BLA .BLÀ BLA 30 cellules par segmentation n'est qu'une excep- tion en quelque sorte, ne se rencontre que dans des cas particuliers, et qu'eue n'a jamais :'ttne grande généralité. Les différents blas- 'tèmes auraient des caractères objectifs à peu 'près identiques substances liquides ou demi- 'liquides, amorphes, toujours eu petite quan- tité, de couleur pâle, plus ou moins transpa- rentes ettenant en suspension des granulations; 'de jeunes cellules se trouvent toujours plon- gées dans leur masse. L'existence du blas- itéme serait toujours très courte; à peine formé, il se transformerait de suite en cellule, et telle serait la raison pour laquelle il serait toujours en très faible quantité et partant fort difficile 'a étudier, sauf dans. les cas d'inflammation, lesquels ont pour effet de déterminer, entre Jes éléments anatomiques.l'épanchementd'un liquide' qui ne serait autre qu'un blastème. Enfin, d'un même blastème il peut naître des éléments fort différents. Ainsi, la substance généralement appelée lymphe plastique, qui s'épanche des lèvres d'une blessure, est un 'Nastème d'abord liquide, elle devient demi- solide, a l'aspect d'une mince couche de vernis, des noyaux embryoplastiques y naissent, des .Bores lamineuses et de fins vaisseaux capil- 'laires s'y développent, phénomènes desquels résulte la cicatrisation de la plaie. La théorie du blastème vivement défendue en France, surtout par Ch. Robin, est combattue par le Dius grand nombre des anatomistès. (V. Cel- lule, Genèse.) P. M. BLASTËKCtER. v. n. (autres formes bles- (e~e)', blntengier, blasengier). Vx mot. Blâmer, faire des reproches injurieux, outrager. Alquant le prenent fortement à blastengier. (Saint- .~ st. 64' éd. Gaston Paris; xtc s.) Ce
mot était fort usité dans le vieux français, et
se maintint jusque vers la fin du xive siècle.
BLASTOCARt'jh. adj. 2 g. (du gr. M
germe, et karpos, fruit). Bot. T. employé par
qq. botanistes pour désigner les graines qui
germent avant leur sortie du péricarpe.
BtjASTOCEBES. s. m. pl. (du gr. blastos,
bourgeon, et keras, corne). Zool. Petitgroupe.
de mammifères, de la fam. des cervidés,
propres à l'Amérique méridionale, caract. par
leurs cornes droites, à 3 branches queue
assez longue faons sans livrée; tels sont le
cerf gotttMOM-poucou (cervus paMosus) et le
cerf (/OKC[~Ot<~ (ce)'t)t MmpMtfts), le premier
du Brésil et de la Guyane,de la taille du cerf
de Corse; le second, des grandes plaines de
l'Amérique du Sud, et plus petit que le pré-
cédent. P. M.
M.ASTOCUYLE. s. m. (du gr. Maxtor germe,
et khulos, liquide). Bot. Nom donné, par
quelques auteurs, au Liquide protoplasmique,
qui remplit le sac embryonnaire de l'ovule
antérieurement à sa fécondation, et dans
lequel se développent les vésicules embryon-
naires et les cellules antipodes.
BLASTOCt'LLE. s. f. (du gr. blastos, germe,
et toHo, colle). Bot. Substance visqueuse, sou-
vent résineuse et balsamique, qui recouvre
comme d'un enduit un grand nombre de
bourgeons, et les préserve, pendant la mau-
vaise saison, de l'action des agents atmosphé-
riques.
BLASTODERME, s. m. (du gr. blastos,
germe, et derma, peau). Ensemble des mem-
branes constituées par les cellules dues à la
segmentation du vitellus, et qui servent à
former. les différents organes de l'embryon.
