ACC ACC ACC\ 31 point; chaque fois qu'il veut regaraer des objets situés à des distances différents. La petite manœuvre qu'il exécute a pour but de placer les lentilles de telle sorte que l'image de l'objet soit nette. On sait, en effet, que dans la chambre noire l'appareil d'optique le plus comparable à l'œil, l'écran qui reçoit l'image des objets doit être éloigné ou rapproché de la lentille au fur et'à mesure que ces objets s'en rapprochent ou s'en éloignent. Le pouvoir ac- commodateur de l'œil résulte d'un changement ue courbure dans les deux faces du cristallin, mais surtout dans la face antérieure. Ce chan- gement de courbure a été démontré adec ri- gueur et mesuré avec une grande prévision par Langenbeck, Cramer et Helmholtz qui ont vu très nettement que, pendant les efforts. d'accommodation des trois images de Pur- kinje, la première ne changeait pas de posi- tion, la seconde se rapprochait de la précé- dente et la troisième se déplaçait à peine, mais devenait plus. nette. Ces résultats montrent' en même temps que la cornée, à qui est due la production de la première image, n'a au- cune influence sur le pouvoir accommodateur. Le changement dans la courbure du-cristaltin est dû à l'actioü d'un muscle particulier dit muscle accommodateur ou musclé ciliaire. Brûcke et Bowmann en ont. fait connaître la partie rayonnante et Henry Müller, la parties circulaire..Le mécanisme de son action n'est' pas encore suffisamment expliqué. Certaines substances agissent sur l'accommodation l'a- tropine la paralyse, l'ésérine; la pilocarpine l'exaltent au contraire, en produisant la pre- mière, la mydriase; les secondès, la myose. L'âge agit à la façon de la belladone, il di- minue le pouvoir accommodateur, et amène la presbytie, c'est-à-dire la difficulté ou l'impossi- bilité de voir les objets rapprochés. On y remé- die en renforçant la courbure .du cristallin par des lentilles convexes appropriées. Il Linguis- tique. Modification que subit une lettre sous l'influence d'une lettre voisine pour rendre la Ii prononciation plus facile.Ainsi le g suivi d'un t s'assourdit en c. ∥ ACCOMMODATION (Contro- verse de l'). Hist. eccl. Rites chinois. On en- end sous ce nom une' discussion, qui s'éleva au XVIIe siècle entre lès jésuites d'un côté et tes autres missionnaires de la Chine d'autre part au sujet de la liceité ou non-licelté des rites usités de temps immémorial dans le Cé- leste Empira pour honorer la mémoire des an- cêtres et celle dé Confucius. D'aprés les jésuites, ces usages identifiés avec les mœurs nationales devaient être tolérés pour éviter un plus grand mal car selon eux ils étaient purement civils ou politiques, ils n'avaient rien de religieux et de sacré. D'après les autres, au contraire, ils étaient superstitieux et idolâtriques, et ne pou- vaient être tolérés sans crime. Le Saint-Siège se réserva de bonne heure la décision d'une controverse si épineuse, et fit instruire la cause avec toute la maturité désirable.'Une sentence, définitive fut rendue par Clément XI, en 1715, après de longs débats et condamna les cérémonies chinoises comme.entachées d'ido- lâtrie. Cette sentence fut le signal de la persé- cution la plus sanglante et la plus acharnée, mais cette conséquence fâcheuse n'est impu- table qu'à la mahce des hommes. L'Église et son chef avaient accompli' leur devoir et rempli leur mission, .qui est de sauvegarde sur la terre le dépôt de la vérité, de la foi et des mœurs. ACCOMMODEMENT, s.m. (a-ko-mo-de-man). Accord que l'on fait, qui se fait d'un différend, d'une querelle entre des personnes. Un mau- vais' accommodement vaut mieux qu'un bon procès. ∥ Jurisp. anc. Réconciliation après mjures,'coups ou même meurtre. A Péronne, un meurtrier qui s'était enfui ne pouvait re- venir qu'après avoir fait son accommodement avec les parents de celui qu'il avait tué. Il Se dit aussi des expédients, pour concilier. Il est avec le ciel des accommodements allusion à un vers de Molière (Tartufe). On dit'de quel- qu'un qu'il est homme d'accommodement, de facile accommodement, quand il.est conci- Iiarit, qu'il sait se prêter aux circonstances, et qu'il est facile de s'entendre avec lui. ∥ Ajuste- ments, arrangements, embellissements, com- modités, que