BLA 26 BLA BLA plus de 2,000 ouvriers. L'exploitation du bas- sin de Sa&ne-et-Loire remonte à 1528, mais elle n'a pris d'importance qu'en 1782, date de la fondation du Creuzot, alors petit village de 50 à 60 h. C'est en 1782 que fut constituée, sous le patronage de Louis XVI, la Société de Sairtt-Janies, pour ta création d'une fonderie aux Charbonnières. BLAPS. s. m.tgr. blapsis, action de nuire). Zool. G. d.'insectes cotéoptères hetéromeres, fam. des piméiiides. Ils sont de couleur noire, d'odeur désagréable quand on les touche ils manquent d'aites, bien què leurs élytres pa- raissentbien conformés; mais ils sont sou- dés par leurs bords. Le màle porte un bou- quet de poils jaunes sut')e te''anneau de l'abdo- meu. Le blaps présage-mort (blaps mortisaga), est un gros insecte à dos arrondi et terminé en pointe, de couleur noire, qui se tient dans les caves, celliers, craint la lumière, marche lourdement et vit de matières organiques va- riées. Sa larve ressemble & celle du ténébrion ou M)' de farine. Malgré son nom effrayant, il est tout à fait inoffensif. P. M. BLAQUE. s. f. V. Blague. BLAQUER, biaquer. v. a. En Normandie, Hourder un tnur avec de t'argite sur lattes ou sur bàtonnis. ttLA~UERXES. Quartier de Constantinople où se trouvait te palais des empereurs d'Orient; il fut entouré de fortificatious et réuni à la ville par Héraclius. Les ruines du palais des Btaquernes ou. Pentapyrgion (château des cinq tours), sont connues aujourd'hui sous le nom de Tekir-Seraï. BLAQUET. s m. Autre forme de Blanquet. BLAQtJUSRE (Edouard). Historien anglais, né vers la fin du siècle dernier. Examen histo- rique de <(t révolution espagnole, 1823, 2 vol. in-8f Ilistoire de la révolution actuelle de let Grèce, i823, in-8" Rapport sur l'état actuel de la cott/'ederftttot grecque, i823, etc. Tous ces ouvrages ont été traduits en français. Il BLA- QU)bRE (Paul). Compositeur français, né vers 1830 à Claviac (Tarn-et-Garonne), m. à Paris~e 13 avril 1868. Il composa, sans grand succès, un grand nombre de romauces, de chansons et d'études il fit même jouer quelques opé- rettes sur les petits théâtres de Paris, notam- ment Le CMeMeMr de nuit, Bouffes Parisiens, 30 août i855, etAe ~agot de Jacqueline, 1858. H réussit mieux en écrivant la musique de chan- sons de café-concert, dont lalongue sériecom- mence avec Titi Lariti, Dansez Canada, teC/ta- peau de Marguerite, Le Sapeur, La Gardeuse d'out' pour finir avec La Femme à barbe, La .~entMaMa; carottes, etc., compositions dont les titres indiquent suffisamment le degré de dis- tiuction. Composées, les premières du moins, pour MUe Thérésa, qui leur prêtait le charme de sa diction franche et nette, elles valurent à leur auteur une grande popularité. Blaquière est resté jusqu'à sa mort le spécialiste attitré et le plus en vogue de ce genre, et l'instruction mucica)e presque nulle qu'il possédait l'aurait empêché de s'élever'au dessus. Ses produc- tions se font remarquer par te tour original de la mélodie et par la connaissance parfaite qu'avait leur auteur, t'intuition, pour ainsi dire, de ce rythme particulier que l'oreille la moins musicale peut facilement retenir. BLARn. s. m. Dans qq. provinces, et en par- ticulier dans le Poitou, Ver qui se trouve dans les fruits. On dit