BLA » BLA BLA 21 château de Longefont, près St-Gaultier (ladre) membre de la Société des bibliophiles, maître ès-jeux floraux de Toulouse en 1853. Poèmes et poésies, 184S, m-8o et in-18, 2e éd. 18S3, 3e éd. 1866 Foi, Espérance et Charité, 1853 et 1866, in-18; Idéal, poésies, 1857 et 1866, in-18; Poètes et amoureuses, portraits littéraires du seizième siècle, 1877, 2 vol. in-8". Une édition de ses Poésies complètes parut en 18S8, in-18. Il a pu- blié en outre les OEuvres poétiques de Vau- quelin, 18S4,in-8"; les OEuvres inédites de Ron- sard, 185S, in-8o les ÛEttores complètes de Pierre de Ronsard, 1856-1868,8 vol. in-16; dans la bibliot. elzévir.); OEuvres poétiques defran- çois ~~nard, osuure inédite, la Philandre, Pa- ris et Genève, 1864, 3 vol; in-18; OEuvres poé- tiques de Guy de Tours, 2 vol. OEuvres poétiques d'/lmsd ~ 2 vol., etc.
BLANCHEMENT.'adv. Avec des habits blancs,
d'une manière propre: Il faut tenir les enfants
le plus blanchement qu'on peut, H faut les
changer souvent de linge. (Acad.) La patiente
attend sa destinée, Bien blanchement, et ce
soir atournée. (La Font., Contes, Mandrag.)
Comment traictent-ils leurs escoUiers ? Fort
bien, à mon advis, etautanthonoraMemeut et
blanchement qu'autres qui soient en ce quar-
tier. (Larivey, Escol., ri, 3.) F. G.
BLAKCHE-QTJEUE.s.f. f. (de blanc, et queue).
Un des noms du jean-le-blanc, oiseau. Des
blanches-queues. ~i L'oiseau de Saint-Martin.
Blanche-queue, the ravenous Kite, called a
ringtaile. (Cotgrave xme s.)
BLAKCnER. s. m. Tanneur de petits cuirs,
chamoiseur. Les statuts des maistres gantiers,
bourciers, blanchiers et baguetiers. (Pièce de
l'année 1620, a'p. J. Damai, Supplém. des Chro-
niques de Bord., p. 330.)
BLAKCME-RAÎE. s. f. Un des noms vulgaires
de l'étourneau. Des blanches-raies.
BLANCHÈRE. (Pierro-R.-M.-Henri MouLLiN
de la). 1821-1880. Naturaliste français, né à La
Flèche (Sarthe). Ses observations ont porté
spécialement sur les poissons et la pêche flu-
viale, et elles ont cela de particulier qu'il a
mis à leur service ses connaissances pratiques
en photographie, par laquelle il a reproduit les
différents types de poissons et les aménage-
ments de nos établissements de pisciculture.
L'art- du photographe, 1839 2e éd. 1861 Du
collodionsec, 1860; ~)fonograpAte du stéréoscope,
1861; Repertott'e enct/c!oped:~ue dep/toto~rap/tte,
revue, 1862-186' 6 vol. in-8"; 0)tc;eTo&te,!e
PecAeur, 1866 Cu~fo'e des plages maritimes,
1866 Plantes et animaux,récits ~tmtMet's d'/tts-
toire 1867 Nouveau dictionnaire gé-
ner~despecAM, 1867,in-4"; Voyage au fond
de la mer, 1868 L'esprit des poissons, 1870 ~es
oiseaux !~ese~esotsefMM;MM)St6!es, 1870: Ma-
nuel pratique d'acclimatation, 1872 Les chiens
de chasse, 1875 Les plantes dans les apparte-
ments, 1877 Le Père BreutcAtt, histoire de M/'ore<,
1879 Les idées de Bras-d'Acier, 1880, in-8".
BLAKCHEMË. s. f. Blanchisserie. Vx mot.
