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disparu, calorique qui, dans son esprit, était
une sorte de chaleur de comMna:son et auquel
il donna le nom de chaleur latente, 1762. L'an-
née suivante, il constata la différence de. cha-
leur spécifique des divers corps en les em-
ployant à fondre ~un même poids de glace il
avait aussi imaginé pour cette détermination,
la méthode dite de comparaison, mais il l'aban-
donna promptement. La chimie lui est rede-
vable de la distinction analytique des carbonates
de chaux et de magnésie. Il signala dans ces
substances la présence d'un fluide élastique
( absorbabje parles alcalis,irrespirable,
s~ formant pendantla respiration et qui n'était
autre que l'acide.carbonique de Lavoisier. Ha a
laissé lectures OH the'e!emen of chemistry,
2 vol. in-40, Edimbourg, 1804. Il fut le profes-
seur de James Wat. P. L. !) BLACK (John).
Traducteur anglais, né en 1783, en Écosse, m.
en 185:). Esstttpo~t~ue SMWaj\'OMt;eHe-Espa
du baron de Humbotdt; ~o/agesenA'ortoeoeet
en Laponie, de L. de Buch it/eniOt'res de Goldoni;
leçons sur le drame et la littérature, de Fr.
Schlegel, etc.
BLACKBUBK. 194,012 h. (avec les villages
environnants). Vle d'Angleterre (comté de Lan-
castre), à 16 kil. E. de Preston et 38 kil. N.
de Manchester, sur le Derwent et sixjignes
de chemins de fer conduisant à Liverpool,
Wigan, Manchester, Rochdale, Bradfort et
Carlisle; canal de Leeds à Liverpool. Co-
tons, mousseline, calicots. filatures, ma-
chines à vapeur, métiers, papier, produits
chimiques, mines de charbon. Patrie de Har-
greave, inventeur de laSpinning-Jenny (Jenny
la fileuse) en 1697.
-BLACKBURK (Henri). Ecrivain et dessinateur
anglais, né à Portsmouth en 1830. H coUabora
comme critique d'art et correspondant aux
journaux et revues de Londres. U. visita l'Es-
pagne et l'Algérie en 1855-57, et fit des Lectures
illustrées sur la Ween~ene, publiées depuis
à Londres. Il dirigea de 1870 à 1812 la revue
La Société ~otdres, .puis entra dans la com-
mission du service civil. Il a écrit et illustré les
ouvrages suivants ~o~agM e~ Espa~M, sou-
venirs d'aventures en ce pays. 1866; Les P;/)'e-
nées illustrées deG. Po)'(i, 1867 Artistes et /t<-a<)M,
186'7;Lo. Normandie ptHot'M~Mg, 1869; 7-t-<
dans ~montagf)! Histoire de la représenta-
tion de la Passion en Bavière, 1870 Les' J)/o;t-
taynes dtt ~ctf~; Ca~iogMet/~MSh-ede la section
des Beaux-Arts (Ecole Anglaise) à l'exposition
universelle de 1878. A. B.
BLACKDUHKE (François). Théologien angli-
can né à Richmond (Yorkshire) en 1705, m. en
1787, archidiacre de Cleveland. U fut un des
plus chauds partisans de la liberté civile et
religieuse, émit des opinions opposées à )a doc-
trine de l'Église anghcane, et se montra ad-
versaire passionné du catholicisme. Apologie
des auteurs d'Mtt Kt!re!nit<«M.' Recherches libres
et sincères relatives à l'Église d'~ttto 17:i0
Considérations sur l'état actuel de controverse
entre les protestais et les catholiques, etc., 1162;
Io'Co)!/esstO)tnaM'e ou Libre et entier examen du
droit, de l'utilité, de i'edtpcaft'Ott et de fa~nt~e
de l'établissement des pro/esstOts systématiques
de /ot et de doctrine dans tes Églises protestantes,
1766, in-4o, etc.
