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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 1, A-BISOT / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k201375w

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 1, A-BISOT / sous la dir. de Paul Guérin

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ACC ACC ACC 27

ACCARIAS DE SERIONNE (los.). Avocat et
publieiste, à Chàtillon, près de Die, enDau-
phiné, 1709, mort à Vienne, en Autriche 1792.
Plusieurs ouvrages sur le commerce de la Hol-
lande, de l'Angleterre et sur les intérêts com-
merciaux des nations de l'Europe,; l'Etna,
poème traduit du latin, de Severus etc.
ACCARIAS (Calixte). Jurisconsulte, à
Mens,(Isère) en 1831, professeur à la faculté
de droit de Paris, inspectéur général des. fa-
cultés de droit. Précis, de droit romain, 2 vol.
ACCARISI (Albert).. Grammairien italien,
à Cerito (Ferrarais), auteur d'un vocabulaire
de la langue italienne, imprimé en 1543.
ACCAROSO (François). Jurisconsulte italien, à
Ancône, professeur à l'université de Pise, m..
en 1622. ACCAIUSI (Jacques). Évêque de Veste.
Littérateur, m. en 1654.

ACCARON ou ACRON. Ancienne ville impor-
tante du pays des Philistins. 1

ÀCCASTILLAGE. s. m. (lat. a, et castellum,
château esp. castillo). Mar. Partie du vais-
seau qui se trouve hors de l'eau. Dispositions
relatives à son ornement. Autrefois châ-
teau d'avant et d'arrière d'un navire qui servait
de retranchement.

ACCASTILLER. v. a. Mar. Faire l'accastil-
lage garnir ùn.vaisseau de ses gaillards, du-
nettes et autres parties qui s'élèvent au-dessus
de l'eau.

ACCÉDER. v. n.. (a-ksé-dé;—lat. accedere; de
ad, vers, cedere, aller. L'é fermé se change en
è ouvert devant une syllabe muette excepté au
futur et au conditionnel. Se conj. avec avoir).
Donner son adhésion a-un engagement con-
tracté par d'autres. L'Angleterre accède à re
traité. ∥.Consentir à. Avoir accès. arriver. On
accède à ma chambre par un escalier rapide. Il
Syn. V. Acquiescer.

,ACCÉDIT. s. m. (de accedere, s'approcher).
Jurisp. ane' Descente' du juge sur les lieux.
Terme de pratique usité surtout en Provence,
ACCÉLÉRATEUR, TRICE. adj. Qui accélère.
)) Anat. Muscles accélérateurs, Muscles qui ac-
célèrent une évacuation. Méc. Force- accélé-
ratrice. Se dit du principe ou de la force qui,
continuant à agir sur un corps mobile après
son départ, exerce'ainsi une impression, qui
lui communique à chaque instant une vitesse
nouvelle, Phot: Substance accélératrice. On
donne ce nom aux substances qui permettent
d'obtenir plus rapidement des épreuves.photo-
graphiques. Phys. ACCÉLÉRATEURS. s. m. pi.
Petits appareils appliqués dans l'horlogerie
électrique pour avancer successivement l'hor-
loge régulatrice quand elle est en retard, et
sans qu'il en résulte aucun troublé dans les
transmissions de l'heure qu'elle fournit sur les
différents compteurs èlectro-chrouométriques
auxquels elle est reliée. Comme complément;
ces accélérateurs sont. accompagnés de retar-
dateurs'pour .fournir l'effet inverse. Les plus
perfectionnés sont ceux de M. E. Liais, et de
M. Wolf (Lami. Dict. de l'ind.)

ACCÉLÉRATION. s.f. (ac-cé-lé-ra-sion; lat.
acceterare, hâtér; de ad et celerare, même
sens; de celer, rapide, prompt). Augmentation
de vitesse. Prômpte exécution d'un travail,
d'une affaire. Méd. Accélération' du pouls,
de la respiration, quand ces mouvements sont
plus rapides que dans l'état normal. Il Phys.
Quand un corps est soumis à une force con-
tinue; sa vitesse change à chaque instant:
elle augmente si la force est active, elle dimi-.
nue sl la force est passive ou résistante. On a:
alors un mouvement varié. Si la force est con-
stante le mouvement est uniformément varié,
c'est-A-dire' qu'il augmente ou diminue de.
quantités égales 'dans des temps égaux. Cette
quantité, dont la vitesse croit ou décroît dans
chaque'unité de temps (ordinairement la se-.
conde), est l'accétération. L'accélération est
donc négative dans le mouvement retardé
ex. une pierre lancée de bas-en haut. Lorsque
plusiéitrs'forces constantes agissent successi-,
vement sur un même corps, les accélérations.
imprimées ce corps 'sont proportionnelles
aux foreés: L'accélération peut donc servir à
mesurer et à caractériser 'une force constante,
comme la vitesse, dans un mouvement uni-
forme, mesure'et caractérise une force ins-
Vitesse.) Astroh. Si la terre occupait
une position fixe'dans l'espace, quand elle

