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BLA BLA BLA

Ne pas réussir, ne servir à rien. Tous tes'soins
et toutes les galanteriesqu'ils employèrent ne
firent que blanchircontre safroideur.(Furet.,
Rom. bourg., 1. t.) Comme ils avaient à faire à
un homme fin et éclairé, leurs stratagèmes ne
firent que blanchir. (Perr., Par. des anc. et
des mod., 4~ diat.) Tous les sermons du monde
n'y feront que blanchir. (Bussy, à Mme de Scu-
déry, 23 oct. 16?0, Corr., t, 327.) Lorsque
deux vrais amans se sont trouvés aimables,
Rien de leur passion ne les peut affranchir,
Devenir laids, Iris, devenir misérables, Tout
cela ne fait que blanchir. (td., ~em.~ Max.d'am.,
2e part.) Jamais rien n'a pu la fléchir, Vers,
prose, soins et complaisance, Discrétion, per-
sévérance, Tout cela.. ne fait que blanchir.
(S. Evrem., Lett. de l'autre monde.)- On a
dit, d'une manière analogue, Ne savoir que
blanchir. Une vertu ordinaire ne saurait
que blanchir contre un aussi juste sujet de
s'atBiger qu'est le mien. (Boil., ~e«. à Rac.;
19 mai 1681.) Cet homme n'a fait que
blanchir devant un. tel autre, Malgré tous
ses efforts il lui est reste bien inférieur.
)~ BLANCm,!E,p. pas. Une tête blanchie par
lâge. Un guerrier blanchi sous les armes.
(Acad.) Seul appui, seul honneur de mes
cheveux blanchis. (J. Chén., Tib., i, :.) Au
loin se déployait la vallée incertaine et blan-
chie par la lune. (G. Sand). D'un poil déjà
blanchi mélangeant la noirceur, Ta barbe étale
aux yeux son incuite épaisseur. (Delille). Le
Rhône altier m'appette, et je porte mes pas
Jusqu'à ces monts blanchis par d'éternels fri-
mas. (La Harpe.) j~ Fig. Non, il n'est point
d'àmesi sainte. D'homme dans la vertu blanchi,
Qui, des tentations pleinement affranchi, N'en
sente quelquefois t'atteinte. (Corn., [mit., t, 13e
éd., 16S1.) La politique la plus consommée, la
plus artificieuse, la politique blanchie dans
toutes les ruses et les finesses de son métier,
a ses jours de témérité et d'étourderie elle
perd ta tête. (Monta)., Dise., 21 janv. 1847.) )~
En t. de l'Ecriture, Des sépulcres blanchis,
Des gens hypocrites. F. G.

BLAKCHtS. s. m. Eaux et forêts. Entaille
faite avec la serpe aux arbres qui doivent être
coupés. On dit aussi Mro!')'.

BLAKCtHSSAGE. s. m. Action de nettoyer
le linge; résultat de cette action. Elle avait
mis sa robe lilas, qu'un dernier blanchissage
avait rendu presque rose. (G. Sand.) Opéra-
tion du raffinage en parlant du sucre.

BLAKCHtSSAKT, AKTH. adj. Qui blanchit,
qui devient blanc. Elle te reconnait à l'instant,
malgré sa pâleur maladive, sa barbe blanchis-
sante et son manteau déchiré. ( Chateaub.
jt/ew. ) La rive au loin gémit blanchissante
d'écume. (Rac., 7p/n;y., v, 6.) F. G.

BLAKCtnsSEME. s. f. Lieu, établissement
-où l'on blanchit les toiles, le linge, la cire, etc.
On a établi des blanchisseries en plusieurs en-
droits du royaume. (Trév.)

