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BLÀ
abdominale chez les uns et les autres. Les
insectes de ce genre sont cosmopolites et ré-
pandus dans tout l'univers. Partoutils inspirent
le dégoût et sont fort nuisibles. On les désigne
vulgairement sous le nom de concrets, /t
lacs, ravets, cafards, etc. Les principales es-
pècessont ta Ma«egermaKt
nîM), connue en Syrie, en Egypte, en France,
en Allemagne, etc. Ces insectes reçoivent le
nom de fMss~ en Autriche et le nom de p)'MS-
siens en Russie. Ils infestent les maisons dans
ces deux pays. au point de les rendre inhabi-
tables. Ils pullullent surtout dans les brasse-
ries et les distilleries. Pour s'en débarrasser
on est obligé d'abandonner la maison, par une .e
froide journée d'hiver, en laissant grandes ou-
vertes portes et fenêtres; au boutde 48 heures
le froid, ou plutôt la brusque transition du
chaud au froid, a tué les insectes. Pour la re-
production et le développement (V. Blattides).
La voracité de.ces insectes est des plus grandes,
et s'attaque à tout ce qui peut se manger.
Une autre espèce, la blatte ~tp(MM (blatta ~po-
nica) a élytres jaunes .ponctués de noir, et
dont les ailes postérieures ne sont pas plus
longues que l'abdomen, est fort abondante en
Laponie et ne l'est guère moins en France
dans les bois et dans nos maisons. Elle est éga-
lement très vorace. La blatte tachetée (blatta
macula) de forme ovoïde, brun foncé, avec
les élytres jaunes marqués d'une tache noire,
se plaît surtout dans les bois d'arbres verts ou
les forêts. La blatte des cuisines et la HoMe
tMM'rtc appartiennent au g. perManefa. (V.
ce mot). Ces insectes sont difhciles à dé-
truire néanmoins on peut diminuer sensible-
ment leur nombre en disposant des vases à
parois lisses en dedanset à peu près verticales
et dont l'abord est facilité au moyen de plan-
chettes un appât déposé dans le fond du vase
les attire et on peut en tuer chaque matin de
grandes quantités. On a encore proposé de
badigeonner les murs près desquels se tiennent
ces insectes d'une pâte phosphorée délayée.'
On a exalté en Russie les propriétés mé-
dicinales de la blatte, qui contiendrait un
alcaloïde, l'antihydropitte. Expérimentés en
France, ces insectes pulvérisés ont produit
simplement une action légèrement diurétique.
P. M.
BLATTEMKE. s. f. Miner. Variété d'Elas-
mose.
BLATTERZEOUTH. s. m. Miner. Syn. d'Heu-
<
BLATTH)ES. s. f. pl. Zoo). Fam. d'insectes
orthoptères du groupe des coureurs. Caractères
principaux corps aplati, allongé tête trian-
gulaire, très inclinée, recouverte ordinairement
par le corselet; antennes fort longues en forme
de soies, composées d'un grand nombre d'ar-
ticles yeux aplatis, oblongs; appareil de la
manducation robuste corselet aplati, à angles
émoussés pattes aplaties et grêles élytres
horizontaux, plats, coriaces, pourvus de ner-
vures, l'élytre gauche un peu croisé sur le
droit, les ailes proprement dites de la lon-
gueur des élytres, mais bien plus larges et
plissées en éventait.'Les ailes peuvent man-
quer chez les femelles et plus rarement chez
les mates. Cette famille a des représentants
d&ns toutes les parties du monde, mais sur-
tout dans les pays chauds. La plupart sont des
insectes nocturnes; ils courent rapidement et
ne volent presque jamais. Leur multiplication
est extrêmement rapide, bien que leurs méta-
morp~otcs aient une durée de 4 ou 5 ans. La
femelle fécondée pond au bout d'une semaine
(blatte germanique) ses cents renfermés dans
une sorte de sac jaune ou oothèqu e, d'unvolume
considérable. Après l'avoir porté avec elle
pendant quelque temps, la femelle le dépose
dans un coin et meurt bientôt. L'oothèque offre
2 séries d'œufs, au nombre de .18 chacune,
séparés par une cloison; cette sorte de sac
ofire dans toute sa longueur une suture
entrelacée au niveau de laquelle les petits
sortent. après leur éclosion, sous forme de
larves blanches d'abord, puis verdâtres. Chaque
larve subit 7 mues, après chacune desquelles,
elle offre sa couleur blanche primitive, qu'elle
perd bientôt. L'insecte n'arrive à son complet
développement qu'au bout de plusieurs mois
(blatte germanique) et même seulement après
4 ou 5 ans (blatte des cuisines).- P. M.
BLAUBEtJREN.2,200h.Bgd'AIlemagne(Wur-
temberg), ch.-L de baill., à 18 kil. 0. d'Ulm,
sur la Btau et le ch. de fer d'Ulm à Sigma-
ringen. Ciments, rubans, toiles. Près de là, le
Btantopf, gouffre profond d'où ta B)au s'échappe
en bouillonnant.
