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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k2013768

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

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36 BLE BLE

BLÉ

BLE' s. f. (blé-no-ftal-mie;
du gr. MefMM, et ophtalmos, œil). lléd. Dé-
nomination générique des inuammations de
l'œil ou des paupières, caractérisées par l'exha-
lation de mucosités plus ou moins abondantes.
BLEKXOPUTALMtQUE. adj. 2 g. Méd. Qui
a rapport à la blennophtalmie.

BLEN~'OmAGtE. s. f. (du gr. blenna, mu-
cus, et t'dotmmt, rompre, rejeter). Syn. /
Ardeur Gonorrhée, C/)(tttdep)sse, Écou-
lement, Urétrite, etc. Inflammation de la mu-
queuse des organes genito-urinaires. Deux
variétés bien distinctes l'une simple, l'autre
spécifique, essentiellement contagieuse et ino-
culable. La première reconnaît pour cause,
une irritation directe du canal urétral, tel que
'cathétérisme, passage d'un calcul urinaire,
rapprochement sexuel trop répété, masturba-
tion, le contact d'une femme atteinte d'écou-
lement muqueux ou pendant la période des
règles. La seconde reconnaît uniquement pour
origine le contact sexuel.d'une personne at-
teinte elle-même de blennorragie; la conta-
gion, telle est parconséquent la cause constante
de cette maladie. C'estune affection vénérienne
et non pas syphilitique (V. Syphilis); mais elle
peut coïncider, bien entendu, avec la syphtlis.
Il y a une période d'iucubation, qui varie or-
dinairement de deux à huit jours; alors, sen-
sation de chatouillement, de picotement à
l'extrémité du canal urétral dont les bords
s'accolent; l'inflammation, limitée d'abord à
l'entrée du canal (fosse navieulaire), s'étend
aux parties profondes; douleur vive, surtout
pendant la miction, s'irradiant à toute la ré-
gion périnéale; érections fréquentes et dou-
loureuses; envies, fréquentes d'uriner; écou-
lement de pus assez abondant, surtout du
au 8e jour; du i2e au 20" jour~suivant l'in-
tensité de la maladie et le traitement suivi, il
se produit une détente du 30c au 40e jour,
en général, la suppuration s'arrête souvent
pendant quelque temps, une très petite quan-
tité de pus se montre encore le matin (goutte
NMH< enfin tout écoulement cesse, à
moins que l'affection ne passe à l'état chro-
nique, ce qui a lieu assez souvent chez les
individus lymphatiques, scrofuleux, ou qui
ont été mal soignés. Dans ces cas un léger
écoulement persiste surtout le matin, et aug-
mente, en devenant douloureux, sous l'in-
fluence. du moindre écart de régime (&/ent!or-
ragie à )-t Sous le nom de blen-
norrhée, on entend une blennorragie devenue
chronique, et s'accompagnant d'un écoulement
muco-purulent assez abondant, lequel, il est
vrai, n'est plus contagieux, mais qui s'accom-
pagne souvent d'accidents fâcheux (rétrécis-
sements). Les complications de la blennor-
ragie sont l'adénite inguinale, la formation
de bubons, la balanite, le phimosis, le para-
phimosis, les fistules urinaires, la cystite, l'or-
chi).e, le rhumatisme articulaire, dit pour cela
blennorragique; ophtalmies graves, blennor'
ragiques, contagieuses, par suite du contact
du pus sur la conjonctive enfin elle laisse
souvent à sa suite des rétrécissements du
canal de l'urètre. On a proposé, pour éviter
la contagion, d onctions faites avec des corps
gras sur la surface du gland, des ablutions,
une injection urétrale préventive, l'usage du
:ondom. Mais le meilleur datons est celui qu'en-
seigne lamorale, asavoir l'abstention des plai-
sirs illicites. Si la maladie est déclarée, on
peut tenter la guérison par la méthode abor-
tive ou bién la laisser suivre son cours en
ne faisant usage que de moyens palliatifs.
Dans le premier cas, qui demande qu'on
agisse avec la plus grande prudence, on fait
dans le canal urétral une injection, qui ne
doit pas aller au-delà de 2 à 3 centimètres,
d'une solution au nitrate d'argent, à 1 partie
pour 300 d'eau ou même pour 50 d'eau. Ce
procédé n'a plus sa raison d'être dès que

BLENKOPYRtE. s. f. (du gr. blenna, et pur,
Sevré). Méd. Se dit des maladies appelées
fièvres gastrique, mésentérique, adéno-mé-

ningée, etc. (Alibert).