Que chacun desdits maistres soy mesiant de
blancherie fera son affaict bon et raisonnable,
en telle qualité ou quantité que le cuir le re-
querra. (Con/M'm. des stat. des OMu. de mégiss.,
1491, Ord., des ~Ot's de France, xx, p. 320.)
Devant les boutiques de la leuderie et blan-
querie de Beseirs. (Du Cange.) Il Atelier où
l'on nettoie les'feuilles destinées à la fabri-
cation du fer-blanc, Il Blancherie de cuivre, a
signifié Batterie de cuisine. )~ B~MM/terte de
cuir, Nom que la douane de Lyon donnait aux
peaux passées en blanc.
BLANCHE-ROUSSE s. f. Sorte d'ardoise d'un
blanc roux. Des blanches-rousses.
BLAXCHET, ETTE. adj. (Nan-chè.è-te;
dimin. de blanc.) Blanc et agréable blanc et
propre. Il ne s'est jamais trouvé sur cette
terre une petite vieille plus blanchette; plus
proprette et plus parfaite en tous points.
(Ch. Nod.) Je songeais à cette poularde de
Bresse si blanchette, si joliette, qu'on nous a
pr&sentée à dîner. (Brill.-Sav.)
BLAKCHET. s. m. Sorte d'étoffe d'étamine.
Il Sorte de camisole que portaient les paysans,
et qui était ordinairement de drap blanc.
Quatre aunes de drap turquois retrait et
retordu, un nuef blanchet doublé de toille.
(Du Cange,6~Mtc/tettfM;xves.) Pharm. Petit
carré de molleton de laine nxé surun carrelet
en bois, et à travers lequel on filtre les
tiqutdes épais, j) T. d'imprimerie. Morceau
d'étoffé dont on garnit le tympan d'une presse,
pour en rendre le foulage plus égal, et pour
garantir le caractère, Il Pièce de harnache-
ment. Dans qq. provinces, Dauphiné, Savoie,
et aussi dans le Piémont, jupe tricotée de
coton ou de laine. )j Blanchet ou muguet, Ma-
ladie de la bouche chez les enfants. Il Nom
vulg. de la mâche. )) Ane. Pièce de monnaie
Manche. J'acheteray ou gris ou vert, Et, pour
un blanchet, Guillemette, Me fault trois quar-
tiers de brunette Ou une aulne. (Pathelin,
p. 24, éd. Jacob; xve s.) Dans la vieille
tangue, Sorte de fard, blanc. N'estoit fardée
d'aucun. blanchet, ni sa couleur augmentée
d'aucun rouget. (~ maccaron. de Jt/er~n
Coccaie, ), Biblioth. gauloise; xvie s.) F. L.
BLANCUET (Pierre). 1459-1519. Poète, né à
Poitiers. On lui a attribué la Farce de Pathelin,
1490, in-40, goth. BLANCHET (Thomas).
Peintre français d'histoire et de portraits, né
à Paris en 1617, m. à Lyon en 1689. Il étudia
d'abord la sculpture, qu'il quitta, sur l'avis
de Sarrazin, pour la peinture. 11 voyagea en
Italie, où il se lia avec le Poussin, A. Sacchi,
etc. Nommé membre de l'Académie en 1616
son tableau de réception'(au Louvre) repré-
sentait Cadnfus semant, par ordre de Pallas,
les dents du dragon qu'il venait de tuer. En
1682, il fonda l'Académie de dessin de Lyon
il était peintre en titre de cette ville depuis
1675. On lui doit -te .Mat de Notre-Dame en
1663 et le Ravissement' de saint Philippe, au
Louvre une Sainte Famt'He, au musée de
Rennes. f) BLANCHET (Louis-Gabriel). 1700-
1764. Peintre français. En 1727, il remporta le
second grand prix au concours de Rome, avec
le Serpent d'airain (École des Beaux-Arts) il
passa sa vie à Rome. On possède de lui au
musée de Lille, une copie, exécutée en 1746,
de la Bataille de Constantin contre ~fM;enee,
d'après la fresque composée par Raphael et
peinte par Jules Romain au musée d'Avignon,
Saint Paul tenant une épée et Mn Hure. F. B. (~
BLANCHET (François). 1707-1784. Écrivain
français; né a Angerville, près de Chartres.
