BLE BLE 37 BLE sis, ett!)'op!ort).–Le traitementconsiste d'abord à placer le malade dans les meilleures condi- tions hygiéniques, à éviter tout excès de fa- tigue des yeux, travail à la lumière, surtout sur de petits obiets; combattre te vice scro- fuleux, lymphatique ou dartreux. Le traite- ment local consiste à faire tout d'abord tom- ber.les croûtes de la base des cils, avec cataplasmes émollients, en s'aidant, si c'est nécessaire, d'une petite pince, couper les cils au ras de la peau, ce qu'on est obligé de re- commencer tous les 5 ou 6 jours, lotions avec eau mêlée de qq. gouttes d'eau de Cologne ou d'eau des Carmes, avec collyre au bichlorure de mercure, et, le soir, enduire le bord des paupières d'une pommade catomei 1 gram., axouge ti gram., qu'on remplacera plus tard par oxyde rouge de mercure 10 centigr., pour axonge 1 gram. D'autres pommades à l'azotate d'argent, oxyde de zinc, acétate de plomb, etc., ont été recommandées (pommades de Jannin, de Lyon, de la veuve Farnier, de Desault, etc.). Si l'affection est plus tenace, on emploie des cautérisations légères au nitrate d'argent mitigé ou au sulfate de'cuivre. L'on- guent citrin de William, la pommade anti- blépharitique de Wecker sont aussi à recom- mander. P. M. BLEPHARO-BLENNORRHEB.s. f. Méd. Blen- norrhéedes paupières; écoulement muqueux de la surface de la conjonctive patpébrate.'On a décrit sous ce nom l'ophtalmie purulente des nouveau-nés. BLEPHARO-COLOBOME. s. m. Méd. Colo- boma des paupières. BLEPHARO-COKJONCTtVtTE. s. f. Méd. In- flammation simultanée des paupières et de la conjonctive. Syn. Conjonctivite oculo-palpé- &r
BLEPHAROKCOSE. s. f. (du gr. blepharon
paupière, et of/Msts, gonflement.) Chir. Tumeur
des paupières, te c/t
BLEPHAROPH!MOS!S. s. m. (du gr. Mep/ta-
ron, et phim6sis, ligature). Chir. Rétrécisse-
ment des paupières, soit congénital, soit con-
sécutif à diverses affections de ces organes. On
remédie à cet état par une incision de l'angle
externe de t'œit, de façon à prolonger la fente
patpébrale (canthoplastie).
BLEPHAROPHTALMIE. s. f. (du gr. ble-
pharon, et ophthalmos, ceil). Méd. Inflam-
mation simultanée des paupières et de la con-
jonctive.
BLEPHAROPnTME. s. f. (du gr. blepharon,
et pht tumeur.) Tumeur des paupières.
BLEPHAROPLASTIE. s. f. (du gr. 6Mp/KM-on,
paupière, et plassein, former.) Chir. Opération
ayant pour but de former une paupière'nou-
velle, au moyen d'emprunts faits à la peau des
parties voisines, quand la paupière naturelle
a été détruite en totalité ou en partie. Cette
opération peut se faire par deux procédés dif-
férents, qui ont reçu les. noms de méthode
française et de méthode indienne (V. Auto-
plastie), chacune de ces méthodes compre-
nant plusieurs variétés. P. M.
BLEPMAROPLEGtE. s. f. (du gr. blepharon,
et pM< coup). Méd. Paralysie des paupières,
surtout de la supérieure. (V. Hémiplégie.)
BLEPHÀROPTOSE. s. f. (du gr. t~p/MM'om,
et ptôsis, chute). Méd. Chute de la paupière
supérieure au-devant du globe de l'coit, de
sorte qu'il y a impossibilité de Ia'relever. Elle
est parfois congénitable plus souvent elle est
due à une paralysie des nerfs de la troisième
paire, à une blessure de la paupière ayant
atteint le nerf du muscle releveur, aux inflam-
mations prolongéesdes paupières, etc. Le trai-
tement variera suivant les causes présumées.
Si l'on soupçonne une paralysie d'origine
syphilitique, iodure de potassium contre le
rhumatisme, frictions ammoniacales, vésica-
toires périorbitaires, pommade avec strych-
nine, 5 centigr., axonge, 4 gr. électrisation de
la paupière. Enfin, on peut recourir à une ope-.
ration consistant à enlever une portion de la
paupière pour en diminuer la hauteur.–P. M.
BLEPMAROPTAMHE. s. f. Méd. Inflam-
mation des paupières.
BLEPHAROPYORRHEE. s. f. (du gr. blepha-
f0)t,~)t<0)t, pus, et t'/t~ô, je coule). Méd. Oph-
talime purulente des nouveau-nés.
BLËPHAROSPASME. s. m. (du gr. Mep/XM'on
et spasme). Méd.'Spasme des paupières.Hest
tontque, lorsque les paupières restent fermées
pendant un certain temps, ou clonique, lors-
qu'elles s'abaissent et se relèvent alternative-
ment avec une grande rapidité. Cette affection
qfois consécutive à une fatigue visuelle, par-
.fois à une simple émotion, est due, en gé-
néra), à une inflammation de Fœil, ou bien
à une névralgie sus-orbitaire, à une carie den-
taire. Traiter la cause de cette affection, par
des moyens appropriés en outre, électrisation
des paupières, applications narcotiques, injec-
tions sous-cutanées de morphine, onction avec
la pommade belladonée. P. M.