l'on pratique dans une maison. Il faudra bien des accommodements dans cette maison. ∥ Peint. Manière 'de choisir, d'assortir, de disposer les draperies et lés ajustements. Syn. Accommodement, raccommodement. L'ac- commodement a lieu' entre des personnes qui avant leur différend étaient étrangères, indiffé- rentes l'une à l'autre. Le raccommodement est le rapprochement de personnes qui, avant léur division, étaient unies par les liens de la pa- renté'où de l'amitié: ACCOMMODER, v. a. (a-ko-mo-dé; — lat. ac- commodare; de ad, à, et commodus, commode, convenable, dans la mesure, de cum, avec et modtts, mesure). Donner de la commodité, convenir: Cette pièce de terre l'accommoderait bien, accommoderait fort son parc; Ajuster, ranger, arranger, mettre dans un meilleur état. Accommoder, une maison, un ardin, ses affaires, des cheveux, une personne. ∥ Cuis. Ap- prêter. Que voulez-vous que je vous accom- mode pour votre dîner A quelle sauce ac- commodera-t-on cette viande? Il Traiter bien. Cet aubergiste accommode bien ses. hôtes. Ce sens a vieilli. !ron. et fam. Maltraiter. Je l'ai accommodé. d'importance Être accom- modé, Être en mauvais état, en désordre. Il est tout couvert de boue, le voilà.bien accom- modé de la sorte. ∥ Accommoder un différend, une affaire,L'arranger,'la terminer. Accommo- der deux ou plusieurs personnes. Les mettre d'accord: Dans le même sens, cet deux per- sonnes se sont accommodées, Se 'sont mises d'accord. ∥ Se dit de l'action d'acheter et. de vendre. Vous avez un beau cheval, vou- lez-vous m'en accommoder? ∥ Conformer, approprier. Accommoder son discours aux cir- constances. ∥ ACCOMMODDÉ, ÉE. p. pas. et adj. ∥ S'ACCOMMODER, v. pr. Se donner des com- modités, des aises. ∥ Bien s'accommoder. Devenir riche. ∥ S'accommoder'à, Se con- former,, se.prêter. Il faut s'accommoder au temps, à l'usage. ∥ S'accommoder de. Accep- ter une chose avec facilité, sans humeur, s'én contenter. Il s'accommode de tout, il ne s'ac- commode de rien. ∥ Acquérir par achat ou échange. Je cherche quelqu'un qui veuille s'accommoder de mon pré: Il Arg. S'emploie dans les deux expressions suivantes Ac- commoder quelqu un à la sauce piquante, Rire de lui ou se livrer à des voies' de fait sur sa personne. Accommoder quelqu'un au beurre noir, Lui pocher les yeux, le couvrir de bleus. ACCOMMODEUR, EUSE. s. Celui; celle qui accommodè: C'est lâ' plus grande accommo- deuse de querelles qui ait jamais été (Tallém. des Réaux). ACCOMPAGNAGE. s. m.'Trame fine dont on garnit le fond d'une étoffe de soie brochée d'or. ACCOMPAGNATEUR, TRICHE. s. Celui, celle qui accompagne, qui relève, soit avec la voix, soit avec un instrument, la partie principale d'un morceau de musique. (V. Accompagne- ment.) L'office d'accompagnateur, sur le piano ou l'orgue, exigeait autrefois la connais- sance approfondie des règles de l'harmonie. Car, pour cet exécutant, la partie d'accompa- gnement n'était représentée que par la basse, à laquelle on ajoutait' parfois- des chiffres destinés à indiquer la marche de l'harmonie. Il n'en est plus de même aujourd'hui où toutes les parties de l'accompagnement sont intégra- lement transcrites. Il Fig. Complice, associé. Le crime trouve mieux un accompagnateur que la vertu. ACCOMPAGNEMENT, s. m. Action d'accom- pagner dans certaines cérémonies. Il fut choisi pour.l'accompagnement, de la princesse. ∥ Ce qui accômpagne,ce qui est regardé comme l'ac- cessoire nécessaire. La figure principale de ce tableau aurait besoin de quelques accompagne- ments. ∥ Dr. féod. Acte par lequel, au moyen âge, des propriétaires librés, et particulièrement des couvents,.se plaçaient- sous la protection d'un seigneur plus puissant en l'associant à leurs biens dans une certaine proportion. il Blas. Toutes les pièces qui sont hors de Vécu et l'accompagnent, lui servent d'ornement, telles que les lions, les aigles, etc.. qui- forment les supports ou le cimier. il' Mus. Parties secondaires d'un morceau, destinées à soutenir le chant.Dans tout morceau, il y a le chant, qui doit étre exécuté soit par la voix, soit par un instrument de musique; dans la plupart des morceaux, il y a un accompa- gnement, qui est confié, soit à l'orchestre, soit