BLAXCtHSSEUR, EUSE. Celui, celle qui blan-
chit du liuge. Blanchisseùr au mois, à t'année,
la pièce. rAcad.) Il est défendu aux blanchis-
seuses et lavandières de laver leur linge en
certains endroits à Paris, et aux porteurs d'eau
de puiser leur eau auprès des bateaux des
blanchisseuses et lavandières. V. le Traité de
la police de M. de la Mare, t. r, p. Ml, 558.
(Trév.) La population du Gros-Caillou est toute
composée de blanchisseuses, une rude popa-
lation defemmesarméesdebattoirs. (Michelet).
Blanchisseuse de .~M, Celle qui ne blanchit
que le linge fin, comme cravates, cols, chemises,
etc. B~tM/tMseu; blanchisseuse de ~ros, Ce-
lui, celle qui ne blanchit que le gros linge, les
grosses pièces, telles que draps, serviettes,
torchons. j~ Trivial. B~ncMsseMse de
depipes, Femme quin'apasdemétieravouabte,
femme de mauvaise vie. )j On dit proverb.
d'un homme qui a du linge sale, qu'il porte le
deuil de sa blanchisseuse. (Trév.) Argot.
Avocat, parce qu'il btanchit les accusés, les
fait paraître innocents.

BLANCtHSSURE. s. f. Tache de blanc sur un
habit. T. de prov., usité dans la Franche-Comté.
BLA~CHOEUVMER. s. m. (blan-cheu-vri-é
de blanche, et (Btture). Corn. Fabricant et
marchand de gros outils tranchants. )~ L'an-
cien français avait le substantif féminin
S~McAe-œuM-e. (V. Blanc.)

BLA~CHON. s. m. Sorte de lièvre blanc. Le
Manchon est moins grand de moitié, s'élance

comme 'un trait, s'arrête sur !e cul pour at-
tendre les chiens, repart lorsqu'ils sont près
de lui, et les fatigue par ses rendonnées con-
tinuelles et ses nombreux retours. (Doneand
du Plan, Alb. du chass., p. 100.) Les blan-
chons ou Mèvres blancs. (td~,<&id., p. 235.)
BLAKCHOK (Joachim). Poète français, à
Limoges vers 1553. Premières œuvres po~Mt%
Paris, 1583,in-8", rare.

BLANCHOT. s. m. (dimin. de blanc). Espèce
de pie-grièche.

BLANCttOT (Pierre). Jurisconsulte français,
à Arnay-te-Duc en 1591, m. en 1632. La
Justice, vraieimage deJésus-Christ, Lyon, 1627;
De ~'MSttM distributive, journal des rois et con-
seillers d'État, 1635, etc.

BLANCHO~ER.v. n.(Man-choi-ié;yx franç.
blanchoier, 6~ncAeer, blançoier, blancheier,
blainchoier, de 6~:nc;provenç. blanquejar, esp.
6MMt ital. 6M)tc/KtSf changey en t
devant un e muet il 6tancAotera prend un i
'après y aux deux premières pers. pl. del'imp.
de l'indic. et du suM. prés. que vous blan-
choyiez). Blanchir, devenir blanc, paraître blanc,
avoir un reflet blanc. Par ceste barbe que
veez blancheier. (Rol., v. 261, éd. L. Gautier;
x[e s.) Quant voi la prime florete Blanchoier
aval ces prés. (Nom. et pasteur. des xue et xmo s.,
dans Bartsch, n, 24, 1.) )j Vieilli, quoique très
bon et aussi régulier que verdoyer.

BL.ABrCKnOF(Antoine),surnomméjM?tMftf'<.
Peintre hollandais, en 1628, à Alcrnaër, m.
en 1670, élève de César Van Ëverdingen. Ses
marines sont estimées.

BLAKC-MADAME. s. m. (blan-ma-da-m').
Variété de raisin blanc.

BLAi~C-MAKCER. s. m. A. culin. Gelée.qui
se fait avec du lait, des.amandes, du sucre et
de la colle de poisson, et qu'on aromatise avec
du rhum, dela.vani))o, etc. Depuis six mois,
il ne vit que de blancs-mangers. La duchesse,
remarquant que le cardinal aimait fort le
blanc-manger, en fit apprêter un qui était
empoisonné. (H. Beyte.) )) Fig. Choses déli-
cates. Nous sommes de bien grossiers person-
nages, et ce bon monde qui vit de blanc-
manger littéraire a bien raison de nous mé-
priser. (Ste-Beuve.)

