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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k2013768

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 2, BISPORE-CHILIEN / sous la dir. de Paul Guérin

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-BLA

BLA

'19 9

BLA

drame Momme K6re, comédie La Corbeille
d'oran~s, vaudeville et, en collaboration avec
-I. Malhan, un drame en 5 actes, Camille Des-
mo<~MS ou les Partis en n94, joué au Théâtre
Français le 18 mai n31, avec un très grand
succès. Un genre Blanchard se montre
supérieur, est celui de la critique musicale
collaborateur pendant 25 ans de la Gazette
mMSMa!e, il se fit toujours remarquer par une
critique courtoise et impartiale, des jugements
pleins de droiture et de bienveillance, en
-même temps que justesse. Il fournit égale-
-ment de nombreux articles à l'Europe litté-
raire et musicale, 1833 au Foyer, au jtfo~de
dramatique. Ses biographies de Beck, Ber-
-ton, Cherubini, Garat, parues à l'origine dans
ces journaux ont été publiées séparément.
)~ BLANCHARD (Henn-Petro's-Léon-Phara-
mond). Peintre français, à Lyon le 27 février
.1805,,m.aParisIel9 septembre 1873, élève
de l'Ecole des beaux-arts en même temps que
.de Chasselat et de Gros. Il parcourut la France,
l'Espagne, l'Afrique,.l'Allemagne, le Mexique,
.et recueillit dans ces pérégrinations les motifs
d'un grand nombre de ses tableaux. Courses
-de la Chapelle ardente; les Contre-
.6aKd!ers, i836; )eBr~a ~aria;leDesar-
Memetit de ~era-CrM. 1840; FerttandCor/es;
Une rue a Tanger; les FMHerat~s d'MM battre;
~.JHMSt'CMtt arabe Joueurs mexicains Souvenirs
des bords du R/t!ït;~(er;eu!de l'église de Chatou;
une Pêche aux équilles Vasco A'tfMej; de Balboa
d~cot tft mer du jud, acheté en 1855 par
.l'État la Vallée de JosctpAat,' la ~arc/te d'Mtte
di~MtO~ de l'armée française sur ~ea;tco, 186S
-Clairière en Amérique, 1872; il exposa aussi
des aquarelles d'une touche fine et collabora
comme illustrateur à plusieurs recueils à gra-
vures. En 1855, il publia un Itinéraire /[tsto-
rt~Me et'desci-iplif de Paris à Constantinople,
avec plans et cartes, 1855, in-12. Médaillé de
.3e classe pour le paysage, 1836 chevalier de
la Légion d'Honneur, 1840. )) BLANCHARD
Graveur français,
a Paris le 18 mai 1819 second prix de Rome
pour la gravure, il exposa, depuis 1843, des
œuvres lort appréciées. Le Repos en Egypte,
d'après Bouchot; Tête de Christ et l'~n~e Ga-
&rte~ d'après Paul Delaroche le Christ r<'mu-
Her Faust et Marguerite, d'après Ary-
Schœtfer les Fumeurs, d'après Meissonnier,
1855 Jupiter et ~K< d'après le Corrège
le Jour du Derby à Epsom, d'après M. Frith
les Joueurs d'échecs, d'après Meissonnier, 1864
la Fête des vendanges, à Rome, une Bacchante,
le BaM<-r d'adieu, d'après M. Atma-Tadéma,
1874 i'~o/atit prodigue, d'après Téniers. Mé-
daillé de 3o classe en 1843 et 1867, de 2e classe
en 1847 et 1878, de Ire classe en 18Sf avec rappel
en 18S9, chevalier de la Légion d'Honneur
en 1861. BLANCHARD (Édouard-Leman).
Écrivain anglais, en 1820, fils de l'acteur
célèbre, Guillaume Blanchard, qui joua pen-
dant 35 ans au théâtre de Covent-Garden. Il se
mit à écrire dès sa première jeunesse, et à
25 ans, il était déjà connu comme éditeur du
Jourxat de Londres de Chamber, et comme au-
teur du Guide aescrtptt/'Brads/Mnudes chemins
de fer, ainsi que de divers manuels, récits,
drames et farces. Sa plume facile était toujours
au .service des libraires et des directeurs de
théâtre. Il publia ensuite le S/ia/espeare de
WiUoughby; uue Descrtp~ott de l'Angleterre et
du pays de Galles, des romans, tels que 7'emp~e
Bar, etc., des it/e/a~es littéraires. Ses pièces,
souvent bizarres et fantasques, se montent à
env. 80. 11 collabora, pendant 12 ans, au Daily
TeM~-aph. A. B. Il BLANCHARD (Emile).
Naturaliste français, à Paris, 1820. S'est livré
spécialement à l'étude de l'anatomie des ani-
maux articulés. Anatomiste de talent, ses tra-
vaux n'offrent cependant pas toujours toute
la rigueur scientifique désirable, et les dessins
dus à son habile crayon sont parfois un peu
fantaisistes. Professeur au Muséum (1862), après.
y avoir été longtemps professeur adjoint;
membre de l'Académie des sciences (1861), il
a publié divers mémoires dans les Comptes-
rendus de l'Académie des Sciences, et dans les
Annales des Sciences naturelles. Citons parmi
ses principaux travaux: /}ecAerc/tMSMr <'orçaKt-
MtMK~es t)ers, 18S4 Catalogue de la coMec
entomologique du mtMeum/<8SO-1851, 2 vol.
Description des insectes de l'Amérique méridio-
nale, -recueillis par ~OrM~)tj/, 1846; Histoire