Étudié avec soin chez les oiseaux et chez plu-
sieurs mammifères, son développement a
paru identique dans ces deux classes de ver-
tébrés, du moins dans les points essentiels, ce
qui a permis de conclure que les choses se
passent de la même façon chez l'homme, dont
fe développement n'a pu, jusqu'ici, être suivi
dans ses premières phases. Dans l'ceuf de poule
frais pondu, avant même toute incubation, les
céllulesrésultantdela segmentation du vitellus
ou plutôt de la cicatricule sont disposées en deux
couches: l'une est le feuillet sup~fteur, l'autre
le yetHMetMt/erteurduMastoderme.Ce dernier se
dédouble bientôt en deux autres feuillets, l'un,
feuillet moyen ou m~oderme, l'autre, feuillet
Mterne. A son tour, le feuiltet moyen, qui
reste indivis sur la ligne médiane, se divise de
chaque côté de celle-ci en deux lames, dont
J'une va s'accoler au feuillet supérieur, pour
,former avec lui le feuillet /:&)'o-ct< et l'autre
avec le feuillet interne pour constituer le
feuillet fibro-intestinal. A ce moment, le blas-
toderme est composé de quatre feuillets dis-
tincts superposés, à savoir: i"~Ie feuillet
ea: ou cutané, appelé encore ectoderme ou
nervoso-sensoriel, parce qu'il donnera nais-
sance au système nerveux, aux organes des
sens, â l'épiderme et aux parties qui en dé-
pendent en outre, c'est lui qui forme en
dehors de l'aire embryonnaire, l'amnios; mem-
brane séreuse qui enveloppera l'œuf tout
entier; 2o le feuillet /!&ro-cu< qui formera
le derme de la peau l'espace qui se trouve
entre celui-ci et le suivant, et qui représente
le dédoublement du feuillet moyen primitif,
porte le nom de fente pleuro-péritonéale; 30 le
feuillet /i6ro-Mttes!iMa<, qui constituera la plus
grande partie de la paroi de l'intestin 40 le
feuillet interne, ou gastro-Mtte~tnoi, ou glan-
dulaire, ou MttMerHte, qui formera la couche
épitheliale de l'intestin et toutes les glandes
qui en dépendent. Tandis que les feuillets
blastodermiques augmentent de nombre et
d'étendue, d'importants changements corré-
latifs s'observent au niveau de leur portion
centrale. Cette portion centrale, appelée aire
transparente, montre très promptement une
tache arrondie, plus sombre en son milieu,
ses bords restant translucides l'aire transpa-
rente est devenue l'aire germinative; ce chan-
gement est dû à une multiplication des cel-
lules des différents feuillets, à l'exception du
feuillet glandulaire. Vers la quatorzième heure
de l'incubation, perpendiculairement au grand
diamètre de l'œuf, se montre une fine bande-
lette rectiligne, longue de 3 millim., large de
3 dixièmes de millim., appelée ba)tde!eMe axile
ou ligne primitive, arrondie aux deux extré-
mités (céphalique et caudale de l'embryon).
Au bout de trois ou quatre heures, la ~igne
primitive présente un sillon dans toute sa
lougueur; les parties qui bordent celui-ci
s'épaississent, s'élèvent et viennent se re-
courber au-dessus de lui, ce sont les lames
dM'M~esou~M?)est)e)'te6)'<~t'sprM!ttM;M; du côté
inférieur de l'embryon un phénomène analogue
a lieu et donne naissance aux lames ~e)t
entre les deux sortes de lames, et en même
temps qu'elles, apparaît la corde dorsale, sous
forme d'un cordon cylindrique relativement
volumineux. (V. Vitellus, M)&t'0)t.) P. M.
BLASTODEHMtQUE. adj. Qui appartient au
blastoderme, qui en dépend. Cellules b~asto-
det'mtgues. Cellules qui constituent le blasto-
derme et desquelles dérivent les organes
transitoires aussi bien que les organes dén-
nitifs de l'embryon."
BLASTOGEXE ou BLASTOGENIQUE. adj.
2 g. (du gr. &~Mtos, bourgeon, germe, et
SfMttao, j'engendre). Anat. Qui a rapport, qui
appartient à la petite masse organique aux
dépens de laquelle se forment successivement
les organes de l'embryon. L'exsudation de la
matière blastogénique. (Perez, Ac. Sc., Lxvu,
629.)
BLAST'UDES. s. m. pi. (du gr. Mas<(M, bour-
geon, eidos, forme). Paléont. Ordre d'échino-
dermes, classe des crinoïdes, que l'on ne con-
naît qu'à l'état fossile. Comme leur nom l'in-
dique, ils ontia forme d'un bouton de fleur, sont
dépourvus de bras et ont une symétrie qui-
naire. Portés par un court pédoncule articulé,
ils offraient une bouche centrale et cinq zones
ambulacraires: Leur organisation paraît de-
voir les rapprocher surtout des ophiurides.
Ils commencent à se montrer dans le silurien
supérieur, et .atteignent leur maximum de
développement dans le calcaire carbonifère,
après quoi ils disparaissent. Rares en Europe,
ils sont d'une extrême abondance en Amé-
rique. G. pen~mti~ oropho-
c)';ne, nucléocrine, ~ftfi/t~oo'MM.– P. M.
BJLASTOGEiXEStE. s. f. (dugr. blastos, germe,
bourgeon, et geiiesis, naissance). Bot. Multi-
plication des plantes au moyen de bourgeons.
BLASTOMEME. s. m. (du gr. blastos, germe,
etNtefûs, partie). Anat. Nom donné aux sphères
de segmentation du vitellus. (V.ScomottattOK.)