BLAU (Fétix-Antoine). 1714-1798. Théologien
allemand, professeur de théologie à Mayence,
adopta les principes de la révolution, fut pris
par les Autrichiens au siège de Mayence en
1793, et incarcéré à Kcenigstein. Délivré par
les troupes françaises, il fut nommé juge au
tribunal de Mayence. Ilistoire critiquede t'tn-
faillibilité ecclésiastique une Critique des or-
dotMtances relatives à Kt religion, rendues en
France depuis la révolution, yond~e sur ~esprttt-
ctpes du droit politique et eccMstas!t~ue, Stras-
bourg, n97,in-8"; ouvrages remplis d'attaques
violentes contre la religion catholique. )j BLAU
(Ernest-Otto-Frédéric-Hermann).' Orientaliste
prussien, né à Nordhausen en 1828, attaché
d'ambassade à Constantinople (1852), vice-chan-
celier (1855), fut chargé de visiterla Perse (1857)
dans l'intérêt du commerce allemand; consul
à Trébizonde (1858), à Serajewo (1864), puis à
Odessa (1872). Il se suicida en 1879. De nummis
~tcAœme?tM6[rMMaram Leipzig, 18S5;
Conditions commerciales ae! Perse, Berlin, 1858;
études dans les Archives du commerce prussien,
aux ~tM/iethM~en de Petermann, à la Revue de
géographie MtttuerseHe; Voyage en Bosnie et ot
~erz~OMtte, Berlin, 18T?; dissertations dans
les Feuilles de numismatique et dans la Revue
viennoise de ttMmtsm dans la Revue de la
Société Orientale aHentande.' Études sur !'
chéologie du /fc[Mr Explication d't'Mscrtp-
tions nabathéennes et phéniciennes; Recherches
sur lamigration des tribus sabéennes au ne siècle,
1869 Sur ;'Ara6M vie st'ec;e, 1870 Etudes sur
la langue du haut-arabe, 1872 et 1873. Le savant
travail de B)an sur les MoKMments du <
turco-bosniaque (Leipzig, 1868) se trouve dans
les mémoires publiés par la Société orientale
attemande, de même que ses Études sur le
langage turco-grec et sur La population mixte
turco-grecque autour de itfarttfpo!.
BLAUD (P.). Médecin français, né à Nimes
en 1714, m. en 1858. Recu docteur en 1805
pratiqua la médecine à 'Beaucaire avec un
grand éclat correspondant de l'Académie de
médecine, il a laissé de très importants ou-
vrages. Essai sur les dmerses constitutions
p/t)/st~ues dénomme, dansBtM.m~d.,18H,t. 39;
Observations sur ~e//tC6[c:te de la compression
des carotides, dans le cas d'engorgement san-
SfUtM du cerveau, etc., ibid., 1818, t. 62 illé-
moire sur la nature et le siège des fièvres !n
mittentes, dans A'OMN. 6:t<. méd., 1824, t. 4; ;Ve-
moire sur les maladies èhlorotiques, dans Rev.
méd., 1832; Afem.. sur les concrétions fibrineuses
du c ibid., 1833, etc., etc. )) BLAUD (Pi)u[es
de). V. Pilules.
BLAUDE. s. f. (Bourg, et B''rry, 6f<:ude;
Lyonn., blode; Norm., plaude; Pic., Mende;
origine inconnue). Nom donné dans plusieurs
provinces à la Blouse. C'est auprès de Bayeux
que je t'ai rencontrée, Dans un chemin couvert
bordé partes pommiers, Où, la blaude flot-
tante et la jambe guétrée. Le nez à l'air rougi,
passaient deux gros fermiers. (Alb. Glatigny,
poésies, p. 105.) (j On trouve une variété de
ce mot dans le vieux français bliaut, blialt, au
moins quant à la ressemblance de la forme.
V. bliaut.
BLAUEISE,NERDE ou BLAUEISENERZ. s. m.
Minér. Syn. de Viviattite.
BLAUE!SEKSTEM.s. m. Miner. Syn. deCro-
cidolite.
BLAUSPATB. s. m. Miner. Syn. de Mapro-
BLAVELLE, BtLAVEOLE OU BLAVETTE. s. f.
Nom vulg. du bleuet dans qq. cantons.
BLAVET. s. m. Espèce de champignon co-
mestible (Agaricus palomet). V. Palomet.
BLAVET. Riv. de France (Bretagne), sort
de l'étang de Blavet, arr. de Guingamp, passe
à Goarec où elle rencontre le canal de Nantes
à Brest qui utilise son cours de Goarec à Pon-
tivy, puis sous le nom de canal du Blavet se
dirige de Pontivy vers Hennebont et Lorient,
où elle forme labaie de Lorient, et où elle se
grossit du Scortf. Son cours est de 145 kit.,
dont 75 navigables de Pontivy à la mer. Les
navires de 200 tonneaux peuvent remonter
jusqu'à Hennebont. Le canal du Blavet est
ouvert depuis 1835.
