34 ACC ACC ACC être déclarée parle père, ou, à son défaut, par lea médecins, sages-femmes ou autres per- sonnes qui auraient assisté à l'accouchement et,lorsque la mère sera accouchée hors de son domicile, par la personne.chez qui elle sera lccouchée. Les déclarations de naissance doivent être faites dans les trois jours de l'ac- touchement à l'officier de l'état civil du lieu fenfant lui sera présenté (C. civ.,art. 54 et 55). ACCOUCHER, v. n. (a-kou-ché; de d et Jouche, lit, se mettre au lit). Enfanter. Se con- Jugue avec avoir pour exprimer l'acte et avec être pour exprimer l'état. Elle est accouchée i hier d'un garçon. Elle a accouché très coura- geusement. ∥ Fig. Accoucher d'un ouvrage, d'un projet, d'une idée. Socrate disait qu'il faisait l'office de sage-femme, qu'il faisait ac- coucher les esprits. ∥, S'expliquer. Accouche- rez-vous enfin ? 1/ v. a. Aider une femme à accoucher. Cette sage-femme a accouché ma belle-sœur. ∥ Abs. Ce médecin accouche bien. ∥ Arg. Prendre un parti. Ex. Le vieux était accouché la veille il avait résolu de ruiner son voisin. Autre sens avouer. L'assassin accouchera, c'est-à-dire avouera son crime, le remords l'écrase. ACCOUCHEUR, EUSE. s. Celui, celle dont la profession est de faire des accouchements. On dit plutôt sage-femme qu'accoucheuse. ∥ Ju- risp. Cette profession ne peut être exercée que sous des conditions de savoir et de capa- cité imposées par la loi comme garantie. de sûreté publique nul ne peut donc se livrer à la pratique des accouchements F'il n'a été reçu médecin ou sage-femme, et e'il n'a rempli les formalités prescrites par la loi. Toute per- sonne qui, sans avoir rempli ces conditions, exercerait, même gratuitement, la profession' d'accoucheur, commettrait- un délit passible des peines portées par la loi du t9 ventôse an xi contre ceux qui exercent illégalemént la médecine ou la chirurgie la pénalité con- siste dans une amende en faveur des hospice?, sans préjudice des poursuites pour homicides ou blessures par imprudences. ACCOUDEMENT. s. m. Action de s'accouder, de s'appuyer sur le coude. Ce terme a vieilli. ∥ A. milit. Rapprochement, cohésion des fan- lassins, placés coude à coude dans les rangs. ACCOUDER (S'). v. pr (a-kou-dé; — lat. adcu- bitare; de ad, à; cubitus, coude). S'appuyer du coude. On dit s'accouder sur, contre. ∥ A. milit. Se placer couds à coude, pour se prêter récipro- quement un légsr appui dans l'exécution du pas cadencé, du pas oblique, etc. 1ACCOUDOIR. s. m., Appui pour le coude. L'accoudou d'un prie-Dieu. Les accoudoirs des stalles s'appellent aussi museaux parce qu'ils sont souvent supportés par des têtes d'animaux. ∥ Archit. Le couronnement d'une balustrade ou de tout autre appui à, la hauteur du coude. ∥ Mar. Étai sur lequel on appuie les navires en construction. ACCOUER. v. a. (a-kou-é — de cauda, queue; on écrivait autrefois et on dit encore dans certains patois coue). Attàcher, lier les che- vaux à la queue l'un de l'autre, pour qu'ils marchent a la file. ∥ Vén. Accouer le cerf, Être à sa queue, l'atteindre à la course, pour lui donner le coup su défaut de l'épaule ou lui couper le jarret. ACCOULINS. s. m. pl. Alluvions. ∥ Atterris- sement de rivière, servant à la fabrieation.des briques. ∥ Agric. Rigoles pour conduire des eaux chargées de terres. ACCOUPLAGE. s. m. Action d'accoupler. Ac- couplage de mots. On dit plutôt accouplement. ACCOUPLE. S. f.' Vén. Lien dont on se sert pour accoupler les chiens. ∥ Par ext. Lien ser- vant à réunir plusieurs objets. ACCOUPLEMENT, s. m. Assemblage par couples. Accouplement de bœufs pour la char- rue. ∥ Arch. Arrangement de colonnes dispo- sées deux à deux. ∥ Fig. Étrange accouple- ment d'idées, de mots, etc. ∥ Conjonction du mâle et de la femelle, en parlant des animaux, pour la génération. (V. Monte.) Accouplement d'un chien et d'une chienne. Ne peut se dire des hommes que dans un sens odieux, avec une épithète qui serve de correctif à l'idée trop phy- sique d'accouplement. Hideux accouplement. ACCOUPLER, v; a. (a-kou-plé; —de a et coae- yte; de copula lien, union, d'où copulare, unir). Assembler