fait une rotation -autour de son axe, le so-
leil et .les étoiles conserveraient leurs posi-
tions respectives; mais, pendant ce temps,
qui correspond à un jour, elle accomplit une
partie de sa révolution annuelle autour du
soleil et parcourt sur son orbite un arc qui
varie un peu avec les saisons, et qui est, en
moyenne, de 59' 10",5 ce qui exige un temps
pouvant varier de 3'35" à 4'26",soit, en moyen-
ne, 3' 56". C'est donc seulement au bout de ce
temps que le soleil paraîtra revenu à la même
position par rapport à la terre, au méridien,
par exemple. De sorte que, si le soleil et une
étoile se lèvent aujourd'hui en même temps,
ou mieux, passent au méridien au. même
instant, demain l'étoile sera en avance de 3'56"
(en moyenne). C'est ce qu'on appelle l'accélé-
ration. des étoiles. (V. Jour sidéral et. Jour
solaire.)

ACCÉLÉRER. v. a. (a-ksé-lé-ré; lat. ad, à
cederare, hâter se change en le (ace. grave)
devant une syllabe muette, excepté au futur et
au conditionnel J'accélère, j'accélérerai). Aug-
menter la vitesse, hâter, presser. La gravité
d'un corps qui tombe en accélère le mouve-
ment. Accélérer la marche d'une armée, un
travail, la décision d'une affaire. S S'ACCÉLÉRER.
v. pr. Le mouvement s'accélère.' ACCÉ-
LÉRÉ, ÉE. p. pas. Pas accéléré. Roulage accéléré.
Mouvement accéléré. (V. Mouvemelit,) En
terme militaire, pas accéléré. Sa longueur est de
75 centimètres et sa vitesse de H5 par minute.
Syn. Accélérer, presser, hâter. Accélérer
s'applique à unè action qu'il suppose com-
mencée et qu'il fàit aller plus vite: Presser et
hâter se disent plutôt d'une chose qu'il s'agit
de mettre en train et presser annonce quelque
chose de plus urgent. On presse des hommes
ou des animaux on hâte des faits ou des
événements. On accélère un mouvement, un'
travail, on presse des ouvriers, on hâte le
supplice de quelqu'un. Qui se presse trop se
fatigue. Qui se hâte trop arrive trop tôt, flnit
trop tôt.

ACCÉLÊIUFÈRE. s.m. (ad, à; celere, promp-
tement ferre, porter). Voiture publique lé-
gère et rapide. (V. Cédéri(ére.)

ACCENSE, ACCENSUS. s. m, Antiq. rom.
Soldat supplémentaire appartenant à la classe
des citoyens-qui ne possédaient pas un cens
suffisant pour faire partie de l'armée régulière.
Les accenses marchaient à la suite des légions,
armés de bâtons et de cailloux.; ils rempla-
çaient les légionnaires tués ou blessés; Appa-
riteur attaché à ùn grand nombre de magis-
trats (consuls, proconsuls, préteurs, etc.).;
ces accenses étaien en général des affranchis. Il
Sous l'Empire, citoyen membre d'un collège de
cent membres (accensivelati), chargé d'entre-
tenir à ses frais les,voies publiques. Ce collège
se recrutait surtout dans la classe- moyenne et
ses membres jouissaient de certains privilèges.
ACCENSE. s. f. Jurisp. anc. Bail ferme, à
cens ou à rente.

ACCENSEMENT OU ACENSEMENT, ACGEN-
SAINEMENT et. ACCENSISSEMENT. S. m.
Jurisp. anc. Convention par laquelle on don-
nait ou on prenait une'terre à ferme, à-.cens
ou à rente foncière.
ACCENSER ou ACENSER. V. a. JUriSP. ane.
Donner ou prendre à cens, à ferme, une pro-
priété, une maison, etc. jl S'ACCENSER.. v. pr.-Se
donner à cens aliéner sa liberté et s'engager
à servir autrui, moyennant une rente.
AOCENSEUR s. m. Bailleur ou .preneur à
cens. Celui qui recueillait les dlmes.
ACCENT. s.m.(a-ksan;—lat. accentus, intona-
'tion;de ad et cantus, son, èhant;formé comme
le grecprosódia).L'accent est proprement l'élé-
vation de la voix sur une syllabe ou sur un
mot. Par une confusion regrettable, dit M. B.
Berger dans le Dictionnaire de pédagogie, nous
appelons aussi accentâ quelques signes ortho-
graphiques qui, chez les Grecs, servaient bien à
marquer l'élévation de la voix, mais qui, chez
nous, ne servent qu'à modifier le,.son des
voyelles. Il y a 3 sortes d'accents l'accent
tonique, l'accent grammatical, l'accent ora-
toire. L'accent tonique consiste à élever la
voix, à appuyer sur une syllabe, qui s'appelle
syllabe accentuée ou tonique.: les autres syl-
labes sont dites) inaccentuées ou atones. En
lâtin; l'accen se trouvait ou sur l'avant-der-
nière syllabe (pénultième), quand elle était
longue amare ou, lôrsqa' elle était brève, sur

