BLA BLA BLA 25 ~` 4 vin de Champagne..(A. Karr.) Sorte de pe- tit vin blanc de Languedoc. De la blanquette de Limoux. (Acad.) ~j Vitic. Var. de cépage avec lequel .on fait le vin connu sous le nom de M de Limoux. Dans le pays ce cépage
est appelé m il vient, dit-on, du Levant.
On foute le raisin dès qu'il est cueilli, on sou-
tire après 2 ou 3 jours et on passe à travers
un chausson de laine, puis on remet en fût
pour que la fermentation continue; la même
opération est recommencée deux fois. ]I faut
mettre en bouteille en pleine lune de mars.
Il Variété algérienne d'olives. j) Sorte de
ragoût fait ordinairement de veau ou d'a-
gneau, et dont la sauce est blanche. Blan-
quette de veau, de volaille. (Acad). Blan-
quette de dindon aux truffes. (Souper du roi,
18 janv. 1751.) Le peuple qui a inventé la
soupe à la tortue et la blanquette de veau
aux confitures est capable de tout. (Tous-
senel.)
BLAKQUI (Jean-Dominique). Magistrat et
publiciste français, né à Nice en 1759, m. à
Paris le ier juin 1832. U était magistrat à
Nice, lors de l'annexion du comté à la France
en 1793. Nommé député du nouveau départe-
ment des Alpes Maritimes à la Convention na-
tionale, il signa le 6 juin 1793, la protestation
contre les mesures qui furent la suite des jour-
nées du 31 mai et suivantes, et fut alors com-
pris dans les 73 députés décrétés d'accusation.
H resta en prison jusqu'après le 9 thermidor.
Mais le 8 juillet 1793; il fut réintégré et nommé
membre du Conseil des Cinq-Cents. It en sor-
tit en 1797. Nommé après le 18 Brumaire sous-
préfet à Puget-Théniers, il occupa cette place
jusqu'en 1S14, époque de l'occupation du
comté de Nice parles Piémoatais. Pendantles
Cent-Jours, il fut nommé sous-préfet de Mar-
mande, mais il fut destitué en 181S. II vint
alors se fixer à Paris. On a de lui un grand
nombre de rapports intéressants sur les mon-
naies, les poids et mesures, les canaux et les
grandes routes. 11 est aussi l'auteur d'une bro-
chure intitulée J~OM agonie de démets, Paris,
1194, in-8o. G. D, BLANQUI (Jérôme-
Adolphe). Célèbre économiste, fils du précé-
dent, né à Nice le 21 novembre 1798, m. à
Paris en 1854. D'abord répétiteur à l'institution
Massin, il fut mis en rapport avec J.-B. Say,
sous les auspices et par les conseils duquel il
étudia tes sciences économiques. Il se fit d'abord
connaître en 182S, par un cours public professé
à l'Athénée sur r~tstotre de MCMfC[sa<:onMtd us-
trielle des nations européennes. En 1830, il de-
vint directeur de l'École spéciale du Commerce,
et, en 1833, il succéda à J.-B. Say dans la chaire
de professeur au Conservatoire des Arts et-
Métiers. De 1846 à 1848, il siégea à la Chambre
des Députés, où il se fit remarquer par la pro-
fondeur de ses connaissances spéciales et ses
travaux au sein des commissions. En 1851,
l'Institut (Académie, des Sciences morales et
politiques), dont il était membre depuis 1838,
le chargea de lui rendre compte de l'Exposi-
tion universelle de Londres. I[ fut aussi chargé
de plusieurs enquêtes industrielles dans les
départements manufacturiers, et particulière-
ment dans celui du Nord, où il révéla, en 1840,
la lamentable situation des ouvriers tisserands.
Outre un grand nombre d'articles de journaux
il a publié Histoire de fEco~ontf'e politique en
~to'ope, depuis les anciens jusqu'à nos j'ottrs,
Paris, 1837-1842, 5 vol. in-8o Voyage e)t/t)Kj~-
terre, 1824, iu-8" Voyage à Nadnd, 1829, in-8o
résume de l'Histoire du Commerce et de ~/ttdMS-
'!€ Précis élémentaire de politique,
1826; Histoire de !'JEa:posttMK des produits de
l'Industrie française en 1827, in-8o, 1827 .R
po't su)' la Corse, 1838 Rapport sift- l'Algérie,
Paris, 1840, in-8"; Rapport sur l'Exposition
universelle de Londres, 1851 Co;ts;detY[
sur l'état social de la T'tM'f/Mte d'Europe, 1841;
notices Sur le mtKMfre anglais, //MS&tssottj Sur
J.-B. Say, etc., etc. -G. D. )j BLANQUI (Louis-
Auguste). Homme politique français, frère du
précédent, né à Nice en 1805,'m. en 1881.
