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BLE

BLÉ

BLE

34.

chez le seigle. Une culture rationnelle, 'un
amendement convenable des terres, un drai-
nage bien entendu, la rotation des cultures,
sutnsent souvent à empêcher le développe-
ment des maladies dit. blé. Tout blé bouté doit
être rejeté de la semence; le chaulage, le sul-
fate de cuivre (100 grammes par hectolitre), etc.,
ont pour effet de tuer les insectes, leurs œufs,
les champignons microscopiques que peuvent
recéler les grains destinés aux semailles.
A'e~Oj/a~e et con~et'cattOM. Le blé récolté, on le
nettoie, c.-à-d. qu'on le sépare dos corps
étrangers qui s'y trouvent mêlés, ce qui s'ob-
tient à l'aide du criblage, des tarares, tue-
teignes (qui projetant te avec force, tue les
insectes et leurs larves par la violence du choc),
t'étuvage, qui fait périr les insectes, et des-
sèche convenablement le grain, précaution
indispensable quand on veut le conserver en
silos, mais la température ne doit pas atteindre
100; sous peine de voir le grain perdre sa
facutte germinative, le lavage quand le blé est
souitté de terre et surtout quand il est bouté;
enfin-)a décortication faite à l'aide de meules
convenablement espacées, et qui a pour effet
d:enlever seulement les enveloppes propres
du grain; malheureusement, ce procédé n'est
ippticahto qu'aux grains durs. Le blé peut
90 conserver fort longtemps mais il faut )e
défendre contre l'humidité et les parasites
animaux ou végétaux. Contre les insectes, no-
tamment le charançon, l'alucite, un bon moyen
est de remuer fréquemment les tas de blé à
la pelle ou de le renfermer dans des appareils
continuellement en mouvement. Un procédé
employé de temps immémorial pour la con-
servation du blé consiste à le déposer dans
des s~os ta basse température à laquelle it
est par la même maintenu en écarte les
insectes et la fermentation. En perfection-
nant cet ancien procédé, on obtient les meil-
leurs résultats. (V. EttsHa Silo.)

~'M-epMM ( spelta). Autre es-
pèce de blé pourvu ou non de barbes, à
feuilles larges, dressées, portées par des tiges
résistantes; grains arrondis, à cassure vitreuse,
très riches en gluten; la batte reste adhérente
aux grains, même après le battage. C'est la
variété la plus rustique elle vient dans les
terrains les moins fertiles. Très peu cultivé
en France (il l'est en Alsace), mais sur uno
très grande échelle en Allemagne et en Suisse.
Deux variétés l'épeautre fOM et t'<'pMU
blanc. Peu sujet à la carie, il est plus exposé
que le blé à contracter la rouitte; il con-
vient comme nourriture pour le cheval bien
mieux que le blé qui serait trop substantiel.
Blé monocoque ou !ocM! (triticum mono-
cocMfm), appelé encore jEngraot commun,
/'e epeautre; dans cette espèce chaque épillet,
dirigé par son tranchant contre l'axe de l'épi,
ne se compose que d'une seule fleur, de sorte
que chacun d'eux ne donne qu'un grain.
Celui-ci est petit, anguleux, assez semblable à
du riz, d'où son nom de t'M sec de la C/tt'tte.~U
convient, aux sols secs, arides et froids son
rendement est médiocre.

BLËCHE. adj. 2 g. (vx fr. blaische, blaiche,
bleque; Norm. Me~tt~ du bas tat. blax, stultus,
gr. blax; selon Grandgagnage,det'attem. bleich,
néerlandais, Mee/f, pâte). Mou, faible, et au fig.,
Faible de caractère. ) Eu Normandie, Poire
blêche, Poire molle. Dans le Hainaut fran-
çais, Pâle, blafard. Provincial (Maine) et pop.
Sournois. Partie. Faire le blêche, Feindre,
avoir l'air de ne pas comprendre, de n'en être
pas. Je suis un garçon, une fois, et elle est
une fille; et puis, monsieur, je ne sais ce que
c'est que. de faire le bteche, vous me donnez
quinze écus par an; j'aime mieux n'en gagner
que dix et être votre gendre. Voilà comme
je parle, moi. (Regnard, La Coq., n, L) Chez
les imprimeurs, au jeu de cadratins Coup
blêche, ou substantiv., Blèche, Coup l'on
n'amène aucun point. C'est un coup blèche.
Faire Neehe.