BLEPHAROSTAT. s. m. (du gr. blepharon,
et s!a(es, qui arrête). Chir. Instrument qui
permet de fixer la paupière dans certaines
opérations de l'œil. (V. Ophtalmostat.)
BLEPMAROSTEKOSE. s. f. (du gr. blepha-
ron, et sténos, étroit). Chir. Diminution acci-
dentelle de la fente palpébrale.
BLEPHAROXYSTE. s. m. (du gr. blepharon,
et xuein, gratter). Chir. anc. Instrument qui
servait à racler la.face interne des paupières.
BLÈQTJE. adj. 2 g. V. Blèche.
BLERANCOURT. 1,066 h. Bg de France
(Aisne), cant. et à 14 kil. 0. de Couey-le-Châ-
teau. Amidons et fécules. Hospice d'enfants.
BLERE. 3,688 h. Vie de France (Indre-et-
Loire), eh. de cant., sur le Cher; arr. et à
27 kil. E.-S.-E. de Tours. Chapeaux, chaus-
sures, corderies, fonderies, scieries à va-
peur. Restes d'un acqueduc romain, Maison
et chapelle de la renaissance. Églises des
xte, xne et xtve s. –Cant. 15 comm., t6,S2S
habitants.
BLÉRIE. s. f. V. BMn'e. )) Zool. Nom vul-
gaire de la foulque noire. On dit aussi Blary,
BLÉRY (Eugène). Dessinateur et graveur
français, né à Fontainebleau, le 3 mars 1808.
Il s'adonna surtout à l'eau-forte et grava un
grand nombre de vues du Dauphiné, de la
Suisse et de l'Auvergne. On a de lui aussi des
plantes et des groupes divers pris dans la forêt
de Fontainebleau, des paysages d'après Hob-
bema, Ruysdaë), des vues du Vaux de Cer-
nay. Parmi ses meilleures eaux-fortes, citons
le Pont de Dorien, près Lyon; le C/tene et le
~osecut, un Tronc de Neh'e; Grandes plantes au
pied duit châtaignier, 1863. Ses dessins au
crayon et à la plume sont aussi fort goûtés.
Médaille de 3e classe en 1840, de 2e classe en
841, de lreclasse en 11842; il est, depuis 1846,
chevalier de la Légion d'Honneur. G. D.
BLES (Henri), DE BLES ou MET DE BLES
ou BLESSIUS, dit aussi Civetta ou le Peintre
à la Chouelte, à cause de l'oiseau qui lui ser-
vait de monogramme, est né à Dinant vers
1490. Il est mort en 15SO. Il fait partie des
derniers peintres gothiques. Les petits per-
sonnages bizarres de ses tableaux s'agitent
assez lourdement dans des paysages aux feuil-
lages sombres et aux terrains bitumeux. H
avait une coloration hardie. De Bles dut avoir
énormément travaillé, et la nomenclature de
ses oeuvres est des plus nombreuses. Nous
citerons quelques-unes des principales au
musée -de Bruxelles, une Tentation de saint
Antoine au musée d'Auvers, un Repos en
Égypte; au musée de Namur, une Pec/fs nut'a-
culeuse au musée de Dresde, le Colporteur
dépouillé par des singes; au musée de Flo-
reace, Travaux d'MMe mHtfere; au musée de
Munich, l'Adoration des Rois; au musée de
Berlin, Repos en Ë(y;/pie, Saint ~M&e)'<, Adam
et Eue à ta galerie de Vienne, Fuite en Bgt/pte,
)esPe~erH)sd.Emmatis, Prédication desaMt!Je
le Bon S au musée de Bàle, Sainte-
fatnt'Me dans M paysage; à Venise, au palais
des Doges, l'En/er de CaHfe au musée Correr,
TMht de saint ~t!Kot;te; à l'Académie des
Beaux-Arts, la Totf)' de Babel, Paysage, Prédi-
cation de saint Jean à Milan, à l'Académie
des Beaux-Arts, l'~doraitott des ~ (Tri-.
ptique). F. B.
BLESCHERtE. s. f. Anc. lang. Tromperie,
fourberie.
BLESEMENT. s. f. Action de bléser, effet
de la blesité. V. B
BLESER. v. n. (L'accent aigu se change en
accent grave quand la syllabe qui suit est
muette je blèse; sauf au futur et au condi-
tionnel je bléserai, je bléserais du lat.
MœstM, bègue provenc. bles). Parler avec un
vice de prononciation qui consiste à substituer
à une consonne forte une consonne faible, à
dire, par exemple, zerbe, ~eoa! pour gerbe,
cheval. Elle montrait en riant de petites dents
éblouissantes, biaisait en parlant. (G. Sand,
Le jU de Villemer, xn.) On écrit aussi B~at-
ser.