D'abord précepteur dans une famille, il étu-
dia le droit et la médecine à Paris, mais bien-
tôt il se jeta dans l'arène politique et révolu-
tionnaire, et sa vie entière se passa au milieu
des complots et des conspirations contre le
pouvoir, ce qui lui valut de longues années de
prison. Au milieu des élections de 1827, il fut
Hessé d'une balle au cou dansl'échaunburée
NCT.,DE9 DICT. T. )!.
de la rue St-Denis'. H prit une part active à
l'insurrection de Juillet 1830, et toujours mû
par l'idée révolutionnaire, il se posa en cham-
pion de la cause populaire contre la bour-
geoisie et le gouvernement de Louis-Philippe.
Acquitté par le jury dans le procès des Dix-
neuf, son exaltation à l'audience lui valut un
an de prison. Il fut de nouveau condamné, en
1836, pour délit politique dans l'affaire de la
rue de Lourcine. A peine remis en liberté par
l'amnistie de 1837, il reprit son rôle de cons-
pirateur dans la société des Familles, qu'il
transforma en société des Saisons; de concert
avec Barbés et Martin-Bernard, il organisa
l'insurrection du 12 mai 1839, qui fut vite
comprimée. Il échappa pendant 6 mois aux
recherches de la pohce, fut pris enfin et com-
parut devant la cour des Pairs qui le con-
damna à mort. La peine fut commuée en celle
d'une détention perpétuelle; il la subit au
Mont-St-Michel, mais sa santé s'altéra dans
les rigueurs du régime cellulaire et il fut
transporté à l'hospice de Tours, où les soins
lui furent prodigués. Aux premières nouvelles
dela révolution de Février 1848, Blanquiaccou-
rut à Paris pour y reprendre la série de ses com-
plots contre le gouvernement provisoire'qui,
selon lui, ne représentait pas .une révolution
assez radicale. Il devint l'âme de la société ré-
publicaine qui siégeait au Conservatoire, et il
dirigea la manifestation du 17 mars, qui fut
comprimée par la'résistance de Barbès, Louis
Blanc et Cabet. Sur ces entrefaites, la Revue
fj de Taschereau publia un rapport
trouvé dans les papiers des Tuileries sur l'é-
meute de 1839, rapport qui était attribué à
Blanqui comme dénonciation de ses anciens
complices. Barbes, déjà séparé de Blanqui,
l'accusa ouvertement de trahison. Celui-ci se
défendit vigoureusement; la question resta
indécise, mais ce fut pour Blanqui un échec
dont il voulut se reiever par de nouveaux
coups d'audace. Il prépara une nouvelle ma-
nifestation, celle du 15 avril, qui fut para-
lysée par Ledru-Rollin, puis l'attentat du 15
mai contre l'Assemblée nationale. A la tête
d'une foule fanatisée par lui; il envahit la
chambre pour y présenter une pétition en
faveur de la Pologne, et il s'empara de la tri-
bune où il articula ses récriminations. La
force armée ayant dissipé l'émeute, Blanqui
fut arrêté qq. jours après, et condamné à,10
ans de prison par la haute cour de Bourges; il
fut enfermé à Belle-Isle, fit une tentative d'é-
vasion qui faillit réussir, fut transporté en
Corse, et, à la fin de sa peine, déporté en
Afrique. L'amnistie de 1859 lui permit de
rentrer en Fraùce, mais un nouveau complot,
en 1861, lui attira encore 4 années de prison,
avec privation de ses droits civiques pendant
5 ans; il subit sa peine à Ste-PéIagie et l'acheva
dans une maison de santé. La révolution du
4 septembre 18~0 le ramena à la tête de son
parti; il fonda à Paris une feuille incendiaire,
la Patrie en danger, où il réclamait les me-
sures les plus radicales et les plus violentes.
Chef de bataillon de la garde nationale à Mont-
martre, il devint un moment membre du
comité du Salut'public, et son premier acte
fut d'ordonner l'arrestation des membres du
gouvernement de la Défense, puis de tenter
un coup de main sur la préfecture de police.
Il fut arrêté, relâché, recherché de nouveau à
propos de l'insurrection du 31 octobre, et il
quitta Paris après l'armistice. tl échoua comme
candidat radical aux élections de février 1871.
Après l'insurrection du 18 mars, il fut nommé,
quoique absent, membre de la Commune.'
Arrêté par ordre de M. Thiers, il fut conduit
en Bretagne au fort du Taureau, refusa de
répondre à l'interrogation et fut condamné à
la déportation dans une enceinte fortifiée, par
le 4e conseil de guerre siégeant à Versailles,
pour excitation à la guerre civile. Le mauvais
état de sa santé fit suspendre son envoi à la
Nouvelle-Calédonie et il fut transféré à la
maison centrale, de Clairvaux. Maintes fois la
presse radicale réclama la liberté du vieux
révolutionnaire, qui, était pour elle un dra-
peau, presque un fétiche; elle parvint à le
îa.ire nommer député aux élections du 20 avril
1879, quoique sa condamnation le rendit iné-
ligible. La Chambre annula cette élection le
3 juin, et le 9 du même mois, il fut gracié par
le gouvernement, ce qui le plaça en dehors de
l'amnistie et des droits politiques. Blanquifut
plutôt un chef d'émeute qu'un chef d'école;
.U n'à formulé ni un programme ni un prin-
cipe; il est resté en dehors des théories poli-
tiques et sociales qui s'appuient sur une idée
il fut avant tout un homme d'action, un révo-
lutionnaire toujours à l'oeuvre, un insurgé
intransigeant, audacieux, ennemi de l'ordre
social, qu'il attaquait aveuglement dans l'es-
poir chimérique d'améliorer le sort des pro-'
létaires. Le seul résultat qu'il obtint fut de
passer une partie de sa vie en prison et de
compromettre les idées de liberté par les excès
de la licence.. a a écrit, dans les loisirs for-
cés de sa captivité, une élucubratio~ fan-
taisiste .L'B d les astres, Paris, 1872,
in-So.-A.B.
