une teinte bleue;
qui revêt des teintes bleues. Comme cette
nuance chaude et vivaee,qui ressemble.4 la
,chair, fait valoir les gris de perle du ciel et les
vapeurs bleutées des fonds. (Théoph. Gaut.,
l'Art mod., Beau dans l'art.) Tout ceta baigné
de fumée, traversé derayons,piqué de pail-
)ettes,bfeuté de fuites vaporeuses, (td., Voyage
en Russie, ire p. eh. u.) Ce sont des traînées de
lumière blonde sur de petites croupes de col-
lines bleutées d'un effet ravissant (Id., Fus. et
eaM~o~<*s,p.l5i.)–.F.L.

..BLEVtLLE. 2,247 h. 3g de France (Seine-Inf.),
arr., cant. et à 4.kil. N. du Havre. Briques et
tuiles.

.BLEVtLLE (Jean-Baptiste-Thomas). 1M2-
i'!83. Économiste française, né. à Abbeville.
Le B ou PrattOMe des lettres de change,
etc., n24; 7')'a( 6a)t<]'t 1754 7')'
c/MMtijMS et comptes faits, 1754 Le BanoMte)' et
Mej/ocxMtftHHferse~ n6t), 2"vol. ih-4".)

BLEWF!EîjDS ou BLUEFTELDS. 600 h. ~e
des Atosquitos, prov. de Nicaragua'(Amer.
centr.); était avant 1860, là-capitale d'un pré-
tendu royaume ds Mosqnitie, inventé par les
diplomates anglais. Établissement de frères
Moraves, commerce, d'acajou, d'écaillé et de
caoutchouc.

BLEYMARï) (LE). 678 h. Bg do France (Lo-
zère), ch.-l.decant. surle Lot, arr. et à29 kil.E.
de Mende. Église fortifiée altit. l,OS8m.
C i2 comm.; 6,218 habitants.

BLEX!MA)U)EM.v n. Argot des théâtres. Se
couper mutuellement les répliques. (f'tg
31 juillet 1876.)

BHHJn ou BLtAtJT. s. m. (prov. blial,
&/M(f<, t<~n.t;<, &<~o; esp. blial; bas-)at.
bialdus, 6 () MtMMf~tM, 6~'(<
Sorte de blouse, commune aux deux sexes et
eu usage au moyen àge. Tant que la reine est
venue En une.molt blanche chemise. N'ot sus
biiautuecoto mise.(Chrestiende Troyes,'
Charrette, p. 123. éd. Tarbé; xne s.) Desor un
biiaut de samit, Vesti [il] un bon haubere
treslit. ( F e< ~cn!cc/!ofe 2e- vers.,
v, 947, édit. Edetestand du Méri), xm" s.)
Hist. Le bliaut est un vêtement originaire
de l'Asie; c'était le vêtement des classes su-
périeures. Quelques notices des bas reliefs
de Persépolis montrent des personnages
vêtus de robes qui ont une ressemblance
frappante avec les bliauts portés par les gens
nobles du xto s. Ce bliaut est une robe de
dessus, longue, tenant A un justaucorps;
les hommes et les femmes l'eut porté pen-
dant les xte, xuc et xme s. Le bliaut des fem-
mes était lacé. On peut voir des exemples
de bliauts dans la statue du portail de Notre-
Dame de Corbeil, déposée à St-Denis, et dans
les statues du portail royal de la cathédrale de
Chartres.Les étoffes employées pour les bliauts
étaient riches et veuaient d'Orient leur im-
portation en Occident faisait d'ailleurs la ri-
chesse de Venise. Les hliauts étaient, a. la fin du
xnes.,parésde bandes d'ornements, de brode-
ries, .d'orfrois, ainsi que l'indique d'ailleurs
ce passage de la chanson de Gui de Bourgogue:
«L'enfes Guis de Bot:rgoigne errant se désarma,
« Dcsceint le branc et Piamme et su les en osta,
t< Si est remes tous sangles'el « btiaut de cendal.
« Très parmi les costés grans bandes d'orfroi.
La forme du bliaut des hommes ne .changea
guère que sous le règne Philippe-Auguste. On
vit alors des bliauts sans ceinture et dont les
pans sont simplement .réunis .latéralement
'au-dessous des manches. On conserva ce nom
de bliaut jusqu'à la fin du xme s.

BUCHEtt (Steen-Steensen). Poète et roman-
cier danois, dans le Jutland en 1783, m.
en 1848. 11 étudia la théologie a l'université de'
Copenhague et s'occupa pendant 2 ans d'une
éducation particulière dans l'île de Falster.
Tout en se livrant à ces fonctions et à l'exer-
.cice de la chasse dont il décrivit plus tard les
émotions et les aventures, il étudiait les
poètes et s& passionnait pour Ossian édité par
Macpherson il traduisit avec succès ses
Poésies. Copenhague, 1807-09. Ruiné par le'
bombardement de Copenhague en 1807, il re-
tourna dans sa famille et devint pasteur d'une
paroisse en 1819. Alors, commença pour lui
une série de malheurs qui le poursuivirent
jusqu'au terme de sa carrière et finirent par
troubler son esprit. Marié et père de 11 en-
fants, il fut trompé par sa femme, assiégé par
la misère et poursuivi par ses créanciers il
tomba dans une sorte de misanthropie sauvage
et mena une vie errante au milieu des solitudes
du Jutland. La politique vint ajouter à son exal-
tation il fit en Suède et en Danemark une
propagande active en fave.):' de l'~ttOtt scnat-
et mourut épuisé par ses luttes et ses
malheurs. Blicher avait 40 ans quand il dé-
buta dans les lettres par ses A'OMMHe.s,
Copenhague, 1833-36, 5 vol., toutes remar-
quables par la vigueur et l'originalité des
peintures;.elles lui ont valu le titre de H'
ter Scott domoM,'le style en est sobre et pré-
cis, la marche dramatique, la couleur franche
et naturelle, le sentiment profond et vrai..11
pubfia ensuite ses Poésies, ibid-, 1836-36,2 vol.
On admire surtout- ses Poèmes en dialecte
;M<~MK~tM, 1842-54, qui ont fait de lui un vrai,
poète national. On a encore de lui une sorte
d'Almanach des Muses intitule ~fMoMMft,

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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