~BLE BLE BLE 35 BLÊME, adj. 2 g. (de i'anc. scandin. bldmi, couleur bleue, norois blâman, tache due à un coup). Pâte. On ne le dit guère que Du visage, du teint. Avoir le visage blême. Avoir le teint blême. Sa maladie l'a rendu fort blême, tout Même. I) devint blême de frayeur, blême de colère. (Acad.) Et lui devint la couleur Mesme et les )èvres bleues, et les extrémités froides. (Marguer., /f<;pta?K,, nouv., Lxx; xvies.) !) par- tit plus défait et plus blême, Que n'est un pé- nitent sur la fin de carême. (Boil., Sat., i.) Quand nous fûmes rentrés en ]a loge, nous étions tous si blêmes que nous nous fimes quasiment pour. (G. Sand, les .Wa!<)'cs sonH., Quinz. veillée.) Par ext. Un jour blême. Le destin Est jaloux qu'on passe deux fois Au deça du rivage blême. [du rivage des enfers]. (Math., ÛEttc., t, 33, v. 27.) F. L. BLËMUt. v. n. (Vx fr. &~S)nM', Ma~mM', ble- nn;seconj. avec l'aux. avoir.) Devenir biê- me. La morne angoisse a fait blêmir ses tempes. (V. Hugo, Contempt., m. 13.) Heur et maiheur 1 on vit ces deux hommes s'étreiudre Effroyable baiser le plus jeune en mourut. I) blêmit tout à coup. (A[f. de Muss., Contes d'Esp. et d'Ital., Don Paez.) Par ext. Le jour blêmit. Le jour s'éteignit derrière moi je montais lentement à cette lueur. Peu à peu elle blémit, puis s'ef- faça. (V. Hugo.) Il Activ. Dans I'anc. langue, Rendre blême, blesser. La gent de France iert [sera] blecee e blesmie. (Ho~ v. 590, éd. L. Gautier; ;xie s.) Li espiez ou costé li prie Un poi la char )i a blesmie. (Partenop., ms. bib). nat. 89152, fo 135e.)~ Se prenait aussi au sens moral, pour dire Offenser, )éser, porter atteinte à. j! BnhM, iE. p. pass. Un visage blêmi. (Acad.) Qui porte un cœur de sang dessous un front blêmi. (Regnier, Sat., vu.) Le patron qui relevait de sa maladie, était beaucoup blêmi. (George Sand, jVattres sonn., 29, v.)– F. L. BLÉMtSSANT, ANTE. adj. Qui btêmit. Un visage btêmissant. Un jour blêmissant. Alors les étoiles s'allument au-dessus de la cam- pagne btêmissante et. de ce grand pays devenu vague. (Eug. Froment., Une année dans le ~ Mustapha d'Alger.)
-dation séreuse suite de l'inflammation (bleime
.humide) le troisième par une véritable suppu-
ration au niveau du tissu velouté et du tissu
feuilleté, c.-à-d. de la paroi et de la sote, et
.6'épancheà l'origine de l'ongle (bleime ~Mpptt-
.,rante) on dit alors que la matière a sotf/yM
-aux poils. Cet état peut se compliquer de carie,
de nécrose, de javart, etc. –La bleime guérit
d'ordinaire assez bien, mais est sujette à se
reproduire, peut devenir chronique; enfin elle
peut nécessiter l'abattage du cheval. Les
moyens de prévenir cet accident consistent à
bien soigner la ferrure et à tenir toujours
compte dans cette opération, de )a conforma-
tion spéciale du pied. de chaque animal; parer
fort peu la corne et n'enlever que l'excédent.