par couples, deux à deux. Accoupler des bœufs pour la charrue, deux mots qui sont mal ensemble,' etc. Ces deux persônnes sont mal accouplées. ∥ Accoupler du linge, des ser- viettes,'En attacher plusieurs ensemblé pour .la lessive. II Au trictrac, accoupler ses dames, Les mettre deux à deux sur les flèches. il En parlant de certains animaux, apparier un mâle et une femelle afin qu'ils multiplient. Ac- couper des pigeons. ∥ v. pr.Se dit des animaux qui t'unissent pour la génération. Les ours s accouplent au commencement de l'hiver. ∥ ACCOUPLÉ, ÉE.p.pas.Arch. Colonnes accouplées. (V. Accoteplement.)Têtes accouplées. Deux têtes adossées sur le même socle ou le même buste. (V. Hermès.) ∥ Chem. de fer. Roues accouplées, Celles qui sont réunies deux à deux pour augmenter la force du moteur. ACCOURCIE. s. f. Passage plus court. Vx et fam. ∥ Mar. V. Accourse. ACCOURCIR. v. a. (de a et courl). Rendre plus court. Accourcir un habit, un discours, un ouvrage. ∥ Rendre brève une syllabelongue. ∥ Accourcir son chemin, Prendre une voie plus courte, plus directe. ∥ Abs. Prenez le bois, vous accourcirez. ∥ Fig. Faire paraitre moins long.La conversation accourcit la route. ∥ Manège. Ac- courcir la bride, Tirer les rênes par le bouton avec la main droite, en les faisant couler dans la main gauche. ∥ Vén. Accourcir le trait, Le ployer à demi ou complètement pour retenirle limier. Il S'ACCOURCIR. Devenir plus court. Les jours s'accourcissent sensiblement II Syn. Ac- courcir, raccourcir. Le second renchérit sur le premier. Il faut lui accourcir un peu le temps de l'étude. La nature divine, sans bornes et sans limites, s'est comme raccourcie dans l'in- carnation. (Boss.) Ce qui est accourci est di- minué dans une petite mesure, ce qui est raccourci est quelquefois trop court. ACCOURCISSEMENT. s. m. Diminution d'é- tendue, de durée. L'accourcissement des jours, du. chemin. accôuRIR. v. n. (lat. accurrere; de currere, ad, courir, vers). Venir promptement vsrs quelqu'un ou dans quelque lieu. Accourir en grande hâte;en foule, au bruit, au secours, etc. ∥ Fig. en parlant des choses De l'extrémité du désert accourt un tourbillon. Il, Gramm. Accourir se conjugue comme courir, excepté qu'il prend les deux auxiliaires, selon qu on veut exprimer l'action ou l'état qui résulte dé cette action. Suivi d'un infinitif, s'emploie avec ellipse de la. prép. pour L'inventeur accourt faire légitimer ses découvertes. ACCOUTRES. s. f. pi. Vén. Plaines ou landes situées entre deux bois, dans lesquelles on place les chiens qui doivent coiffer l'animal audébucher. ACCOURSE. s. t. Archit. Galerie extérieure par laquelle on communique dans les appar- tsments. ∥ Mar. Passages ménagés dans la longueur d'un vaisseau. (V. Accourcie.) ACCOURTILLAGE. s. m. Jurisp. anc. Rente que devait payer au'seigneur le propriétaire d'une terre sujette au droit de terrage,lorsqu'il la convertissait en bois ou:en pâturage. ACCOUS. i,469 h. Ch.l. de cent. (B.-Pyr.), dans la vallée d'Aspe, arr. d'Oloron.Eaux mi- nérales, ferrugineuses, Bulasqué. Patrie du poète béarnais Despourrins: ACCOUSINER. v. a. Traiter de cousin, d'al- lié, d'ami. S'ACCOUSINER. Se traiter de cou- sin. Expr. vieillie. ACCOUTREMENT, s. m. Habillement. Ne s'emploie aujourd'hui qu'en mauvaise part. Accoutrement ridicule, bizarre. De vils accou- trements. ∥ Fig. Ornements de mauvais goût d'un discours. Fam. ∥ Syn. V. Habillement. ACCOUTRER. V. a. (étym. incertaine celt. cot, habit, accoutri, couvrir d'un habit). Habillé d'une façon extraordinaire. Ne s'em- ploie plus que fam. et en mauvaise part. ∥ Fig. Maltraiter quelqu'un; en dire du mal. S'ACCOUTRER. S'habiller d'une façon grotesque. ACCOUTREUR, EUSE. o. Celui ou celle qui arrondit les trous des filières chez lés mar-. chands d'or. ACCOUTUMANCE. s. f. Coutume, habitude passive. Expr. vieillie. ∥ Syn..V. Coutume. ACCOUTUMÉ, ÉE. adj. et p. pas. Habitué à, familiarisé avec: Le voilà accoutumé sa nouvelle fortune. Il est aujourd'hui accoutumé avec sa nouvelle famille. Suivi d'un infinitif, se construit quelquefois avec la prép. de. On est accoutumé de