BLAKCMANSAïS. s. f..Nom, dans la Vienne,
d-un cépape blanc, dit aussi Chenin.
BLANCMESML. V. Potier.

BLANC-NEZ. s. m. Zool. Syn. Ascagne. Es-
pèce de singe du genre cercopithèque, et l'une
des plus remarquables de ce groupe (cercopi-
thecus p6<

BLAKC-PENRARD.s.m. (de blanc, et pendard,
à cause des dégâts produits par cetoiseau). Nom
vulg. de la pie-grièche. Des blancs-pendards.
BLANC-PLOYANT. s. m, Défaut du fer qui
le rend peu propre à passer à la filière.
BLANC-POUDRE, EE. adj. Poudré à blanc.
Subst. Mon Dieu que je fus aise, quand
j'appris que le théâtre était purgé de blanc-
poudrés coiffés à l'oiseau royal. (Volt., ~eH. à
d'Argental, 18 juin 1759.)

BLANC-RHASIS, ou plutôt BLAKC-RAStS,
et, par. corruption,.BLAK.C-RAtSN. s. m. (de
blanc, et de l'arabe .t'OMS, rasasa, plomb).
Pharm. Onguent pour la brûlure et pour qq.
affections de la peau/composé de cire blanche
et d'oxyde de plomb. Il se réduit en blanc de
plomb, de quoy la ceruse est faite, et blanc
rasis qui est la plus blanche de toutes les
drogues. (Palissy, OEMC., p. 41, éd. 1844;xv:es.)
BLANC-SEING. s. m. (blan-sin). Papier ou
parchemin signé que l'on confie à quelqu'un
pour qu'il le remplisse à sa volonté. Ils ont
donné des Mânes-seings aux arbitres. (Acad.)
Les blancs-seings sont des armes perfides dans
les mains d'un fripon. (Marmontei.)
BLANC-StGKE. s. m. Vxsyn. de B~ttC-SMm?.
Je revins à Paris avec trente-deux blancs-
signés de M. le comte. (De Retz, r, 3') C'est
un blanc-signé, Qu'autrefois par larcin je pris
au roi mon père. (Mairet, Solim., f, 5.) Blanc-
signé,]esProvinciauxdisentManc-seing.(Trév.)
On voit par cette citation que le langage pro-
vincial l'a emporté et que, contrairement à
l'opinion de Littré, et conformément à l'Aca-
démie, il faut mettre au pluriel de blanc-seing
un sa blanc.

BLANCS-MAKTEAUX. Nom que )'on donna
aux Servîtes, ou Serviteurs de ta'Sai'nte Vierge.
Depuis on a toujours conservé ce nom aux dif-
férents~ religieux qui ont occupé la maison-

qu'avaient les Servites à Paris, quoique aepuis r
plus de 400 ans elle soit à des religieux qutt
ont des manteaux noirs. Car en i298 elle fut'
donnée aux Guillemites, qui la cédèrent en'
1618 aux Bénédictins de Cluny, qui l'ont cédée
à leur tour aux Bénédictins de Saint-Maur.
(Trév.) La rue elle était située a conserve
leur ritim jusqu'à nos jours.

BLANC-RUSStEK. V. Russien.

BLANC-SOU, s. m. Nom qu'on donnait aux
pièces de six liards, en Flandre.

BLAKC-SOUDAXT. s. m. (de Manc et sonder).
La dernière teinte que prend une barre defer
avant sa fusion elle passe d'abord au rouge,
puis au rouge cerise, au rouge blanc, et enfin
au blanc-soudant. Il Adjectiv. et invar. Laeou-
leur blanc-soudant. Donner une chaude blanc-
soudant. (Legoarant, A~OMu. dict. crit. de la lang.
franç.)

Bt~ANC-TAPîS. s. m. Ane. nom d'une maison
de jeu. Des blancs-tapis.

BLANCULET. s. m. (dimin.) Nom vulg. du
motteux ou CMi-b/anc.