à unplus petit nombre d'instruments, soit même à un seul instruments, tel que l'orgue bu. le piano. Bien que n'étant.pas essentiel dans un .morceau,- l'accompagnement y joue un rôle important. Non seulement il ajouté au charme de la mélodie en lui fournissant un cadre har- monieux, mais il concourt à l'intelligence de l'idée musicale en guidant l'oreille à travers- les modulations du chant, en l'y préparant ,par des accords et en accentuant le rythme du morceau. — L'accompagnement a; pour le chanteur, une utilité spéciale c'est de mainle- nir la voix dans la justesse du ton, grâce au concoure d'instruments dont le diapason est' sensiblement fixe. L'accompagnement par l'or chestre est spécialement destiné aux grandes compositions religieuses ou dramatiques. Là où le compositeur n'a pas cru devoir recourir à l'emploi de ce mode d'accompagnement. c'est le piano,pourles œuvres profanes, l'orgue. pour les morceaux religieux, qui sont le plus habituelle- ment usités. Et 'même,' les accompagnements d'orchestre sont presque toujours arrangés pour l'un on l'autre de ces deux instruments, ce qui permet à quelques exécutants de se 'rendre exactement compte de l'harmonii et de la mélodie des plus grands morceaux. — Via- dana, maitre de chapelle à Mantoue au XVIIe s., passe pour l'inventeur de l'accompagnement. Cet art fut perfectionné .par Gasparini, Ra- meau, Catel et Fétis, qui a écrit un Trailé de :l'accompagnement, 1829. ACCOMPAGNER, v. a. (de compagnon, V; ce mot). Aller de compagnie. Accompagner quelqu'un dans ses voyages. ∥ Fig. Toujours quelque crainte accompagne l'amour. ∥ Suivre par honneur. Accompagner le Saint-Sacrement. Il Conduire, reconduire en cérémonie, par honneur. Accompagner jusqu'à sa voiture quelqu'un dont on reçu visite et qui s'en va. ∥ Escorter. Il ne sort que -bien accompagné, parce qu'il a des ennemis. ∥ Convenir, aller avec.Cette garniture accompagne bien la robe. Il Accompagner de. Tout ce qu'il dit il l'ac- compagne de tant de grâce. ∥ Mus: Jouer sur un ou plusieurs-instruments, ou chanter les parties accessoires d'une pièce de musique; pendant qu'une ou plusieurs voix chantent ou qu'un pu plusieurs instruments joutent la partie principale: Accompagner quelqu'un avec le violon, avec le piano, sur le iano. S'accompagner soi-même avec la guitare. ∥ Abs. Il accompagne bien. ∥ v. pr S'accompagner de quelqu'un. ∥ Mus. S'accompagner du piano, de la guitare. ∥ Être accompagné. La fièvre s'ac- compagnait de délire. ∥ ACCOMPAGNE, ÉE. p; pas. On dit accompagné par, et accompagné de. On emploie de préférence par, quand laper- sonne qui accompagne est supérieure à celle qui est accompagnée. Télémaque accompa- gné par Minerve. ∥ Hérald. Se dit des croix, che- vrons, sautoirs ou autres pièces également dis- posées dans les quatre cantons de l'éeu. ∥ Syn. Escorter, accompagner, suivre. Escorter 'sa prend dans deux sens. D'abord on escorte quelqu'un par précaution, pour le protéger contre une attaque, un coup de main. Ensuite on dit que quelqu'un est escorté d'une foulé nombreuse. Accompagner c'est marcher à côté. Suivre c'est marcher après on derrière. Des généraux accompagnèrent Napoléon 'dans l'exil quelques serviteurs l'y suivirent (La- faye). ACCOniPAGNERESSE. s. t. Dame accompa- gneresse ou dame pour, accompagner. Dame qui accompagne une reine on une princesse. ACCOMPARAGER. Comparer. Inusité. ACCOMPLI, IE. part. pas. et adj. Révolu, achevé.Vingt ans accomplis. ∥ Exécuté, réalisé, Crime accompli, vœux accomplis. ∥ Parfait, rempli de qualités: C'est un homme accompli. ∥ Polit. Fait accompli, faits accomplis. Ces mots expriment la consécration d'une chose exécu- tée. Il àrrive trop souvent que letait accompli prime le droit. Syn. Parfait, accompli, con- sommé.Accompli diffère des deux autres en ce ou'il ne se prend jamais en mauvaise part. Par- fait se rapporte,à quelque chose de spécial, d'abstrait, suppose un seul point de vue. Ac- compli.suppose une multiplicité de perfections, de rapports, et s'applique surtout aux choses concrètes, c'est-à-dire aux personnes, à leurs qualités, à,leurs productions. Consommé dé- signe non la réunion de plusieurs qualités dif- férèntes, mais le redoublement de' la même