24 BLA BLA BI.A à Lyon, est dite Crypte desamie B!aM(!tM. F:Ie2juin. BLAKDUS!E ou BANDUStE. Fontaine du ter- ritoire de la ville de Blandusium ou Bandusium, dans l'Apulie, près de Venouse, célébrée par Horace, Odes; 0 yons ~< splendidior vitro. <
BLANDY. 625 h. Bg. de France (Seine-et-
Marne), arr. de Melun, cant. et à 8 kil. N. du
Châtelet. Château de la famille deCondé (xme s.),
dont il reste un donjon de 33'" et quatre tours,
avec fossé de 20m, et souterrains. Eglise de.)a
même Époque. Patrie de l'architecte Gittard,
m. en 1686.
BLANE. s. m. (gr. blanos, myope). Zool. G.
de sauriens, fam. des amphisbénides. Ce genre
doit son nom à ce que les yeux sont cachés
sous la peau. Le btane ce)td)'~(6
appelé aussi roux ou cendré,
est Ja seule espèce de cette fam, qui se trouve
eu Enrope elle habite l'Espagne et le Portu-
gal. P. M..
..BLAKES. 5,000 h. Vie d'Espagne, prov. età à
45 kil. de Girone (Catalogue). Port de cabo-
tage. Fabrication de dentelles.
B) ANGEBVAL. iSO h. Vge de France (Pas-
de-Calais), àrr. et cant. de St-Pol. Ancienne
seigneurie de l'Artois, qui, après avoir appar-
tenu à la maison -du Bois-de-Fiennes, fut
érigée en comté, en 1664, en faveur de Jérôme-
Philippe du Châtel.
BLANGINI (Giuseppe-Marco-Maria-Felice).
Chanteur, professeur et compositeur de mu-
sique, né àTurin le 18novembren81.m.àParis
le 18 décembre 1841.Admis à l'âge de 9 ans parmi
les choristes de la cathédrale, il fit de rapides
progrès sous la direction d'un élève du père
Martini, l'abbé Ottani. En 179?, l'invasion du
Piémont par les Français ayant forcé sa famille
d'émigrer, Blangini vint à Paris et, se mit
à composer un grand nombre de romances
-a 1, 2 et 3 voix(ttoctWKe), qu'il chantait lui-
même très agréablement et qui )e firent con-
naître et comme compositeur et comme pro-
fesseur de chant. L'auteur du Pftsotttiet',
Uella Maria, était mort, laissant inachevé un
opéra, La Fausse Duègne Blangini fut choisi
pour le terminer, 'et cette bonne fortune lui
ouvrit les'portes du théâtre. Appelée à Mu-
nich en 1805, il y avait fait jouer un petit
opéra intitulé Encore un tour f Calife, qui
lui valut le brevet de maître de chapelle de
l'électeur de Bavière son titre ne l'empêcha
pas de revenir à Paris et de faire jouer la
même année au théâtre Feydeau C/tt'mëfe et
t'<*aMt< et l'année suivante à l'Opéra JVep/ttaH
ou Les Ammonites: En 1806, la sœur de Napo-
léon, la princesse Borghèse, le choisit comme
maître de musique en 1809, le roi Jérôme le
nomma directeurgénéralde sa musique.Blan-
gini dut quitter Paris pour Casse) où il séjourna
jusqu'en 1814 et où il fit représenter un grand
nombre d'opéras Le Sacrifice (!t&)'o/)ant et
i'/tmoM)'p/)t (1811), Naufrage comique,
La 7''ee Unj~e et La PWMCMM de Cachemire,
1812. Revenu a Paris avec le titre de surin-
tendant de la musique du roi, il ne tarda pas
a devenir le professeur de chant favori de
toute la haute société et put même compter
un moment au nombre de ses élèves 3 reines,
12 princesses et 25 comtesses. Blangini fut,
du reste, toute sa vie, un musicien courtisan.