Lorsque le mal est déclaré, il faut amincir la
corne pour empêcher la compression qu'elle
exerce sur la partie enuammée, et faire des
applications de teinture de créosote ou d'huile
chloroformée. S'il y a suppuration, donner une
large issue au pus. En outre, bains froids ou
cataplasmes injection avec la liqueur de Vil-
late, dans le cas de suppuration. S'il y a gan-
grène ou carie, il faut exciser. les parties ma-
tades. Enfin, on aura recours à une ferrure
méthodique pour soustraire aux pressions les
parties qui ont été atteintes, jusqu'à ce que la
corne soit entièrement repoussée. C'est le (er
à p!a;tc/)e qu'on emploie le plusgénératement,
et on y interpose souvent une lame de cuir ou
de gutta-percha. P. M.
BLEtKHE!M. V. TMcn/tMM.
BLE)MÈRE. s. f. Miner. Antimoniate de
ptomb hydraté.
BLEtSCHtMJIER. s. m. Miner. Syn. de Ja-
mMO))i'
BLEISCIIWARZE. s. m. Miner. Plomb car-
bonaténoir,mé)angé decérusite et de charbon.
BLEtSCHWEtF. s. m. Miner. Variété com-
pacte de galène, privée de l'éclat méta))ique.
BLEtSPATt!. s. m. Miner. Syn. de C<'fMSt
BLEIVITRIOL. s. m. Miner. Syn. d'~tt
BLEtSWtCK (Pierre Van). 1724-1790. Savant
hollandais né à Delft, docteur en philosophie
en 1745, conseiller pensionnaire de Delft, puis
grand pensionnaire de Hollande de 1772 à 1787.
De Aggeribus, Leyde, 1745, in-4o.
BLEKtKGE. V. Carlskrona.
BLEnnSSEMENT. s.m. Act. de devenirMême.
BtjEMMtES. Peuple nomade d'Ethiopie, qui
errait au sud et à l'est de la frontière égyp-
tienne. Comme les Grecs et les Romains les
connaissaient fort peu, leurs géographes ra-
contèrent sur les Blemmyes les mêmes fables
que pour d'autres peuples africains. C'est ainsi
que Mêla et Pline disent que les Blemmyes
n'ont pas de tête leur bouche et leurs yeux
sont placés sur leur poitrine. Les Romains ne
rencontrèrent ce peuple que sous Dece(2SO
ap. J.-C.) Ils étaient craints, à cette époque, à
cause de leurs incursions en Egypte. Lors du
triomphe d'Aurélien pur Zénobie, des Blem-
myes faisaient partie du cortège. Probus les
battit et en envoya un grand nombre prison-
niers à Rome. Dioclétien leur imposa un tribut,
et céda, pour les contenir, une partie de leur
pays aux Nabathéens. (V. Bicharièh.)
BLEMOMETRE. s. m. (du gr. blèma, coup, et
métros, mesure). Techn. Instrument imaginé
par Edme Regnier pour déterminer la force
relative des ressorts des platines dans les
petites armes à feu.
BLEMDR (Marie-Jacqueline, BouETTE de).
Religieuse bénédictine du Saint-Sacrement, à
Châtillon, hagiographe, née en 16t8, m. en
i696. L'/tttM~e bénédictine, 7 vol. in-4o; l'E/o~
despe)'somKM distinguées en vertu qui ont vécu
au dernier siècle dans l'ordre de Saint-Benoît,
2 vol. in-4o.
BLENDE, s'f. (allem. &tft!c!c, de 6~ndett, 6Hv!(f,
aveugler, éblouir, tromper les yeux.) Sulfure
de zinc naturel. Ce mot blende signiCe, dans
le langage des mineurs allemands, une subs-
tance trompeuse, parce qu'il y en a qui res-
semble à la galène de plomb. (De Bomare,
Dictionnaire d'histoire naturelle.) j! Miner. La
blende est le minerai.de zinc le plus exploité
elle contient ordinairement du fer (jusqu'à
20 °/o dans qq. gisements) et de faibles quan-
tités de manganèse, de cadmium. C'est aussi
dans la blende qu'on a découvert le gallium,
l'indium et le thaDium. Cristallise en cubes
souvent groupés en mâcles, qfois en masses
laminaires, fibreuses et radiées, concrétion-
nées elle peut aussi cristalliser en prismes
hexagonaux, réguliers; c'est donc une subs-
tance dimorphe. H est à remarquer que MM.