adject. Un fruit blardé. BLAREMBERG (de). Antiquaire russe, né vers ta un du xvjue s. iVo~ce sur quelques objets découverts en Tauride, Paris, < 822 Choix de médailles antiques d'Mopo~ts ou Olbia, etc., Paris, 1822. BLARtS. i5,01S h. Comm. d'Irlande, prov. d'Ulster, été d'Antrim, située entre le Lough Neagh et la riv. Lagan, et comprenant la vle de Lisburn. BLARNEY. Vge d'Irlande, été et à kil. N-O. de Cork, sur la riv. Blarney. Vieux châ- teau fort. Les habitants de Blarney passent pour les Gascons de l'Irlande, et une pierre du château éloigne à jamais, dit-on, la vérité des lèvres qui l'ont touchée. BLARS. 526 h. Vge de France (Lot), arr. de Cahors, cant. et à 12 kil. E. de Laùzés. Sur son territoire se trouve la grotte de Marcittac garnie de stalactites et de stalagmites et d'une longueur totale de 460 m., avec un portique d'entrée.de 3 m. d'élévation. Dans la seconde salle, on remarque une colonne de 19 m.'de haut, et de 50 centimètres de diamètre. BLAHU. S'!0 h. Vge de France, arr. de Mantes, cant. et à tO kil. 0. de Bonnières. Sources ferrugineuses. Vieux château. Sei- gneurie érigée eii marquisat, par lettres de mai 1659, en faveur de Charles de Tilly. BLARU (Pierre de). Poète latin, chanoine de St-Dié, né à Paris ou Peris, abbaye du diocèse de Bâle, en 1437, m. à St-Dié en 1505. It a laissé un poème sur la mort de Charles le Téméraire, 7ns)~Me A'ana'tdos opus, M~poema de bello Nan- c~tMM libri sex, in pago S. A't'co~Ï de Portu, Nancy, 1518, in-fo, réimprimé à Nancy en 1840, avec une traduction par M. Schutz, 2 vol. in-8o. BLAS. s. m. (btâss –dugr. Mastaxet)t, en- gendrer, produire). Anc. méd. Principe de mouvement organique, indépendant de l'âme immatérielle, et qui se subdivise en autant de principes secondaires qu'il existe d'organes. Les blas, que Vanhetmont se félicite d'avoir inventés, sont, à ce qu'il parait, l'essence, ou la force première, ou le principe d'action de ta choseàtnquettei) il les fait présider. (Broussais.) BLASEMEMT. s. m. Néot. Lassitude morale, dégoût de l'homme blasé. Paris est la tête du gtobe, un cerveau qui crève de génie. qui doit avoir nécessairement lesvices d'un grand homme, les fantaisies de l'artiste, et les blase- ments du politique. (H. de Batzae,~ fille aux yeux d'O)', p. 285.) BLASE~DOBF, en hongrois Batas/h~a.l ,200 h. Bg d'Autriche-Hongrie (Transylvanie), ch.-t. de distr., à 35 kil. E.-N.-E. de Kartsburg, au eonft. de la grande et de la petite Koket, aN. de gauche du Maros chemin de fer de Karlsburg à Kronstadt. Résidence de t'évoque grec-uni de Fagaras. Séminaire, gymnase grecs. BLASER. v. a. (mot inconnu aux anciens dictionnaires, et dont l'étymologie n'est pas nxéf.; angl. blaze). Émousser, altérer par des excès le sens du goût. L'usage des liqueurs fortes lui a blasé le goût. Ces ratlinements de gourmandise ont fini par le blaser. (Acad.) H Un corps que la nature avait bien composé, Mais que ce feu qu'il boit sans .ressources a blasé. (Régnier, Sat.) L'ivresse, les narcotiques, les débilitants et les humectants, la mollesse, le sommeil prolongé, l'inertie physique et mo- raté, la froidure, la vieillesse ou t'énervation du caractère, à force de sensations multipliées, blasent les sens et jusqu'au cœur. (Virey.) Il Au moral, Rendre, à la