BLENNORIE. s. f. (du gr. blenna, mucus).
Bot. Genre de champignons microscopiques,
qui vivent en parasites sous l'épiderme des
feuilles. Le plus commun vit sur les feuilles
du, buis (Me)M) On en trouve sur
les feuilles du sapin, du petit houx et d'autres.
P. M.

l'écoulement est établi. Alors, avoir recours
aux émollients cataplasmes, lotions, bains
tiédes, sangsues au périnée, demi-diète,
abstention de tout liquide alcoolique, de
bière, etc. prendre, chaque jour, 2 gram. de
bicarbonate de soude, pour diminuer l'ardeur
de l'urine; laxatifs, lavements camphrés,
opiacés, bromure de potassium; porter un
suspensoir. Quand la douleur est moins vive
et la suppuration bien établie, abondante
usage des balsamiques, eopahu, cubébe, téré-
benthine, santal. Enfin quand la suppuration
a diminué, que les douleurs sont à peu près
nulles injections d'abord à l'eau pure, toutes
les deux heures, puis avec des solutions au
sulfate de cuivre ou de zinc, à t'extrait de
saturne, au tannin, etc. On devra les conti-
nuer 'plusieurs jours après la cessation de
l'écoulement. Si matgré ces moyens l'affection
persiste, devient. chronique, il faut employer
des injections caustiques qui donnent à la
maladie un caractère aigu, et que l'on traite
ensuite par les moyens indiqués ci-dessus
(méthode substitutive). S'il 'y a rétrécisse-
ment, il faut passer des sondes de plus en
plus volumineuses. Moins grave chez la
femme que chez l'homme, elle peut être vul-
vaire, vaginale, urétrale, utérine, passer assez
souvent à l'état chronique, et être prise
alors pour une simple leucorrhée. Le traite-
ment consiste en lotions astringentes ou cau-
térisations, auxquelles il est bon de joindre,
quand l'urètre est atteint, la médication bal-
samique à l'intérieur. P. M.

BLENV0Itlt:IGIQUE. adj. 2 g. Qui a rapport à
la blennorragie. Il Méd. ~t'(At't ou r/iMmaitsme
MenKor)' Affection rhumatismale qui
semble être sous la dépendance de la blennor-
ragie, car elle survient, dans le cours de cette
maladie et sans autre cause apparente qu'elle.
Cette relation de cause à effet entre deux
maladies aussi différentes est d'ailleurs for-
tement contestée en tout cas, le tempéra-
ment arthritique y joue un rôle important.-
Conjonctivite ou op/t ë~Mnorraf/t~xe.
Transport de la -blennorragie sur la mu-
queuse oculaire, elle détermine une in-
flammation aiguë fort grave. Le pus qui se
forme a toute la virulence et la contagiosité
du pus urétral et peut donner la blennorragie,
comme on l'a montré par des inoculations vo-
lontaires. Cette blennorragie de l'œil est pra-
tiquée intentionnellement dans certaines lé-
sions de cet organe (p par exemple)
pour déterminer une vive inflammation, qui
emporte avec elle la production anormale dont
il est te siège. Ft)')M Me))tt0t')'6[fyt Sécré-
tion muco-purulente de la blennorragie, la-
quelle, transportée ~ur un autre individu y
détermine une inflammation de même na-
ture que sur celui qui a fourni la matière
contagieuse. Ce virus, d'après des recherches
toutes récentes, paraît contenir un organisme
de la nature des microbes, le gonococcus,
dans lequel résideraient sans doute les pro-
priétés contagieuses de ce liquide. On a même
pu (Bockart, de Wurzbourg), cultiver ce mi-
crobe, suivant les méthodes de M. Pasteur, et
produire la blennorragie par l'inoculation
d'une goutte du liquide il s'était muftiptié.
C'est grâce à lui, sans doute, que les phéno-
mènes inflammatoires sont de moins en moins
violents chez les individus affectés plusieurs
fois de blennorragie, de sorte que la pre-
mière est toujours de beaucoup la plus grave.
Bien plus, l'individu, affecté une première fois
ou plusieurs fois, parait de moins en moins
apte à contracter de nouveau la maladie.
(V. ~M-us.)–P. M.

Bt.EpmORRMEE. s. f. (du gr. HcMa, et )-<'d,
couler). Méd. Écoulement muqueux ou muco-
purntent, qui succède à ta blennorragie, et
persiste pendant un temps variable, des mois
et parfois des années. Peu douloureuse, elle a
l'inconvénient de déterminer fréquemment
des rétrécissements du canal urétral.
BLEKKORKHEtQUE. adj. 2 g. Méd. Qui a
rapport à la Mennorrhée.

RLEKKORRmxtE. s. f. (du gr. Menna, et
r/K)t, nez). Méd. Coryza (Alibert).

BLEXNORRHOiiQUE. adj. 2 g. V. NMU)(M'-
!)~tf/:<6.

BLENNOSE. s. f. (du gr. He;!M, mucus).
Méd. Catarrhe ou affection d'une membrane
muqueuse.

BLEKXOSTASE. s. f. (du gr. MetHM, et sta-
sis, arrêt). Suppression d'un écoulement mu-
queux.