Deville et Troost sont parvenus à reproduire
artificiellement de la blende hexagonale, telle
que M. Friedel l'avait trouvée dans la na-
ture. Dureté 3,5 à 4. Densité 4 env. Couleur
blanche ou jaune, maisbrune, no.ire.rougeâtre
quand la blende n'est pas pure. Éclat résineux
ou adamantin transparente, translucide ou
opaque. La blende jaune est phosphorescente
par le frottement souvent le plus léger, tel
que celui d'une barbe de plume. Soluble dans
acide cblorhydrique, en dégageant l'odeur
d'hydrogène sulfuré. Se trouve dans un grand
nombre de contrées Hongrie. Silésie, Corn-
wall, Cumberland, Écosse, Suède, Carinthie,
Saxe, Harz, Nassau. En Amérique, abondants
dépôts dans le Missouri, le Wisconsin, l'Iowa,
l'Illinois et dans beaucoup d'autres parties.
En France, on la trouve assez abondamment
dans le Pas-de-Calais, l'Isère, le Finistère, les
Hautes-Pyrénées. Ce minerai, l'un des plus
exploités pour l'extraction du zinc, se ren-
contre dans un grand nombre de terrains
géologiques, les gneiss, micaschistes., sous
forme de filons; il est surtout abondant dans
les terrains de transition; enfin, on le ren-
contre, mais'en moindre quantité, dans le
terrain bouiller, les terrains secondaires, et
jusqu'à la base des terrains tertiaires. 11 est
souvent associé à d'autres métaux, surtout au
plomb. Au point de vue de l'exploitation, on
partage la b!ende en trois variétés, la jaune,
la brune, la noire. -P. M.
BLEKOEFF (Lambert). Peintre d'histoire,
né à Louvain en 1649, m. en i'72t. Ëtève de
BertboIet-Flémalle, il obtint, en t67T, l'emploi
de peintre de la ville de Louvain. Eu 1684, il
fut nommé peintre de l'Université. Ce fut un
artiste laborieux et fécond il travailla pour
la plupart des maisons religieuses de Louvain.
On voit de lui dans cette ville un tableau qui
figure Saint /')' Xavier annoofan! foi
aux / et qui décore )ë maitre-autel de
l'ég)ise St-Michel (jadis l'église des Jésuites);
un tableau réprésentantia Vision de sainte ~r-
MC)-t<< qui orne l'autel de Ste-Marguerite à
régUse de St-Jacques. F. B.
BLEKEAU. s. m. Diaiecte picard, Sorte de
tombereau; d'où le subst. BMneur, Charretier.
BLE~EAU. 2,143 h. Vie de France (Yonne),
'ch.-t. de cant., surie Loing, arr. et à 53 kil.
S.-O. de Joigny victoire de Condé sur le ma-
réchal d'Hocquincourt, 16S2.– Can!(.: 8 comm.
9,077 habitants.
BLEKHEUI. s. m. Chien de Blenheim, sorte
d'épagneut. Elle serrait sous son bras gauche
uu de ces petits épagneuts à soies blanches et
orangées, devenus la souche depuis d'une race
si précieuse et si connue sous le nom de chien
de Btenheim. (Eug. Sue, Godoh)/tt;t /trftMa!?t,
vm.) (V. Epa<)n6:tt.)
BLEMtEtM PARK. Territoire du comté
d'Oxford, à 16. kil. de Londres, concédé, en
1704, au duc de Matborough pour prix de la
victoire de Blenheim, avec château construit
par Vanbrugh, auquel Je parlement avait
ouvert un crédit de 12 millions S00,000 fr. La
duchesse de Malborough y ajouta un arc de
triomphe, à l'entrée du parc, dont les arbres
ont été plantés, dit-on, suivant la disposition
des troupes à la bataille de Blenheim, et à
droite une colonne de 40 m. de hauteur, sur
laquelle est placée la statue du duc son mari,
portée par des captifs et entourée de trophées.