longue, incapable d'émotions, de sentiments. L'excès de tous les plaisirs l'a blasé. Il ne rougit plus de rien, l'ha- bitude de la honte l'a blasé. La mauvaise vie qu'il a menée l'a blasé sur tout, l'a tout à fait btasé. (Acad.) jj SE BLASER. v. pr. Se rendre insensible à quelque chose par l'abus. Vous abusez de tout, vous vous blaserez. (Acad.) Mme de Vendôme mourutle 11 avril, sans tes- taments ni sacrements, de s'être blasée surtout de liqueurs fortes. (St-Sim., Mm., 484, i, éd. 1842.) Fig. Se blaser sur les plaisirs, sur les spectacles. BLASÉ, ÉE. p. pas. Un homme btasé. Un estomac blasé. li a le goût, le palais btasé. Je frémis lorsque j'entendis un de ces citoyens blasés sur les plaisirs se dire Je m'en- nuie. (Dider.) Les individus btasés deviennent, principalement dans leur vieillesse, hargneux, mécontents de tout, parce que tous les petits accidents de la vie les picotent, les exaspèrent sans cesse. (Virey.) Un auteur, homme de goût, est, parmi ce public blasé, ce qu'une jeune femme est au milieu d'un cercte de vieux libertins. (Chamf., MemoM'es et
Goëthe, qui n'est ni catholique, ni protestant,
est doué d'une impartiale facilité,, qui charme
l'indifférence universelle des âmes blasées.
(Philar-Chasles, dans Dochez.) Il Blasé de. En-
fin, ivre, énervé, ne sachant plus que faire.
Sans haine, sans amour, et toujours, & misère!
Avant la fin du jour blasé du lendemain.
(V. Hugo, Ch. du Ct-eptMC., 13.) Il On applique
à Lille le nom de blasé à l'homme dont la
figure, d'une bouffissure moite, accuse l'abus
des liqueurs alcooliques. !t y a dans le recueil
de Brute-Maison une complainte fort originale
sur les blasés. (Legrand, Pat. de Lille et de ses
e~ctr. BLASHa (Les). Comédie de Forcalquier.
F. L.
BLAStMÔN ou BtjAZtMOKT. 1,039 h. Bg de
France (Gironde), arr. de la Réole, cant. et à
7 kit N. de Sauveterre. Fabriques de pote-
ries. Ruines d'une abbaye de Bénédictins (xne e)
xive s.). Eglise (xme s.). ~ontin fortifié (xive s.).
BLASIUS (Gérard). Médecin hollandais, né
prés de Bruges, professeur de médecine à
l'université d'Amsterdam, m. en 1682. Il a
laissé une quantité de Mémoires .dans lesquels
il groupe des expériences et des faits recueillis
sur différents auteurs pour en former des ou-
vrages spéciaux sur les diverses branches de la
médecine, en citant les sources où il avait
puisé ses_documents. Anatome contracta in
gratiam discipulortem co)Mcr:p{e[ et edita, Ams-
terdam, 1666, in-12; ~hMfome med~Mos spi-
?M~s et nervorum inde provenientitun, Ams-
terdam, i666, in-12; O&sei'txt~t CKO.tontt'catu
/iomMM, simio, e~tto, utix/o, (cstudttte, echino,
glire, serpente, ardea, ua)'<)s~(«; aitt~,
etc., Leyde et Amsterdam, 16'!4, in-So ~))
tOMe compt CMi'm~tum ierrestrtum vario-
t'tt)?t, t!o!a{tHum, aq'uatHttfm, etc., Amsterdam,
1681, in-4o. ïig. Oratio de M's çutB homo na-
f/M< arta debel, ibid., 1660, in-fo Medi-
ctnft ufttUM'M, etc., ibid., 1665, in-4", etc. n
BLASIUS (Ernest). Chirurgien allemand, né à
Ber)in .en 1802, m. à Halle en 1873 il fit ses
études médicales à Berlin docteur en 1823,
médecin militaire pendant 4 ans, privat-docent
en chirurgie (1828), à HaUe professeur ad-
joint (1831), médecin en chef de la clinique
chirurgicale, 1834-i86T: ;)f (mé-
decine opératoire), 1830-1832, 3 vol. 20 éd.