BLACK-COAL. s. m. (Nak-kot; en angl.
charbon HOt'f). Miner. Variété de houille.
BLACK-DRAUGHT. s. f.-(blak-dràft*- en
angl. potion noire). Pharm. Potion purgative
composée d'eau bouillante, manne, sulfate de
magnésie, feuilles de séné, eau de canneite,
teinture de séné composé.
BLACli-DROPS. s. m. pl. (Mak-dropss
en ang). j/ouftes MOM'es). Pharm. Préparation
calmante, faite avec de l'opium dissous dans
l'acide acétique, à la dose d'un grain d'opium
par six gouttes d'acide avec une certaine
quantité de sucre, de muscade et de safran
2'& 6 gouttes de cette potion contre les né-
vralgies de l'estomac.
BLACRET (Joseph). Poète anglais né en 1786,
dans le comté d'York, m. le 23 avril 1810. Il
était cordonnier et se sentit poète en voyant
jouer une pièce de Shakespeare à Conent-
Garden. Dans ses ouvrages, recueillis par
M. Pratt (Bonai'ns o/V. B;acA'et, Londres, 1811),
on trouve des éclairs de génie.
-BLACK-FACED. adj. et s. 2 g. (Nak-fé-séd
en ang). qui a la face noire). Zootech. Se dit
d'nne variété d'animaux de la race ovine des
DICT. DES DICT. T. n.
dunes, remarquable par leur face noire. Elle
occupe une aire géographique très limitée,
mais elle a une grande importance, car seule
elle peut supporter le rude climat des hautes
régions de l'Ecosse, où on l'élève. Toutes les
bêtes de cette variété, même les femelles, ont
la tête armée de fortes cornes, leur poids vif
varie entre 40 et 80 k.; formes anguleuses,
toison grossièçe et longue. P. M.
BLACKFORD. 1,835 h. Bg d'Écosse (Perth),
sur le ch. de fer central et les 3 rivières
Ruthwen, Allan et Devon. Remarquable par le
château de Kincardine, sépulture de Montrose
et de Luilibardice, et par les restes de cer-
cles mégalithiques et d'un camp romain.
BLACK HAWK (blak-àk; -en angl. Faucon
noir).ChefindiendesSacsetdesRenards.né vers
1768, près de l'embouchure de la rivière Rock,
dans le Mississipi, m. eu i838. Chef des Sacs
en 1788, à lamort de son père, ilpritparti pour
les Anglais pendant la guerre de 1812. Les
Américains ayant voulu transporter les Sacs
et les Renards au-delà du Mississipi, Black
Hawk se mit à la tête de ceux qui refusèrent
d'abandonner le sol natal. En 1829, l'emplace-
ment du village des Sacs et Renards fut vendu,
et les colons blancs moissonnèrent le blé semé
par les Peaux-rouges. Black Hawk prit les
armes et remporta qq. avantages sur la milice
de l'État d'lllinois mais il finit par tomber
entre les mains dugénéral Scott(27 août 1832).
Les Américains le promenèrent en triomphe
dans les principales villes des Etats de FEst, et
le renfermèrent dans la forteresse Monroë
jusqu'au 6 juin 1833, époque où la liberté lui
fut rendue.
BLACKHEAT. Hameau d'Angleterre (Kent),
près de Londres, où s'étend une vaste prairie
couverte de villas et de châteaux. Rendez-vous
de plaisir pour les habitants de la capitale.
BLACK IIILLS. Massif de montagnes des
États-Unis d'Amérique, entre les 2 Fork, ad.
de la Shyenne, affl. du Missouri très riches
en fossiles, bien que le noyau soit de forma-
tion primitive;lesplus hauts sommets dépassent
2,000 mètres..
