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seles et de blasons, estre le peut franchement.
(Est. Boiteau, des mest., 1re p., i.xxx,
m s.) Aux sive et xve s., L'art du blason.
BLASOKMQtJE. adj. Quia rapport au blason.
Néol. Les monuments Masonniques. (Court.
de Gébelin, Symb., et 6 des a):c.,
introd. xvme s.)

BLASPHEMATEUR, TRICE. s. (Vx franc.
blasphemeor, blasphemeur, d'une formation
différente provenc. blasmaire, b~asmodor
ital. 6! Celui qui blasphème. Ce
roi publia une édition contre les blasphéma-
teurs. (Aead.) Quelque disciple de Porphyre,
ou autre blasphémateur. (Calv., Institut, p.
783, 1571.) Tandis que ces monstres bar-
bares Poussaient d'insolentes clameurs, Le
dieu le Soleil], poursuivant sa carrière, Ver-
sait des torrents de lumière Sur ses obscurs
blasphémateurs. (Lefrane de Pompignan, Odes,
m, 1.) Ce cœur si pur, cet esprit si fer.vent,
Vous le dirai-je ? Il n'est plus qu'un brigand,
Lâche apostat, blasphémateur indigne. (Gres-
set, le Méchant.) L'extrême rigueur de saint
Louis contre ce qu'il appelle le vilain serment,
le blasphème, délit d'ailleurs indéûni, si ce
n'est par son nom, est peut-être le plus frap-
pant indice de l'état des esprits, surtout de
celui du roi, à cet égard tout blasphéma-
teur recevait sur les lèvres l'empreinte d'un
fer chaud. (Guizot, Vies de quatre grands
chrét., t. i, p. 146.) Il Adject. Des cris blasphé-
mateurs, des paroles blasphématrices. Le car-
dinal Imola ordonnait de percer d'un fer rouge
les langues blasphématrices. Il L'ancienne lan-
gue avait le féminin, blasphemeresse, en par-
lant de personnes, qui répondait au masc.
blasphemeor. Trouvèrent lesdits juges icelle
Jeanne superstitieuse, devineresse de diables,
Masphemcresse en Dieu et en ses saints et
saintes. (Monstre).,M, c. 103.)–F. L.
BLASPHEMATtF, IvE. adj. Qui a rapport
au blasphème. H Subst. Blasphémateur. Avec
ces blasphématifs ou adulatifs. (Sully, ÛEcot.
f0)/ ch. Qcxxv!.) Vieux mot qui se disait
encore au commencement du xvfi" s., et dont
l'emploi pouvait être utile dans certaines cir-
constances. F. G.

BLASPHÉMATOIRE. adj. 2 g. Qui contient
des blasphèmes. Proposition blasphématoire.
(Acad.) Quelcun posstMe dira que je n'ay pas
encore amené raison, pour refrener ceste
excuse blasphématoire que je condamne. (Cal.,
J))s p. 183; xvte s.) On a toujours à faire
avec ces écrits blasphématoires ou adulatifs.
(Sully, Fcon. )'0{/, xme s.) [) Iron. A cette hor-
rible et blasphématoire imprécation, Breloque
pensa voir apparaître Proserpine'elle-même,
et ses cheveux se hérissèrent sur son front.
(Ch. Nodier, Hist. du roi de BhAeme, p. 175,1830.)
Qui prononce des blasphèmes. Il s'était
servi de toutes les interjections mal sonnantes
recueillies de la bouche blasphématoire des
voituriers et des muletiers. (Ch. Nodier.)
BLASPHEMATOmEMEKT. adv. D'une ma-
nière blasphématoire. Peu usité.