des. insectes, etc., 1843-1845; Du système nerveux
chez'les animaux invertébrés, 1849, in 80
Zoologie agricole, 1854 et suiv., in-4", avec
planches, non achevé; Organisation dit règne
animo.l, 1851 et suiv., etc. BLANCHARD
(Jutes)..Sculpteur français, à Puiseaux
(Loiret) le 25 mai 1832, élève de Jouffroy et de
Delorme. TMsMrrecttOft du fils de la veuve de
A'atm, bas-relief en pierre (Salon de 1859)
buste ou terre cuite de Bisson, 1861; Faune
dans t'ti'resseetGautots combattant, statues en
plàtre, buste de ~e liunebelle, 1863 Samson
lançant les renards dans tes blés des Philistins,
1865; Jeune équilibriste, 1866, dont ta reproduc-
tion en bronze a nguré à l'exposition univer-
selle de 1867; Le Drame, la Comédie, !a.Afus~t
et la Danse, figures destinées au fronton du
théâtre d'Angoulême, 1869 la Bouche de la
Vérité (au jardin du Luxembourg), statue de
marbre, 1870 Bethsabée, La Foi, ~Bsp~'ance,
A~BMSouet, buste, 1874;~fercu
groupe, 1877; Monseigneur Dupanloup, buste,
1878 Diane surprise par Actéon, 1879 une
0!tdMtf;, statue de plàtre, et ~ascarons pour ]a
décoration d'une fontaine à ériger sur laplace
de Soissons, 1880; Boccador, modèle de la sta-
tue exécutée pour l'Hôtel de ville, 1882 Buste
de Target, pour la salle du jeu de paume à Ver-
sailles, 1883. Médaillé de 3e classe en 1866 et
1867, et de 2e classe en 1873, chevalier de la Lé-
gion d'Honneur en 1861. G. D. )~ BLANCHARD
(Edouard-Théophile). Peintre français, à
Paris le 18 avril 1844, m. en 1880; élève de
MM. Picot et Cabanel grand prix de Rome,
en 1868, avec la Mort dAstyanax. Dès 1868 on
pouvait admirer au Salon un panneau peint
par cet artiste, en collaboration avec Henri
Regnault et Clairin. Ses œuvres, dont la cor-
rection un peu froide sentait peut-étre un peu
trop l'éducation académique, étaient cependant
fort goûtées. JV entraîné par les Mj/mp/tes,
~ferodtade, 1874; Cortigiana, 1875 portrait de
Madame la duchesse de C 1877 le
.Bou/~bK, 1878 Françoise de Rimini, exposée,
apres sa mort, au Salon de 1880. Outre ces
toiles, M. Blanchard a. laissé un grand nombre
de portraits remarquables. Médaillé de 2e classe
en 1872 et de Ir" classe en 1874.. G. D.
BLANCHÂTRE, adj. 2 g. Qui tire sur le blanc.
Couleur blanchàtre, liqueur blanchâtre. Et
le coing décoré D'un blanchastre duvet. (Du
Bartas, Semaine, :n.) Escailles blanchastres. (Ta-
gault, Inst. chir., éd. 1549, p; 18.) La joubarde
porte fleurs blanchatres ou palles. (Trad. de
t'~t/st. des plant. de L. Fousch, éd. 1549, c. x.)
Jour d'hiver la terre estant despouillée de
ses ornemens, n'apparoist que blanchastre,
pour estre couverte de glaces et de neiges.
(Lanoue, DMCOMrs politiq. efmtKt., Basie, 1587,
in-8o, p. 53.) Merisier à merises blanchâtres.
(La Quint., Jard.) La lune brillait de tout son
éclat. On voyait comme en plein jour le sol
blanchâtre del'aride Afrique.(Napoléon, Camp.
d'Ég. et de S;/)'.) Mais quel est ce blanchâtre
breuvage ? (Vigny, Po~M-tda.) F. G.
BLANCHE. s. f. 'Mus. Note qui vaut la moitié
d'une ronde ou deuxnoires. Autref. on l'appe-
lait M)tM!ta. T. du jeu.de billard. La bille
blanche.