Chanoine de Boulogne-sur-Mer, interprète
à la bibliothèque du roi, censeur et garde
des livres de la bibliothèque du roi. -M'M'!e~
morales et amusants, Paris, 1784, 2 vol. in-12
~po et contes ot'tentaM.ï', Paris, 178S,
in-8" ~UM sur l'éducation d'un prMtce, Paris
1784, in-12. BLANCHET (Alexandre-Louis-
Paul). Médecin français, né à St-Lô.en 1819,
m. en 1867. S'est fait connaitre surtout par
ses travaux sur les maladies de la vue, de l'oreille
et la surdimutité. Chirurgien en chef de l'insti-
tution des sourds-muets, il a inauguré un trai-
tement dont la musique est la base. Traité
pM
1852, 2 vol. Sur la théorie des ondes sonores;
Sur les maladies de l'oreille externe; la ~tf-
sique employée chez le sourd-muet au dévelop-
pement de l'appareil vocal et de l'audition;
Plan d'éducation dans tfne'tnsittMiton de sourds-
m'fe~s, etc. De la possibilité de faire percevoir
le son OM sourd-muet. incurable, etc. Sur les
moyens d'universaliser l'éducation des sourds-
muets et des aveugles; De ~éducation pratt~ue
des sourds-muets; De l'éducation pratique des
aveugles, etc.
BLANCHE-TAtHE. s. f. S'emploie dans
cette locution, Couper un arbre a blanche-
taille, c.-à-d. horizontalement et à fleur de
terre.
BLAKCBETON.s. m. (de blanc). Variété de
raisin.
BLAKCnETO~J (Marc-Antoine). 1784-1SSO.
Médecin militaire français, né à Vertaizon
(Puy-de-Dôme). Essai sur l'homme, considéré
dans ses rapports géographiques, Paris, 1808,
dans lequel il cherche à déterminer l'in-
fluence des agents externes, des climats, de
l'éducation, des moeurs, de la religion, de la
civilisation sur l'homme, envisagé au point de
vue médical et social Souvenirs d'icn aveugle,
1827 ~'Mes pittoresques des principatix châ-
teaua: et maisons de plaisance des environs de
Paris et des départements, etc:, 2 vol. in-fo.
BLAKCUETTE. s. f. (Man-ché-f). Un des
noms de la màche. jj Nom vulg. d'un agaric.
BLANCHEUR. s. f. La couleur blanche, la
qualité do ce qui est blanc. La blancheur du
lait, de la neige. Une blancheur qui éblouit.
Une blancheur éblouissante. La blancheur du
teint. (Aead.) La blancheur du papier. (Garasse,
Doc curieuse, p. 38.) Le Nil conserve dans
un grand espace, et fort loin dans la mer, la
douceur et la blancheur de ses eaux. (BuC.,
Preuv. de la théorie de ~. art. 10.) Je
trouvai une petite maison gaie et propre par
la blancheur des murailles. (Mme de Staal, 1
JMem., t. 3.) Pendant la nuit, lorsque le temps
est serein, on voit dans le ciel une certaine
blancheur disposée en cercle, qu'on appelle
la voie lactée. (Fén., ~Hc. philos., Anaxag.) La
blancheur crépusculaire. (V. Hugo,' Trau. de
la mer, r, 283.) Avec le pi. Dès-femmes qui
mêlaient leurs blancheurs aux satins. (V. Hugo,
Con 1. v,'26.) Il BIamheur de l'aube,
La Première lueur du jour. A la première
blancheur de l'aube, le chef de guerre sort de
sa hutte et pousse le cri de mort. (Chat.,
Voyàge en Amér.) De même avec le pl. Aux
premières blancheurs de l'aube. (Chat., ~ar<
VI.) Aux premières blancheurs dé la naissante
aurore. (Lamart., Chute, p. 369.) Aux pre-
mières blancheurs de l'aurore. (A. Houss.,
CMopdtre, p. 410.) j~ Fig. La vie du chevalier
de Croustiflac ne lui paraissait pas d'une blan-
cheur immaculée. (E. Sue, Le Morne au dMtMe.tt.)
