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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 1, A-BISOT / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k201375w

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 1, A-BISOT / sous la dir. de Paul Guérin

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28 :ACÇ ACC ACC

t tonique est presque nul sur notre, il'se porte
principalement sur âme) la n6tre (ici l'accent
tonique reprend toute sa force étymologique
nostra). L'accent oratoire ne s'applique pas
à des syllabes, mais à des mots, à des phrases.
Par diverses inflexions de voix, par un ton
plus ou moins élevé, celui qui lit ou qui parle
exprime les affections diverses qu'il éprouve
et qu'il veut communiquer à ceux qui l'écou-
tent. Interroger, répondre, raconter, quereller,
faire des reproches, apostropher, se plaindre,
pémir, etc., exigent des tons différents; toutes
les passions ont leur accent et les divers de-
grés des passions des nuances dans la voix.
L'art de la déclamation et de la lecture perfec-
tionne les dispositions naturelles mais la na-
ture-seule inspire le ton convenable à celui
qui est bien pénétré de ce qu'il veut dire.
Accent provincial. Se dit des diverses maniè-
res de prononcer le français dans les différen-
tes villes ou provinces l'on s'écarte de la
prononciation commune. L'éducation, la cul-
ture intellectuelle, les voyages, la conversation
des personnes bien élevées; la fréquentation
du théâtre français,' les leçons des grands
maîtres dans l'art de la lecture, apprennent
le bon parler. Mus. Dans le langage musical,
l'accent désigne: le plus ou moins de force
ou de douceur qu'il convient de donner, soit à
une note isolée, soit à un trait de musique
les signes dont se sert le compositeur pour
indiquer à l'éxécutant l'emploi qu'il doit faire
de ces nuances. Les principaux accents sont
les suivants p (piano); pp. (très piano) f.
(forte) ff.(très fort); < crescendo, > decres-
cendo < > ce dernier signe indique qu'on'
doit augmenter, puis diminuer l'intensité du
son.

ACCEPTEUR. s.-m. (du lat. accentor, qui
chantre avec un autre). Genre d'oiseaux, voisin
de celui des fauvettes, ou le même selon quel-
ques auteurs.

ACCENTUABLE. adj. Qui peut être accen-
tué.

ACCENTUATION, s.' f. Manière d'accentuer.
Les règles de l'accentuation française, grec-
que, etc.

ACCEVTUER.v.a.Marquer d'un accent gram-
matical. Il faut accentuer cet e. Il Prononcer
avec l'accent tonique. L'Italien accentue sou-
vent l'antépénultième. Dire un mot, une
phrase, avec l'accent oratoire. Il faut accentuer
davantage cette phrase. Absol. Cet acteur ac-
centue bien. Donner plus de force, de relief,
de caractère. Une affection -profonde avait
acentué ses traits (G. Sand). La crise politique
s'accentue. Mus. Exécuter avec animation.
Accentuez cette mesure, ce passage. Arg.'
Donner une gille. ou-un coup de poing. Ex.
Le père accentuait ses gestes donnant une
gifle à l'un de ses fils, un coup de poing à
l'autre, il montrait qù'il'saaait la manière de
donner intel.igiblement ses ordres, suivant les
règles de l'accent tonique.'

ACCEPTABILITÉ. s. f. Qualité de ce qui est
acceptable.

ACCEPTABLE. adj. Qui peut, qui doit être
accepté.
AGCEPTABLEMENT. adv. D'une manière
acceptable.

ACCEPTA TIF, IVE. adj. Qui a le caractère
d'une acceptation.

ACCEPTATION. s. f. Action d'accepter. Ac-
ceptation d'une offre, d'un présent. Jurisp.
L'acceptation d'une offre est nécessaire pour
que la convention soit parfaite les offres
peuvent toujours être retirées tant qu'elles
n'ont pas été acceptées. Acceptatitin de do-
ttation.'La donation entre vifs n'engage le do-
nateur et ne produit effet que du jour elle
a été acceptée par le donataire. L'acceptation
de la donation tient la substance du con-
trat ce n'est pas une simple formalité de
l'acte, Elle peut être faite soit, dans l'acte
même de donation, soit-pai un'acte postérieur
et authentique dont il restera minute dans
ce cas, la donation n'a d'effet à l'égard du
donateur que du jour l'acte d'acceptation
lui a été notifié. La procuration à l'effet d'ac-
cepter une donation doit être passée devant
notaires; une expédition doit en être annexée
à la minute de la donation ou à la minute de
l'acceptation faite par acte séparé. La femme
lnariée ne peut accepter une donation qu'avec
¡l'autorisation de son mari, ou. à son refus,