Plusieurs de ses ouvrages dramatiques,
quoique oubliés à l'heure qu'il est, furent, à
.l'époque, accueillis avec faveur. Il a encore
fait jouer Le jeune Oncle, 1S20 Les Femmes
vengées, 1821 Le Coureur de veuves, 1827 La
.Va)' (1831), en collaboration
avec Carafa et Cherubini. On lui doit, en outre,
174 romances (en 34 recueils), dont la faveur
se continua longtemps après la mort de leur
auteur 1TO ttbctMmes a 2 voix 17 recueils de
MUMOtteHes pour 1 et 2 voix pluisieurs càn-
ta 4'messes à 4 voix, 6 motets. Comme com-
Blangini eut toujours plus de savoir
faire que d'inspiration ses compositions sont
en général faciles, agréables, écrites avec
goût et même avec élégance; ses romances
manquent souvent d'originalité, l'idée n'en
est jamais bien nette et quant à ses ttochtt'nes,
genre' qu'il importa en France, ils sont, au.
point de vue de l'harmonie, bien au-dessous
de ceux d'Asioli, dont les duos sont,'à cet'
égard, de parfaits modèles. Un ancien seeré-
taire du prince Borghèse, Maxime de Villema-
rest, a publié son autobiographie, sous le titre
de SoMuent)'s de MaK~mt, Paris, 1834, in-8".
L'ouvrage est intéressant, en ce sens qu'il 1
donne une peinture assez exacte de la vie d'un
artiste à cette époque, mais on y chercherait
en vain des renseignements de quelque uti-
lité pour l'art musical.
BLAKGY-LE-CtiATEAU. 705 h. Bg de .France
(Calvados), arr. et à 9 kil. de Pont-t'Evëque,
ch.-t. de cant., sur le Douet, affl. de la Touque.
Cant.: 1S com. 6,847 habitants. Il BLANGY-
SUR-BRESLE. 1,632 h. Bg de France (Seine-
Inférieure ), arr. et à 23 kil. de Neuf-
chàtel, ch.-). de cant. sur la Bresle et le ch. de
fer du Tréport à Abancourt avec prolonge-
ment sur Beauvais.' Filature et tissage dé
coton, tanneries. ËgUse du xmes.; manoirs
de Hatténaux et de la Fontaine, xvie s. Cime-
tière franc découvert en 1862. .CttMt. 23
com.; 12,534 habitants.
BLANIULE ou BLANJULE. 9. m. ZooL G. de
myriapodes chilognathes, fam. des julides.
Le 6~[Hi!< (b~Mt~MS (;fMMu!oh
une espèce fort commune en France, où on la
trouve par masses souvent considérables dans
les' jardins et les champs. Malgré sa petite
taitie,2cent.àpeine, elle y cause de grands dé-
gâts. Sa couleur est brun sale .avec une série
de taches rouges en forme de virguic de chaque
côté du corps. Elle s'attaque surtout aux se-
mences (haricots, citrouiUes, concombres, etc.),
qu'elle empêche de .lever, et aussi aux ra-
cines charnues, aux fraises mûres, etc.– P.M.
BLASHENBERG..735 h. Vge et château-fort
de Saxe, sur la Saale formant un enclave
prussien dans la principauté de Reuss, sur la
frontière bavaroise; présid. et à 100 kil. S.-E.
d'Erfurt. Minerai de fer et usines métallur-
giques.
BLANHEKBEKGHE. 3,011 h. Bg de Belgique,
arr: et à 15 kil. N.-N.-O de Bruges, sur la mer
du Nord, reiie par un canal avec Bruges et
Ostende. Port de mer et bains.tres.fréquentés.
Stat. du ch. de fer de Bruges.
BLAKm;NBURG. 4,500 h. Vie du duché de
Brunswick, ch.-I. de cercle et de cant., à 72
kil. S.-E. de Brunswick, sur la pente septent.
du Blankenberg, ch.-). de l'administration des
mines et de l'usine du Harz. Ancien château
des princes de Blankenburg. Lycée. Gymnase
pour les jeunes filles. Carrières de marbre.