BLANDICES. s. f. pl.(iat. 6!andt de blan-
diri, flatter, faire des caresses). Flatteries car-
ressantes charmes, jouissances. Et vont leur
chef froisser et leur voix atendrir aux blan-
dices des femmes. (Ze.Mrotr nts bibt.
maz., H, 557, fo t88 vo xve s.) Platon ac-
couple la'douleur et la volupté, et veut que
ce soit pareillement l'office de la fortitude, com-
battre a rencontre de la douleur et à l'en-
contre des immodérées blandices delavo)upté..
(Mont., Ess., 1. rv.) Je trouvais à la fois, dans
ma création merveilleuse, toutes les Mandices
des sens et toutes les jouissances de l'àme.
(Chateaub,, ~/ent. d'Outre-tombe, t. 1 Der)!.
lignes écrites à la vallée aux Loups. ) jj Dans
l'anc. langue judiciaire. I! a extorqué cette do-
nation, ce testament, par blandices et mauvais
moyens. (Trév.) ~) L'ancienne langue avait en-
core l'adjectif féminin blandice, flatteuse, des
paroles blandices et de la même famiUe:'
&< v. a flatter; blanderie, s. f., flatterie,
caresse ;6~ttdeM)'~ Batteur: blandiant, adj.,
caressant, ftattt:t.[r:M(Mdi'ctMM, adj., qui flatte;
&t btmot~te, flatterie, caresse, cajolerie.
MMdtemmt et Ka)tfKme)! s. m., caresse
M v. a. et n., flatter, cajoler blandis-
sable. du laiterie, des paroles Nandissables
blandissant, adj., caressant, flatteur, comme
M et H~Md''Ct'eus; 6~a)tdMSCt?!em<, s. m.,
caresse, flatterie, jouissance ;M blan-
dtM e. tu flatteur; blandissure, s. t., fausse
caresse, flatterie; MaMf!t~,Me, adj., qui-flatte,
adoucit, eouinge; 6~Hd s. f., uatterie, et
enfin Mandi'Mi-, flatter. F. L.

BLAKMX (Mliiippe-Frédéric). Chirurgien
français, à Aubigny (Cher) en i798, m. à
Paris en 1849 professeur de médecine opéra-
toire à la faculté de Paris, chirurgien de )'Hotet-
Dieu, et membre de l'Académie de médecine,
1836. 11 apporta d'heureuses modifications à
différents procédés opératoires. ~noi're sur
la structure et les mouvements de la langue dans
l'homme, dans Arch. gén. de m~d.j 1823, lre s.,
t. 1, p. 45T Traité d'anatomie topographique
ou anatomie des ferions du corps humain Paris,
1826, in-8o, atlas m-fo 2e éd. 1834 ~emoi?-e
sur ~ue! accidents très communs à la suite
des amputations des membres (phlébite* infec-
tion), dans /ourM. /te6do)?t., 1829, t. 2, p. 5'!9
Des plaies d'armes à feu dans les articulations,
Paris, 1833, in-4o Parallèle entre la taille et la
lithotritie, Paris, 1834 Autoplastie ou restau-
ration des parties du corps qui ont été dé-
luttes, etc., Paris, 1836 Anatomie du système
dentaire, Paris, 1836 A'bMUMu.B éléments,d'ana-
Paris, 1837-38, 2 vo).in-8°;
Des accidents qui peuvent survenir pendant les
opérations cAM'wotca~es, Paris, 1841 Sur les
corps étrangers des articulations, dans Arch.
~e'n. de méd., 4e s., t. 12, etc.; une édition an-
notée de l'Anatomie qénérale de Bichat, 1830,
4 vol. in-8o.

BLAKDtKE (Ste). Vierge et martyre, humble
esclave, devenue un type de grandeur morale;
elle fut mise a mort pour la foi, en même
temps que S. Pothin, évêque, et 46 autres chré-
tiens, qu'elle soutint de ses exhortations et
de son exemple pendant les tortures. Son
martyre eut Heu à Lyon, en 177, sous Marc-
Aurète. Son nom est demeuré attaché à un
oratoire bâti près du lieu qui fut le théâtre de
son immolation. La crypte det'ég)ise d'Ainay,
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