BïjÈCnER on BLECHÎR. v. n. Vx mot. De-
venir btècho. Fig. Faiblir, reculer, se dédire.
Très peu us.

BLECnmjM s. m. (gr. bléchnon, fougère).
Bot. Genre de fougères, qui naguère compre-
prenait tout le groupe des tomariées, et qui
ne forme plus aujourd'hui qu'un des 7 genres
entre lesquels ce groupe a été divisé. Ce sont
des plantes hautes de 3 à 4 pieds au plus, toutes

originaires des payschauds, Amérique, Océanie,
Australie, dont quelques-unes sont cultivées
en serre pour .leur beauté ornementale. Leurs
frondes sont profondément divisées à la façon
des plumes d'oiseaux; chaque pinnule porte
sur sa nervure médiane une nombreuse série
de sporanges. P. M.

BLECHKOPYBE. s. f. (du gr. Me~'os, lent,
et pur, feu). Fièvre nerveuse lente.

BLECOUBT. 219 h. Bg de France (Haute-
Marne), arr. de Vassy, cant. et à 9 kii..S.-0.
de Joinville. Exploitation de pyrites. Église
du xm' s. but de pèlerinage fréquenté. Il
Bibliog:: Notice /t;sfortgtfe sur paroisse de
BMcour~ par l'abbé Crespin, iu-8o, 1838.
BLÉCOURT. s. m. Com. Sorte d'étoffe de
laine.

BLED. s. m. Anc. orthog. de Blé.

BLEDA (le P. Jayme). Dominicain espagnol,
à Algemesi vers 1S50, obtint du pape et du
roi Philippe III, en 1609, le renvoi d'Espagne
des derniers Maures qu'une conversion simu-
lée avait sauvésde l'exil ou de la mort. De/enstO
~det i)t causa HeopA~orun) sive ~o;'t.sco)'m
7')'ac de ~'ttsta MofiscorMnt Htspa;na
e;cptdst0?!c, Valence, i6)0, in-4o; Coronica de
;os Mores de Espana, Valence, 1618, in-fo.
BjLEnE. s. f. Bot. L'un des noms de la poirée.
BLEECK (Pierre van). Graveur flamand,
en 1700, m. à Londres en 1764. On estime
surtout ses portraits gravés, exécutes avec
une grande de finesse. Les principaux sont: Le

PofO'att de B/eec~ lui-m&me le Porh'att de

Paul Bemb)' les Portraits de G)' et de
Johnson, dans les rûtes d'/t~antas et de Tribu-
tattOt de l'alchimiste. Son chef-d'oouvre est la
gravure de Afaft'e avec l'enfant Jésus, d'après
Van der WerQ'. F. B.