BLENHEIM. V. ~td/teMt.
BLEUOÈRE. s. f. Miner. Antimooiate de
plomb avec un peu d'oxyde ferrique, de chaux
et d'arsenic. Syn. Btnd/ti'mite en masses
amorphes, réniformes, sphéroïdales, d'aspect
terreux ou pulvérulent dureté, 4 densité 4
à 5, de couleur blanche, grise ou jaunâtre. On
la regarde comme un produit accidentel des
minerais d'antimoine. Se trouve en Sibérie,
à Horhausen (Prusse rhénane), EndeUion
(Cornwatt).
BLEKX ADEMTE. s. f. (du gr. blenna, mucus,
.et adén, glande). Méd. Inflammation des fol-
licules muqueux.
BLENKELYfBIE. s. f. (du gr. blenna, mucus,
et elutroia, vagin). Méd. Catarrhe vaginal.
(Alibert.)
BLEKKEKTEME. s. f. (du gr. 6~nn et
Mt intestin.) Méd. Diarrhée. (Alibert.)
BLENNtE. s. f. (gr. &!enntos, baveux). Zoo).
G. de poissons acanthoptérygiens, fam. des
Menniides, vulg. appelés baveuses, en raison de
leur peau lisse et visqueuse. Corps non écail-
leux, museau court, large ouverture bran-
chiale, uue seule rangée de dents immobiles
aux mâchoires, ordinairement une dent cro-
chue en arriére. La principale espèce est !a.
blennie cagnette (blennius cagnota), longue de
10 centim., au corps comprimé dans sa moitié
antérieure, et arrondi en arriére, marqué de'
bandes transversales brunes,. à tête massive,
à lèvres charnues, épaisses, œi) près du som-
met de la tête, saitlant et entouré de points
glandulaires, d'où s'échappe une mucosité
qui s'étend sur tout ie corps. Nageoire dor-
sale occupant presque toute la longueur du
dos, nageoire anale très longue aussi. Les
dents rappellent celles des carnassiers mam-
mifères. Se trouve dans les rivières du midi
de la France, le Var, le Tarn, le canal du
midi; etc., par petites bandes parmi les cail-
loux du fond sa chair est blanche et d'un goût
agréable. Autres espèces bl. gatlorugine et
tentacularis, de la Méditerranée; bl. ocellaris,
et paHO, des côtes d'Europe, etc. P. M.
BLENNIIDES. Zool. Fam. de poissons, de
l'ordre des acanthoptères, caract. par leur
corps allongé, de forme plus ou moins cylin-
drique, à peau visqueuse, parfois sans écaittes,
nageoire dorsale très longue, de même que
l'anale, nageoires ventraies sous la gorge.
existence de pseudobranchies, absence dé
vssie natatoire. La plupart habitent la mer,
quelques-uns les rivières. G. 6~)MiM,
!tt zoarcès.- P. M.
BLEKMSTHMtE.' s. f. (du gr. MentM, et
t'stAmo~, le pharynx). Méd. Catarrhe de l'isthme
du gosier. (Alibert).
BLENNOCYSTITE. s. f. (du gr. blenna, et
kustis, vessie). Catarrhe vésical chronique.
BLEKXOGEKE. adj. 2 g. (du gr.. blenna,
mucosité, et ~MMto, j'engendre). Anat.
Qui engendre de la mucosité. Appareil
6fMno Organes que Bresehet supposait
destinés à former diverses productions épi-
dermiques de la peau.
BLEKKOMÉTMTE. s. f. (du gr. blenna, et
m~ra, matrice). Méd. Catarrhe utérin.