BLASPHÈME, s. m. (anc. 6~ts/~nt, bla-
/CMe). Parole ou discours qui outrage la Divi-
nité, ou qui insulte à la religion. Blasphème
horrible, exécrable. Proférer un blasphème.
Dire un blasphème. (Acad). II ne dit mie bla-
fem el saint Esprit, et por ceu a-il conceut
misericorde. (St-Bern., Serm., éd. Ler. de
Liney xae s.) Je oy dire que il en fist cuire
[brûler] le nez et la balevre, a un bon bour-
geois de Paris pour blasfeme. (Joinv., SI-Louis,
p. 293, éd, 1867 xme s.) Ici dispensez-moi du
récit des blasphèmes Qu'ils ont vomis tous
deux contre Jupiter même. (Corn., Polyeucte,
m, 2.) Une famme. Peut-on la nommer sans
blasphème ?(Rac., Ath., n,2.) U ne lui restait
rien de libre que la langue, qu'il employait à
témoigner sonimpatience par d'horribles blas-
phèmes.(LeSage,&t
~t fam. Discours ou propos injuste, déplacé. On
ne peut médire de cet homme-là sans faire un
blasphème, sans blasphème. De telles cri-
tiques sont des blasphèmes. (Acad.) Et blas-
phèmes, toujours l'ornement des procès. (Rac.,
jt, 170, Plaid., v. 314.) j~ Rem. Jusque pen-
dant le xvie s. ce subst. s'employait au fém.
Oh! l'ay je dit? Hé)as, j'ay songé, Ou si pour
.vray j'ay dit blasphème telle. (La Boétie,
POM. /f., ~OM., xvie, édit. Fougère, p. 446.)
F. L. Théol. Le blasphème est une pa-
j'o!e injurieuse contre Dieu ou contre les

saints, contre les choses sacrees, etc. Le
blasphème est qfois accompagné d'hérésie
ou d'imprécation d'hérésie, quand, en pro-
férant des paroles injurieuses a Dieu et con-
traires à .la foi, on se persuade intérieurement
que cesparoles sont vraies; d'imprécation, lors-
qu'on maudit Dieu, qu'on souhaite qu'il n'existe
pas c'est la haine pour Dieu, que S. Thomas
appelle le plus grave des péchés de l'homme.
On se rend coupable de blasphème en re-
fusant à Dieu ce qui lui appartient, en disant,
par exemple, qu il n'est pas tout-puissant
qu'il ne s'occupe pas de nous, de ce qui se
passe sur la terre; qu'il n'est pas juste en
attribuant à Dieu ce qui ne lui appartient pas,
lorsqu'on dit de Dieu, par exemple, qu'il est
cruel, injuste 3o en attribuant aux créatures
ce qui n'appartient qu'à Dieu en disant du
démon, par exemple, qu'il est tout-puissant,
qu'il en sait autant que Dieu ou d'un prince,
que c'est un Dieu, un second Messie que
Dieu ne lui peut rien; ou d'une personne
qu'on aime passionnément, qu'elle est aussi
aimable que Dieu 40 lorsqu'on maudit Dieu,
son Eglise, ses saints et celles des créatures
dans lesqueDes brillent d'une manière parti-
culière sa puissance, sa grandeur, sa sagesse,
sa bonté; comme sont l'homme, en général,
notre âme, le ciel, la terre, l'océan 5o c'est
encore un blasphème de dire Je ferai cela
malgré Dieu, que Dieu le veuille ou ne le
veuille pas, je le ferai; je renie Dieu, etc.
Mais ce n'est point un blasphème de mêler les
noms de Dieu, de la sainte Vierge Marie, des
saints, dans les conversations ordinaires et
profanes, quoiqu'on les prononce sans aucun
esprit de religion. Ce n'est point un blasphème
de prononcer le mot de sacr~. Ce n'est point
non plus un blasphème proprement dit, de
prononcer en vain te saint nom de Dieu, c'est
un jurement (V. ce mot). Ane. législ. Dans
l'antiquité la plus reculée, des lois furent
édictées contre ceux qui juraient et blasphé-
maient. La loi de Moïse dit a Celui qui blas-
phémera le nom du Seigneur, que toute la
multitude l'écrase à coups de pierres. » Chez
les Athéniens, quiconque blasphémait était
aussi puni de mort. A Rome et jusqu'à Justi-
nien, aucune peine n'était portée contre le
blasphème; mais ce législateur le punit de
mort à son tour « Celui qui.jure par quelque
membre de Dieu, ou par les cheveux de Dieu,
celui qui blasphème contre Dieu, est puni du
dernier supplice. "En France, les capitulaires,
les édits ou ordonnances punissaient le blas-
phème de l'amende et la prison, et dans cer-
tains cas de récidive, delà mort qfois on per-
çait d'un fer chaud, la langue des blasphéma-
teurs obstinés. Cette pénalité disparut avec
l'ancienne législation. Vers la fin du règne de
Charles X (15 mai 182'!), le gouvernement fit
voter par la Chambre des députés la loi dite
du sacrilége, qui punissait de peines infa-
mantes et afflctives le blasphème et l'inobser-
vation du dimanche. Cette loi fut abrogée
avant d'être appliquée.