Cercle: 474 kil. car; 22,537 habitants. j) BLAN-
KENBURG. 1,350 h. Ch.-I. de distr. de la prin-
cipauté de Schwarzbourg-Rudolstad, à 10 kil.
S.-O. de Rudolstadt. Ruines du château du
Grafenstein. Aux environs, curieux rochers
dits Rochers-du-Diabie.
BLAKKEKESE. 3,320 h. Vge de Prusse (Hols-
tein), sur l'Elbe, à 9 kil. d'Altona. 240 barques
ou navires naviguent sur le fleuve. Aux envi-
rons, villas et chàteaux de plaisance des négo-
ciants de Hambourg.
BLANKEitFELD. 475 h. Vge de Prusse
(Brandebourg), à t9'kii. S. de Berlin. Bataille
entre les Français et les Prussiens, le 23 août
1813.
BLANKEKSTErN. 1,329 h. Vge de Prusse
(Westphalie), sur la Ruhr, à 8 kil. S. de
Bochum. Mines de houiiie et de fer oligiste.
BLA,NOT. 679 h. Vge de France (Saône-et-
Loire), arr. de Maçon, cant. et à 57 kil.
de Liernais. Grottes avec stalactites et
stalagmites dans les flancs de la montagne de
St-Romain. Clocher du xe s., remarquable par
son architecture et son élévation.
BLANPA)N (Jean). Religieux prémontré, né
au Vignot, près de Commercy, en 1704, m.
vers 1765 professa la rhétorique, la philoso-
phie et la théologie à l'abbaye d'Estival dont
il devint prieur, curé, puis othciai.'Après avoir
travaiUé avec le P. Hugo,' à l'ouvrage intitulé
SacffB Mttf/Mt~tM monumenta, 2 voi. in-fo, il
se brouilla avec son collaborateur, et attaqua
leur ouvrage commun, dans le jMf/emMit des
écrits de' M. //tf de PtoMmaMe, abbé
d'Estival en Lorraine, historiographe de tordre
des Premonires, Nancy, 1736, in-8o. On lui doit,
en outre C/tfoniCOH BaMut)H de Ninove cum
notts, 1729; Chronique inédite de l'abbaye de
Vtca~ne et il a'travaiiié aux Annales des Pré-
MtO~ref!
BLAKQUE. s. f. Variété de raisin.
.'BLAKQUE. s. f. (bianca, de bianco, blanc,
parce que-les billets blancs étant plus nom-
bréux que ceux qui portaient des devises, le
nom en fut donné & fa loterie.) Espèce de jeu
en forme de loterie, où ceux dont les billets
ou les numéros correspondent à certains chif-
fres, à certaines figures, gagnent quelque lot.
Faire une blanque. Tirer.une blanque. Avoir
un bon billet à la blanque. (Acad.) Ces blan-
ques étaient des espèces de loteries ou le billet
blanc (Manque), perdait, où le billet à béné-
fices faisait gagner les sommes et les bijoux.
dont it portait la désignation. C'était, selon
Pasquier, une importation italienne, et l'ex-
pression entendre le n: en venait. (~c-
cherches de ta France, I. vn;, c. xux.) Ces blan-
ques, sous Henri IV, étaient devenues de véri-
tables académies dejeux. On a vu, ditL'Eëtoiie
(18 mars 1609), un fils de marchand perdre
dans une séance, soixante mille écus, n'en
ayant hérité de json père que vingt mille. Les
blanques faisaient rage à la foire S. Germain.
