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3~ -j BLA

BLÉ

BLA

en 1763 à Cavaillon, m. en 1833, élève de
Séjan pour le piano et l'orgue. Notaire dans
son pays natat, il fit jouer à Marseille ses pre-
ment français, étégant, ironique, relevé d'une
mières compositions qui eurent beaucoup de
succès. H se rendit en n99 à Paris, il entra
en relation avec MéhuI et Grétry, se fit con-
naître en publiant des sonates, des duos, qu'il
dédia à Joséphine, femme du premier consul
(1800),. et composa un opéra, Sémiramis, qui
ne fut point représenté, mais qui lui valut
néanmoms d'être nommé correspondant de
l'Institut. Il a composé de plus: un Requiem,
exécuté en i809, pour les funérailles de Lannes
des cesses, et deux ouvrages De la nécessité
d'wte religion dominante en FfaMce, 1796 Julien
ou Le Prétre, 1805, 2 vol. BL.AZE (François-
Henri-Joseph de BURY), dit CAsm,-BLAZE. Mu-
sicographe français, fils du précédent, à
CavaiUon en 1784', m. le 11 décembre 1857. En-
voyé à Paris pour y étudier le droit, son goût
pour la musique lui fit fréquenter plus sou-
ventlescours du Conservatoire que ceux de la
Faculté. Nommé sous-préfet dans le départe-
ment deVauctuse, la vie officielle lui parutbien
vitefastidieuse et peu intéressante en 1819, il
donnait sa démission, et repartait, avec sa fa-
mille, pour Paris, dans le but principal d'y pu-
blierunlivre composé pendant sesheures de
toisir De l'Opéra en France, 1820, 2 vol. in-8°
c'est, de toutes les œuvres de Castel Blaze, celle
qui donne le plus de droits à ses prétentions à
la renommée. Le sujettraité comporte un cercle
d'observations beaucoup plus étendu que ne
l'implique le titre le premier volume traite
des divers éléments de la musique, du choix
des libretti, des propriétés particulières des
vers, etc. le second est consacré à l'opéra
proprement dit une grande partie de l'ôu-
vrage_.est, du reste, pure polémique, et l'au-
teur y attaque tour à tour les différents usages
et abus,des directeurs de théàtre, l'arrogance
des critiques ignorants, etc., etc. Le style de
ces deux volumes est clair, lucide, on y trouve
qq. chapitres excellents, celui de t'opéra en
province, par exemple, particulièrement inté-
ressant au point de vue historique. A ce pre-
mier .ouvrage succéda te Dt'ctt'OtMXMre de mu-
St'OMe~moderHe, Paris, 1821, 2 vol. une seconde
édition corrigée parut en 1825. Ses autres
ouvrages sont Chapelle otttst~MC des rois de
France, 1833; La d0)tse et/es &aHe depuis
Bacc/ttiS~ttS~u'dit/ad. TagtMHi, 1832; Le piano,
1840 Prologues de l'opéra, 1844 Physiologie
du MUSMi'eM, Bruxelles, 1844; i)Mmor:s< du
grand opéra, brochure in-8o, 1847 Molière mu-
sicien, 1852, 2 vol. Les musiciens t'Hustres
'~ustCt'aMa, 3 vol. in-8" Curiosités musicales et
gft! sur le grand opéra, 1 vol. in-8" Sur
d'opéra, vérités dures, niais utiles, 1856; l'Art
des vers /i/rt0tfes, 18S8; les T/tett~res ij/rtgues de
far;s, dont les deux premiers volumes pa-
rurent sous le titre de l'Académie impériale
de musique, histoire littéraire, musicale, c/tore-
'grap~t~ue, galante, c de 1645 à 18S5, Paris,
1855, 2 vol. in-8o; L'opéra italien, de 1548 à
1856,1856. Quantà t7/M
dont la publication avait été souvent annoncée,
la mort de l'auteur laissa l'ouvrage à l'état de
manuscrit. Toutes tes.œuyies que nous