BLANCHE (Mer). En russe Bte~oe ~fo)-e. Golfe
de l'Océan glacial arctique, sur la côte de la
Russie d'Europe. Elle est comprise entre 680 40'
et 63" 47' de latit. N., et 30o et 42o 20' de longit.
E. Cette mer dont la superficie est de 122,500
kil. car. et la périphérie de 1,770 kil., est plutôt
la réunion de quatre grands golfes, ceux de Mé-
zen, de la Dwina, de l'Onégaetde Kandalakska,
communiquant avec l'Océan 'glacial par un
goulet. Les côtes de cette mer portent diffé-
rents noms dn cap Sviatoï à Varsoukha,
côte de Tersk de Varsoukha à Kandalakska,
côte de Kandalakska, de à Kem, côte de
AoreM'Ht, de Kern Onéga, côte de Pomors-
M,.du cap Oust Navolok à Arkhangel, côte
d'Eté, et de à la baie de Mezen, côte d~H)er.
Ces deux derniers noms sont dus à la présence
d'un courant longeant la côte occid. du goulet,
avec une vitesse pouvant atteindre 4 kil. à
l'heure, et donnant parfois aux eaux de la côte
d'été une température de 2l" cent. C'est ce
qui explique également que le golfe d'Arkhan-
gel est délivré des glacesbien avantles autres
parties de )a mer Blanche. La profondeur qui
a l'entrée de la mer ne dépasse guère 50 m.,
atteint 80 m. dans le golfe Onéga, et 300 m.

dans le golfe de Kandalakska. L'amoindrisse-
ment de la salure des eaux varie du quart au
cinquième suivant l'éloignement de l'Océan.
Le goulet est- fermé par les glaces du mois
d'octobre au mois de mai. La côte de Kanda-
lakska est formée de falaises atteignant jus-
qu'à 300 m. de hauteur. A partir de Kern, elle
devient sablonneuse et boisée, puis schisteuse
'dans le golfe de Mézen. Les principales îles
sont celles du delta de la Dwina, l'île Solovetzki,
à rentrée du golfe Onéga, l'île Morjoyetz, dans
la baie de Mézen, l'île Sosnovetz, près de la
côte de Tersk, la flotte anglo-française
s'établit pour le blocus, pendant la guerre de
Crimée. Les principaux tributaires de la mer
Blanche sont le Ness, le Semja, la Mézen, la
Dwina septent., le Kem, la Varsoucha et le
Ponoï. La pêche fournit une grande quantité
de harengs, de morues, de saumons, de soles,
de phoques et de morses les mouettes, les
guillemots, les canards siffleurs et les eiders
abondent sur les rochers de )a côte oceid. Les
ports principaux sont Arckange!, Onega,
Soumskoï et Kem. Le mouvement pour ces
ports a été