BLACK MOLE. (black-ôl en angl. trou
not)'). Cachot du fort William, à Calcutta, de 18
pieds carrés, dans lequel les Anglais enfer-
maient sans pitié leurs prisonniers civils, jus-
qu'au nombre de n0. Surajah Dowla, ayant
surpris Calcutta, le 20 juin 1756, voulut mettre
en lieu sûr la garnison anglaise composée de
146 hommes, et ne trouvant pas d'autre local,
l'enferma dans ce cachot, ignorant qu'il était
trop étroit. Le lendemain, 23 hommes seule-
ment respiraient encore les autres avaient
été asphyxiés. En mémoire de ces victimes,
les Anglais ont élevé un obélisque de 50 pieds
devant la porte du Trou t)oh'.
BLACK( (John-Stuart). Écrivain écossais, né
à Glascow en 1809. Sorti des écoles d'Aberdeen,
il alla étudier l'allemand, l'italien et la philo-
logie à Gœttingue, à Berlin et à Rome. Il pu-
blia en 1847 une traduction métrique du Faust
de Gœthe et devint professeur de langue latine
à.Aberdeen. Qq. travaux philologiques dansie
Mttsee classique et une traduction d'Eschyle lui
firent obtenir la chaire de langne grecque à
l'université d'Edimbourg. Après un voyage en
Grèce, il publia une étude surla Langue grecque
otuante. II défendit vigoureusement les intérêts
de la nationalité écossaise et participa au
Bill de re/brme en 1867. Son opuscule Sur la
Démocratie eut 16 éd. en qq. jours. 11 fit des
lectures à l'Institut Royal de Londres, dans
lesquelles il attaqua et combattit les idées de
Stuart Milisurlaphilosophiemorate, celles de
Grote au sujet des sophistes grecs, et celles de
Max-MuIler sur l'explication allégorique des
mythes anciens. Ses autres ouvrages sont
Pt'ooottCMtMM du grec, accent et quantité, 1852;
Lois et légendes de la Grèce att<«yMe,-1857 Dis-
cours sur le Beau avec exposition de la théorie
de Platon Stir ce'su/'e<, 1858 Poésies lyriques
et latines, 1860, Traités po!t(tq~es,
1868 Quatre p/MMes de M MM<'a!e.' Socrate,
Aristote, ie'C/M'Mt!aMMme,rM 18'!1;
Dtatogues' grecs et 1871 Nomere et
nttade, 1866; 4 vol: ccst une traduction de
l'Iliade avec le mètre des ballades dans la
préface,-il combat la personnalité d'Homère
et le caractère historique des faits racontés dans
ses poèmes; A'oies philologiques et arc/~o
giques; Dissertations critiques; La ~MM des
jeunes 1869, recueil amusant des chan-
sonsd'étudiantsenADemagne; C~a~fs de~t
des Germsuis~ 1870, avecune esquisse historique
où les Français sont assez malmenés; Les Lois
des Higlelands et des /!es, 1872: Ilistoire naturelle
de l'Athéisme, 1877 Les sages de la Grèce, série
de dialogues dramatiques, 1877. A. B.
BLACHLOCK (Thomas). Poète écossais né à
Annan en 1721, m. à Édimbourg en 1791, fils
d'un maçon, perdit la vue à l'àge de 6 mois. A
douze ans, il Ot paraître qq. pièces de vers qui
le firent remarquer parle docteur Stephenson.
Admis, grâce à lui, à l'université d'Édimbourg,
en 1741, Blacklock fit paraître en 174S, un
1er volume de Poésies, puis embrassa l'état
ecclésiastique. Ses vers se font remarquer par
leur élégance et leur facilité plutôt que par
la force et la correction. !1 a laissé en outre:
Paraclesis ou consolations tirées de la religion
natMreHee in-8o GrayiaM~.bat-
]ade héroïque en 4 chants, 1774, in-4o de
l'BdttcaiMK des aveugles, traduit de Haüy, etc.