venons de citer se ressemblent comme carac-
tère ce sont, pour la plupart, des compila-
tions qui, malgré qq. parties heureuses, sont
inférieures à son premier ouvrage sur l'opéra
en France.Comme compositeur, ses œuvres sont
d'une nature très éphémère, et sont. à juste
titre oubliées. Menhonnons cependant, parmi
ses romances, cette du Roi /!ene, qui est
agréable et fut promptement populaire, et une
intéressante collection intitulée CAants de
Provence. pnluidoitégatementde nombreuses
pièces de musique de chambre et de musique
sacrée, et trois opéras, dont aucun n'eut de
succès. Comme journaliste, Castil-Blaze oc-
cupa, jusqu'en 1832, tes fonctions de critique
musical au Journal des Débats, position litté-
raire très importante, occupée plus tard par
Berlioz. La encore, ses admirations vacillantes,
se portant àlternativement du genre allemand
au genre italien, ne reposent sur aucune base
solide; en outre, ses antipathies personnelles
lui dictèrent trop souvent des articles fàcheu-
sement passionnés. U fournit également de
nombreux articles au Cottsti'MfOKte!, à la
Revue et Gazette musicale, au ~e travaux

qui reparurent presque tous sous forme de
volumes. Un des titres les plus précieux de
Castil-Blaze, à la reconnaissance de tous les
amis de la belle musique, ce sont ses traduc-
tions d'un grand .nombre d'opéras allemands
et italiens, parmi lesquelles nous citerons
celles du B de 5eutKe, des Noces de
Figaro, de Don Juan, de la FMte enchantée, de
la Pie voleuse, d'Otello, d'L'Mr)/a)tthe, d'Obéron,
du Freischütz, d'Anna Bolena, du Mariage
secret, de Leonore, etc. Ces traductions, si
élles ne brillent pas par l'élégance du style,
sont faciles et toujours subordonnées a la
phrase musicale, dont l'auteur suit l'allure
rythmique avec une adresse admirable.
Son frère Et-zËAH. littérateur, à Cavaillon
vers 1786, m. en 1848, a publié La vie mi-
litaire sous ~Empire, 1837, 2 vol. in-8o Le
livre du roi Modtfs, 1839, in-8o; et plusieurs
ouvrages de chasse très estimés. L. M. Il
BLAZE (Henri-Ange), baron de BURY. Fils de
Castil Blaze, à Avignon en i8i8, littérateur
français. Il vint à Paris à l'âge de huit ans,
commença ses études au collège Hollin et les
termina a Bourbon. Envoyé à Weimar comme
attaché d'ambassade, il y prit ce goût de la
littérature allemande et cette passion du génie
de Gœthe, qui exerça une influence bien
notable sur la direction de ses pensées. Poète,
historien, critique,.il a mis au service d'une
longue existence d'écrivain des dons variés et
soutenus. C'était aux plus beaux jours du
romantisme. Tous les jeunes eervaux bouil-
,laient. Des ambitions démesurées gonflaient
les cœurs. Henri Blaze, élevé en pleine ardeur
artistique, dès l'adolescence, excité par les
contacts intellectuels du monde il vivait,
crut de très bonne heure aux promesses de la
fortune littéraire, et plus heureux que bien
d'autres qui commirent alors de si funestes
méprises entre les Rèvres de la curiosité
et les appels souverains de la vocation, il
réussit à la première tentative. 11 avait dix-
sept ans lorsqu'il aventura, parmi les audaces
de l'époque, Le Soupe)' c/tcx le comMCtttdeu)',
oeuvre excessive et bizarre, dit Théophile Gau-
tier, la prose se mélangeait au vers dans
une proportion shakespearienne et l'on
