ACC ACC ACC 33 DICT. DES DICT. T. 1. 5 instruments de musique. il Instrument à lames d'acier montées sur une planche don- nant les douze demi-tons de la gamme. Le monocorde gradué, le chronomètre de RoUer, remplissent le même office. ACCORDO. s. m. Espèce de lyre, de basse italienne àquinze cordes. ACCORDOIR. s. m. Outil pour accorder les instruments de musique. ACCORDS (Étienne TABOCROT, dit le sei- gneur des). Procureur du roi au bailliage de Dijon. 1547-1590. A publié, en 1582; le livre des Bigarrures, recueil de Ré6us; équivoques, etc., composé, dit-il « pour se chatouiller soi-même et se faire rire le premier, ensuite les autres x, et en 1585, le livre des Touches, recueil de poésies ingénieuses, mais souvent trop libres. ACCORE. s. m. (a-ko-re). Mar. Étai pour soutenir un vaisseau en construction ou en réparation. ∥ Contour d'un banc, d'un écueil partie submergée d'une côte. ∥ adj. Escarpé, fortement incliné ou presque vertical, en parlant d'une côte. ÀCCORER. v. a. Mar. Étayer un vaisseau. ∥ Par ext. Accorer un tonueau, une malle, Les assujettir soit dans les chambres des vais- séaua, soit dans la cale,pourqu'ils n'aillent pas au roulis ou nè vacillent pas. ACCORNÉ, ÉE. adj. Fortif. Qui est défendu par un ouvrage à cornes ou en tenailles. ∥ Blas. Se dit des animaux dont les' cornes sont d'une autre couleur que le corps. ACCORNER. v. a Fortif. Élever des fortifica- tions en forme de'corne. ACCORRE (Renier). Florentin, financer établit à Provins une des premières banques qui aient existé en France. XIIIe siècle. ACCORSO (Mariangelo). Célèbre philologue et antiquaire du XVIe siècle, né.à Aquila, vé- cutàla cour de Charles-Quint. Observations sur Ausone, Solin et Ovide. Rome, 1524, in-fol. édi- tions d'Ammien Marcellin et de Cassiodore, 1533. Il avait rassemblé au Capitole un grand nombre de monuments antiques. ACCORT, ORTF. adj. (ital. accorlo, avisé). Gracieux, d'humeur facile, enjoué, insinuant. Se dit aussi des choses Une éloquence, une figure accorte. n Ce mot ainsi que les autres de la même famille est passé dans la langue française à l'époque des guerres d'Italie, sous François 1er. ACCORTEMENT. adv.D'une manière accorte, adroitement. Fam. et peu usité. ACCORTISE. s. f. Urbanité, politesse, hu- meur facile, enjouée. Ce mot a vieilli. On di- sait autrefois accortesse. ACCOSTABLE. adj. D'un abord facile. S'em- ploie le plus souvent avec la négative Cet homme n'est pas accostable. Se dit quelquefois des choses. Fam. Il Mar. Se dit d'une côte, d'un bâtiment qu'on peut approcher sans péril. ACCOSTE (imper, duv. accoster). Mar:Ordre, com:nandement d'approcher. Subst. Com- mander l'accoste. ACCOSTER. v. a. (a-ko-sté -ital. accostare; de ad, auprès, et costa, côte, s'approcher.de la côte). Aborder quelqu'un pour lui parler. Il me veut accoster. ∥ Mar. Se dit d'une embar- cation qui se place le long ou à côté d'un ob- jet. Accoster le quai. M v. pr. S'accoster de quelqu'un, Le hanter, le fréquenter. Fam. Se prend surtout en mauvaise part. ∥ ACCOSTÉ, ÉE. p. pas. ∥ Hérald. Se dit des pièces disposées en pal ou en bande, quand elles en ont d'autres à leur côté. ∥ Syn. V.Aborder. ACCOT. ,s. m. Hort. Adossement de fumier autour d'une couche pour empêcher le froid d'y pénétrer. ∥ s. m. pl. Céram. Poignées de terre ou fragments d'étuis hors'de service dont'on se sert pour consolider des'files ou piles qui constituent dans leur ensemble l'encastage des produits céramique. ACCOTAR: s. m. Mar. Clef ou coin-que l'on chasse à coups de masse entre les varlingues pour mieux lier et unir les fonds d'un navire. ACCOTEMENT, s. m. Ponts et chauss.Partie non pavée qui se trouve de chaque côté d'une chaussée ou chemin public, entre le fossé et l'empierrement ou rencaissement. On dépose sur les accotements les matériaux destinés à l'entretien de la route mais il est défendu aux particuliers d'y .déposer des matériaux ou des immondices sous les peines de simple police. (Loi 19-22 juill. 