BLÉSITÉ. s. f. Gramm. Vice de prononcia-
tion de la personne qui blèse. Y. Blésement,
6<6[Memen{.
BLESLE. 1,553 h. Bg de France (Hte-Loire),
arr. et à 23 kil. 0. de Brioude ch.-I. de cant.,
sur la Vancenge etle eh. de fer d'Arvant à
Figeac. Mines d'antimoine sulfuré. Eaux mi-
nérales de Chantégeal. Cant. 10 comm.
5,080 habitants.
BLESMER. v. n. Ane. langue. Syn. de BM-
MM'. a
BLESMES. 384 h. Vge de France (Marne),
cant. et à 6 ki). N.-E. de Thieblemont; bifur-
cation des lignes de Châlons-Chaumont et
Chàlons-Nancy.
BLÉSOIS, OISE. s. etadj. Habitant de Blois
ou du Blésois qui appartient à cette ville, à
ce pays ou à leurs habitants. Nous taillerons
donc des bavettes, en style de blésois. (Balz.)
L'orchestre, composé d'exécutants de l'Opéra-
Comique, auxquels on avait adjoint quelques
amateurs blésois, était conduit par Cadoux.
(H. de Villemessant.) Les blésois passent pour
prononcer fort bien le Français. (Trév.) V.
Blaisois.
BLESQUET. s. m. Nom donné, dans les
Basses-Alpes, au pissement de sang, chez les
bêtes à laine.
BLESSAC. 608 h. Vge de France (Creuse),
arr., cant. et à 5 kil. 0. d'Aubusson. Sources
ferrugineuses monuments mégalithiques.
Ane. couvent de l'ordre de Fontevrault.
BLESSAKT, ANTE. adj. Qui blesse, qui of-
fense. Un propos blessant. Des paroles bles-
santes. Cet homme m'a paru blessant dans son
langage. (Acad.) Paroles blesantes E les blan-
disantes Deit chescuns homs despire. (Everard,
Dist. de ZMûMj/s Cato, dans Ler. de Lincy,
Prou.;xua s.) Ah! c'est à qui de vous sera le
plus blessant. (Ponsard.)
BLESSEBOtS (Pierre de CORNEILLE de). Écri-
vain francaisduxvues.Ce nom appartient-il à
un ou plusieurs auteurs, ou bienest-ce simple-
ment un anonyme? C'est un pointcontroversé,
et Ch. Nodier penche pour cette dernière, con-
jecture. On fait, du reste, trop d'honneur à
l'écrivain, quel qu'il soit, en s'occupant do
l'écrivain, quel qu'il soit, en s'occupaut de
ses ouvrages. Ce sont des satires grossières,
des comédies pleines d'absurdités et d'indé-
cence, des romans obscènes où le talent fait
totalement défaut. Mais comme le scandale a
toujours des amateurs, les livres de cet au-
teur problématique, devenus rares, sont très
recherchés de certains bibliomanes.-Il faut
dire que, dans le nombre, il y en a d'édifiants,
ce qui semble indiquer la diversité des au-
teurs. Ces ouvrages sont Z.esSot(pt)'~de Sif-
'{roi ou ~mocettce ~ecoMMe, trag. en 3 actes,
Châtillon-sur-Seine, 1675;ŒKM'M sn
Leyde, 1676, petit in-12 Le ~M): d'Angélie,
~6 La CfM'tK'iHg de AfUe de .S~a; comédie
pour l'hôtel de Bourgoane, 1678, in-8° La
V ~oneMse Ste Reine rem-
por~e SMt' lé <)/)' Olibre, trag., 16'!8, etc.
BLESSEMEKT. s. m. Néol. Action de blesser,
violation. Le mal moral n'est pas autre chose
que le blessement de la loi de justice absolue.
(P. Leroux.)
BLESSER. v. a. (du moyen allem. bletzen,
.rapiécer). Faire une plaie, une fracture ou
une contusion. Blesser quelqu'un le blesser
légèrement, grièvement, dangereusement; le
blesser mort. Il a été blessé d'un coup d'épée,
d'un coup de bàton, d'un coup de pierre, d'un
coup de fusil. (Acad.)-A la guerre Ne se dit
que des coups qui font une plaie ou une frac-
ture. Il n'a pas été blessé, il n'a reçu qu'une
contusion. (Acad.) La gent de France lert [sera]
blecee et blesmie. (C7t«M. de 7!o~ v. 590, éd.
Millier; xfe s.) Il voulait bien assommer, mais
non pas blecer, et pourtant ne combastait que
de masse. (Mont.EM., l, 323.) Je suis Diomèdc,
qui blessa Vénus au siège de Troie. (Fen.,
Dt~. des morts.) Nous nous battimes dans le
grand parc du sérail je le blessai de deux
coups. (Dider., Bij. mdtM., c. XLvm.) Il Absol.
L'intention de celui qui blesse ne. soulage
point celui qui est blessé. (Pase., Prov., vu.)
Occasionner par le' choc, la pression ou
le frottement quelque plaie ou contusion
faire souffrir, gêner. 11 est tombé sur 'une