BLËNNOTnORAX. s. m. (du gr. blenna, et
thorax). Aléd. Catarrhe pulmonaire (Alibert).
BLË!\i\OTOtmEE. s: f. (du gr. blenna,
ous, o oreille, et rhé6, je coule). Med. Ca-
tarrhe de l'oreille (Alibert).

BLEanxURETtUE. s. f. (du gr. MoMM, et
OMr~Ara, urètre). Med..La blennorragie
(Alibert). a

BLENNUME. s. f. (du gr. blenna, etottt'Ott,
urine). Med. Catarrhe de vessie, aigu ou
chronique (Alibert).

BLENOD-LÈS-ToUL. 1,271 h. Bg de France
(Meurthe-et-Moselle), arr., cant. et à 10 kil.
S.-O. de Toul. Église de 1S12. Tombeau de
l'évoque de Toul, Hugues des Hazards. Ruines
d'un château fort très important. Fort d'arrêt
dépendant du camp retranché de Tout.
BI.EOKKE ou BLEOKE. Torrent du dép. des
Basses-Alpes, prend sa source au mont Pelat,
baigne la Javie et Digne, et se jette dans la
Durance, à 400 m. d'altit. Son cours, d'une
longueur de 75 ki)., très faible en temps ordi-
naire, devient redoutable dans les crues.
BLEPHARADEMTE. s. f. (du gr. 6Mp/t
paupière, auM~, glande, et la finale ite, indi-
quant ini)amma des glandes
patpehrates, des glandes de Meibomius.
BLËPHAMDE. s. f. ( du g. 6Mp/)arM
cil). Bot. G. d'acanthacées, tr. des acan-
thées, caract. par leur androcée à 4 étamines
didyuames, les deux supérieures ayant des
anthères uniloculaires, les deux inférieures
étant biloculaires. Ce sont des plantes herba-
cées ousuffrutescentes, rampantes, à feuilles
verticillées, à Heurs terminales accompagnées
de bractées. Élles habitent le Cap et l'Inde
orientale. La blépharide comestible (b~p/i
edulis) donne des bourgeons qui se mangent
comme légumes dans lArabie et la Perse.
P. M.

BLEPHAMDE. s. f. (gr. blepharis, cil). Med.
Syn. de Cil. S'emploie surtout au plur.
BLEPHAKtQUE. adj. 2 g. Anat. Qui a rap-
port aux paupières. Pommade &Mp/!
Celle que l'on met sur le bord des paupières,
dans les inflammations de ces organes.
BLEPHAtUTE. s. f.(dugr.Mep/fat'o!t, paupière,

et t marquant inflammation). Med. Inflam-

mation des paupières, ordinairement limitée
à leur bord libre et siégeant sur les follicules
piteuxetmnquenx. D'autres fois elle s'étendsur
la muqueuse patpébrate, dont elle envahit une
éteudue variable, et ne diffère guère alors de la
conjonctivite au premier degré. Il ne sera donc
question que de la &Mp/tan~ nxM'~tM/eou du
bord des paupières. Appelée aussi Mep/w!
c~taM'e,bMp/t
elle envahit plus spécialement les foUlcutes
glandulaires des cils ou, au contraire, les
glandes de Meibomius. La maladie débute par
une vuscutarisation plus grande du bord des
paupières, qui, le matin au reveil, sont souvent
accolées par un~ matière jaune, épaisse (cire
ou chassie); ensuite cette matière, interposée
aux cils, les aegtutine fortement enpetitsbou-
quets, et au-dessous de ces petites croûtes, se
trouvent des ulcérations superficielles; ou bien
ce sont simplement des petticutes sèches, de
petites écailles traversées par les cils, ana-
logues à celles du pytiriasis ou cuir chevelu.
Plus tard inflammation plus profonde des
follicules pileux et sébacés, d'où résulte une
tuméfaction et une induration du bord de la
paupière (blépharite / les cils
tombent, ceux qui repoussent sont plus grêles;
aux petites ulcérations succèdent parfois des
cicatrices qui peuvent faire dévier les cils et
les mettre en contact avec le globe oculaire
(trichiasis, clistichiasis); enGn les bulbes des
cils finissent par se détruire et les cils ne re-
paraissent plus; les fotticutes de Meibomius se
prennent à leur tour et leur sécrétion, d'abord
exagérée et purulente, finit par manquer tota-
lement. Ces lésions s'accompagnent de déman-
geaison, de. cuisson, d'une sensation de gra-
viers interposés entre l'œil et ia paupière,
larmoiement, assez souvent photophobie. Cette
affection très rebelle au traitement a une
durée souvent indéfinie, et passe à l'état
chronique avec des complications plus ou
moins graves (~ lippittide, nMffafose,
lagophttialmos, ectropion,. trichiasis, dMttc/tMt-

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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