Bt-AYET (MicM). Flûtiste et compositeur
de musique, né à Besancon le 13. mars 1100,
m, en 1768.En 1728, il arriva à Paris où t'ap-
pelait le duc de Levis, grand admirateur de
son talent. Bien accueilli partout, il fut admis .t
t'orchestre de l'Opéra. Qq. années après,!) il fit un
voyage en Prusse où le roi Frédéric 11 fut
tellement charmé de la virtuosité de l'ar-
tiste, qu'il chercha à le retenir auprès do lui
en lui promettant d'avoir soin de sa fortune.
Blavet préféra revenir à Paris où le prince de
Carignan lui accorda une pension et le logea
dans son hôtel. Blavet devint ensuite surin-
tendant de la musique du comte de Clermont,
et c'est à ce titre qu'il composa la musique
d'~M (1751), pastorale de Laujon, des Jeux
Olympiques (1753), ballet du comte de Senne-
terre, de la Fête de Cythère, opéra du chevalier
de Laures. Il fit également la musique et tes
récitatifs d'un vaudeville de Collé, Le /
corrigé (1er mars 1753). Voltaire parle de Blavet
dans le Siècle de Louis XV (Tome 1) et il en fait
un grand éloge. Musicien ordinaire du roi, il
fut attaché pendant plus de 30 ans au Con-
cert spirituel. BLAVET (Émite-Raymond).
Journaliste et auteur dramatique, né à Cour-
nonterral (Hérault) en 1838. Professeur à
Nice, il y fonda le journal Le Lazzarone, après'
avoir débuté dans la GftseKe de Nice. H vint
bientôt à Paris et passa au Club, an Nain-
Jaune, au SoMi, à la NtuaftOtt. Il était au
Figaro depuis quelques années, lorsque la
guerre de 1870 éclata. H fit alors partie des
éctaireuri* de M. de Poulizac. En 1871, il
rédigea le Rural, brochure hebdomadairc
publiée à Versailles. Il ne tarda guère à entrer
au Gaulois, dont il devint le rédacteur en chef
en 1876..U a donné aux Fo)ies-Dramatiques
le ~!t d'en face, avec M. de Saiut-Atbin,
et à l'Opéra-Comique le Brat'o, opéra en
4 actes, dont la musique est de M. Sa!-
vayre..
BLAVIER. s. m. Vx tang. Marchandde grains.
)~ Celui qui était préposé à la garde des mois-
sons. Le sergent ordinaire, blavier ou mes-
sier, sera creu seul et sans tesmoins de la
prinse qui aura esté faite. (Cout. du baill.
d~M-cerre, titre xv, dans le Cout. génér.,
210, éd. 1635.)
BïjAVtER (Édouard). Ingénieur français, né
à Paris en 1802; ingénieur en chef à Paris.-
Notice statistique et ~eo~o~t~Me sur les minés et
le terrain à aMt/tfact du ~ame, 1834, in-8"
Essai destatistique minéralogique et géologique
du département de la Mayenne, 1837, in-8o.
BLAYIN. s. f. Argot. Mouchoir.
BLAYtMSTE. s. 2 g. Argot. Qui vole des
mouchoirs,
BLAYDUK-ON-TYNE. 10,6S9 h., y compris la
commune. Vge d'Angleterre, été de Durham,
à 7 kil. 0. de Newcastle, sur le Tyne. Dépôt
des mines de houille de B)aydon-Burn., dis-
tantes de 3 kil. Fonderies de fer et d'acier.
Fabriques de plomb et de briques réfrac-
taires.
BLAYE. 4,512 h. Vle de France (Gironde)
ch.-i. d'arr. à 47 kil. N.-N.-O. de Bordeaux;
par le ch. de fer à 62 kil. de la tour de Cor-
douan. Place de guerre de 46 classe fort Mé-
doc fort Pàté, dans un îlot delaGironde, qui
en cet endroit a près de 4 kil. de larg., et
forme une superbe rade. Tribunal de 1re ins-
tance et de commerce coUège. Syndicat ma-
ritime sous-arrondissement de Bordeaux (prêt.
de Rochefort); station de pilotes. Carrières im-
portantes. Com. de vins et d'eau-de-vie. Chan-
tiers de construction de navires. Ancienne
station militaire de Blavia avec voie romaine.
Le roi Caribert et le paladin Rotand avaient;'
dit-on, leurs tombeaux dans t'égtiseSt-Romain,
auj. détruite. Prise par les Anglais au xtve et
au xve s., elle revint à la France en 1339 et
en 1451. Saccagée par les Calvinistes en 1S68,
elle embrassa le parti de la Ligue et résista
victorieusement au maréchal Matignon en
1S93. Les Anglais ne purent pas s'en emparer.
en 1814. Sa citadelle construite par Vauban en
1688, servit, en 1832, de prison à la duchesse
de Berry. C'est la patrie du troubadour Geof-
froy. Rudel (xne s.). Arr., 4 cant; Blaye,
Bourg -du -Bec-d'Ambez, ~-C et
St-S 56 comm.; 723 kit. car., 57,175 h.
Cant. 13 comm. 15,123 habitants.
BLAZE (Henri-Sébastien). Musicien français,