Bt-EEK (Frédéric). Théologien protestantal-
lemand, en n93 daas le Holstein, m. en
1859. Professeur de théologie à l'université de
Bonn, 1829. ~p:
De libri Geneseos ot'~tKe historica,
1836 Recherches o'itt'q~es sur 1846.
Il BLEEK (Guill.-Henri-Emmanuel). Phitoiogue
aiiemand, néàBeriin en 1821, m. en 187S, fils
du précédent. Il étudia aux universités de
Bonn et de Berlin, et fut reçu docteur à la
suite de sa thèse De nomtntfm lin-
guarum /~r:c austraHs. C'est en effet sur les
langues de l'Afrique australe qu'il portait spé-
cialement ses études, et il résolut d'aller les
continuer aux sources mêmes. Il partit en 18S4
avec Baikie, et visita la colonie de Natal,
l'évêque anglican Colenso favorisa ses excur-
sions dans ce pays, jusque chez les Cafres. Il
alla continuer ses recherches au Cap, dont le
gouverneur, lord Grey, le nomma son biblio-
thécaire, et lui confia, en quittant le pays, sa
précieuse collection de monuments de linguis-
tique et d'ethnographie. Il a rédigé presque
entièrement )o MaMMe~ de philologie a/')'tC
australienne et polynésienne, Le Cap et Londres,
18S8-63, 3 vol. On lui doit encore une Gram-
maire comparéedes ~Hfyuesdc~l/'n'~MedttSttd,
Londres. 1862-69, 2 vol. /!e)/)Ktrd the foa; in
SoM ibid., 1864 c'est' un recueil de
légendes de fables hottentotes De l'origine
dM~Mg~c,'Weimar, 1868.–A. B.

BLEFKEK (Dithmar). Voyageur du xvto s.,
parcourut l'Islande en 1563 et plusieurs con-
trées de l'Afrique. Islandia, sive popu!on et
mirabilium auas Mt ea tttStda reperiuntur accu-
rc[!t0f descMptto, eut de Groenlandia sub ~nem
oMœdan! adjecta, Leyde, 1601, in-8o première
description que nous ayons de l'Islande. Arn-
grim Jonas l'a attaqué dans un écrit Anatome
Me/'A'eMatMt, etc., Hola, 1617, in-Xo.

BLEGNO, BLE?!M ou BRENO. 8,500 h. Distr.
de Suisse, cant. du Tessin, ch.-I. MatvagUa,
dans une vallée arrosée par la petite rivière du
même nom. Riches pâturages; élève du bétail,
et fabrication de fromages. 18 communes.
BLEGXY (Nicolas de). Empirique et charlatan
qui acquit une grande renommée dans la 2e
moitié du xvnes. à Paris en 16S2, m. 'en
1722. Il commença par être clerc de la compa-
gnie de St-Côme,'où entendant'tous les jours
parler chirurgie, il s'imagina posséder cette
science et se mit à la pratiquer. D'abord ban-
dagiste herniaire, il apporta dans la confection
des appareils qu'il vendait d'heureuses modifi-
cations, grâce a l'emploi de lames élastiques.
Il usa de la réclame d'une façon insolente et
publia un cahier mensuel, sorte de journal qui

fut'bientôt supprimé. !t arriva à se Mrs nom-
mer chirurgien ordinaire de la reine, puis du
duc d'Orléans. Mais ses échecs en chirurgie le
déterminèrent à s'adonner à la médecine il
pensait plus facilement dissimuler ses fautes.
Ayant fondé enfin sous l'apparence d'une mai-
son de santé un lieu de débauches, il fut con-
damné à la prison et renfermé pendant dix
ans au château d'Angers. A sa sortie, it par-
courutl'Italie en exerçant fart qu'il ignorait, et
mourutàAvignon. Ita laissé un certain nombre
d'ouvrages qui ne sont guère que des compi-
lations. L'art de gu
e.rp~t;e par les principes de la mecanxjrMe,
Pâtis,~1672; p)us. éd.; trad. angl.; L'art de
guérir les /fertKcs de toute espèce dans les deux
sexes, avec le remède du rot, etc., Paris, 1676,
in-12, et 1693 Les nouvelles découvertes s«r
toutes les parties de la médecine, Paris, 1679,
in-12, publié par feuilles, suspendu en 1687
par arrêt, et repris en Hollande sous le nom
de Mercure savant, trad. en latin par Bonnet
sous le nom de Zodiacus medt'co-f/a.MtCtts; La
découverte du remède anglais (le quinquina)
p0t()' guérison dcs ~eu)'cs, Paris, 1681, m-i2,
Bruxelles, 1682, publié par ordre du roi Le
bon tMasfc dit thé, du co/e et du c/toco~t, poMr
la préservation et la f/uerMOtt des maladies,
Paris, 1687, in-12; Secrets concerntNt! ~an~
et la beautte. Paris, 1688-89, 2 vol. in-8" P.
BLEtAKTtMOKGLAKZ. s. m. Miner. Syn. do
Zt!tc~e)K!e.