se laisser aller au plaisir. (Boss.) ∥ Habituet,-ordinalre. Place accoutu- mée, ∥ A l'accoutumée. Loc. adv. A l'ordinaire, comme on a coutume défaire. ACCOUTUMER, v. a. (de d et'coutume; du lat. consuetudinem). Faire prendre une cou- tume, une habitude. Prend toujours après lui la préposition ci. Accoutumer l'enfant au travail la jeunesse aux exercices du corpa. Peut s employer sans complément direct. La solitude accoutume à' la réflexion. ∥ v, n. Ne s'emploie qu'aux temps composés et avec avoir. Quelles précautions' n'avait-il pas accoutumé de prendre Se dit quelquefois des choses ina- nimées. L'automne n'a pas accoutumé d'être si pluvieux. ∥ Abs. Faites comme vous avez accoutumé. Il S'ACCOUTUMER à. S'habituer à, contracter l'habitude de. S'accoutumer au tra- vail; bien parler. ∥ Se construit rarement avec la prép. de. 1l vous importe'de vous ac- coutumer de bonne heure de haïr l'injustice (Volt.) il Se faire à, se familiariser avec dans ce cas avec vaut mieux que ci. Je ne puis m'ac-, coutumer avec cet homme. ∥ Abs. Il s'accou- tume tous les jours. ACCOUVER. v. a. Préparer à un oiseau un nid avec des œufs, pour qu'il. couve. Ac- couver une poule. ∥ S'ACGOUVER. Commencer à couver. Cette poule s'accouve. ∥ Fig. et fam. On dit d'un homme indolent qui reste à la même place Il ne fait que s'accouver. ∥ ACCOUVÉ, ÉE. p. pas. et ad, Qui reste au coin du feu. Vieux mot familier qui dispâraît des dictionnaires. ACCRA ou AKRA: Ville et territoire de la Côte d'or (Guinée), dépendant des Achantis. 15,000 h. Plusieurs forts et comptoirs appar- tiennent aux Anglais. ACCRÉDITATION. s. f. Action d'accréditer un agent diplomatique auprès d'un gouverne- ment étranger. ∥ Action de donner du crédit à une maison de commerce. ACCRÉDITER. v. a. (a-kré-di-té — de a et crédit). Mettre en crédit, en réputation. C'est la bonne conduite qui accrédite le plus quel- qu'un dans n'importe quelle situation. ∥ Ac- créditer un ministre, un ambassadeur au- près d'une cour étrangère, c'est le constituer légalement et officiellement commé agent di- plomatique de la puissance qu'il représente. Il est d'usage et de toute nécessité d'investir les ambassadeurs d'un caractère public qui soit tout à la fois leur sauvegarde et la garan- tie de la puissance auprès de laquelle on les envoie cela se fait par les lettres de créance (V. ce mot). ∥ Fig. Donner cours, autoriser, rendre plus vraisemblable. Accréditer une nouvelle, un bruit, une calomnie. ∥ S'ACCRÉDI- TER.v.pr.Ce marchand s'accrédite. Les impos- teurs s'accréditent souvent dans l'esprit des peuples. Le bruit de guerre s'accrédite. ACCRÉDITEUR. s. m. Com. Celui qui donne sa garantie. ACCRÉMENTITIEL, ELLE. adj PhySiol. Mode de génération, selon Burdach et autres physiologistes, par lequel une partie organique se détache d'un individu organisé, pour con- stituer un nouvel individu semblable à celui auquel elle appartenait, se développer et vivre isolément, d'une vie propre. ACCRÉMENTITION. s. f. (lat. accrementum, accroissement). Physiol. Génération par accré- mentition, Formation d'éléments anatomiques à l'aide d'un blastème fourni par des élé- ments semblables préexistants: Ce mode de formation n'est admis que chez les animaux. ACCRESCENT, ENTE. adj. Bot. Se dit des parties de la neur autres que l'ovaire, qui, au lieu de se flétrir et de tomber après la fécon- dation, continuent à se développer. ÀCCRESCENCE. s. f. Bot. Accroissement exceptionnel de certains organes. ACCRÊTÉ, EE. adj. Fier comme un coq, qui porte superbement la crête. Néol. ACCRÉTION. s.f.(a-crè-ci-on;— lat. accretio, accroissement). Action de croître, de se déve- lopper. ∥ Méd. Augmentation. ∥ Hist. nat. Accroissement par juxtaposition se dit sur- tout des minéraux. ACCRINGTON. 25,000 h. Ville manufactu- rière d'Angleterre, comté de Lancastre: ACCROC, s. m. (a-cro;—le c ne se lie pas, ni au pi. l's tinal un accro à la robe, des accro à la robe; — subst.verbal de accrocher). Déchi- rure faite par ce qui accroche. ∥ Fig. Difllcul- té, obstacle imprévu. Tout allait bien sans cet accroc. il Tache, souillure. Sa réputation a subi