sentait que le dou Juan de Tirso de Molina et
de Molière avait lu Byron, Hoffmann et écouté
la musique de Mozart. Inséré d'abord dans la
Revue des Deux Mondes (mars .1834), Le .Soupe)'
chez le commandeur fut imprimé plusieurs tois
depuis conception à part du type à jamais
légendaire de la séduction et du blasphème,
don Juan, le grand libertin moderne, le scep-
tique, le batailleur endiablé, remis enfin sur
le chemin du ciel. Avec HoH'maunetManzoni,
avant George Sand, Mérimée, Dumas, Malle-
fille, Henri Blaze avait, en effet, rêvé d'être le
guérisseur et convertisseur .du Burtado)' de
SévIUe. Immédiatement accueilli par le succès,
reçu presque aussitôt par les grands esprits
comme un des leure, Blaze de Bury a pour-
suivi sans peine une carrière heureuse et
féconde. Voici la succession de ses écrits dans
les diverses voies qu'il a parcourues Théâtre
de Gœt/te, 184H, in-18; Poésies, 1842, iu-18;
Ec;'t!M[')M et poètes de ~Mema 184C, in-lS
Les KoMM';ifsma)' 1855; ~ustCtoM.'cot~empo-
t'attts~ 1856, in-18 /tt et poèmes, 1859,
in-iS; Le Chevalier de C/Msot, in-18; tVf'j/o-beer
et son temps, 1865, in-18 La Légende de Ver-
sailles, 18'!0,in-12; 3~ éd. 1812; Les M-
(t'esses de Gos 18'!2, in-12; Les Femmes et la
société au temps d'~u t815,in-8°; Tableaux
t'omatt de littérature et d'art, 1875,in-12;
J)/MStCtens du passé, dit présent et de l'avenir,
i884; Mes Études et Mes Souvenirs; Alexandre
Dumas, sa ~'ie, sott temps, ses ostK)res, 1885,
in-12. De plus, il a éparpiHé dans la Revue des
Deux Mondes un nombre inûni'd'études histo-
riques et critiques, dont quelques-unes très-
fournies en impressions personnelles sur nos
contemporains illustres, et toute une littéra-
.ture de. notices ou de chroniques courantes
signées du nom de Lagenevais. Son œuvre la
plus méritoire est la traduction complète du
premier et du second Faust, rééditée quatre-
.vingt-dix fois dans la Bibliothèque Charpen-
.tier, entre deux publications illustrées chez
Lévy et chez Quantin. L'unité de la vie intel-
lectuelle de. Blaze de Bury, si diverse d'appli-
cations, se retrouve dans l'harmonie du dé-
veloppement. Écrivain d'un génie èssentielle-

fleur d'aristocratie, il doit a la fréquentation
habituelle de l'art aitemand des nuances de
fantaisie, poétique et de dilettantisme rêveur
dont le mélange avec ses qualités propres lui
compose une physionomie toute particulière
parmi la famille des auteurs du siècle. Cf.
Arm. de Pontmartin, Caus. HMer., Blaze de
Bury Jules Janin, Débats, 5 sept. 18SO Crêpet,
Les Poètes /ft[MC., t. tv, in-80, 1863 Th. Gau-
tier, Hist. du rom 1874, in-12 Désiré La-
verdant, Les Renaiss. de don Juan, in-12. Il
BLAZE DE BURY (Marie-Pauline STUART, Mme).
Femme du précédent, anglaise d'e naissance, a
écrit de nombreux artic)es dans les revues,
sous les pseudonymes d'Arthur Dudley et de
Maurice de Flassan. Elle a signé de son propre
nom la relation d'un ~Ot/agee)t~M
puNié en 18S1. F. L.

BLE. s. m. (vx franc. bled bM~, provenc.
blat, bas lat. Mttdttm, abladum, avec le sens de
b)é récolté, du lat. ce qu'on a enlevé,
cueilli récolte, moisson.) Plante qui produit
le grain dont on fait le pain. Du blé en herbe,
du blé en tuyau. Le blé est en épi. Terre
à blé. Voilà une belle pièce de Né. Blé-
froment. Blé-seigle. Blé de mars. Blé d'hiver.