justice. Les donations faites aux mineurs et
interdits peuvent être acceptées soit par leurs
ascendants, soit par leurs tuteurs autorisées
par'le conseil de famille; celles faites aux
hospices et établissements publics, pardeurs
administrateurs dûment autorisés' par le gou-
vernement (C. civ., art. 932-942). Accepta-
tion de s2eccession. Une: succession peut être
acceptée purement et simplement ou sous
bénéfice d inventaire (V; ce mot). L'acceptation
peut être expresse ou tacite elle est expresse
quand on prend le titre ou la qualité d'héri-
tier dans un acte authentique ou privé elle
est tacite, quand l'héritier fait un acte .qui
suppose nécessairement son intention d'ac-
cepter et qu'il n'aurait droit de faire qu'en sa
qualité d'héritier. Les femmes manées
peuvent accepter une succession qu'avec l'au-
torisation de leur mari ou de justice les
successions échues aux mineurs et interdits
ne peuvent être acceptées par leurs tuteurs
qu'avec l'autorisation du conseil de famille et
seulement sous bénéfice d'inventaire. L'effet
de l'acceptation remonteau jour de l'ouverture
de la succession (C. civ.; art: 774-783). Ac-
ceptation de communauté. Après la dissolution
de la communauté, la femme ou ses héritiers
ont la faculté de l'accepter .ou d'y renoncer. La'
femme acceptante n'est tenue des dettes .de
la communauté, soit à l'égard du mari, soit à
l'égard des créanciers que jusqu'à concurrence
de son émolument, pourvu qu'il y ait un bon
et fidèle inventaire, et en rendant compte tant
du contenu de cet inventaire que de ce qui
lui.est échu par le partage (C. civ., art. 1453-
1491). Acceptation- de transport. Dans le
transport d'une créance, le cessionnaire n'est
saisi à l'égard des tiers que par la significa-
tion du transport faite au débiteur ou par
l'acceptation faite par celui-ci dans un' acte
authentique (C. civ.i art. 1690). Le débiteur qui
a accepté purement et simplement la cession
qu'un.créancier a faite de ses droits à un tiers
ne peut plus opposer au cessionnaire la com-.
pensation qu'il: eut pu, avant l'acceptation;
opposer au cédant (Art. 1295). Acceptation
d'offres réelles. Lorsqu'un créancier refuse de
recevoir son paiement, le débiteur peut lui
faire des offres réelles par ministère d huissier
et, au refus du créancier de les accepter, con-
signer la somme ou la chose offerte. Tant que
la consignation n'a point été acceptée par le
créancier, le débiteur peut la retirer (C. civ.,
art. 1257-1261). Acceptation de fettres de.
change. L'acceptation est l'.acte par. lequel le
tiré s'engage à payer à l'échéance le montant
d'une lettre de change. L'acceptation doit être
saignée elle est exprimée par le mot accepté
elle est datée si la lettre est à un ou plusieurs
jours ou mois de vue. Le refus d'acceptation
est constaté par un acte que l'on nomme protêt
(aute d'acceptation. Sur la notification de ce
protêt, les endosseurs et le tireur sont respec-
tivement tenus de donner caution pour assurer
le paiement de la lettre de change à son
échéance,.ou d'en effectuer le remboursement
avec les frais de protêt et de rechange.
Lors du protêt faute d'acceptation, la lettre
de change peut être acceptée par un tiers in-
tervenant pour le tireur ou pour l'un des endos-
seurs c'est ce qu'on nomme acceptation par
intervention. L'intervention est mentionnée
dans l'acte de protêt, signée par l'intervenant
et doit être notifiée par lui sans délai à celui
pour qui il est intervenu. Nonobstant toutes
acceptations par intervention, le porteur con-
serve tous ses droits contra le tireur et les
endosseurs à raison du défaut d'acceptation
du tiré (C. com., art. 118-128). Adm. mil.
Certificat d'acceptation. Certificat d'aptitude au
service militaire, délivré par un commandant
de recrutement ou un chef de corps à l'en-
gagé volontaire. L'officier qui le donne s'as-
sure que le postulant a la taille et les autres
qualités requises pour le corps auquel il se
destine, et fait constater, en sa présence,
par un médecin militaire ou; à défaut, par un
docteur en médecine désigné par 'le sous-
intendant, que cet homme n'a aucune inflr-
mité apparente ou cachée et qu'il est d'une
constitution robuste. Le. certificat d'accepta-
tion est signé par l'officier et le médecin et
remis au jeune homme. Il engage vis-à-vis du
Trésor la responsabilité pécuniaire de l'officier
qui l'a délivré, si l'engagé est reconnu atteint

de maladie, chétif, etc., et cette responsabilité
n'est pas couverte par l'avis qu a émis le
médecin (Beauté).