1839-18.i2, avec un atlas de planches Atlas
ft/ftUt~tÇMe, Bertit), 1831-33 2e éd. Berlin,
1841-44 Leçons f<'a7nfffsr!~ Halle, 183S, 2e éd.
1846; Otc général de cAit'to'~te et d'oph-
talmologie, Berlin, 1836-38, 4 vol.; MMCMtOtt
diagonale, nouveiie méthode d'amputations,
Berlin, 1838 Études de c/Mt'tH'o praft~ue,
Berlin, 1848 Nouvelle, dtttf/e, Leipzig, 18S7
~MsMnt~ de clinique op/t de rMtit-
versité de Halle, 1868. j) BLAStUS (Jean-Henri).
Zoologiste allemand, né en 1889, m. en 1S'!0.
Fatene des ue)' de ~IHenMfyne, 1 vol.;
comprenant Les ~mmt/o'es, Brunswiek, 1857,
Les vertébrés d'Europe, Brunswick, 1840, 1 vol.
BLASKAT ou BLASRET ISLANDS. Groupe do
12 petites îles des côtes S.-O. de l'Irlande, ctô
de Kerry. La plus grande, qui a 4 kil. de
long., compte env. 150 h. (pêcheurs).
BLASON. s. m. (anc. franc. Mau;o)t, blezon;
provenç. MMO, &H~o;ita). & esp. bla-
son, armes et gloire portug. btYMffo selon
Diez, de )'ang]o-saxon b~sese, flambeau, d'où
s'expliquerait le sens d'éciat, de magnifi-
cence d'après d'autres, et plus génératement,
de l'allem. blasen, sonner du cor; ang). t/a~c,
publier; néerl. Masen, vanter, parce que ceux
qui se présentaient aux lices des anciens
tournois sonnaient du cor pour faire con-
naître leur venue.) Sens primitif de ce mot,
Bouclier, écu, surtout écu orné. Devant que
je l'aie féru sur le blazon. (J. Bodel, Sax., n,
p. 3i, éd. Fr. Miehet; xmo s.) Dessous ]a
boucle )i perce le blazon. (Raoul de Cambra,
98, éd. Le Glay.) Devant son pis,tint le ble-
zon. (Athis, Ars., 33t2, fo 109') Armoiries;
l'ensemble de l'écu armorial. Ces Masons frau-
duleux ajoutés à des vitres Contre les droits
du roi sont autant de faux titres, (Boursault,
dans Dochez.) Par ext. et Cg. L'étranger bri-
serait le blason de la Franco, On verrait,
enhardi par notre indifférence, Sur nos fiers
écussons tomber sou vil marteau. (V. Hugo,
Odes, 111, 7.) Loc. fam. Redorer sott blason,
Relever sa fortune, la mettre en rapport avec
le nom que l'on porte. tt n'aime en moi que
les millions avec lesquels il pourra redorer
son blason moisi. (F. Soutié.) 7'erHt'r, M~t'SOtt
blason, Déshonorer son origine par quelque ac-
tion honteuse ou par quelque mésalliance.
Il Science de tout ce qui est relatif aux
armoiries. Enseigner les règles du blason.
Vous pouvez apprendre à ces demoiselles
ce que vous savez d'arithmétique, de la carte
et de l'histoire: le blason est moins que rien.
(Boss., Le«., dans Dochez.) Éloge, ou Marne,
remontrance, explication, discours, conver-
sation. Princes, oyez des saiges les raisons Et
de flatteurs evitez les blasons. (Gringoire,
~oH. etKrepr., p. 26, BiM. elzévir.) Et puis,
sera ce tantost tout? Ton blason. beaucoup
me desplait. (Farce d'tw qui se fait examiner,
etc.; Ane. Th. franç., n, 384.) Sans point tenir
tant de blason, Retourner fault à la maison~
(Farce moralisée, Ane. th. franç., r, 159.) Aussi