Il Alchim. B~o~cAcM!' coptHaM-e, Petits fila-
ments blancs, qui paraissent lorsque le régime
de Jupiter est achevé. F. G.
KLANC!t!E. s. f. Planche que le menuisier
a corroyée à la varlope..
MLAKCHtER. s. m. Commis chargé spécia-
lement de la vente du blanc, dans les ma-
gasins de nouveautés. Ii Anc. lang. V. B
BLANCtHMEKT. s. m. (sync. pour M
semott). Action de rendre blanc, de dépouiller
de la matière colorante le lin, le chanvre, la
cire, le suif, etc. L'emploi de l'acide muria-
tique pour le blanchiment de la pâte. (Cuvier,
Prog. des sc., 1810, p. 292.) Foud'-e de
blanchiment, Nom donné en n98 au chlorure
de chaux. Impression des murs et des pla-
fonds en blanc de détrempe. j~ Opération
destinée à blanchir l'argenterie à l'aide d'eau
forte diluée. )j Monnaie. La même opération,
en parlant des flans d'or et d'argent; et le
lieu où on la fait. On porte les flans qui ont
été ajustés dans un heu appelé le blanchi-
ment, pour donner la couleur aux flans,d'or,
et blanchir les flans d'argent. (Boizard, dans
Trév.) Techn. Blanchiment des matières
textiles. L'art du blanchiment remonte à la
plus haute antiquité. Le procédé primitif
consistait en une exposition au soleil;, on
employa ensuite la terre à foulon les
alcalis, l'urine décomposée, l'acide sulfureux,
des plantes mucilagineuses. En H84, Ber-
thollet utilisa les propriétés décolorantes
du chlorure de chaux son procédé fut
d'abord implanté en Angleterre par l'écos-
sais Watt, puis appliqué en France. En
l'!98, Teunant prépara le chlorure de chaux
en dissolution en 1825, Wright essaya de
blanchir les étoffes sous pression en 183S,
on commença à se servir en France du
savon à la colophane en 1837,. M. Dana,
de Lowell, préconisa l'emploi de la soude car-
bonatée en 1865, MM. Du Mottay et Maréchal
utilisent les propriétés du permanganate de
potasse depuis, beaucoup d'autres procédés
ont encore été indiqués blanchiment au
silicate de soude, au chlorure de chaux et à
l'acide oxalique, au bisulfite de soude 'et à
l'acide oxalique, etc. )~ Blanchiment du coton.
Le coton, tel .qu'on le récolte, renferme
lo Une matière colorante; 20 des résinespar-
ticulières à la fibre 3o des matières grasses
4° une substance neutre indéterminée 50 des
matières salines et terreuses 60 la cellulose
qui forme la base du coton, et qui est préci-
sément la substance que l'on cherche à pu-
rifier. Les opérations que l'on exécute à cet
effet, sont les suivantes: I" dégraissage de la
fibre au moyen de lessives de chaux, qui sapo-
nifient les matières grasses ou résineuses
20 passage en bains acides destinés à mettre
en liberté les acides gras par la décomposition
des savons calcaires formés précédemment
30 lessives de carbonate de soude et de savon
de'colophane, qui opèrent la dissolution des
acides gras, et en même temps dissolvent
certaines matières résineuses 4° destruction
de la matière colorante au moyen d'une solu-
tion de chlorure de chaux. Ces ditîÉrectes opé-
rations font perdre environ 25 "/o de poids
du coton. En résumé, voici les opérations du