1791 C. pén.,art. 471). ∥ Chem. de fer. Espace entre les rails extrêmes et le bord extérieur du chemin. ∥ Horlog. Frotte- ment d'une pièce contre; une autre. ACCOTE-POT. s. m. Hort. Cercle que l'on met derrière un pot pour l'empêcher de tomber. ACCOTER. v. a. (de à et d'un radical cote, cotte, appui). Appuyer de côté, affermir une chose en l'appuyant contre une autre. Acco- ter sa tête. ∥ Hort. Mettre du fumier tout autour d'une couche. ∥ v. n. Mar. S'incliner, plier sous le vent, en parlant d'un vaisseau. ∥ S'ACCOTER. S'appuyer de côté. Fam. ∥ Horlog. Se dit de deux pièces, qui frottent. ACCOTOIR. s. m. Appui pour s'accoter. Les accotoirs d'un fauteuil, d un carrosse, d'un confessionnal. (V. Accoudoir.) ACCOUARDIR. v. a. Rendre couard. ∥ v. pr. S'accouardir dans le repos. Vieux. ACCOUCHÉE.- 8. f. Femme qui vient de mettre un enfant au monde. Quand l'accou- chée relèvera-t-elle ? Il Caquets de l'accouchée, Conversations frivoles. ACCOUCHEMENT. s. m. Action d'accoucher. Cette femme a eu un accouchement pénible, difficile; laborieux. ∥ Action d'aider une femme à accoucher. Faire un accouchement, un cours d'accouchements. il Fig. Se dit des productions de l'esprit. L'accouchement d'une idée. Il Méd. Fonction maternelle qui consiste dans l'expul- sion spontanée et à terme d'un ou de plusieurs fœtus et des annexes. C'est à proprement par- ler l'enfantement ou la parturilion. Dans un autre sens, c'est l'action de donner à la femme qui accouche, lés soins et les secours que son état réclame, soins et secours qui doivent être administrés suivant les règles de l'obstétrique. Divers phénomènes concourent à l'accomplis- sement de cette fonction. Ce sont d'abord des phénomènes physiologiques qui ont lieu dans les organes de la mère et parmi les- quels il faut surtout.signaler les contractions utérines,qui s'accompagnent de douleurs et dé- terminent la dilatation du col, la formation de la poche des eaux, etc. On les a répartis entre quatre périodes. La première, dite de prépara- tion,consiste surtout dans l'effacement du col. Là femme y accuse de légères douleurs vul- gairement appelées mouches. La seconde est celle de la dilatation. Le col s'entr'ouvre et se dilate de plu3 en plus et les douleurs augmen- tent. La période d'expulsion survient après un moment de calme pendant lequel la femme est souvent prise de peur, de terreurs, de crainte, quelquefois même d'hallucinations, etc. Elle s'accompagne de douleurs conquassantes en- core dites expultrices, pendant que la partie fœtale fait bomber le périnée et franchit l'an- neau vulvaire. Enfin, après la sortie de l'en- fant, vient la délivrance qui constitue la qua- trième période. La durée totale de ces phé- nomènes, de 15 à 20 heures, chez les primi- pares, se réduit à 6 ou 8 chez les multipares. Les autres phénomènes sont'dits fœtaux ou encore mécaniques, pour bien montrer que dans l'accouchement le fœtus joue un rôle absolument passif l'accouchement s'opère de la même façon, que le fœtus soit mort ou vivant. Ils sont relatifs à là présentation et à la position. On appelle présentation, la partie du fœtus qui se présente à l'orifice utérin. Bien que toutes les régions du corps fœtal puissent se mettre en rapport avec cet orifice, au point de vue du mécanisme de l'ac- couchement, on-ne considère que la tête, le siège et le tronc. Toutefois, dans le cas de la tête il importe de distinguer si c'est la face ou le sommet qui se présente au détroit supérieur. La position est la situation relative d'une partie déterminée du fœtus et de ce même dé- troit supérieur. Elle a pour but de faire con- naître les rapports du fœtus avec, les organes maternels. On a choisi l'occiput pour le som- met, le menton ou le front pour la face, l'a- cromion pour le tronc ou l'épaule. Suivant.que ces points se trouvent en rapport avec la par- tie latérale gauche ou droite du détroit supé- rieur on a une première ou une seconde posi- tion. Ainsi dans la présentation du sommet, la position la plus fréquente est la première, ou position occipito-ibaque gauche antérieure, c'est-à-dire celle dans laquelle l'occiput du fœtus est en rapport avec l'éminence ilio- pectinée de la femme. Il n'entre pas dans notre plan de décrire ici toutes les positions qui sont fort nombreuses puisqu'il y en a 8 par présen- tation, mais noue devons indiquer leur fré- quence relative. Sur 20 accouchements, i9 ont lieu par le sommet, dont 14 en occipito-iliaque gauche antérieure et 5 en occipito-iliaque