Une gerbe de blé. Mettre le blé en grange.
Battre le Né. (Acad.) Soleilz n'i luist, ne blet.
n'i poet pas creistre. (/to< v. 9SO, éd. Léon
Gautier, xi.) A la ville, on distingue à peine.
le blé-froment. d'avec les seigles, et l'un ou
l'autre d'avec les méteils. (La Bruy., CtM'act.,
t, 295.) Il n'observe des vents tes sinistres pré-
sages Que par le soin qu'il a du salut des ses
blés. (Racan, L Retratte.) La grande et l'in-
comparable richesse de l'Egypte était le blé,
qui la mettait en état, même dans des temps
de famine presque universelle, de nourrir
tous les peuples voisins. (Rollin, Ilist. a;)c. des
Égypt., 2e part., c. Y).) L'agriculture exige du
gouvernement de l'attention et des encoura-
gements, et c'est ce qui a fait trouver aux
Anglais dans leurs blés un trésor supérieur à
celui de leurs laines. (Volt., /list. de Russie,
Ire p., ch. tn.) Le blé est la plus noble des
plantes, le pain le plus pur des aliments.
~G. Sand.) Le blé, 'le pur froment, c'est la
moelle de l'homme. (A. Barbier.) Grands blés,
Les Nés-froment et les b)és-seigie.SMme
Le blé moitié froment, moitié seigle. Petits
Mes, L'orge et l'avoine. Il Provo et Hg. Manger
son blé en vert, ou en herbe, Dépenser son
revenu d'avance. Abatant bois, bruslant les
grosses souches pour la vente des ceudres,
prenant argent d'avance, achetant cher, ven-
dant à bon marché, et mangeant son bled
en herbe. (Rab., !U, 2.) Manger son bled
en vert, est grande extravagance. (Regnard,
dans Dochez.) (j Jurisp. Blé en vert, Blé
qui est pendant par les racines et dont ta ré-
coite n'est pas faite. ~j Une pièce de blé. Se
cacher dans un blé. Lez ]prés d'] une haie,
entre deux Nez. (f;ett., v. 20,966, éd. Méon
xtuo s.) Il Prov. Être pris comme dans un
blé, Être surpris, attrapé de manière qu'on
en puisse pas se sauver. ~j Aux voleurs aux
voleurs on nous tient commedansunbié.(Cra-
mail Com. desprou. 2;xvfs.) Le grainseul.
11 yabien du blé dans ccsgreniers. Ces greniers
sont pleins de blé. Un sac de blé. Un boisseau,
un hectolitre de blé. Vendre du bié. Acheter du
blé. Le blé est cher. Faire provision de blé.
Serrer le blé. Semer du blé. Farine de blé.
Vanner le blé. Un grain de blé. Un tas de blé.
Un monceau de blé. Le commerce des blés.
Halle auxblés. Permettre l'importation,l'expor-
tation des blés. (Acad.) De.l'argeiit fault pour
le'bergier, Du Nef pour porter au moulin.
(Eust. Desch., Mtrotter de Mar., éd. Crap.,
p. 227 xive s.) Le blé est devenu un des plus
grands objets du commerce et de la poli-
tique. (Volt.) On calcule qu'il faut trois hecto-
litres de blé pour l'alimentation d'un homme.
(Bastiat.) Sous la meule, les blés tendres ou
blancs se réduisent plus facilement en farine
que les blés durs, et donnent une substance
plus fine. (Payen.) Il Prov. Crier famine sur
un tas de blé, Se plaindre au sein de l'abon-
dance. C'est du blé en grenier, C'est chose
bonne a garder, c'est réserve sûre. j! Blé
d'abondance, Variété de froment à. épis ra-
meux. On lui donne aussi les noms de Blé de
miracle, Blé de Smyrne. BM noir, ou BM.sar-
rasMt,' Espèce de renouée qui porte, par pe-
tites' grappes, un grain noir et anguleux. Il
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