Le nommé Jonas, ajoute L'Estoile, fi loué
une maison pour tenir une de ces académies,
au faubourg St-Gormain, pendant l'espace de
quinze jours, durant la durée de.la foire, et
d'icette maison adonné quatorze cents francs. »
(Le//asa)'ddc~B 1S49, note,
dans les Variétés hist. et liltér., t. n, BiMioth.
eizévir.) ~j. Fig. Le Parnasse, autrefois, dans
la France adoré, Faisoit pour les mignons un
autre âge doré; Notre fortune enflait du prix
de nos caprices, Et c'était une blanque à de
bons bénéCces. (Corn., Excuses à ~tnsfe.) Il
Hasard. A la Manque, A tout hasard. Il Dans
les jeux où l'on tire au sort, Coup où l'on n'a-
mène rien. Fig. S'il n'eût pas pris cette
précaution, il ne tenait rien; il n'aurait pas
touché une blanque de sa dette. (Le Sage,
Gttsma)!, i, 2.) F. L.
BLANQUEFORT. 2,879 h. Bg de France (Gi-
ronde), arr. et à 10 kit. de. Bordeaux, ch.-I.
de cant., sur la Jalle. Filatures de soie. An-
cien ch.-t. de seigneurie. Château féodal du
xi~ s. Dernière place restée aux Anglais en
Guyenne, prise par Dunois en 1453. Patrie de
Bertrand de Banquefort, grand maître des
Templiers(1158) etdes frères Dupaty.–C~nt.
10 com. 16,817 habitants.
BLAKQUET. s. m. (Man-kè autre forme
de N Pèche. Blanchaille. Agric. Ma-
ladie des jeunes oliviers. )j .Hort. Espèce de
poire. La poire de gros blanquet est te vérita-
ble blanquet musqué. (La Quint., ~Mjardftts.)
La.poire degrosblanquet est fort différente de
celle qu'on appelle simplement blanquet, ou
petit blanquet. Elle est plus hâtive de 15 jours,
plus grosse, moins bien faite en poire que le
petit blanquet.; elle colore un peu, même en
buisson,et a la queue fort courte, fort grosse, et
un peu enfoncée son bois, qui est menu, et sa
feuille approchent assez du bois et de la feuille
de la cuisse-madauie; au lieu que le bois du
petit blanquet est d'ordinaire fort gros et
assez court. Le gros blanquet est aussi fort
diU'érent de la blanquette à longue queue. il
réussit fort bien, soit en buisson, soit en arbre
de tige. Il ci.) Le gros blanquet est une poire de
l'entrée lie juillet et le petit blanquet de la
fin de juillet. (Id.) Le blanquet musqué, ou la.
blanquette musquée, est une puire du com-
mencement de juillet, ressemblant.assez par
sa grosseur et par sa figure à un muscat Ro-
bert elle a la peau fine, le coloris d'un jaune
blanc, qui se teint un peu à l'aspect du soleil;
sa chair est un peu ferme, si bien qu'elle n'est
pas sans marc et sans pierre mais l'eau en
est fort douce et fort sucrée. (Id.)
BLAKQUEf (Samuel). Médecin naturaliste
du xvme s., né près de Monde, m. en nSO.
t.a:an:c)t de la nature et t)er;M des eaux de Gévau-
d Mende, 1728, in-4o ..EpM de a~tfa
ottœ Mt saxa o6nsf<'sdt. Monde, 1731, in-4o
DMCOMfs pour servir de plan à !tM Haht-
t-cMe du Getjantdam, 1730 Lettre à ;)/. Doda)'<
ait sujet de la peste, Paris, 1722, etc.
BLANQUETAQUE. Gué de la Somme, à 5 kil.
N.-O: d'Abbeville. H fut traversé par l'armée
d'Edouard III, 'en 1346, deux jours avant la
bataille de Crécy.
BLANQUETTE. s. f. (de blanc). Sorte de
petite poire d'été, qui a la peau blanche. Un-
poirier de blanquette. De la blanquette. (Acad.)
V. Blanquét. Sorte de raisin qu'on nomme'
autrement Chasselas doré. A Limoux, par
exemple, on se trouve dans la nécessité de
mettre'la. fameuse blanquette au-dessus du~