BL.AKQMER. s. m. (blan-kié de blanc).
Ouvrier qui fabrique les mouvements d'hor-
logerie en blanc, c.-â-d., simplement ébau-
chés.
BLAKQNER. s. m. (de blanque). Celui qui
porte une blanque. Divisé [le Ballet dit //
donné à la cour en 1643] en quinze entrées,
sçavoir le tourniquet, le crocheteur, le por-
teballe, le coupeur de bourse, le blanquier..
(Beauchamps, Rech: du t: 3, p. i22.)
–F. G.
BLAK~MLLO. s. m. (blan-ki-llo, M mil.)
Sorte de blé exotique. En blés exotiques, les
blanquillos ne sont pas payés plus de 40 fr.
(JoMrtt. offi., 3 novembre 1874, p. 6,677,
3e col., ap. Litt., ~ttpp.)
BLAKSKO. 2,986 h. Bg d'Austro-Hongrie,
ch.-I. de distr. de la Moravie, cercle et à
21 kil. N. de Brunn, sur la Zwittawa et le ch.
de fer de Vienne à Prague. Usines et château
des princes de Salm. Ruines de l'ancien chà-
teau fort de Blansko.
BLAKTYHE. 1,300 h., 8,470 avec la com-
mune,comprenant la fabrique et 5 villages.
Bg d'Ecosse. (Lanark), à 6 kil. N.-O. de Ha-
milton. Usine métallurgique et filatures. Patrie
deDavidLivingstoae.
BLAKZAC.773 h. BgdeFrance (Charente), arr.
et à 26 kil. S.-O. d'Angoulême, ch.-I. de cant. sur
le Né. Eaux-de-vie, petites champagnes. Eglise
des X!e et xu;e s. Ancien siège de baronnie, avec
donjon roman. Tumulus à Porcheresse. Ab-
baye de l'ordre de Saint-Benoît, sécularisée au
xme s. C comm. 9,703 habitants.
BtAKZAY. 1,629 h. Bg de France (Vienne),
arr., cant. et à 7 kil. de Civray. Dolmen mo-
numents mégalithiques château fort de la
Mailiotiére. Église du xve siècle.
BLAKZE. s. m. (de brace, brance, blé, mot
qui, suivant la remarque de Littré, est donné
dans les auteurs latins commegaulois). Variété
de blé du Nord de la France.
BLANZY. 4,227 h. Vie de France (Saône-et-
Loire), arr. d'Autun, cant. et à 13 kil. S. de
Monteenis, sur le canal du Centre et la Bour-
bince, et le ch. de fer de Moulins à Chagny.
Importantes mines de houille et verrerie. An-
cien château du Plessis. !) BLANZY (mines de).
Les principales concessions formant les mines
de Blanzy sontcellesdeMontchanin, Monteeau-
les-Mines, Blanzy, formant ensemble une su-
perficie de 8,753 hëct. en grande partie recou-
verte par des dépôts appartenant au trias. Là
houille y présente des couches très variables,
dont l'épaisseur atteint et déphsse~ parfois
40 m. mais la richesse du bassin est com-
pensée par le grand .nombre des morts-
terrains qui s'y rencontrent. Le gîte de Blanzy
se compose de deux couches de 20 m. celui
de Montchanin et du Creuzot présente des
renflements où l'épaisseur atteint 30 et par-
fois plus de 40 m. à Montceau, l'étage supé-
rieur n'a guère que 5 m. en trois couches, et
1 étage inférieur deux couches: l'une de 12 et
l'autre de i4 m., soit en tout 29 m. de houille
reportés sur 500 m. de dépôt, env. '/is. Ce
bassin renferme des houilles demi-grasses et
maigres à longue flamme, des houilles
citeuses et qq. couches de .houilles .grasses,
dont l'ensemble correspond à peu près aux
produits de Newcastle. La puissance calorique
de ces charbons se traduit par une évapora-
tion de 6 k. 10 à 6 k. 60 d'eau à l'heure.
L'exploitation, qui comprend quatre cités ou-
vrières groupées autour de Montceau, avec
une population de plus de 6,000 âmes, pré-
sente un développement de 40 kil. de galeries
pourvues de chemins de fer.. On y compte