BLEtANTMOMT. s. m. Minér. Syn. de Ja-
mesonite.

BLEtARSEKGLAXZ. s. m. Miner. Syn. de
Sario'tte.

BLE!ARSEMT. s; m. Miner. Syn. de Du~'e-
no)/<~e.

BLE)ERDE. s. m. Minér. Variété terreuse
de cerustte.

BLEtBACn. 470 h. Vge d'Allemagne (grand
duché de Bade), baitt. et à 5 kil. N.-E. de
Waldkirch, sur l'Elz, au confl. de la Gütach.
Bestiaux; combat entre les Français et les Au
trichions en 1796. Église curieuse.

BLEtBEKG. 800 h. Vge de la Carinthie
(Autriche-Hongrie), à 14 kil. 0. de Villach.
Production annueUe 10,000 tonnes de mi-
nerai. Direction impériale des mines de plomb.
BLE!BUtR. 1,150 h. Vge de Prusse, prov. du
Rhin, à 5 kit. E.-N.-E. de Gemttnd. Mines de
plomb importantes.

BLEtCUERODE. 4.000 h. V)e de Prusse, prov.
de Saxe, gouvernement d'Erfurth, cercle et à
27 kil. S.-O. de Nordhausen. École et usine de
tissage. Patrie du géographe Petermann.
BLEtFAHLERZ. s. m. Miner. Syn. de .BoM)--
nontte.

BLEIGELB. s. m. A)inér. Syn. de ~'u~e'ntte.
BLE!CLAKZ. s. m. Miner. Syn. de G~Moe.
BLEtGLAS. s. m. Miner. Syn. d'/tn~Ms~e.
BLE!GLATTE. s. m. Miner. Syn. de ~M-
sicot.

BLEïGUMM!. s. m. Miner. Syn. de Plomb-
gomme.

BLEtHERAT. s. m. Miner. Syn. de Phos-
génite. s. n). Nlinér. S

BLEtLASUR. s. m. Miner. Syn. de Lf)MtW
BLEtME. s. f. (p.-e. du gr. 6lètna, coup ou
se rattacherait à blème, venant d'un mot attend
qui signifie tache bleue, contusion). A. vétér.
Inflammation développée dans le tissu sous-
ongutairo des talons du cheval ou les extré-
mités des branches de la sole. Les pieds de
devant y sont de beaucoup tes plus sujets, et
tetatoninterneptusquerexterha. On distingue
la blâme sèche, la bleime humide, la bleime SKp-
pMra~e. On regarde comme cause de cette
affection sabots, massifs, hauts, encastetés,
autrement dit serrés, trop longs, la corne de-
venant alors trop sèche et perdant son élasti-
cité. Mais la ferrure en est la cause la plus
ordinaire, soit que le maréchal enlève trop de
corne, d'en résulte un affaiblissement de la
sole, soit que le fer soit ma) ajusté on mal fait.
La bleime est bien plus fréquente sur les che-
vaux qui travaillent sur les routescaillouteuses,
les chevaux de ville, ou d'allures rapides.
Le cheval atteint de bleime, porte,pendant
le repos, sajambe en avant de la ligne d'aplomb
et infléchie au boulet, boite plus ou moins bas,
et témoigne de la douleur à la pression do la
région atteinte. Le premier degré de la ma-
ladie se caractérise par un petit épancbement
de sang (bleime secAe) le second par une exsu.-
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