Importation Exportation
1SS1. 4.49S,(MO 39,775,330
iSS~ 3.979,230 33,S9I,S"0
Les principaux objets d'exportation sont les
grains; le lin, les bois de construction, les ré-
sines, les toiles, les cuivres et les graisses;
Mux d'importation sont la marée, les four-
rures, le vin,le sucre et les denrées coloniales.
BLANCHE (Rivière) (Dominion). Parmi les
rivières qui portent ce nom on peut citer
'1.0 district d'Algoma, celle qui va du lac Blanc
au lac Supérieur 2o celle de la prov. d Ontario
qui, partie des hautes terres, disparaît dans
le lac Temis-Camingue État de Manitoba,
celle qui va se perdre dans le lac du même nom.
BLANCHE. Reines et princesses françaises.
BLANCHE CE CAsmLE. Reine, puis régente
de France, en 1186, m. en 1232 ou 53. Elle
était fille d'Alphonse IX, roi de Castille et
d'Etéonore d'Angleterre, fille de HenriIl. Jean
Sans Terre, dans sa lutte contre Philippe-Au-
guste, avait perdu plusieurs provinces; il de-
manda la paix et l'obtint; une des conditions
du traité étaitle mariage de Blanche de Castille,
sa nièce, avec Louis (plus tard Louis VIII), fils
aîné de Philippe-Auguste. La jeune princesse
fut amenée en France par Ëlépnore d'Aqui-
taine, femme divorcée de Louis le Jeune et
mère du roi d'Angleterre. Les noces furent
célébrées à Pont-Audemer le 23 mai 1200.
Blanche brilla à la cour de France autant par
sa beauté que par son esprit et son noble ca-
ractère. Elle eut un grand ascendant sur son
époux, qui l'aima passionnément, et dont elle
eut onze enfants. Philippe admirait la solidité
de-son esprit et s'inspirait souvent de ses. con-
seils. II paraît même que ce fut elle qui fit dé-
cider l'expédition entreprise par son époux
contre Jean-sans-Terre. À la mortde Louis VIII
(1226), la couronne passa son fils ainé
Louis IX, âgé de 12 ans. Ëtevé par sa mère
avec une tendresse ferme et éclairée, ceprince
avait reçu d'elle ces sentiments de haute piété
qui ont fait de lui un saint dans l'Église. D'après
les lois féodales, la tutelle du roi devait appar-
tenir à son oncle, Philippe Hurepel; mais le
testament de Louis VIII avait désigné Blanche
comme régente, et elle sut tenir tête à la no-
blesse qui refusait de plier sous la main d'une
femme. Une ligue se forma bientôt, ayant à
sa tête le duc_ de Bretagne, Pierre de Dreux,
dit Mauclere, et dans le nombre des seigneurs
mécontents se trouva'Thibaud IV de Cham-
pagne, le célèbre troubadour qui avait adressé
à Iar<,ine ses hommages poétiques et passion-
nés, et qui voulait se venger sans doute de
n'avoir point reçu l'accueil espéré. Blanche
sut dompter cette aristocratie rebelle elle
combattit les uns, ramena les autres par des
faveurs et d'habiles négociations, et Thibaud
fut le premier à faire sa soumission. Le duc
de Bretagne, abandonné de ses barons, fut
réduit à demander la paix. La régente voulut
alors consolider les avantages déjà obtenus par
l'expédition contre les Albigeois Raymond VIII
de Toulouse, poursuivi, assiégé dans Toulouse,
ne conserva une partie de ses Etats qu'après
être venu à Paris se constituer prisonnier au
Louvre. La France goûta alors une paix pro-

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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