droite postérieure., On rencontre 1 accouche- ment par la face sur 200 accouchements, et c'est fort heureux, car .tandis que dans la pré- sentation du sommet Il ne meurt pas un en- fant sur 80, ici la mortalité est d'un quart d'après certains auteurs et d'un vingtième d'a près d'autres..Cette grande mortalité est due- à la lenteur du travail, à.la procidence possible du cordon et à la compression du cou. Il se fait 1 accouchement par le siège sur 34 en- viron. Le travail est long et pénible et il meurt un enfant sur 8 ou 10 pour des raisons sem- blables ou analogues aux précédentes. Mais la plus mauvaise présentation est celle du tronc; elle a lieu une fois sur 233 accouchements en- viron. 11 meurt femmes sur 4 et 12 enfants sur i3 aussi nécessite-t-elle presque toujours l'intervention d'un accoacheur expérimenté et si la mortalité des.mères et des enfants est si effrayante, la cause en est certainement due trop souvent à l'arrivée tardive des secours. Une autre statistique donne les chiffres sui- vants. Sur 21,723 accouchements, il y en a eu 20,698 par le sommet, 103 par là face, 804 par le siège et 118 par le tronc. 20,567 accouchée- ments par le sommet ont donné 635 morts, 88 par la face, 3 et 790 par le siège, 101. Quelles que soient la présentàtion etla position, le mécanisme de l'accouchement peut être di- visé en cinq temps 1er amélioration de la pcr sition initiale qui se présente, 2' descente de cette région dans l'excavation, 3° sa rotation, 4* son expulsion, 5° rotation extérieure de la partie expulsée et rotation intérieure de la portion restant encore dans les organes -ma- ternels. Enfin on a aussi considéré comme un 6* temps l'expulsion de cette dernière portion. L'accouchement tel que nous venons de l'esquisser est l'accouchement simple ou phj- siologique. S'il y a deux ou plusieurs fœtus, il est dit gémellaire, etc. La durée de la pros- sesse est évaluée entre 260 et 280 jours, c'est- à-dire un peu moins ou un peu plus de neuf mois. S'il a lieu après cette dernière époque, l'accouchement est tardif; il est, au contraire, prématuré s'il a lieu avant le -280' jour, mais avec un fœtus viable. La loi fait commen- cer la viabilité.au 1800 jour. C'es t 30 jours trop tôt, car ce n'est guère qu'au septième mois à partir de la conception, c'est-à-dire au 210" jour, qu'un fœtus est viable. Tout accouchement survenant avant le 180° jour est légalement un avortement, qui est un crime lorsqu'il a été procuréàdessein. (V. AvorÉement.) Sans nous attacher à .définir les 'nombreuses épithètes accolées au motaccouchement et surleaquelles les auteurs ne sont pas toujours d'accord, il est nécessaire de parler ici de l'accouchement prématuré artificiel passé maintenant dans la pratique médicale et qui a pour but de sauver deux existences à la fois, celle de la mère et celle de son enfant, qui seraient compromises souvent toutes !es deux ou au moins l'une d'elles, si on laissait la grossesse suivre son cours normal. Il existe en effet des femmes à bassins rétrécis chez lesquelles le fœtus à terme ne peut pas sortir entier par les voies naturelles 1'&ceoùcheur est alors obligé de recourir à l'opération césarienne que l'on ne doit point pratiquer pour sauver l'enfant quand on a la certitude de tuer la mère. D'autres ont recours à la céphalotrirpsie broie- ment de la tête de l'enfant ou à 1 embryoté- mie, morcellement de l'enfant, opérations que la morale chrétienne condamne comme des crimes, si on les applique à un fœtus vivant, car on ne peut se proposer de tuer un être i humain vivant pour sauver la vie d'un autres Mentionnons aussi la tentative hardie de Porro qui, dans une opération semblable à l'opération césarienne, enlève le corps de l'utérus (corpus uferi), après l'extraction de l'enfant. Le médecin doit recourir à l'accou- chement forcé, comme Nœgelé appelle l'ac- couchement provoqué artificiel, toutes' les fois qu'il se trouve en face de métrorrhagies graves, de vomissements incoercibles ou d'attaques éclamptiques qui mettent en danger la vie de la mère et par cela même celle de son enfant. Pour les soins à donner à l'enfant et à la femme, après l'accouchement, V. Suites de cou- ches. Il Juriso. La naissance d'un enfant ànit