ACCEPTER, v. a. (a-ksèp-té;—du lat. accep-
tare, fréquentatif d'accipere; de ad, ù, et cipere
pour capere, prendre). Recevoir avec consen-
tement ce qu'on nous offre, ce qu'on nous
propose. Accepter une donation, un emploi;
une condition, un traité. Accepter un défit,
S'engager à faire quelque chose dont on a été
défié, et particulièrement à se.battre. d'Ac-
cepter le combat, Se montrer prêt à soutenir
l'attaque de l'ennemi. J'en accepte t'augure,
Je souhaite que cela arrive comme on me le
fait espérer. Accepter une lettre de change,
une traite. S'engager à la payer à l'échéance
en mettant, au bas ou en travers du corps de
l'écriture,son nom avec le mot accepté. Abol.
Il ne sait ni refuser ni accepter. .v. pr. Cela
peut s'accepter (êtres accepté). Syn. Recevoir,
accepter, agréer. Recevoir annonce simplement-
qu'on ne refuse pas, accepter exprime le con-
sentement agréer désigne plus. particulière-
ment l'approbation donnée à ce qui est de
notre goût, à ce qui nous est agréable.

ACCEPTEUR, s. m. Celui qui reçoit, qui
accepte. Com. Celui qui a accepté une lettre
de change. L'accepteur contracte l'obligation
de payer à l'échéance le montant de la lettre
acceptée.

ACCEPTILATION. s. f. (lat. acceptilalio de
acceptum et ferre). Dr. rom. Mode d'extinc-
tion des obligations au moyen de paroles so
lennelles échangées entre le débiteur et le
créancier « Quod spopondi acceplumne habes?'
Acceplum habeo. L'acceptilation ne pouvait
éteindre que les obligations contractées par
voie de stipulation. Mais le préteur Aquilius
Gallus imagina une formule de stipulation
appelée de son nom aqttilietine par laquelle
toute' obligation put être réduite en une sti-
pulation, puis éteinte par acceptilation.

ACCEPTION, s. f. (lat. acceptio; de ad, et ca-
pere, prendre). Préférence, considération que
l'on a pour certaines personnes. La justice ne
fait acception de personne. Par ext. Se dit,
des choses. Sans acception de qualités ni de
fortune, le juge intègre rend ses arrêts. I
Gramm. Signification dans laquelle on prend
un mot. Acception ordinaire, propre, fi gurée.
ACCÈS, s. m. (lat. accessus, approche, en-
trée de aceedere, de ad, vers et cedere; mar-
cher, marcher vers, s'approcher de). Abord,
approche, entrée. Forteresse, côte d'un-accès
difflcile. Laisser un accès le soir. Personne d'un
accès facile. Avoir accès auprès de quelqu'un,
à la cour, etc. Méd. Ensemble de symptômes
qui cessent et reviennent à des intervalles plus
ou moins éloignés. Accès deflèvreintermittente.
Les redoublements des symptômes continus
d'une maladie ne doivent pas s'appeler accès,
mais exacerbation, paroxysme. Ou dit aussi
accès de folie, de rage, de goutte, d'épilepsie.
Fig. Mouvement passager. Accès de colère,
de dévotion, de libéralité Phys. V. Anneaux.
colorés.:

ACCESSiDILITÉ. s. f. (a-ksé-si-bi-li-té). Qua-
lité de ce qui est accessible. L'accessibilité des
emplois publics à tous ceux qui sont capables
de les remplir.

ACCESSIBLE. adj, (a-ksè-si-bl';—lat. acces-
sibilis; de accedere,de ad, vers et cedere, aller;
se place après le subst.). Abordable, dont ont
peut approcher facilement. Se dit des lieux et
des personnes; régit la préposition a. Sommet
accessible aux voyageurs. Fig. Sensible à
qui se laisse toucher par bienveillant. Il Coin-.
préhensible; qui estàla portée de. Cette science
n'est pas accessible à tous les esprits.

ACCESSION. 8. f. a-ksé-sion). Action d'accé-
der. Dr. pub. Adhésion d'une puissance à un
engagement contracté par d'autres puissances,
La France a promis son accession à ce traité.
Addition, adjonction. La Chambre haute, re-
nouvelée par une accession de pairs (Châ-
teaub.). Avènement, admission. L'accession
au trône. L'accession de la classe bourgeoise
au pouvoir. Jurisp. Mode d'acquisition de la
propriété (C. civ., art. 546-577). On acquiert par
accession la propriété des choses qui s'unissent
ou s'incorporent à d'autres choses dont on est
propriétaire ou qui sont formées avec celles-ci.
Le propriétaire la chose considérée comme
principale devient, sauf indemnité à payer
en certains cas au propriétaire dépossédé, pro-

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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