celle qui la précédait (antépénultième) apta-
bilis: En français l'accent tonique porte
sur la dernière syllabe, si elle est pleine, si
elle- se prononce entièrement aimer, sen-
tir ou. sur ,l'avant-dernière, 'quand ta der-
nière est muette aimable, sensible. L'accent
reste en français sur la même syllabe qu'il
occupait en- latin dans les mots formées par le
peuple, avant le xtt° siècle, mols plus con- j
tractés que les mots savants formés depuis
bonitatem, bonté populalus, peuplé dotare,
douer. L'accent tonique, a écrit Diez, est le pi-
vot autour duquel tourne la formation des mots
dans les langues romanes. (Gaston Paris,
L'Accent latin, dans la langue franc. 1862.)
La syllabe accentuée est toujours ren-
forcée ou par une diphtongaison de la vo-
yelle (fames, faim; vocem, voix) qui reparait
ordinairement dans les dérivés en déplaçant
l'accent tonique (affamé, vocal); ou pai un
'redoublement de la cousonne le cas est sur-
tout fréquent pour les lettres l, an, l (chien,
chienne; fol, folle; sujet, sujette), lequel
redoublement disparait ordinairement dans
les dérivés (échelle, échelon), pour repa-
raître quand la dernière syllabe. devient
muette; car il n'y, a.jamais deux syllabes
muettes de- suite dans un mot français. Le re-
doublement persiste dans le corps du mot
quand la voyelle qui suit ta syllabe primitive-
ment accentuée est muette: net, nette, nette-
ment. Il y a exceptions d'abord' pour quel-
ques mots introduits par les savants depuis le
xu°-siècle (nouvelle, nouvelliste) et pour ceux
qui sont dérivés de primitifs latins se trou-
vaient déjà deux l (rébellion, derebetlionem). On
'trouve l'application de ces principes pour le
redoublement de l et du t dans les verbes en
eler, eter. Je jette, tu jettes, nous jetons, vous
jetez, ils jettent ;je jetterai, jetant, jeté, etc.
ou par un accent grammatical, l'accent
grave. On place un accent grave sur l'avant-
dernière syllabe, ou entre la voyelle e, quand
elle est accentuée on le supprime quand elle
est atone tiède, tiédeur; céder, je cède; siéger,
je siège. Il y avait une exception pour les
verbes en éer et en éger. L'Acadénie l'a fait
disparaître, dans son dernier dictionnaire,
pour les verbes en éger et 1'a maintenue pour
les verbes en éer: créer, je crée. Il ne faut
pas confondre l'accent, grammatical, qui se
marque dans l'écriture, avec l'accent tonique
qui se fait seulement sentir dans la conversa-
tion. L'accent tonique, dans fète, est sur la
même syllabe' que ,1'accent grammatical (^) et
dans féter sur syllabe qui suit. L'accent
grammatical sert modifler le son des vo-
yelles. Il y a l'accent, aigu ('), l'accent grave (') ')
et l'accent circonflexe (^). L'accent aigu se place
sur les e fermés (aimé, bonté, etc.), excepté
dans les mots terminés en et, ez et à. Il
marque la suppression de l's initial dans les
mots tels que: état (statum), épi (spiça),
échelle (scala), étable (stabulum), étude (stu-
dium), etc. L'accent grave, se place sur les
voyelles ,a, e ou il se met sur les e ouverts
(prophète, succès), excepté quand l'e est suivi
de deux consonnes (peste, terre, trompette)
ou qu'il termine le mot et est, suivi d'un e
sonore (fer, hiver). On excepte aussi les mono-
syllabes les; mes, tes, ses, est, es. Il distingue
dès prëpos. de des art. o2i adv.-de ou conj.; ci
prép. de a v. ld adv. de ta art. ou pron. Il se
met aussi sur les mots ca, déjà, et sur les
composés de hola, aoalà. Il marque la sup-
pression de l's dans quelques mots centième
(centesimus), nèflè (mespillum). Il'se met sur
l'e de l'avant-dernière syllabe d'un mot ter
miné par une syllabe muette (V. ci-dessus).
L'accent circonflexe se place sur toutes les
voyelles longues quand, y a contraction ou
suppression de lettres âge (anc. aage), pi-
qûre (piquure), dévoûment (dévouement), re-
merciment (remerciement). Il marque surtout
la suppression d'un s:'épitre (épistre), fête
(feste). L's réparaît souvent dans les dérivés:.
épistolaire festival: Il, indique aussi la sup-
pression. de la lettre s, dans certaines per-
sonnes des verbes vous fûtes (du latin fuis·
tis), qu'il fût (fuisset), etc. Nous fûmes, nous
eûmes qui n'avaient point d's (fuimus, habui-
mus) sont des fautes contre l'étymologie con
sacrées par l'usage. Il distingue l'un de l'autre
deux mots qui s'écrivent de même mâtin,
matin, mûr et mur, etc., notre âme (l'accent

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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