BLAC!HA!L. s. m. (blak-mél; en angl.
maille noire). Redevance forcée que les gens
des basses terres d'Ecosse payaient aux gens
des hautes terres pour être à l'abri de leurs
déprédations. Il Par ext. Quand le maître avait
payé. son black-mail aux industries voisines
qui avaient le droit de lui refuser ou des clous,
ou des tubes de cuivre, ou tout élément indis-
pensables à sa production. (J. Simon, La Liberté,
t. n, p, 34, ap. Lit., Supp.)
BLA (Richard). Médecin et poète
anglais, né vers 1658, m. en 1729. Nommé en
1697, médecin ordinaire de GuiUaume Ht et
chevalier. Ses poèmes sont au-dessous du mé-
diocre ridiculisé par Swift, Pope, Steel, etc.,
il tient dans l'histoire des lettres anglaises,
une place analogue à celle de Chapelain dans
latittérature française. LefrMK'e~r poème
héroïque en 10 chants Le Roi j4ri/ttH', poème
héroïque en 12 chants, 1697, in-fo. Sft sur
l'esprit, 1700 ;7!ecMeH de poètes., 1718;, 1 vol.
in-8° La Création, poème philosophique en 7
chants T'raité sur la petite vérole, 1722, in-8",
où il s'opposa à la vaccination, etc.
BLACK MOtMTAMS. Chaîuon qui sépare
l'Angleterre du pays de Galles et dont le som-
met principal, le Pen Cader Fawr (777 m.),
présente des vestiges archéologiques, un cer-
cle mégalithique, un camp, etc.
BLACKPOOL. 14,448 h. Vle d'Angleterre, ctA
et à 30 kil. S.-O. de Lancastre, sur la mer
d'Irlande. Belle plage fréquentée par un grand
nombre de baigneurs auxquels la ville doit
son commerce.
BLACK-B!VER, Rivière noire. Riv. des Etats-
Unis d'Amérique, s.-aSI. du Mississippi par le
White River, arrose le Missouri et l'Arkansas
son développement est de 700 kil. dont 160
accessibles pendant 9 mois aux bateaux à
vapeur, i) BLACK-RtVER. Riv. du Dominion,
am. du Fraser; cours 200 kil. )) BLACK-R)VER.
Riv. de la Nouvelle-Écosse, atn. du Gaspe-
reaux chutes célèbres, BLACK-RIVER ou
B)9-BMt. Riv. des États-Unis (New-York),
cours 200 kil. dont 60 navigables; se jette
dans le lac Ontario.
BLACKROCK. 8,100 h. Vle d'Irlande, cté et
à 5 kil. S.-E. de Dublin; petit port sur ta.baie
de Dublin; station balnéaire.
BLACKSTOKE (Sir Wiitiam). Jurisconsulte
anglais, né à Londres en n23, m. en n80.
Ses premiers essais furent des poésies et des
notes sur Shakespeare, mais après avoir fait
son adieu .aux Muses (the ~o.Mj/er's/ctr~tt'eH), il
s'adonna avec ardeur à l'étude du droit, fit son
stage au Temple et débuta au barreau en 1746
il fut reçu docteur Mt !aM! en n50. Sa parole
manquait de facilité et d'étoquence aussi
renonca-t-il bientôt à plaider, et il se rendit à
Oxford pour faire des lectures sur la législa-
tion. H tut bientôt appelé par l'université de
cette ville à occuper une chaire de droit qui
venait d'être fondée par les largesses du juris-
consulte 'Viner. L'enseignement de Blackstone
eut un grand succès ses )econs'furent publiées
de n65 à 1T68, et elles servirent à l'instruc-
tion.du prince de Galles, depuis Georges III.
Elu membre du parlement en 1761, il quitta
sa chaire pour remplir son mandat à la Cham-
bre, où t éloquence continua de lui faire dé-
faut, aussi recut-i], dans les Lettres de Junius,
qq. attaques auxquelles il fut très sensible.
11 remplit successivement les fonctions de sol-