BLASPHEMER, v. n. (lat. ecclés. blasphamare,
gr. MaspMmetti, injurier, diffamer; de 6
blesser et pMm< réputation anc. 6!as/em6)',
Ma/emte)' provenu. &MM/enMM', blastentar, 6!as-
(onMt)', blastimar; anc. catal. MastemfH'~ esp.
Mas/emfM' ital. &M L'accent aigu se
change en accent grave, lorsque la syllabe
qui suit est muette je blasphème; excepté au
futur et au conditionnel je blasphémerai,
tu blasphémerais). Proférer un blasphème,
des blasphèmes. Vous blasphémez. On ne
saurait dire cela sans blasphémer. (Acad.)
La reine alors sur lui jetant un œil farouche,
Pour blasphémer ouvrait déjà la bouche. (Rac.,
Athalie, n, 2.) Dire, affirmer par blasphème.
Ou blasphémez avec l'impie que Jésus-Christ
n'est plus que le Fils de Marie ou de Joseph
ou si vous confessez avec la piété qu'il est le
Christ, Fils du Dieu vivant, cessez de trouver
des difficultés dans les autres mystères de la
Foi. (Mass., Serm. pour ~/e(e de !fMM[nt.,
3e pie.) )~ par exag. et fam. Tenir des propos,
des discours injustes; déplacés. C'est blasphé-
mer que de médire de cet homme, que de cri-
tiquer cet ouvrage. (Acad.) ~) Prononcer des ju-
rements. Nous laissames ce misérable blasphé-
mer. (Le Sage, Gil Blas, liv. t, c. x.) )! Blasphé-
me)' c Maudire. Rochers, ou mes inquié-
tudes Viennent chercher les solitudes Pour