BLASTOPHAGM. s. m. (du gr. &~M bour-
geon, et p/taoew, manger). Zool. G. d'insectes
coléoptères, fam. des bostrichides,caract. par
leur tête transversale, leurs yeux étroits,
allongés, leurs antennes en massue ovale de
4 articles, avec un court pédoncule de 6 ar-
ticles corps cylindrique allongé. Ces insectes,
tous européens, causent de grands dégâts
dans les bois de pins dont ils font périr les
bourgeons. Le grand Ka~top~a~e des Pins
(b~a~top/tajjftfs ou A~Mf~MS poitperda) est noir
avec les antennes et les pattes rougeâtres; il
se montre en mars, s'accouple en avril la
femeile perce ensuite un trou .bien rond à tra-
vers l'écoree, et creuse une galerieau-dessous
de celle-ci, d'où partent de nombreuses ga-
leries latérales parallèles entre elles. Les larves
continuent le dégât, labourent de leurs ga-
leries les jeunes pousses, pénètrent jusqu'à la
moelle et la dévorent en remontant, do sorte
qu'un léger coup de vent suffit à casser le
rameau. Ces insectes pullulent dans ta plupart
des bois de pins; contre eux il n'y a qu'un
remède, t'écorcage ou l'abattage des arbres
atteints. Le petit &! (bl. mtnor.) a des
mœurs analogues et est aussi nuisible.–P. M.
BLASTO-i'ttEi\tCtEKS Ancien peuple d'Es-
pagne, appelé aussi J9
BLASTOt'HORË. adj. m. (du gr. blastos, et
p/toros, qui porte). Bot. Partie de l'em-
bryon macropode qui soutient le blaste.
(Richard.)
BLASTOPORE. s. m. (du gr. h!(M< bour-
geon, et pofe). Anat. Dépression temporaire
de l'ectoderme pour constituer l'orifice ou
bouche primitive de la jjfCMtru~t.
BLASTOSPHÈRE s. f. (du gr. blastos, et
sp/to'e.) Zool. Etat de l'anima] en voie de
développement, après .que i'œuf a subi ]a
segmentation du vitellus et que le jeune
organisme a la forme d'une petite sphère
mamelonnée, dont la paroi s'enfonce bientôt
en un point, vers le centre de la masse, par
une sorte d'invagination, pour constituer la
f/ash'u/ft, laquelle se trouve ainsi pourvue d'un
orifice buccal ou blastopore. P. M.
BLASTOZOtTE. s. m. (du gr.ttnstos, bour-
geou, et s<3o)t/ animai). Zooi. Se dit des Ani-
maux qui, vivant en colonies comme les coral-
liaires, sont produits par un bourgeonnement
des individus préexistants, la colonie elle-
même ayant pour origine un oo~Ot~e, c.-à-d.
un individu né d'un couf fécondé.
BLASTUBES. V. B~astO-f/t~tiCtMM.
BLA'fEH. v. n. (du lat. !)!afhft)t, blé). Com.
Sophistiquer le grain. On dit aussi &fah'M'. jj
BLATÉ, ~E. p. passé.
BLATEhER ouBLATtR.v.a. (lat. !)!a[tM'a)'e).
Se dit du cri du bélier, du chameau.
BLATER)E. s. f. Dans l'auc. langue, Les diffé-
rentes espèces de Me. En Bretagne, aux en-
virons de Rennes et dans les Côtes-du-Nord
(Cant. de ~latignon), La semence de tous les
blés, des grains de toute espèce. F. G.
BLATtEtt. s. m. (anc. bladier, &/c[ blae-
blavier, rouchi bladier bas lat. 6~
de b~adun!, blalum, blé). Marchand de blé. t)
ne se dit guère que de ceux qui transportent du
blé d'un marché à l'autre. Lesblatiers achètent
à des fermiers pour revèndre en détail dans
les marchés. Marchand blatier. (Acad.) Se esta-
.gier de Paris achetoit blé por revendre, et
blatier ou talemelier viegnent seur le mar-
chié. (Est. Boil., Ltu. des m &d.Dep-
ping, xine s.) Quiconques veut estre blaetiers.
c'est à savoir venderes de blé, et de toutes
autres manieres de grain bon et beau. (Id.,
tbid., p. 20.)
BLATtÈRE. s. f. Nom d'une sorte de bât en
Picardie.
BLATNtZ-CMss. 2,000 h. Vge d'Autricho-
Hongrie (Moravie), a. 6 kil. S.-E. d'Ostrau.
Eglise et lieu de pèlerinage célèbre dédiés à
S. Antoine de Padoue.
BLATTE. s. f. Insecte qui court surtout la
nuit, et qui vit dans les maisons, où il fait
beaucoup de dégât, en dévorant les aUments,
le sucre, le cuir, les étoffes, etc. Dans qq. pro-
vinces, on donne à cet insecte le nom de ca-
/ Les ratz et blattes, ou, affin que je ne
mente, autres maiign es bestes.avoyentbrouste
le commencement. (Rabel., Car< c. i.) Zoot.
G. d'insectes orthoptères, fam.'des blattides,
caract. par Jeuriarge corselet sous lequel la
tête se cache entièrement; quatre ailes,dont
les antérieures coriaces et. plates, tes posté-
rieures membraneuses et plissées en long
pattes grefes, cuisses aplaties et pourvues
d'épines, jambes allongées et épineuses une
petote adhésive entre les griffes. Le corps des
mâles est plus greie -que celui des femeiiea.
Longs prolongements articulés à l'extrémité