blasphémer contre le sort. (Malh., OEMU.,
1S3, v. 21.) C'est cette vertu même à nos dé-
sirs cruelle Que vous louiez alors en b)M-
phémant contre elle. (Corn., Po~et n, 2.)
Tenir de mauvais propos contre. Leur
nature mercenaire les porte aisément à flat-
ter effrontément les pfus vicieux et dom-,
mageables à leurs ro~'s, au public et à leur,
patrie, et blasphémer impudemment contre
les plus vertueux et plus utiles. (Sully, EcoK.,
roy., ccxxvt.) Activ. Outrager par le blas-
phème. Blasphémer le saint nom de Dieu. Cet
homme ne cesse de blasphémer Dieu et ses
saints. (Acad.) Méchant, c'est bien à vous
d'oser ainsi nommer Un Dieu que votre
bouche enseigne à blasphémer. (Rac., Atha-
lie, v. 1,014.) Cela est une vérité, que la doc-
trine doit être soutenue par les miracles,
dont on abuse pour blasphémer la doctrine.
Et si les miracles arrivent, on dit que les
miracles ne suffisent pas sans la doctrine, et
c'est une autre vérité, pour blasphémer les
miracles. (Pasc., Pensées, art. xxm, 32.) Les
impies blasphèment la religion chrétienne,
parce qu'ils ne la connaissent pas. (Id.) Ces
hommes qui, selon le langage de l'apôtre, blas-
phèment tout ce qu'ils ignorent. (Ftéch., ]t,
114.) Ton Dieu que tu trahis, ton Dieu que tu
blasphèmes. (Volt., Zaïre, n, 3.) Il Par exag.
Outrager, insulter une personne ou une chose
digne de respect. Apres avoir blasphémé le
moyen âge, on se met aujourd'hui & t'étudiér
avec ardeur. (V. Cousin.) Blasphémer ce
qu'on ignore. Parler avec mépris d'une science
ou d'un art qu'on ne connaît pas. BLAs-
rHËHE, ÉE. p. passé. Rem. Blasphémer a été
composé tardivement sur M qui, à
l'origine, avait donné blasmer, &MmM'. L'anc.
langue avait le verbe M corres-
pondait aux mots blastenie, s. f., blasphème;
p!astemcmen~ s. m., même sens 6!asien!eo',
s. m., blasphémateur.– F. L.

BLASPHEMEUR ERESSE. s. Vx mot. V.
B~MpMma~Mt', trice.

BLASTARÈS (Mathieu). Moine et canonisto
grec du xme s. Auteur, vers 1335, d'un traité
de constitution ecclésiastique, SynfcMjfma Nt!p/t0-
bétique de droit canonique, qui a été d'un
usage très fréquent dans l'Eglise d'Orient,
imprimé à Oxford en grec et en latin, in-f".
Il a composé aussi deux catalogues des di-
gnités de la cour et de l'Église de Constanti-
nople, en vers, publiés par Goar, d'après uu
manuscrit de la bibliothèque du cardinal
Mazarin et d'autres ouvrages qui'sont restés
inédits, notamment cinq livres contre tes juifs,
dont la Bibliothèque impériale de Paris pos-
sède trois manuscrits.

BLASTE.s.m.(gr.M
Bot. nlot employé par Richard à peu près dans
le sens de Tigelle; pour d'autres botanistes,
il désigne toute la plantule, sauf tes'cotylédons.
IBLASTEMATIQUE. adj. Anat. Qui a rapport
aux blastèmes, qui en est formé. Substance
Mastématique. (Ac. des Sc., t. 67, 629.)
Embryo). Masse Maste)?Mti Les organes eu
voie de formation de l'embryon, dont les
contours sont encore mal accusés.

BLASTÈME. s. m. (gr. MfMMma, bourgeon,
germe, produit en général). Bot: L'embryon
végétal, sauf les cotylédons (Mirbel, 1815).
Le thalle des lichens (Wallroth, 1832).~) Anat.
Syn. Cytoblastème. Milieu liquide dans le-
quel les éléments anatomiques animaux ou
végétaux prendraient naissance. Selon Ch. Ro
bin, on doit entendre par le mot Nastéme,
ces substances liquides diverses qui se trou-
vent formées en excédent par toute cellule
dans laquelle les phénomènes d'assimilation
l'emportent sur ceux de désassimilation. Ces
substances, soit excrétées en dehors de la
paroi cellulaire, plus souvent conservées
dans l'intérieur de la cellule, et restant mu-
lées au contenu cellulaire, constituent le Nas-
téme, autrement dit, le milieu liquide homo
gène aux dépens duquel vont se former de
nouvelles cellules. Le nouvel élément anato-
mique ne serait donc pas émis directement par
l'élément dont il provient, mais il prendrait
naissance, de toutes pièces, aux dépens de
parties sécrétées par celui-ci à rigoureuse-
ment parler, il ne serait doncpas produit par
un être semblable à lui, mais serait le résultat
d'une spdn! (Ch. Robin.) Ainsi,
Ch. Robia admet que la multiplication des
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